Le Gimmick selon Django Django

27 janvier 2012

 

Le radariste #4

Le radariste #4

 

Alors que la Vigie est parvenue à réveiller Ciccio à grand coup de Bluetones, le Yéti lui continue de danser sur son réveil matin, le faramineux Waveforms de Django Django.
Tout excité, il se précipite dans la salle de contrôle du sous-marin et alpague le Radariste qui regarde des petits points verts sur de petits écrans noirs.
« Hey, le Radariste, tu veux entendre mon nouveau réveil matin ? Ça déchire le cul de Mickey ! »

 

La principale qualité du Radariste, tout comme la Vigie, c’est sa patience. Plutôt que de rembarrer brutalement le Poilu (et Dieu sait que le Radariste en a une folle envie en entendant cette horrible expression de « ça déchire« , qui justifierait à lui seul de balancer le Yéti dans la flotte, une enclume attachée à ses pieds), le Radariste se tourne tout sourire vers le Velu :
- Vas-y, Boule de Poils ! Qu’as-tu encore déniché ?
- C’est sur le premier album de Django Django : Waveforms.
- Hop hop hop, le Yéti. Je t’arrête tout de suite. Le meilleur titre sur le premier album éponyme des Django Django, ce n’est pas Waveforms, c’est Wor !!

Le Réveil Réveil du Yeti Yeti

Le Réveil Réveil du Yeti Yeti

 

Le Yéti regarde le Radariste, perplexe. Dans son excitation, le bougre a tout simplement oublié d’écouter la suite de l’album ! Du coup, Wor, il ne voit même pas de quoi le Radariste veut parler.

 

Devant la tête défaite du Velu, le Radariste perd contenance. C’en est trop pour lui.
« Merde, c’est pas vrai, tu es bête comme un dindon, le Yéti ! Tu t’es arrêté à Waveforms et tu n’as même pas jeté une oreille à Wor ? Tu ne connais donc pas les deux gimmicks qui portent ce titre au delà des autres ? La sirène d’incendie tout d’abord, un gimmick classique pour capter ton attention, et surtout la guitare surf qui balance un riff à faire passer The Drums pour de gentils garçons bien peignés. Écoute ça, tes jambes ne vont pas résister. »

 

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En écoutant le morceau et les gimmicks cités par le Radariste, le Yéti rougit dans un premier temps, puis écarquille les yeux, et enfin ne peut résister et se met à danser comme un diable.
Le morceau s’arrête. Le Poilu, en nage, fixe le Radariste, hagard.

 

Le Radariste, sûr de son petit effet, regarde le Velu dans les yeux, s’attendant à être remercié chaleureusement.
Mais soudain, la Boule de Poils s’anime et se rue dans sa cabine en hurlant : « RHAAAAA !! Faut que je change mon réveil matinnnnnnnnnnnnnnnnnn » !

 

 

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Le Yéti

 

 

The Drums, Ray LaMontagne et Camelia Jordana

20 janvier 2011

 

Périscope #46

Périscope #46

 

 

Nous avons de la chance : vous êtes, très chers lecteurs, non seulement très cultivés et doués pour résoudre des énigmes, mais surtout très TRÈS rapides !!
A peine nos devinettes étaient elles en ligne que nous avions des bonnes réponses.
Chaque matelot vous présente les gagnants :

 

 

 

 

The Drums - The Drums

The Drums - The Drums

 

 

 

Le Yéti est content. Il sait que Guillaume de Canteleu saura apprécier le premier album des New-Yorkais de The Drums à sa juste valeur : un album à la croisée de la surf-music et de la new-wave, truffé de mélodies en or et toujours aussi indispensable un an après sa sortie.
Bravo à Guillaume donc, qui fut le plus rapide à résoudre cette petite énigme ! De plus, Guillaume habite une ville que le Yéti connaît un peu pour avoir étudié 3 ans pas loin, à Rouen. Tout cela met encore plus de baume au cœur du Velu !!

 

 

Ray LaMontagne - God Willin' & the Creek don't Rise

Ray LaMontagne - God Willin' & the Creek don't Rise

 

 

 

 

Un grand bravo à Olivia, qui a su lire les mauvais jeux de mots de Ciccio (la souris et la montagne, la raie sur le côté, les chiens laissés pour compte, la baignade dans la crique, la foi soudaine, etc). Il est vrai que ce n’était un secret pour personne connaissant un tant soit peu notre ami : c’est un fan inconditionnel de Ray, et ce dernier album n’a fait que confirmer sa passion.
Olivia aura donc l’immense privilège de recevoir le meilleur album de 2010. Quelle chance…

 

 

 

 

Camelia Jordana

Camelia Jordana

 

 

 

Fantasio félicite Pierre. Il a été le premier à deviner l’identité de la chanteuse à lunettes : Camélia Jordana. Pierre a même devancé Yéti et Ciccio, pas franchement véloces sur ce coup-là. Pourtant, des chanteuses à lunettes, ça ne court pas les rues. Il faut dire que Fantasio s’était bien caché de son affection pour cet album fortement marqué par le travail de l’excellent Boogaerts. Bien joué Pierre !

 

 

 

 

 

A bientôt pour (peut-être) un nouveau concours !

 

 

Les Coups de Coeur de l’été du Sous-Marin Jaune

28 juin 2010

 

Périscope #24

C’est officiel, c’est l’été. Le Yéti n’aime pas cette saison. Elle rime avec grosse chaleur, coups de soleil, mecs en marcel, short et tongs, Tour de France, et insupportables tubes de l’été. Du coup, le Yéti est à deux doigts de la déprime et il le sait, son seul moyen pour passer ces mois difficiles sera la consommation à haute dose de musique. Oui, mais quoi ? De la Sunshine Pop ? Du Folk gracile ? De la Power Pop énergique ? De l’Electro dansante ?
Indécis, le Yéti convoque Ciccio et Fantasio immédiatement pour connaître leurs coups de cœur du moment.

 

 

Calexico - The Black Light

Calexico - The Black Light

Fantasio se reconnait complètement dans le vocabulaire et les termes utilisés par le Yéti. Un bon gros coup de soleil, quelques coups de gueule à pousser, mais le coup de cœur de l’été n’est pas encore là – il faut dire que la saison ne fait que commencer. Si Fantasio a des souvenirs d’albums écoutés en boucle tout l’été, il n’est pas si fréquent qu’un album colle avec l’ambiance moite et chaude qu’il accompagne : ce fut le cas du Black Light de Calexico il y a maintenant une éternité. En 2010, Fantasio se surprend à réécouter le plan marketing électro de Uffie, mais ce n’est pas encore le tube de l’été, tout juste un coup de chaud, des rythmes (le Yéti parlerait sans doute plutôt de bon gros beats) chaloupés de saison. Conseil : si votre album de l’été n’est pas arrivé et que vous ne connaissez pas cet opus de Calexico, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

The Drums - The Drums

The Drums - The Drums

Le gros coup de cœur du moment pour le Yéti est le pétulant premier album des new-yorkais de The Drums. Vous connaissez tous l’amour immodéré du Yéti pour les Beach Boys ( à propos, réécoutez bien Holland, album sous-estimé des garçons de la plage, un must pour cet été). Et du coup, lorsque de jeunes freluquets s’amusent aujourd’hui à revisiter les thématiques de la Sunshine Pop (Soleil, Bagnoles & Filles), et à mettre des guitares surf sur des boîtes à rythme new-wave digne de New Order, le Yéti a les poils qui frétillent, l’œil humide et un large sourire scotché sur son visage.
Bien sur, Let’s go Surfing est un tube ENORME, digne de Peter, Bjorn & John, mais le reste est au diapason, notamment Me and The Moon avec sa guitare à la Siouxsie and the Banshees. Sur que Brian, Carl et Dennis auraient aimé cette pop sans grande prétention mais radieuse, qui fait la fête, avec des refrains en or massif.
C’est évident, le Yéti sait déjà qu’il prolongera son été indien avec The Drums.

 

Allo Darlin'

Allo Darlin'

Fidèle à des techniques d’investigation tellement pointues qu’elles feraient pâlir d’envie les mecs de la série Les Experts, Ciccio s’est immédiatement jeté sur son iPod pour répondre à la question du poilu du Sous-Marin. Grâce à ses listes de lecture savamment composées et améliorées au fil des ans, il est capable en l’espace de quelques secondes d’avoir une vue panoramique des derniers groupes écoutés et appréciés (une vue 360, comme disent les marketeux).
Stanley Brinks, Karen Elson, Hey Hey My My ou Club 8 figurent dans ces listes, mais c’est un autre groupe qui attire son œil. Il s’agit d’une découverte toute récente, d’un premier album co-écrit par deux anglais et deux australiens. Ils jouent de la musique simple, joyeuse, ensoleillée – c’est la définition même de la Twee pop, dont ce groupe est un solide représentant.
Cet été, donc, Ciccio vous encourage à être plus aventureux que le Yéti et moins nostalgique que Fantasio, et d’écouter Allo Darlin’ !

 

 

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Le Yéti