Jacques Brel, Noir Désir, The Verve et Viernes en vue !

8 septembre 2010

Jacques Brel comparé à Noir Désir et Viernes

La Vigie #25

Quelle ne fut pas la surprise de la Vigie lorsque l’un de ses amis, déjà mentionné plusieurs fois dans cette colonne, lui mit sous le nez la pochette d’un album qu’il avait envie de lui faire découvrir.

 

Le titre de l’album lui était inconnu, tout comme le nom du groupe, ou encore le style de musique joué. Par contre, la pochette a immédiatement rappelé des choses, beaucoup de souvenirs, à la Vigie. Les images se sont bousculées pêle-mêle dans son petit crâne, et elle s’est remémorée trois étapes précises de sa jeune vie, correspondant à trois retours sur le devant de la scène.

 

Le premier souvenir, chronologiquement parlant, c’est le retour en force/grâce d’un groupe que pourtant elle n’avait jamais particulièrement apprécié, qui plus est à une époque où toute son énergie auditive était portée sur le Royaume Uni et sa pop enchanteresse. En 1996, donc, un groupe de rock français (sic) dont le chanteur avait perdu sa voix à plusieurs reprises, sortait d’un silence de près de quatre ans pour aligner les pépites sur cet album :

 

Noir Désir touche les nuages avec 666 667 Club

Noir Désir touche les nuages avec 666 667 Club

 

Plus tard, quand la maturité a enfin pris le pas sur les goûts musicaux de la Vigie, elle s’est lancée à corps perdu dans la chanson française à textes, écoutant tout Brassens, d’une part, mais aussi tout Brel. Or, le meilleur album du grand Jacques, selon la Vigie, c’est son dernier. Jacques Brel n’avait rien sorti depuis cinq ans lorsqu’il a poussé son dernier cri sur le magnifique Les Marquises :

 

Les Marquises : dernier album, dernière demeure, une beauté absolue

Les Marquises : dernier album, dernière demeure, une beauté absolue

 

Et puis, beaucoup plus prêt de nous, il y a le retour très controversé de The Verve. Entre Forth et son prédecesseur, le succès commercial Urban Hymans, il s’est non seulement passé plus de dix ans, mais le groupe s’est séparé avec fracas. L’attente était peut-être trop grande quand le groupe de Manchester a finalement remis le couvert en 2008 

 

Forth... vraiment si mauvais que ça ?

Forth... vraiment si mauvais que ça ?

 

Motivée par ces trois souvenirs, la Vigie s’est donc lancée comme un seul homme dans l’écoute de cet album :

 

Dès qu'on enlève le bleu, c'est tout de suite moins apaisant

Dès qu'on enlève le bleu, c'est tout de suite moins apaisant

 

Comment dire… Ladite écoute ne s’est pas soldée par un succès. Tant pis, on retiendra la jolie pochette !

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

The Beatles et Radiohead en vue !

2 juin 2010

Radiohead comparé aux Beatles

La Vigie #19

Comment faire un tube interplanétaire en intégrant ni vu ni connu une des intros au piano les plus connues au monde ?

 

Un petit conseil, ne demandez pas son avis à Richard Ashcroft. En effet, si la Vigie a encore de la peine aujourd’hui à comprendre en quoi Bitter Sweet Symphony, un des morceaux les plus populaires de The Verve, ressemble à The Last Time, les avocats des Rolling Stones ont, eux, réussi à le démontrer à un juge, ce qui est, pour Mick Jagger en tout cas, probablement le plus important.

 

Oubliez Wigan, donc, et regardez plutôt du côté d’Oxford, et d’un album que la terre entière a (un peu trop ?) encensé à sa sortie : OK Computer. Les deux premiers titres à sortir étaient tout d’abord le morceau de bravoure Paranoid Android, puis le mélodieux et anti-conformiste (du moins dans les paroles) Karma Police.

 

Un piano entêtant, des paroles dérangeantes (arrêtez ce mec, arrêtez cette nana…) et un clip étouffant : telle était la recette du succès phénoménal de ce titre. Toute la recette ? Hm hm… Pas sûr. Rappelez vous donc de ce titre non moins merveilleux (lire « largement meilleur ») des Fab Four, cinquième morceau du deuxième disque de l’album blanc :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Ah, cette intro au piano, cette entrée sèche et sobre de Ringo, et la voix de Paul qui vient vous faire décoller tout ça… Aujourd’hui encore, la Vigie a bien du mal à s’en remettre…

 

D’ailleurs, pour les besoins de cette expérience, n’allez pas plus loin. Restez sur l’intro, repassez la deux ou trois dois, histoire d’avoir bien en tête cette montée puis cette descente sur le clavier du piano : PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN TCHAK TCHAK po po po pom (saisissante, cette série d’onomatopées piano batterie, non ?).

 

Et maintenant rendez-vous directement (enfin si votre connexion Internet vous le permet – c’est à dire : si vous n’est pas chez Orange) au premier refrain de ce morceau, situé à 1minute et 25 secondes :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Alors, vous le retrouvez le PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN ? (attention, petite précision qui a son importance : il n’y a pas de TCHAK TCHAK po po po pom sur le morceau de Radiohead)

 

Je ne sais pas de quoi parlent Paul et Mick quand ils se croisent, mais ils devraient peut-être parler avocats.

 

 

Cet article n’aurait pas vu le jour sans les oreilles avisées d’Achablive, qui, comme vous pourrez le constater ici, a aussi de très bons yeux. Merci à lui.

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio