Le Gimmick selon (Please) Don’t Blame Mexico

18 février 2011

Le Gimmick selon (Please) Don't Blame Mexico

Le Sonar #7

Finie l’obsession de Ciccio avec les Rolling Stones, c’est au tour du Yéti de nous parler gimmick, avec un jeune groupe pop français dont tout le monde parle.

 

 

Une tradition tenace et bien établie voudrait que l’hiver, l’Homo Indie-Pop-Rockus n’écoute que du folk, des guitares boisées et des barbus soufflant dans un harmonica. Notre cher Ciccio par exemple, est un fervent adepte de cette théorie. D’un autre coté, Ciccio n’écoute que du folk et cela toute l’année, donc c’est un mauvais exemple. Passons.

 

Personnellement, j’aime de plus en plus qu’on me secoue les puces l’hiver, qu’un groupe me balance un bon gimmick qui affole mes vieilles pattes velues et que je me mette à tortiller mon sublime postérieur sur une piste de danse improvisée entre le lavabo et la douche.
Pour ce début d’année, je suis gâté et je remercie les merveilleux français de (Please) Don’t Blame Mexico qui avec le morceau Elephant Man gagne haut la main le titre de meilleure chanson pop de ce premier trimestre (de l’année 2011 ?).

 

Le premier album de (P)DBM

Le premier album de (P)DBM

Puissant et ludique, ce titre est porté par un double gimmick génial.
Le premier est un cri viril qui ouvre le morceau (je n’arrive toujours pas à comprendre ce que cet individu braille, mais je suis à ses ordres et tout ouïe), et puis déboule le second gimmick, une petite suite d’accords tout simples au clavier, un vrai gimmick comme je les aime, indélébile, qui sera répété jusqu’à plus soif, alors que le premier gimmick inaugural reviendra en force pendant tout le morceau.

 

Ecoutez donc, ça donne ça :

 

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Et voilà comment on peut transformer sa salle de bain en chaudron digne d’Ibiza, comment on peut danser intelligemment sur de la pop, sans arrière pensée. Le nouvel album de (Please) Don’t Blame Mexico, Concorde, est truffé de chansons du même acabit (au hasard The Protocol), de vraie tubes power pop à vous rendre fous, à vous redonner le sourire.
Et une nouvelle fois, c’est Sauvage Records qui sort l’album, l’un des plus beaux labels indépendants actuels, dont le catalogue est parfait, sans aucune faute de goût.

 

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Le Yéti

 

 

Le Gimmick selon The Rolling Stones (3)

29 janvier 2011

Le Gimmick selon The Rolling Stones

Le Sonar #6

Ciccio n’en finit plus de se replonger dans la longue et bonne discographie des Rolling Stones, passionné qu’il est par sa lecture du livre de Keith Richards. Vivement qu’il en finisse, qu’on passe à autre chose…

 

 

En tant que batteur amateur, il est normal que mon attention se focalise sur la personne qui tient les baguettes dans un groupe lorsque j’aime ce qu’ils jouent. Ainsi, Ringo Starr et Keith Moon, que je ne vous ferai l’injure de vous présenter, font partie, pour des raisons diamétralement opposées (flegme et ironie chez l’un, technique et créativité chez l’autre) de mon panthéon musical. Certes, cette règle souffre évidemment de quelques exceptions, la plus énorme d’entre elles étant le peu d’intérêt porté envers Mick Avory, pourtant batteur d’un de mes trois ou quatre groupes préférés de tous les temps.

 

Mick, c'est comment déjà l'intro de ce morceau ?

Keith, c'est comment déjà l'intro de ce morceau ?

Charlie Watts, parce qu’il a toujours eu l’air en décalage par rapport aux autres Stones, tout en restant un membre incontestable (à la différence de Bill Wyman, par exemple), parce que Keith et Mick le décrivent comme un musicien émérite et une personne formidable, m’a toujours fasciné. Son côté impassible, au sein d’un groupe aussi sulfureux et agité, m’intrigue, et je ne désespère un jour de pouvoir écouter ses autres productions musicales, voire lire un livre sur sa vie.

 

Mais revenons à notre gimmick.
Si je vous dis Rolling Stones + Batterie + Gimmick, normalement vous répondez, vous criez, vous éructez, vous aboyez, bref vous gueulez SYMPATHY !!!

 

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Y’a-t-il franchement quelque chose à ajouter après ce morceau dont la qualité n’a d’égal que le succès interplanétaire ?
Si, au risque d’enfoncer une porte ouverte, j’ajouterai que si vous souhaitez en savoir plus sur l’origine de ce gimmick de batterie fabuleux, et sur la gestation de cette chanson en général, courez acheter One + One de Godard. Vous y découvrirez notamment le rôle critique que joue Keith Richards dans la création sonore des Stones. C’est édifiant.

 

Prends ça, Mick !

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Gimmick selon The Rolling Stones (2)

21 janvier 2011

Le Gimmick selon The Rolling Stones

Le Sonar #5

Ciccio revient donc en deuxième semaine nous parler encore des Stones, afin de rendre honneur au trop souvent décrié Brian Jones.

 

 

Si je vous dis Sitar et pop music, vous me répondez forcément Beatles, et plus particulièrement George Harrison. Et là je vous dis « FAUX ! ». Car l’année même de la sortie de l’album Revolver, qui voyait Harrison signer un morceau écrit à la Sitar (Love You To) et contribuer avec ce même instrument à un morceau épique signé Lennon (Tomorrow Never Knows), un mois plus tôt, sortait un 45 tours qui, s’il n’était pas totalement inspiré de musique indienne dans sa structure, proposait un des gimmick les plus originaux de l’époque.

 

J’ai découvert ce morceau presque par hasard, au milieu des années 90, en pleine fin d’adolescence. Évidemment, je connaissais The Rolling Stones, mais passé les tubes ultra connus, je n’avais jamais développé plus de curiosité que cela. Alors, lorsque notre prof de phonétique anglaise à l’université nous a dit qu’on allait utiliser un de leurs morceaux comme base de travail, je n’ai pas littéralement sauté au plafond. Le but était de montrer que Mick, tiraillé entre son amour inconditionnel pour la musique américaine et sa mère patrie anglaise, passait allègrement d’un accent à l’autre sur le morceau.
Aujourd’hui, quand j’écoute ce morceau (que j’adore), je m’amuse à essayer de retrouver les indications que nous avait données notre petite assistante anglaise. Mais à l’époque, je n’avais pas été très réceptif, car j’avais totalement bloqué sur l’intro, et cet incroyable Gimmick à la Sitar :

 

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J’avais adoré les paroles, la rythmique, la mélodie et la performance vocales, mais surtout, surtout, je n’arrivais plus à me sortir ce Gimmick du crâne.
Cette chanson, désormais entrée dans mon panthéon musical, fut ma porte d’entrée vers les pierres qui roulent, groupe que je re-découvre par l’écrit ces jours-ci, puisque je dévore la passionnante auto-biographie de Keith Richards, mon Stones préféré, juste derrière le grand, le génial, le fantastique Charlie Watts !

 

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Gimmick selon The Rolling Stones

14 janvier 2011

Le Gimmick selon The Rolling Stones

Le Sonar #4

Cette semaine, c’est au tour de Ciccio de nous narrer, forcément avec brio, comment et pourquoi le groupe de Keith, Mick et Brian lui a permis d’assumer son héritage musical.

 

 

A un certain âge, disons entre 10 et 20 ans au hasard, où la position la moins risquée pour un garçon est de faire peu ou prou la même chose que son voisin immédiat, il n’est jamais très évident de dire que l’on sait jouer du xylophone. La réponse que l’on risque d’entendre est plus proche du « du quoi ? c’est quoi ce truc… » que du « du xylophone ??!! comme c’est original !! tu voudrais pas me faire une petite démonstration, un soir, chez toi, rien que nous deux ? ».
Longtemps, il m’a fallu porter cela comme un fardeau, expliquant que non, les percussions ne se résument pas au fait d’avoir les cheveux à la place des yeux tandis qu’on a le cou tordu au dessus d’une caisse claire que l’on martyrise sur un train d’enfer pour cacher un sens du rythme proche du pitoyable. Les percussions, c’est aussi les timbales, les claves, le triangle, le vibraphone et… et… le majestueux xylophone (ou le xylo, comme le disait avec entrain Mme Vilevieille, l’anachronique prof de percussions que je n’ai plus osé regarder en face après le jour où elle m’a lamentablement pris la main dans le sac, mais ceci est une autre histoire – si vous voulez des détails, laissez un commentaire).

 

Et puis un jour, j’ai réalisé qu’un des plus beaux gimmicks de l’histoire de la pop music était joué par Brian Jones sur un xylophone :

 

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Ma vie n’a plus jamais été la même car, même si je n’ai jamais eu l’occasion de faire une démonstration de xylophone tard le soir chez moi (j’ai tellement fait chier mes parents qu’ils l’ont revendu avant mes 15 ans), je reste aujourd’hui assez fier d’avoir pratiqué cet instrument légèrement atypique et très puissant quand il est maitrisé.

 

On aura beau dire, mais le père Brian, outre son rôle décisif au moment de la gestation des Rolling Stones, a apporté des petites touches qui font que ce groupe n’a pas été tout à fait comme les autres. On en reparlera très prochainement…

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

The Beatles et Radiohead en vue !

2 juin 2010

Radiohead comparé aux Beatles

La Vigie #19

Comment faire un tube interplanétaire en intégrant ni vu ni connu une des intros au piano les plus connues au monde ?

 

Un petit conseil, ne demandez pas son avis à Richard Ashcroft. En effet, si la Vigie a encore de la peine aujourd’hui à comprendre en quoi Bitter Sweet Symphony, un des morceaux les plus populaires de The Verve, ressemble à The Last Time, les avocats des Rolling Stones ont, eux, réussi à le démontrer à un juge, ce qui est, pour Mick Jagger en tout cas, probablement le plus important.

 

Oubliez Wigan, donc, et regardez plutôt du côté d’Oxford, et d’un album que la terre entière a (un peu trop ?) encensé à sa sortie : OK Computer. Les deux premiers titres à sortir étaient tout d’abord le morceau de bravoure Paranoid Android, puis le mélodieux et anti-conformiste (du moins dans les paroles) Karma Police.

 

Un piano entêtant, des paroles dérangeantes (arrêtez ce mec, arrêtez cette nana…) et un clip étouffant : telle était la recette du succès phénoménal de ce titre. Toute la recette ? Hm hm… Pas sûr. Rappelez vous donc de ce titre non moins merveilleux (lire « largement meilleur ») des Fab Four, cinquième morceau du deuxième disque de l’album blanc :

 

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Ah, cette intro au piano, cette entrée sèche et sobre de Ringo, et la voix de Paul qui vient vous faire décoller tout ça… Aujourd’hui encore, la Vigie a bien du mal à s’en remettre…

 

D’ailleurs, pour les besoins de cette expérience, n’allez pas plus loin. Restez sur l’intro, repassez la deux ou trois dois, histoire d’avoir bien en tête cette montée puis cette descente sur le clavier du piano : PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN TCHAK TCHAK po po po pom (saisissante, cette série d’onomatopées piano batterie, non ?).

 

Et maintenant rendez-vous directement (enfin si votre connexion Internet vous le permet – c’est à dire : si vous n’est pas chez Orange) au premier refrain de ce morceau, situé à 1minute et 25 secondes :

 

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Alors, vous le retrouvez le PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN ? (attention, petite précision qui a son importance : il n’y a pas de TCHAK TCHAK po po po pom sur le morceau de Radiohead)

 

Je ne sais pas de quoi parlent Paul et Mick quand ils se croisent, mais ils devraient peut-être parler avocats.

 

 

Cet article n’aurait pas vu le jour sans les oreilles avisées d’Achablive, qui, comme vous pourrez le constater ici, a aussi de très bons yeux. Merci à lui.

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio