Le Sous-Marin Jaune à la Recherche du Temps Perdu

21 juin 2010

 

Périscope #23

Ces derniers temps le Yéti écoute beaucoup le triple album de Joanna Newsom, Have One on Me.
Un triple album souvent magnifique mais gargantuesque, qui va prendre des années au Yéti pour en faire le tour. Et justement, à l’écoute de ces 3 longs Cds, le Yéti s’est mis à repenser à l’un de ses sujets préférés : y-a-t’il un temps idéal pour un album de musique ? L’oreille ne se lasse t’elle pas au bout d’un certain temps, même si le contenu mélodique est exemplaire ? De même un album trop court laissera t’il forcément l’auditeur sur sa faim ? Quel groupe sait (ou a su) parfaitement agencer ses compos dans un album ?
Comme d’habitude, le Yéti convoque de suite Ciccio et Fantasio dans la cuisine du Sous-Marin Jaune et commence à s’empiffrer de curly en attendant ses deux comparses.

 

 

En musique, le Yéti a plein de théories fumeuses, dont il est très fier et auxquelles il croit avec une mauvaise foi absolue qui n’a d’égale que celle de Ray Domenech. Ainsi, il vous parlera bientôt de la saisonnalité des disques, un de ses dadas. Mais là, c’est une autre de ses théories qu’il va défendre : un bon album de pop doit faire 40mn-45mn point barre. Au-delà, c’est foutu, ne cherchez pas.
Car la pop est un plaisir simple, spontané, qui ne demande pas d’artifices balancés pendant des plombes.
Un album des Beach Boys ou des Beatles a toujours fait moins de 45mn (sans le remplissage lié aux bonus et alternate tracks). Ils avaient tout compris. Aujourd’hui, un album des Shins fait souvent 40mn, parfois un poil moins et c’est parfait, on revient vers ces albums régulièrement. Bon ça c’est pour la Pop. Bien sur en krautrock, cette règle ne s’applique plus, puisque plus c’est long, mieux c’est. Les albums d’Amon Düül II ou d’Harmonia en témoignent.
Mais en règle général, le Yéti est pour la concision. Il n’aime pas les albums qui trainent, bourrés de fausses chansons qui ne font que du remplissage. Et il se souvient avec tristesse des premiers albums de St Etienne ou de Primal Scream, dégueulant d’instrumentaux pathétiques pour que l’album atteigne péniblement les 40 minutes.

 

Karen Elson - The Ghost Who Walks

Karen Elson - The Ghost Who Walks

45 minutes, une durée qui plait aussi à Fantasio : le temps d’un trajet en train maison-boulot. Le problème, c’est que cette durée évoque aussi celle d’une période en football. Et aujourd’hui, Fantasio a envie de vider le sous-marin jaune de tout élément touchant de près ou de loin au monde du ballon rond. Après les affaires rocambolesques et cauchemardesques des jours passés, oublions le foot et limitons la durée des disques à 43 minutes : il n’y a pas de mal à laisser l’auditeur sur sa faim, c’est même plutôt bon signe s’il en redemande. Pour Fantasio, cette nouvelle ère commence avec Karen Elson et The Ghost Who Walks qui a le bon goût de ne pas pousser jusqu’à 45 minutes et d’éviter le titre de trop.

 

The Smiths - Meat Is Murder

The Smiths - Meat Is Murder

20, 30, 45, 50 ou même 60 minutes… Ciccio a envie de dire « peu importe la longueur ». Seule la qualité fera que 45 minutes passent affreusement vite, comme pour Meat Is Murder, fabuleux album des Smiths, ou alors qu’elles semblent durer plusieurs années, comme la première mi-temps de France – X (remplacer X par n’importe quelle équipe qu’a affrontée l’équipe de France de football lors de ces quatre dernières années).
Ciccio remarque cependant que les albums pop-rock qu’il a préféré ces derniers mois (Zeus, Miniature Tigers, Two Door Cinema Club, Morning Benders, Harlem Shakes) tournent TOUS en dessous de 40 minutes, voire même de 30 minutes.
La théorie du Yéti serait-elle vraie ? Ciccio n’ose y penser.

 

 

Le Sous-Main Jaune Hope They Die before They Get Old

19 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune se cherche un manager

Périscope #15

Cette semaine, le Yéti est inquiet. Alors que le Sous-Marin Jaune faisait escale aux iles Cayman, il a accepté ce nouveau travail dans une banque bizarre, où il contrôle des produits auxquels il ne comprend rien tout en faisant croire qu’il a tout pigé. Mais surtout, le Yéti est obligé de travailler. Beaucoup. Et il n’est pas habitué, alors il ronchonne.
En plein débat sur les retraites, il se demande si ce débat touche aussi nos amis musiciens. Quand on voit Leonard Cohen ou Mulatu Astatké, l’inoxydable musicien éthiopien, il se dit que non, jamais un musicien ne prendra sa retraite, et heureusement. Pourtant, plein de petits jeunots déjà vieux feraient mieux de la prendre, leur retraite. Tiens, c’est une question pour ses camarades, ça : les gars, qui vous voudriez voir prendre sa retraite, dans les musiciens aujourd’hui ?

 

 

C’est un phénomène qui a souvent fasciné le Yéti : les groupes très jeunes qui jouent une musique ultra datée, périmée depuis des lustres. Des jeunes déjà vieux. La première fois qu’il a eu cette impression, c’est en écoutant dans les années 90 un groupe anglais, The Music, dont le premier album était une ignoble ragougnasse rock pompée sur les années 70. The Darkness lui avait fait le même effet, plus tard, avec ce faux revival heavy metal à la Black Sabbath.
Aujourd’hui, force est de constater qu’entre les petits groupes pop sans imagination qui cherchent à ressembler à leurs ainés californiens (au hasard la dernière sensation galloise du moment, The School) et ceux qui en France, tentent de refaire du Noir Désir (Luke), le Yéti a de quoi envoyer plein de groupes à la retraite ou même en hospice.
Car le Yéti ne pardonne plus aux copistes, à tous ces faiseurs sans imagination qui tentent aujourd’hui de vous refourguer le même disque qu’une pépite sortie en 1967. C’est pour cela que le Yéti pardonnera tout aux Broken Bells, le nouveau projet de Danger Mouse avec le leader des Shins. Si le disque est loin de tenir ses promesses, les gars auront tenté à travers cette pop quelques jolies choses. Idem pour Caribou, dont le nouvel album est souvent fatigant, mais ne sent pas le formol.

 

 

George Harrison est éternel

George Harrison est éternel


A propos de formol, le grand George l’a dit il y a bien longtemps : «le temps ne fait rien à l’affaire».
«Quand on est bon, on est bon», souhaiterait ajouter Ciccio, avec humilité, et tout le respect qu’il doit à son glorieux ainé. Si l’on commence à juger des carrières sur des critères aussi peu pertinents que l’âge trop avancé du capitaine, alors pourquoi ne pas également instaurer un âge minimum (Jordy était-il trop jeune ?), une association de couleurs interdites (tout le monde en jaune et noir, sinon la musique est forcément à chier !) ou encore une coupe de cheveux réglementaires (cheveux longs, idées courtes…). Bref, cela n’a aucun sens, et ce n’est pas étonnant de voir que même notre Président de la République bien aimé partage l’avis de Ciccio, ce Président qui semble dire que le talent n’a pas d’âge, et qu’il ne faut donc pas le brider avec des règles idiotes de départ à la retraite.

 

 

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Quant à Fantasio, cette semaine il a eu la main lourde : d’une torpille, il s’est imaginé parvenir à pousser l’éternel Bono vers la retraite. D’aucuns ont ri doucement lorsqu’ils ont vu le missile faire Pschiiit à quelques mètres du crétin d’Irlande.

 

Interrogé par le Yéti, notre Fantasio se fait laconique :
- C’est vrai qu’il y a des gens qui sont malheureusement beaucoup trop loin de la retraite, comme Lady Gaga et David Guetta. A ceux là, je donne un carton rouge : tout le monde peut grandir et/ou changer. Sinon, je suis pour que le départ en retraite soit obligatoire à partir de 50 ans pour certaines personnes. »
A partir de 50 ans ? Quelles personnes ?
- Je n’ai pas encore fini d’écrire la liste, elle s’allonge chaque jour. On y retrouve Sting, Peter Gabriel, Mark Knopfler mais aussi Bob Dylan, Madonna.
Bob Dylan ? Fantasio serait-il tombé sur la tête ?
- Non, je ne blague pas… je ne me suis pas encore décidé en ce qui concerne Neil Young, je me tâte.
Plus qu’un coup de gueule facile contre les têtes de gondole, Fantasio serait-il tout simplement anti-vieux ?

 

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

5 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

Périscope #13

Cette semaine, le Yéti est tout excité. C’est le weekend de Pâques avec un beau lundi férié pour glandouiller, et pour fêter ça, le Yéti a décidé de faire un petit jeu pour le périscope de la semaine.
Qui dit Pâques, dit Lapins de Pâques et Cloches de Pâques. Alors pour marquer le coup, le Yéti demande à ses comparses de célébrer Pâques en parlant d’artistes ou de groupes ayant le mot Lapin ou Cloche dans leur nom (l’anglais marche bien sur, avec Rabbit et Bell). Ah ah ah !! Le Yéti se tord les côtes de rires, il adore ce genre de petits jeux futiles. Et dans son infinie bonté, il autorise ses copains à aussi parler de titres avec les mots Lapin et Cloche dedans.
A quoi sert ce jeu ? A rien. Juste à prendre un prétexte pour parler de musique et de certains artistes ou chansons qui nous tiennent à cœur.

 

Le premier à se lancer est Ciccio qui souhaite profiter de la proposition velue du Yéti pour réhabiliter, par l’intermédiaire d’un de ses guitaristes et leaders, un groupe des années 90 qui lui est cher : Ride. Oui, l’auteur du magique Birdman, du popesque I Don’t Know Where It Comes From, ou encore du très aérien Chrome Waves, n’est autre qu’Andy Bell, aujourd’hui bassiste pépère chez Oasis (et pour une fois, Ciccio cite le groupe de Manchester sans aucune intention de faire chier Fantasio).
Bon, la vérité, c’est que le chouchou de Ciccio est en fait l’autre ex-leader du groupe, Mark Gardener. Mais il a eu beau tourner le problème dans tous les sens, faire des recherches sur Internet, il n’a jamais réussi à trouver une langue dans laquelle Gardener voulait dire quoi que ce soit qui fut en rapport avec Pâques. Certes, il a bien pensé au fait que cela signifie jardinier, et que les cloches déposent les oeufs dans le jardin, mais il a eu bien trop peur de Fantasio pour tenter cette approche quelque peu tirée par les chev’oeufs.

 

The Shins - Wincing The Night Away

The Shins - Wincing The Night Away


Fantasio n’a rien à reprocher aux lapins de façon générale. Lorsque qu’il a reçu l’invitation du Yéti intitulée « Viens jouer avec des lapins dans mon jardin », il n’y a rien compris.
Quels lapins, quels jeux ? Les lapins, ça lui rappelait surtout les horribles petits personnages Sylvanian, à tête d’animaux. Cette association était suffisante pour empêcher Fantasio de s’adonner à toutes les facéties prévues par le Yéti. Il espérait simplement que les jeux en question ne mettraient pas en scène des personnages Sylvanian.
En réfléchissant un peu plus fort, en cherchant dans ses archives, Fantasio se souvenait non pas d’un groupe, mais d’une chanson qui contenait le mot « Rabbit »: Red Rabbits, des Shins, sur l’album Wincing The Night Away. Un titre assez bizarre, l’un des meilleurs du disque, qu’il écouterait volontiers chaque jour du week-end de Pâques.
Quant aux cloches évoquées par le Yéti, Fantasio s’attend à ce que le Yéti en profite pour remettre le couvert à propos de Bell(e) and Sebastian.

 

Chris Bell - I Am the Cosmos

Chris Bell - I Am the Cosmos


Comme le Yéti aime bien prendre Fantasio à rebrousse poil, il ne parlera pas de Belle & Sebastian, mais plutôt de Chris Bell, héros de Big Star, compagnon de route de Alex Chilton, récemment décédé.
C’est surtout l’album I am The Cosmos qui l’avait ému, ainsi que la chanson You and Your Sister, absolument poignante. La voix de Chris d’ailleurs s’y révélait souvent déchirante. Aucun doute, Le Yéti aime ce folk sur l’os, et en rédigeant ce post, il ré-écoute avec plaisir ce premier album.
Mais bon, pour Pâques, cette musique pouvait se révéler un peu triste. Du coup rien de mieux que les amis de Lapin Machin pour réveiller ses vieilles guiboles velues.
Les Lapin Machin, c’est un groupe d’anti-folk foutraque parisien, encore autoproduit, jouant une musique délirante et jouissive. Aucun effort sur l’accent anglais, mais l’esprit Moldy Peaches est là et c’est le principal. Et comme Œuf de Pâques, le Yéti vous propose d’aller les écouter sur myspace ici : http://www.myspace.com/lapinmachin

 

Oui, vous êtes gâtés !! Qu’est ce qu’on dit ? Merci le Sous-Marin Jaune !

 

 

Je n’aime pas… les sempiternelles comparaisons aux Beach Boys

4 mars 2010

Tout le monde ressemble aux Beach Boys

Torpille #4

Je n’aime pas… les sempiternelles comparaisons aux Beach Boys. Je parle évidemment des analogies classiques reprises régulièrement par la critique rock (le critique rock français adore les étiquettes), mais aussi par les webzines, par la blogosphère et tout ce qui est capable d’émettre un avis critique sur la musique (c’est-à-dire n’importe qui), y compris l’équipage du Sous-marin jaune.

 

Certes, la critique musicale est un exercice aussi balisé de clichés que le rock, et la chronique web ou papier se doit d’évoquer un album ou un artiste de la façon la plus précise et imagée possible. Je m’appuie sur l’exemple des Beach Boys (cf les « harmonies vocales » de Gigi), parce que c’est probablement le groupe « classique » le plus cité par la critique rock, parce que -j’imagine- c’est à la fois moins « bateau » que les Beatles, et moins obscur que Left Banke pour le grand public.

 

Ce type de comparaisons souffre d’au moins deux défauts rédhibitoires :
1/ c’est profondément déceptif de comparer le tout venant aux Beach Boys (meilleur groupe du monde de tous les temps après XTC). Oui, certaines chansons des Shins rappellent furieusement certaines chansons du groupe de Brian Wilson. Mais 95 % des comparaisons concernent des albums qui ne possèdent pas l’ombre du génie des Beach Boys – si le génie, même dans l’art mineur qu’est la pop, était une chose courante, ça se saurait. Je parle ici des Garçons de la plage, mais je me souviens d’une époque ou un nouvel album sur deux était comparé à Radiohead, autre grand classique des comparaisons à la noix.

 

2/ c’est faire preuve d’un manque d’imagination indécrottable (je sais de quoi je parle, je suis passé par là).

Les Beach Boys, encore eux

Les garçons de la plage

Quand je lis la chronique d’un album que je ne connais pas, je n’ai en général pas eu l’occasion de l’écouter, j’ai donc envie d’imaginer ce à quoi l’album pourrait ressembler, ou envie d’avoir envie d’écouter l’album, en fonction des indications données par la chronique. J’en suis venu à repérer, avant de lire une chronique, les noms des artistes cités. En fonction des noms cités, je prends le temps ou non de lire la chronique, et de trouver un moyen d’écouter un extrait de l’album en question. C’est un peu triste, mais ces comparaisons ne sont rien d’autres que des tags qui permettent au lecteur de s’y retrouver en tant que « consommateur de musique ».

 

Comparer un groupe au Beach Boys, c’est finalement (et ce n’est probablement pas le meilleur hommage à rendre aux Wilsons & Friends) choisir un dénominateur commun. Si « ça » ressemble aux Beach Boys, on sait au moins que ça ne ressemble pas à Beyoncé ou à Bénabar, pour citer deux artistes évoluant dans des catégories différentes mais placés à la même lettre de l’alphabet. A moins que…

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Fantasio

Midlake – The Courage of the Others

29 janvier 2010

Chronique de Midlake - The Courage of the Others

Touché coulé #1

Il parait que c’est très sain d’exprimer ses désaccords entre amis.
Je ne sais pas si la remarque vaut pour toutes les situations, mais cela peut être une bonne habitude. A bord du Sous-marin jaune, le Yéti s’est par exemple exprimé sans pincettes ni détour au sujet de l’effort solitaire de Julian Casablancas. Nul à chier, dit-il avec le style velu et la finesse de Wolverine qui le caractérisent parfois.

 

Cette opinion fera l’objet d’un duel au sabre entre lui et moi, mais ce n’est pas le thème de ce Touché coulé.
Avec Midlake, c’est une autre paire de manches. Non dépourvue d’aspérités, la musique The Courage of the Others ne fait pourtant pas de vagues. Difficile en effet de débattre à propos de titres aussi transparents et indolores.

 

Aujourd’hui, j’ai suffisamment écouté ce disque pour donner un peu plus que des impressions épidermiques, et vous refaire le coup de l’analogie avec Alan Parsons Project.
Je peux donc tirer des conclusions qui me paraissent bien délimiter ma subjectivité. D’abord, Les chansons sont à l’image de la pochette de l’album : des reflets. Je dirais même plus, des reflets qui se reflètent, chaque morceau se dédoublant, offrant une ressemblance troublante avec le précédent.

 

A l’arrivée, même si les variations ne manquent pas de subtilité, on finit par s’endormir paisiblement sous le regard bienveillant de Midlake. Passé les 3 premiers titres l’auditeur fantasien que je suis entre dans une sorte d’état inconscient, constitué de cycles lents, à base de sommeil profond, de moment de réveil lucide et de sommeil paradoxal.

 

Chronique de Midlake - The Courage of the Others

Midlake - The Courage of the Others

Ce ne sont pas les paroles aussi brumeuses que génériques de Acts of man qui risquent de me réveiller, assoupi par la bande son d’un remake neurasthénique de Witness.

 

En réfléchissant à des albums que j’ai beaucoup appréciés ces dernières années (Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon, Wincing The Night Away de The Shins, le précédent Midlake) j’ai remarqué que tous avaient leur moment de rupture, pas forcément au milieu d’une chanson, mais d’une piste à l’autre, donnant une cohésion à l’ensemble (vous en aurez peut-être déduit que suis plus attaché au concept de l’album qu’à la chanson qui tue).

 

Au fond, tout cela est loin d’être désagréable, mais on se dit que plutôt que d’y replonger la tête, on reprendrait bien un expresso serré avant de donner une seconde chance au nouveau Vampire Weekend.

 

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Fantasio