Règlements de comptes à Yeti Lane et Karaoké

20 mars 2012
Périscope #96

Périscope #96

 

Résumé de l’épisode précédent : Fantasio et le Yéti ont quitté le Sous-Marin Jaune et s’apprêtent à venir en aide à Ciccio.

 

Le sang afflue à la tête de Fantasio, le sortant de sa torpeur et le déconnectant de son obsession du moment pour les Shins. Il donne quelques coups dans le dos du Yéti et celui-ci le laisse tomber sur le sol.
Le visage du Yéti est rouge (de colère ou de surchauffe du cardio) et il ordonne à Fantasio de presser le pas.

 

- Ciccio est en danger, s’écrie le Yéti, la voix tremblante.
- Il n’y a pas une minute à perdre, commente Fantasio alors que le matelot velu a déjà repris sa route vers la crêperie.

Yeti Lane Express

Fantasio est une nouvelle fois impressionné par la débauche d’énergie du Yéti. Admiratif, il éprouve presque un sentiment de jalousie à le voir se démener pour son ami Ciccio : le Yéti semble capable de bouger des montagnes pour son matelot préféré. Connaissant le péril et le danger que constituent Gérard, Daniel et Claude, il se dit que la force du Yéti n’est pas de trop dans ces moments.

 

En observant le trajet du Yéti à travers les rues de Brest, il ne peut pas s’empêcher de penser au groupe Yéti Lane. Comme le groupe parisien, la trajectoire sinueuse du Yéti peut parfois sembler contradictoire ou fragmentée. L’évidence du Penny Lane des Beatles et la rugosité du krautrock allemand : deux facettes revendiquées par les ex Cyann et Ben, et qui correspondent parfaitement aux caractéristiques et aux lubies du Yéti.

 

Il ne faut que quelques minutes au Yéti et à Fantasio pour rejoindre la façade de la crêperie. Pas un bruit, le restaurant semble fermé et dans l’obscurité. Fantasio sursaute : le Yéti se met à tambouriner la porte d’entrée. Difficile d’imaginer une intervention moins discrète – mais le Yéti ne semble pas d’humeur à faire profil bas :
- Putain de merde si vous avez touché à UN CHEVEU de Ciccio, je vous arrache la tête, un par un.

 

La porte s’ouvre et Fantasio a juste le temps de pousser le Yéti à terre pour éviter le projectile : une pinte de bière blonde a frôlé le crâne du Yéti, avant de retomber sur le sol. Le Yéti sert les dents.
Les deux matelots entendent les 3 matelots du Sous-Marin Bleu-Blanc-Rouge pouffer de rire.
Fantasio chuchote son plan d’action à l’oreille du Yéti et disparaît pour rejoindre l’entrée de service du restaurant.

 

Le Yéti fait un pas en avant, immédiatement confronté à une scène digne de ses pires cauchemars : Ciccio, assis devant un vieux poste de télévision, regarde un vieux clips de Balavoine. Daniel lui donne des claques sur la tête, l’incitant à chanter les paroles de la chanson France qui s’affichent à l’écran :

 

 

France, tous ces mots pour un public
France, tous ces mots démagogiques

 

Les yeux exorbités, Ciccio s’exécute sous les yeux du Yéti et des 3 matelots hilares et féroces.

 

Quelle issue pour le macabre karaoké ? Quel plan d’action pour Fantasio ?
La suite au prochain épisode…

 

 

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Fantasio

Sauver Ciccio sans attendre le retour des Shins

13 mars 2012
Périscope #95

Périscope #95

 

Résumé de l’épisode précédent : Maltraité et secoué par Gérard, Daniel et Claude, Ciccio n’en finit plus d’attendre l’arrivée des matelots.

 

Le Yéti écoute les paroles du Radariste. Très vite, son visage se métamorphose et la panique vient envahir ses traits. Et s’il était arrivé quelque chose à Ciccio ? Jamais il ne se le pardonnerait. Sans attendre une seconde de plus, il se précipite dans la cabine de Fantasio. D’une voix qui se veut calme et dénuée de nervosité, il interpelle le matelot.
- Fantasio, il faut faire quelque chose pour Ciccio.
Pas de réponse. Fantasio murmure des paroles quasi inaudibles.
Born on a desert floor you’ve the deepest thirst
- Oh putain c’est pas vrai, jure le Yéti lorsqu’il comprend ce qui se passe.

 

Messie ou pas Mercer

Messie ou pas ?

Fantasio est assis sur sa couchette, le regard dans le vide. Quand il entend son ami velu, il ne bouge pas d’un centimètre. Il penche la tête très lentement, marmonnant la fin de Red Rabbits. Le Yéti l’observe et s’aperçoit qu’il a des écouteurs dans les oreilles. Il s’approche de son ami et son inquiétude ne fait que croître.

 

5 ans. 5 ans depuis le dernier album des Shins. 5 ans d’attente, qui, se dit le Yéti, ont été de trop. Depuis l’album Wincing The Night Away, Fantasio attend une suite comme le messie. Parfois, il lui arrive de ne plus écouter les Shins, mais jamais il n’oublie leurs albums, et il finit toujours par en venir au même point : quand est-ce que James Mercer reviendra avec de nouvelles chansons ?

 

Le Yéti a de la compassion pour Fantasio et son coté midinette neurasthénique. Il a d’ailleurs connu des moments d’égarement similaires, entre le second et le troisième album de Portishead, Third. Mais il faut dire que dans le cas de Beth Gibbons, l’attente a VRAIMENT été longue, à tel point que le Yéti avait perdu espoir : plus de 10 ans ont séparé les albums, soit une éternité.

 

Portishead trop attendu

Attendu trop longtemps

Mais la situation est grave et la patience du matelot hirsute a des limites. Perdre pied avec la réalité et oublier ses amis matelots pour un tout petit album des Shins, c’est un peu gros. Le Yéti prend son élan et se précipite tête baissée. Il vient percuter Fantasio en plein buffet.
Fantasio pousse un cri de douleur et perd connaissance instantanément, assommé par la puissance de buffle de son ami matelot.

 

Le Yéti soulève Fantasio, le porte sur son dos, et sort de la cabine. A grandes enjambées, il se dirige vers la sortie du Sous-Marin, et deux minutes plus tard les voilà sur la terre ferme.
- Ciccio nous voilà ! hurle le Yéti en frappant sa poitrine.
Les hurlements du Yéti réveillent Fantasio. Mais les matelots sont déjà en route vers la crêperie : le Yéti semble voler vers son ami Ciccio, tandis que Fantasio, la tête en bas, est balloté par le rythme imposé par le matelot velu.

 

Les matelots arriveront-ils à temps pour sauver Ciccio ?
La suite au prochain épisode…

 

 

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Fantasio

Le Sous-Marin Jaune à la Recherche du Temps Perdu

21 juin 2010

 

Périscope #23

Ces derniers temps le Yéti écoute beaucoup le triple album de Joanna Newsom, Have One on Me.
Un triple album souvent magnifique mais gargantuesque, qui va prendre des années au Yéti pour en faire le tour. Et justement, à l’écoute de ces 3 longs Cds, le Yéti s’est mis à repenser à l’un de ses sujets préférés : y-a-t’il un temps idéal pour un album de musique ? L’oreille ne se lasse t’elle pas au bout d’un certain temps, même si le contenu mélodique est exemplaire ? De même un album trop court laissera t’il forcément l’auditeur sur sa faim ? Quel groupe sait (ou a su) parfaitement agencer ses compos dans un album ?
Comme d’habitude, le Yéti convoque de suite Ciccio et Fantasio dans la cuisine du Sous-Marin Jaune et commence à s’empiffrer de curly en attendant ses deux comparses.

 

 

En musique, le Yéti a plein de théories fumeuses, dont il est très fier et auxquelles il croit avec une mauvaise foi absolue qui n’a d’égale que celle de Ray Domenech. Ainsi, il vous parlera bientôt de la saisonnalité des disques, un de ses dadas. Mais là, c’est une autre de ses théories qu’il va défendre : un bon album de pop doit faire 40mn-45mn point barre. Au-delà, c’est foutu, ne cherchez pas.
Car la pop est un plaisir simple, spontané, qui ne demande pas d’artifices balancés pendant des plombes.
Un album des Beach Boys ou des Beatles a toujours fait moins de 45mn (sans le remplissage lié aux bonus et alternate tracks). Ils avaient tout compris. Aujourd’hui, un album des Shins fait souvent 40mn, parfois un poil moins et c’est parfait, on revient vers ces albums régulièrement. Bon ça c’est pour la Pop. Bien sur en krautrock, cette règle ne s’applique plus, puisque plus c’est long, mieux c’est. Les albums d’Amon Düül II ou d’Harmonia en témoignent.
Mais en règle général, le Yéti est pour la concision. Il n’aime pas les albums qui trainent, bourrés de fausses chansons qui ne font que du remplissage. Et il se souvient avec tristesse des premiers albums de St Etienne ou de Primal Scream, dégueulant d’instrumentaux pathétiques pour que l’album atteigne péniblement les 40 minutes.

 

Karen Elson - The Ghost Who Walks

Karen Elson - The Ghost Who Walks

45 minutes, une durée qui plait aussi à Fantasio : le temps d’un trajet en train maison-boulot. Le problème, c’est que cette durée évoque aussi celle d’une période en football. Et aujourd’hui, Fantasio a envie de vider le sous-marin jaune de tout élément touchant de près ou de loin au monde du ballon rond. Après les affaires rocambolesques et cauchemardesques des jours passés, oublions le foot et limitons la durée des disques à 43 minutes : il n’y a pas de mal à laisser l’auditeur sur sa faim, c’est même plutôt bon signe s’il en redemande. Pour Fantasio, cette nouvelle ère commence avec Karen Elson et The Ghost Who Walks qui a le bon goût de ne pas pousser jusqu’à 45 minutes et d’éviter le titre de trop.

 

The Smiths - Meat Is Murder

The Smiths - Meat Is Murder

20, 30, 45, 50 ou même 60 minutes… Ciccio a envie de dire « peu importe la longueur ». Seule la qualité fera que 45 minutes passent affreusement vite, comme pour Meat Is Murder, fabuleux album des Smiths, ou alors qu’elles semblent durer plusieurs années, comme la première mi-temps de France – X (remplacer X par n’importe quelle équipe qu’a affrontée l’équipe de France de football lors de ces quatre dernières années).
Ciccio remarque cependant que les albums pop-rock qu’il a préféré ces derniers mois (Zeus, Miniature Tigers, Two Door Cinema Club, Morning Benders, Harlem Shakes) tournent TOUS en dessous de 40 minutes, voire même de 30 minutes.
La théorie du Yéti serait-elle vraie ? Ciccio n’ose y penser.

 

 

Le Sous-Main Jaune Hope They Die before They Get Old

19 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune se cherche un manager

Périscope #15

Cette semaine, le Yéti est inquiet. Alors que le Sous-Marin Jaune faisait escale aux iles Cayman, il a accepté ce nouveau travail dans une banque bizarre, où il contrôle des produits auxquels il ne comprend rien tout en faisant croire qu’il a tout pigé. Mais surtout, le Yéti est obligé de travailler. Beaucoup. Et il n’est pas habitué, alors il ronchonne.
En plein débat sur les retraites, il se demande si ce débat touche aussi nos amis musiciens. Quand on voit Leonard Cohen ou Mulatu Astatké, l’inoxydable musicien éthiopien, il se dit que non, jamais un musicien ne prendra sa retraite, et heureusement. Pourtant, plein de petits jeunots déjà vieux feraient mieux de la prendre, leur retraite. Tiens, c’est une question pour ses camarades, ça : les gars, qui vous voudriez voir prendre sa retraite, dans les musiciens aujourd’hui ?

 

 

C’est un phénomène qui a souvent fasciné le Yéti : les groupes très jeunes qui jouent une musique ultra datée, périmée depuis des lustres. Des jeunes déjà vieux. La première fois qu’il a eu cette impression, c’est en écoutant dans les années 90 un groupe anglais, The Music, dont le premier album était une ignoble ragougnasse rock pompée sur les années 70. The Darkness lui avait fait le même effet, plus tard, avec ce faux revival heavy metal à la Black Sabbath.
Aujourd’hui, force est de constater qu’entre les petits groupes pop sans imagination qui cherchent à ressembler à leurs ainés californiens (au hasard la dernière sensation galloise du moment, The School) et ceux qui en France, tentent de refaire du Noir Désir (Luke), le Yéti a de quoi envoyer plein de groupes à la retraite ou même en hospice.
Car le Yéti ne pardonne plus aux copistes, à tous ces faiseurs sans imagination qui tentent aujourd’hui de vous refourguer le même disque qu’une pépite sortie en 1967. C’est pour cela que le Yéti pardonnera tout aux Broken Bells, le nouveau projet de Danger Mouse avec le leader des Shins. Si le disque est loin de tenir ses promesses, les gars auront tenté à travers cette pop quelques jolies choses. Idem pour Caribou, dont le nouvel album est souvent fatigant, mais ne sent pas le formol.

 

 

George Harrison est éternel

George Harrison est éternel


A propos de formol, le grand George l’a dit il y a bien longtemps : «le temps ne fait rien à l’affaire».
«Quand on est bon, on est bon», souhaiterait ajouter Ciccio, avec humilité, et tout le respect qu’il doit à son glorieux ainé. Si l’on commence à juger des carrières sur des critères aussi peu pertinents que l’âge trop avancé du capitaine, alors pourquoi ne pas également instaurer un âge minimum (Jordy était-il trop jeune ?), une association de couleurs interdites (tout le monde en jaune et noir, sinon la musique est forcément à chier !) ou encore une coupe de cheveux réglementaires (cheveux longs, idées courtes…). Bref, cela n’a aucun sens, et ce n’est pas étonnant de voir que même notre Président de la République bien aimé partage l’avis de Ciccio, ce Président qui semble dire que le talent n’a pas d’âge, et qu’il ne faut donc pas le brider avec des règles idiotes de départ à la retraite.

 

 

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Quant à Fantasio, cette semaine il a eu la main lourde : d’une torpille, il s’est imaginé parvenir à pousser l’éternel Bono vers la retraite. D’aucuns ont ri doucement lorsqu’ils ont vu le missile faire Pschiiit à quelques mètres du crétin d’Irlande.

 

Interrogé par le Yéti, notre Fantasio se fait laconique :
- C’est vrai qu’il y a des gens qui sont malheureusement beaucoup trop loin de la retraite, comme Lady Gaga et David Guetta. A ceux là, je donne un carton rouge : tout le monde peut grandir et/ou changer. Sinon, je suis pour que le départ en retraite soit obligatoire à partir de 50 ans pour certaines personnes. »
A partir de 50 ans ? Quelles personnes ?
- Je n’ai pas encore fini d’écrire la liste, elle s’allonge chaque jour. On y retrouve Sting, Peter Gabriel, Mark Knopfler mais aussi Bob Dylan, Madonna.
Bob Dylan ? Fantasio serait-il tombé sur la tête ?
- Non, je ne blague pas… je ne me suis pas encore décidé en ce qui concerne Neil Young, je me tâte.
Plus qu’un coup de gueule facile contre les têtes de gondole, Fantasio serait-il tout simplement anti-vieux ?

 

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

5 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

Périscope #13

Cette semaine, le Yéti est tout excité. C’est le weekend de Pâques avec un beau lundi férié pour glandouiller, et pour fêter ça, le Yéti a décidé de faire un petit jeu pour le périscope de la semaine.
Qui dit Pâques, dit Lapins de Pâques et Cloches de Pâques. Alors pour marquer le coup, le Yéti demande à ses comparses de célébrer Pâques en parlant d’artistes ou de groupes ayant le mot Lapin ou Cloche dans leur nom (l’anglais marche bien sur, avec Rabbit et Bell). Ah ah ah !! Le Yéti se tord les côtes de rires, il adore ce genre de petits jeux futiles. Et dans son infinie bonté, il autorise ses copains à aussi parler de titres avec les mots Lapin et Cloche dedans.
A quoi sert ce jeu ? A rien. Juste à prendre un prétexte pour parler de musique et de certains artistes ou chansons qui nous tiennent à cœur.

 

Le premier à se lancer est Ciccio qui souhaite profiter de la proposition velue du Yéti pour réhabiliter, par l’intermédiaire d’un de ses guitaristes et leaders, un groupe des années 90 qui lui est cher : Ride. Oui, l’auteur du magique Birdman, du popesque I Don’t Know Where It Comes From, ou encore du très aérien Chrome Waves, n’est autre qu’Andy Bell, aujourd’hui bassiste pépère chez Oasis (et pour une fois, Ciccio cite le groupe de Manchester sans aucune intention de faire chier Fantasio).
Bon, la vérité, c’est que le chouchou de Ciccio est en fait l’autre ex-leader du groupe, Mark Gardener. Mais il a eu beau tourner le problème dans tous les sens, faire des recherches sur Internet, il n’a jamais réussi à trouver une langue dans laquelle Gardener voulait dire quoi que ce soit qui fut en rapport avec Pâques. Certes, il a bien pensé au fait que cela signifie jardinier, et que les cloches déposent les oeufs dans le jardin, mais il a eu bien trop peur de Fantasio pour tenter cette approche quelque peu tirée par les chev’oeufs.

 

The Shins - Wincing The Night Away

The Shins - Wincing The Night Away


Fantasio n’a rien à reprocher aux lapins de façon générale. Lorsque qu’il a reçu l’invitation du Yéti intitulée « Viens jouer avec des lapins dans mon jardin », il n’y a rien compris.
Quels lapins, quels jeux ? Les lapins, ça lui rappelait surtout les horribles petits personnages Sylvanian, à tête d’animaux. Cette association était suffisante pour empêcher Fantasio de s’adonner à toutes les facéties prévues par le Yéti. Il espérait simplement que les jeux en question ne mettraient pas en scène des personnages Sylvanian.
En réfléchissant un peu plus fort, en cherchant dans ses archives, Fantasio se souvenait non pas d’un groupe, mais d’une chanson qui contenait le mot « Rabbit »: Red Rabbits, des Shins, sur l’album Wincing The Night Away. Un titre assez bizarre, l’un des meilleurs du disque, qu’il écouterait volontiers chaque jour du week-end de Pâques.
Quant aux cloches évoquées par le Yéti, Fantasio s’attend à ce que le Yéti en profite pour remettre le couvert à propos de Bell(e) and Sebastian.

 

Chris Bell - I Am the Cosmos

Chris Bell - I Am the Cosmos


Comme le Yéti aime bien prendre Fantasio à rebrousse poil, il ne parlera pas de Belle & Sebastian, mais plutôt de Chris Bell, héros de Big Star, compagnon de route de Alex Chilton, récemment décédé.
C’est surtout l’album I am The Cosmos qui l’avait ému, ainsi que la chanson You and Your Sister, absolument poignante. La voix de Chris d’ailleurs s’y révélait souvent déchirante. Aucun doute, Le Yéti aime ce folk sur l’os, et en rédigeant ce post, il ré-écoute avec plaisir ce premier album.
Mais bon, pour Pâques, cette musique pouvait se révéler un peu triste. Du coup rien de mieux que les amis de Lapin Machin pour réveiller ses vieilles guiboles velues.
Les Lapin Machin, c’est un groupe d’anti-folk foutraque parisien, encore autoproduit, jouant une musique délirante et jouissive. Aucun effort sur l’accent anglais, mais l’esprit Moldy Peaches est là et c’est le principal. Et comme Œuf de Pâques, le Yéti vous propose d’aller les écouter sur myspace ici : http://www.myspace.com/lapinmachin

 

Oui, vous êtes gâtés !! Qu’est ce qu’on dit ? Merci le Sous-Marin Jaune !