Les Prescriptions du Médecin: Sun & Shade de Woods

2 décembre 2011

 

Le Médecin #2

Le Médecin #2

 

Dans un sous-marin, lorsqu’ils sont 20 000 lieues sous les mers, les matelots perdent souvent leurs repaires temporels. Ils ne savent plus trop si c’est le jour ou la nuit, l’obscurité semble permanente.
C’est ce qui effraie le plus le Yéti dans le submersible. Le Velu en fait même des crises d’angoisse qu’il soigne à coup de Beach Boys et de Musique Cosmique Allemande, les deux seuls styles qui l’apaisent vraiment.

 

Alors qu’il se sent une nouvelle fois très mal, qu’il a du mal à respirer, le Yéti se précipite chez le Médecin pour voir si celui-ci ne pourrait pas à nouveau lui sauver la mise.
Après avoir écouté le Yéti déclamer ses sempiternels mêmes symptômes, le Médecin le regarde affectueusement et l’ausculte.
« Bon tu sais, le Poilu, je devine que ces derniers temps tu n’as pas beaucoup écouté de krautrock et de musique cosmique. Ok, tu te gaves de SMILE Sessions, cela te fait le plus grand bien, mais tu sais bien que cela ne te suffit pas. Et comme tu sembles avoir fait le tour de La Düsseldörf, je vais te prescrire un nouveau disque tout à fait intrigant. C’est le nouvel album de Woods, Sun and Shade.
Tu verras au début, le groupe joue une pop indé mélodique et délicate, un peu dans la veine de Deerhunter. La voix du chanteur fait un peu penser aux Monkees sous helium…

 

Le Krautrock de Woods, c'est pour le Yéti !

Le Krautrock de Woods, c'est pour le Yéti !


Et puis bing, mon Yéti, sur le 4eme morceau, tu vas tomber sur Out Of The Eye. Alors que tu es un plein trip Sunshine Pop, une basse se met à ronronner, le batteur imprime un rythme méthodique et une guitare (très Velvet underground) se greffe petit à petit là-dessus. Et ça mon Yéti, je sais que tu vas adorer. Ces 7 minutes folles de transe vont te remettre d’aplomb, tu vas y retrouver tout ce que tu chéris tant dans le krautrock. En fait, Out Of The Eye, c’est le meilleur de Monster Movie, de Can, en une chanson !

 

Bon si cela ne te suffit pas, Woods remet ça trois pistes plus loin, avec un titre cosmique totalement planant, Sol y Sombra, dans la veine de Popol Vuh. Cet album va te sauver tes futures soirées, mon Yéti, je te le promets. Laisse toi aller, abandonne toi, c’est de la bonne ! »

 

Le Yéti n’a pas arrêté de sourire pendant la prescription du Médecin. Il trépigne d’impatience, et lorsque le Médecin lui confie enfin le précieux CD, le Yéti se rue hors du dispensaire à la vitesse de la lumière en hurlant MERCI.

 

Le Médecin n’a pourtant pas le temps de pester contre l’ingratitude de la Boule de Poils : le Cuisinier se tient face à lui et d’une voix tremblante lui annonce: « Doc, je me suis brûlé en faisant des bananes flambées…».

 

 

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Le Yéti

 

 

The Beatles et The Boo Radleys en vue !

10 février 2010

The Beatles comparé à The Boo Radleys

La Vigie #5

C’est le plus grand cliché du monde, et ça n’en est pas moins vrai : les Beatles ont influencé une part gigantesque de la production de musique mondiale à partir des années 60. Il y a ceux qui les ont copié pendant (The Monkees, qui ont imité jusqu’au jeu de mot de leur nom) et ceux qui les ont copié bien plus tard (Oasis, pour ne citer qu’eux, et pour faire chier Fantasio en recasant leur nom dans mon article).

 

Les exemples de pillage de l’héritage des quatre garçons dans le vent sont tels qu’il est légitime de se demander pourquoi Le Sous-Marin Jaune prend la peine d’aborder le sujet (si vous ne vous êtes pas posé la question, demandez-vous pour commencer ce que vous foutez sur ce blog…). La réponse est simple : on fait ce qu’on veut, et pis c’est tout. Ca répond à la question que vous ne vous êtes pas posée ?

 

Mais passons plutôt aux choses sérieuses. Tout le monde connaît les Beatles, mais qui se souvient des fantastiques Boo Radleys ? Probablement pas grand monde, même si le Yéti m’a avoué récemment avoir été un fan de la grande époque. Outre leur ville d’origine, ces deux groupes ont des affinités musicales communes, et c’est ce que nous allons voir au travers de deux morceaux peu connus. Le premier s’appelle Wilder, et il est sorti en 1995 (vache, Yéti, ça nous rajeunit pas… enfin surtout toi). Si vous n’avez pas le temps et/ou que vous n’avez pas envie d’écouter un morceau de musique absolument renversant (je me répète, mais qu’est-ce que vous foutez sur ce blog ?), rendez-vous directement à 3m37s de musique, et écoutez jusqu’au son de cloche :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Effectuez l’opération plusieurs fois pour avoir bien la tonalité et la couleur en tête. Ayé, c’est bon ? Bon, maintenant écoutez Sun King, autre morceau incroyable :

 

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Plutôt que parler de siphonnage grossier, La Vigie souhaite souligner ici l’hommage rendu aux glorieux ainés locaux, à travers cette ambiance musicale proche, d’une part, mais aussi à travers le bout de morceau caché à la fin de Wilder, dernier morceau de l’album Wake Up Boo!, qui n’est pas sans rappeler l’effet produit par Her Majesty, à la fin d’Abbey Road, album sur lequel on retrouve… Sun King !

 

La boucle est bouclée, la Vigie peut retourner à son poste.

 

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Ciccio