3 destinations au choix après Liverpool

31 octobre 2011
Périscope #76

Périscope #76

 

Résumé de l’épisode précédent : les 3 matelots ont passé une nuit agitée. Leurs rêves les ont emporté dans les années 60 et 70, aux côtés de David Bowie, Brian Wilson et des Kinks.

 

Le réveil est difficile pour les 3 matelots, qui se retrouvent autour d’un petit déjeuner. Une fois n’est pas coutume, Ciccio, Fantasio et le Yéti prennent leur boisson matinale ensemble. Le Yéti déguste un chocolat bien chaud en fredonnant Breakfast in America de Supertramp, Ciccio descend une demi douzaine de verres de jus de fruit bien frais, et Fantasio tente de se réveiller avec un mug de café noir. Ciccio brise le calme pour évoquer son dernier rêve, et trouve immédiatement l’empathie des 2 autres matelots.
Tout en dévorant bruyamment une demi-douzaine de biscottes beurrées, le Yéti pousse des cris d’horreur en découvrant le récit de la réunion des Kinks.

 

Qui y sera

Qui sera au concert ?

De son côté, Fantasio hausse les sourcils devant une telle coïncidence. Il arrête de beurrer sa tartine et la plonge machinalement dans son café – fait rarissime pour Fantasio. Que signifient ces 3 rêves qui plongent les matelots dans le passé ? Si l’incident rapproche et fait parler les 3 matelots, Fantasio s’inquiète et cherche des explications. Au même moment, le Radariste fait son apparition dans la pièce.

 

- Salut les matelots ! Il me semblait bien avoir entendu des voix familières. Vous en faites une tronche tous les 3. C’est le changement d’heure ou c’est parce qu’aucun de vous trois n’a eu de place pour les concerts de Metronomy ?
- Non, c’est à cause du rêve qu’on… que j’ai fait cette nuit, répond Ciccio, livide.

 

Direction Liverpool

Direction Liverpool ?

Le sourire de façade du Radariste s’efface. Il se met à expliquer le motif de sa visite.
- Chers matelots, les instruments du Sous-Marin connaissent de graves perturbations. J’ai passé toute la nuit à observer nos radars qui se détraquent sans arrêt. Quelque chose ne tourne pas rond et il nous faut modifier notre itinéraire. Notre objectif est toujours de faire une escale à Liverpool pour rencontrer Echo & The Bunnymen et les Boo Radleys. Mais pour ne rien vous cacher, je vais préconiser au Commandant de faire un détour et de retarder notre escale d’une semaine au moins.

 

En ce qui concerne la perturbation des instruments de navigation, je n’ai pas tellement d’explication, je recherche toujours son origine. Soit elle est de type extérieure et électromagnétique et dans ce cas un détour devrait suffire pour continuer notre route ; soit elle est causée par un élément étranger à bord… et là c’est plus inquiétant. Je vous invite à signaler tout comportement anormal au Commandant : il y a peut être un traitre à bord. Aussi, j’ai demandé au plongeur d’effectuer une sortie pour vérifier les environs du Sous-Marin.

 

Destination Mykonos

Destination Mykonos ?

J’attire aussi votre attention sur un point important : vos disputes et vos désaccords, notamment sur un album, ou un artiste, peuvent perturber le bon fonctionnement du Sous-Marin. Une discussion sur les Fleet Foxes ou sur Coldplay, par exemple, peut fausser mon itinéraire : un excellent moyen de faire sortir le Commandant de ses gonds. Dans le cas où le problème ne serait pas résolu, nous devrons changer d’itinéraire… ce n’est pas ce que je souhaite évidemment. Pour notre prochaine escale après Liverpool, pouvez-vous, s’il vous plait, essayer de vous mettre d’accord sur un lieu de pèlerinage commun ?

 

Le commandant vous propose San Francisco, Reykjavík ou Rio de Janeiro.

Les 3 matelots baissent les yeux, comme des enfants punis. Puis, ils se lancent des regards incrédules : laquelle de ces destinations, après Liverpool, pourrait faire l’unanimité parmi les matelots ?

 

La suite au prochain épisode…

 

 

---------------------
Fantasio

Les rêves des matelots, Part III

24 octobre 2011

Périscope #75

Périscope #75


Ce soir, Ciccio s’endort dans la cabine du Plongeur. Il a passé la soirée à s’émerveiller des pépites découvertes récemment. Ses paupières se ferment alors qu’il découvre l’album de Jonathan Wilson, pépite parmi les pépites malgré sa pochette à mi-chemin entre un vieux Steely Dan et un vieux Genesis.

 

Ciccio se retrouve au début des années 60, dans un hôtel du Nord de Londres. Autour de lui il reconnait des visages familiers : les 2 frères Ray et Dave Davies. Pete Quaife sort de la salle de bain en titubant et en riant très fort.

La classe anglaise des Kinks

La classe anglaise

Il ne faut pas beaucoup de temps à Ciccio pour comprendre qu’il est dans la peau du quatrième larron des Kinks, en l’occurrence le batteur. Le visage de Ciccio s’illumine, sans qu’aucun son puisse sortir de sa bouche.

 

Très vite, l’enthousiasme de Ciccio de se retrouver à proximité de ses idoles éternelles s’émousse. Les visages des frères Davies sont sombres et fermés. La discussion fait rage. Malgré l’accent à couper au couteau, Ciccio parvient à comprendre quelques bribes de la conversation et à les traduire en français.

 

- Ray, je sais pas comment te le dire. Mais ton nouveau batteur c’est vraiment de la merde. Tu peux m’expliquer pourquoi tu l’as préféré à Mick ?
- De la merde ? C’est pas toi qui me disait que tu en avais plus qu’assez des histoires de cœur de Mick ? Et en dehors de la barbe et du look, je vois pas ce que tu lui reproches, à notre nouveau batteur.

 

Mick Avory mieux que Ciccio

Un batteur comme Ciccio ?

Ciccio est partagé : il frissonne de bonheur à l’idée d’être transporté dans l’histoire des Kinks. Quoi de plus exaltant que de faire partie de cette aventure incroyable ? Il se demande tout de même s’il sera capable d’imprimer le rythme aussi bien que Mick Avory – sans doute est-ce du à son penchant naturel pour l’auto-dépréciation.

 

A l’autre bout du canapé la conversation s’envenime autour des 2 frères Davies. Dave s’adresse directement à Ciccio et lui reproche d’avoir ruiné le titre You Really Got Me.
- Tu nous as pourri ce qui devait être notre premier succès. Quand on l’a répété sans la batterie c’était beaucoup mieux ! Maintenant ça fait 3 mois que le single est sorti et notre maison de disques veut qu’on prenne la porte.
Ciccio reste muet, et son enthousiasme a cédé la place à une peur panique.
- Dave, on est un groupe et notre échec est celui du groupe. Ciccio n’y est pour rien. On va bosser comme des dingues pour rebondir. On a plein de chansons en stock…

 

Le monde sans Ray Davies

Le monde sans Ray Davies

La dispute continue d’enfler et les deux frères haussent la voix. Ciccio veut intervenir mais ses mains sont collées à son fauteuil et il n’arrive pas se lever. Pendant ce temps là, Pete Quaife ne semble pas concerné par le débat et décide se se faire couler un bain. Les frères Davies se lèvent et Dave assène un violent coup de tête à Ray Davies. Ciccio pousse un cri d’horreur : NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

 

La lutte continue, Dave empoigne sa volumineuse guitare et frappe Ray à la tête. La tête de ce dernier vient heurter le radiateur de la pièce, recouvrant la moquette d’une flaque de sang.
Ciccio pousse un nouveau cri d’horreur.
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

 

Le plongeur pose une main sur la bouche de Ciccio pour étouffer son cri.
- Hé mec, tu vas te calmer oui ? J’avais l’impression que tu dormais paisiblement mais là ça vire au cauchemar mon pote…
Ciccio ouvre les yeux, et la vision du visage serein du Plongeur suffit à ralentir son rythme cardiaque quasi instantanément, et à éloigner l’hypothèse terrifiante d’un monde sans Ray Davies.

 

 

---------------------
Fantasio

Le pastiche selon The Pains of Being Pure at Heart

16 mai 2011

 

Périscope #59

Périscope #59

Cette semaine, le Yéti est une nouvelle fois ronchon. Pour changer.
Plusieurs blogs et certains journaux (Magic, Les Inrocks) sont dithyrambiques sur le nouvel album de The Pains of Being Pure At Heart, Belong, et du coup, le Yéti est allé écouter l’album. Et le Yéti est resté interdit. Lui qui a vécu les glorieuses années 90, comment voulez vous qu’il cautionne un disque pareil qui est au mieux une copie carbone de tout ce qui se faisait à l’époque, au pire un pastiche pas drôle du son de ces années indie-pop. Car les ressemblances avec Ride, The Orchids et autres groupes noisy-pop anglais des années 90 sont tellement flagrantes que cela en devient gênant. Du coup le Yéti pense avoir raté un truc avec le cas TBOBPAH.
Il sonne le tocsin, rameute Ciccio et Fantasio à coup de noix de cajou et de binouzes, et leur pose la question : Aimez vous le dernier album de The Pains Of Being Pure At Heart ? Si oui, pour quelle raison ?

 

 

Le Yéti préfère écouter les Field Mice que TPOBPAH...

Le Yéti préfère écouter les Field Mice que TPOBPAH...

Pour préciser sa pensée, ce qui chagrine le plus le Yéti en écoutant The Pains of Being Pure at Heart, c’est qu’il ne voit pas l’intérêt de ce disque ou de cette musique aujourd’hui.
Vous avez 40 ans et avez connu les années 90 ? Belong vous fera sourire, mais juste 5mn. Ensuite vous retournerez vers Skywriting, mètre étalon de la pop indé, meilleur album des inestimables Field Mice.
Vous avez un peu moins de trente ans et vibrez au son de The Xx ou d’un certain folk psyché ? Belong vous semblera un interminable pensum, totalement insignifiant. Le degré zéro de la prise de risques, un album sans couleur, inodore et sans saveur.
Si vous avez moins de 20 ans et que vous aimez Lady Gaga et ou même Kanye West, vous vous êtes trompés de blog et n’avez rien à faire ici !!
Et le Yéti de vous rappeler une règle qu’il suit à la lettre, une devise jamais prise en défaut : toujours préférer l’original à la copie. Toujours.

 

 

...alors que Fantasio n'aime que le nom du groupe...

...alors que Fantasio n'aime que le nom du groupe...

Le Yéti fait la gueule, mais c’est pas grave, c’est aussi pour ça qu’on l’aime. D’ailleurs, s’il ne faisait pas la tronche de temps en temps, il finirait par lasser ses co-matelots, lui qui ne sait jamais dire non, et qui répond généralement « c’est génial j’adore !!! » quand on lui demande son avis sur une baleine ou un plancton produit à bord du Sous-Marin Jaune.
Cela dit, le Yéti a choisi un sujet particulièrement périlleux pour trainer son blues : quoi de plus épineux que le sujet des groupes qui copient bien ou mal, avec ou sans classe? Pour Fantasio, il n’y a pas vraiment de débat, cette distinction est éminemment subjective, et aussi dépendante du timing. En ce qui concerne l’exemple choisi par le gros Yéti velu, c’est plutôt mal barré. Le disque en question est ennuyeux au possible, dans la moyenne constatée chez les Vaccines. On remerciera quand même le groupe d’avoir trouvé un nom de groupe aussi réussi qu’un titre de chanson des Smiths. C’est peu mais c’est au moins ça de pris.

 

 

Allez Rex, va chercher Ray Davies !

Allez Rex, va chercher Ray Davies !

C’est aussi le nom du groupe qui avait intrigué Ciccio lors de son premier album éponyme qui, s’il portait donc un nom digne de Morrissey, proposait une pochette très Belle & Sebastian (deux raisons pour Ciccio de s’y intéresser). Hélas, ni le premier ni le second n’ont réussi à l’intéresser véritablement.
Il semblerait donc que nos amis matelots tombent d’accord, ce qui tiendrait de l’exploit. C’est sans compter l’esprit de contradiction de Ciccio, qui a manqué de s’étrangler sur une noix de cajou en écoutant le Yéti conclure sur un poussif poncif en envoyant paitre les copieurs.
La copie peut avoir des vertus et permettre soit de dépoussiérer un style oublié (Richard Hawley ressuscitant le rockabilly) ou devenu indésirable (le punk rock dans les années 90, ramené par les Strokes et tous les suiveurs britanniques planqués derrière les Libertines), soit aux jeunes générations de creuser un héritage musicale pour y trouver son bonheur (comment Ciccio aurait-il découvert les Kinks sans Parklife de Blur, il y a presque vingt ans ?).
Loin de salir, un groupe « suiveur » peut donc rendre plein de services, et redonner sa noblesse à des artistes trop vite oubliés.

 

 

Otis Redding et Sly & the Family Stone réveillent le Sous-Marin Jaune

11 avril 2011

 

Périscope #56

Périscope #56

Après le Yéti, c’est au tour de Ciccio de prendre quelques vacances bien méritées.

 

Fantasio et Le Yéti se retrouvent seuls dans le Sous-Marin Jaune, et d’un seul regard ils se comprennent : Ciccio parti, c’est la fin de la dictature du Folk, de l’homme barbu portant le même prénom que le leader des Kinks et dont on taira le nom de peur qu’il n’apparaisse une nouvelle fois dans nos tags, c’est l’heure de la délivrance, la fin de la guitare acoustique.

 

Les deux comparses se ruent dans leurs cabines et reviennent les bras chargés de CDs et vinyles plus variés les uns que les autres.

Et surprise, un genre musical revient en force dans tous ces disques bannis: la Musique Noire. Soul Music, Doo-Wop, R&B, Funk : c’est le retour des cuivres et ca fait du bien. C’est décidé, on dansera dans le Sous-Marin Jaune pendant l’absence de Ciccio !

 

 

 

Stand, chef d'oeuvre de Sly & The Family Stone

Stand, chef d'oeuvre de Sly & The Family Stone

Le Yéti ne sait plus où donner de la tête. Il sait que Fantasio est lui aussi fan de Soul Music et de R&B et qu’il a déjà écouté mille fois les albums du Yéti. Mais puisque les deux matelots ont envie de mettre le feu au Sous-Marin Jaune, le Yéti choisit d’ouvrir les hostilités avec Stand de Sly & The Family Stone, sans doute l’un des disques préférés du Velu. Sur cet album, Sly réveille les morts à coup de cuivres, de chœurs psychédéliques et de rythmiques affolantes. Et puis il y a les paroles, phénoménales. Grand disque, intouchable.

 

Des paroles phénoménales… Voilà un point qui a toujours séduit le Yéti dans la Musique Noire. Alors que les groupes pop des Whiteys (pour paraphraser Sly) parlent de Surf, de drogues ou aujourd’hui de renard dans la neige, la majorité des groupes majeurs de Soul ou de R&B a toujours su glisser intelligemment des opinions politiques ou sociales dans leurs textes. Parfois, ça fait mal (comme chez The Last Poets – le Yéti adore leur Niggers are Scared About Revolution), parfois c’est plus larvé comme chez Curtis Mayfield.

Enfin, puisque Ciccio est absent et que les deux zigotos font ce qu’ils veulent, le Yéti en profite pour déclarer sa flamme au R&B actuel (lorsque c’est bien fait) : MS Dynamite avait par exemple réussi un premier album faramineux en 2002, dont le digne successeur s’appelle The Archandroid de Janelle Monáe. Dans ces deux albums, il y a plus d’idées musicales que dans l’intégrale d’Interpol. Les doigts dans le nez.

 

 

Otis Blue par Otis Redding

Otis en bleu

Fantasio se réjouit de voir le Yéti faire tanguer le Sous-Marin Jaune au son de ce qu’il est interdit d’appeler la « musique noire ». Il faut dire que c’est le moment où jamais : après ces quelques jours de répit sans Ciccio, le folk reprendra ses droits et il faudra se battre pour évoquer le nom de Stevie Wonder sans provoquer un mouvement de révolte. C’est aussi l’occasion rêvée pour glisser les MP3 de Ray Lamontagne dans la poubelle du disque dur SMJ, et lancer l’intégrale d’Otis Redding. Fantasio, en bon gardien du temps, a placé Otis Blue en début de playlist.

 

Mais plutôt que de remonter aux origines de l’écriture pop et à Chuck Berry, Fantasio préfère évoquer la période bénie des disques de la Motown et plus précisément Stevie Wonder. Il propose au Yéti de se plonger dans Songs In The Key of Life et Innervisions, deux excellents albums parmi la poignée de chefs d’œuvres publiés par l’aveugle maudit. Sans savoir quoi penser du sourire habituel du Yéti, il évoque son regret de voir Stevie pâtir de sa période immonde des années 80. Comment oublier ou – pire – snober un artiste populaire  ayant poussé aussi loin la recherche sonore, tout en conservant une grande qualité d’écriture ? Les albums évoqués plus hauts sont pourtant des pépites d’une époque antérieure à la ghettoïsation par le hip hop et au massacre vocal de Whitney Houston.

 

Alors que la célèbre intro de Sir Duke retentit dans le Sous-Marin Jaune et que le Yéti mitonne un repas pour deux, Fantasio imagine un plan machiavélique pour le retour de Ciccio. Pourquoi ne pas préparer une playlist pour Ciccio dont le seul but serait de le convertir aux musiques auxquelles il résiste ? Une sorte de cure forcée ou de désintoxications pour indécrottables barbus. Sélectionnant une poignée de titres des années 70 dans la collection du Yéti et dans la sienne, il ajoute un ingrédient vicieux : un petit Rocket Man d’Elton John (artiste certes pas noir de peau, mais censuré par Ciccio) qui devrait faire son effet le jour du retour du 3ème matelot.

 

 

 

Le Gimmick selon The Kinks

1 avril 2011

 

Le Gimmick selon Cornershop

Le Sonar #11

Ciccio a beau clamé partout qu’il suradule (du verbe suraduler)les Kinks, il a l’impression que personne ne l’entend. Alors il profite du Gimmick de la semaine pour en remettre une couche.

 

Faîtes l’amour, pas la guerre.
Ce slogan ô combien éculé et (hélas) si peu souvent mis en pratique a trouvé un écho assez inattendu chez les Kinks, pourtant pas trop adeptes du flower power et autre summer of love. L’idée est simple : prendre un son symbolique de la guerre, l’utiliser comme élément narratif (un peu comme une voix off) et l’intégrer ensuite au morceau pour qu’il devienne une mélodie de plus, jouée par un instrument imaginaire.

 

Une phrase qui émeut le guerrier caché au plus profond de Ciccio

Une phrase qui émeut le guerrier caché au plus profond de Ciccio

Et le résultat est là, à partir de 1m35 de chanson :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Ray Davies étant né en 1944, il y a peu de chances qu’il ait entendu les vraies sirènes annonçant les flottes d’armées nazies déferlant sur Londres. Néanmoins, j’imagine que ses parents ont du être marqués à vie, et qu’il en aura entendu parler pendant toute son enfance, à la maison ou à l’école, du gros Churchill, des méchantes sirènes et la résistance assez phénoménale du peuple anglais.

 

Le discours de Churchill qu’il reprend et transforme légèrement (pour les besoins de la rythmique) dans les paroles de cette chanson, me file toujours la chair de poule quand je le lis, moi le pacifiste indécrottable :
We shall defend our island
On the land and on the sea
We shall fight them on the beaches
On the hills and in the fields
We shall fight them in the streets
Never in the field of human conflict was so much owed to so few

 

Cette dernière phrase, qu’on se le dise, est d’une puissance remarquable et fait que Churchill, malgré ses opinions politiques, ses actes pas toujours très propres et ses cigares dégueulasses, est l’une des personnalités politiques qui force le plus l’admiration de Ciccio.

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

 

---------------------
Ciccio