La tonte du Yéti et la musique à poil ras

25 juillet 2011

Périscope #68

Périscope #68

Résumé de l’épisode précédent :
Le Yéti, blessé par ses escapades pyrotechniques, gît sur le pont mouillé du Sous-Marin jaune. Les deux autres matelots attendent le verdict du médecin qui doit statuer sur l’état critique du Yéti velu.

 

Le médecin, concentré, examine le Yéti sous toutes les coutures. Il le palpe, le retourne, comme un vétérinaire soignerait un animal de compagnie. Le Yéti retombe lourdement sur le sol, en poussant un râle inquiétant. Le médecin se relève, remet ses lunettes en place et fixe longuement Ciccio. Il commence alors un long diagnostic constitué de termes techniques et scientifiques plus ou moins rassurants.

 

Le docteur de Supergrass

Le docteur du Yéti

Il stoppe son explication puis se tourne vers Fantasio. Une nouvelle explication débute, et Fantasio n’est pas davantage réceptif au flot de paroles du médecin. Comme à chaque fois qu’il est en présence d’un docteur, Fantasio se remémore la chanson Sun Hits The Sky de Supergrass, et son refrain I am a Doctor, I’ll be a Doctor.

Une pause.

 

Alors que le Yéti vient de pousser un nouveau râle de souffrance, Ciccio et Fantasio qui n’ont pas compris un mot de l’explication exhaustive, demandent quel est le remède aux maux du Yéti. Le médecin prononce une nouvelle phrase que les 3 matelots entendent parfaitement :

- Il faut le tondre.

 

Les deux amis écarquillent les yeux tandis que le Yéti pousse un nouveau cri, cette fois plus sonore et plus strident. Fantasio et Ciccio n’ont pas pris le remède du médecin au sérieux, mais le Yéti a déjà tout compris. Il sait ce qui l’attend.

 

Mamas and Papas

Le Yéti et la tentation baba


Depuis sa jeunesse, c’est-à-dire une éternité, et ses premiers pas dans la musique dite alternative, le Yéti a toujours été tiraillé entre la musique à poil long et la musique à poil ras. D’un côté, ses amis plutôt bobo ou baba l’invitaient à festoyer toute fourrure dehors, à être à l’écoute de la nature, à laisser pousser sa barbe, ses poils et ses cheveux.

 

Certains étés, on a même vu le Yéti s’abandonner complètement à une sorte de Summer of Love, beuglant les titres les plus connus des Mamas & Papas. Plus tard, le Yéti fit la connaissance de Ciccio avec lequel il partagea cette inspiration néo baba. De fait, il ne se demanda plus jamais s’il fallait se couper les cheveux ou le poil, et si ce comportement capillaire comportait des risques. Et pourtant…

 

D’un autre côté, et c’est un peu la face cachée du Yéti, il a toujours été, au fond de lui, sensible à la musique à poil ras. Et aujourd’hui, alors que le médecin du Sous-Marin rend inéluctable la tonte de tout ce qui est hirsute, le Yéti comprend qu’il a probablement négligé ce genre, sans doute un peu par facilité ou provocation. Alors qu’il gît toujours au sol et qu’autour de lui la tonte se prépare, le Yéti pense aux Buzzcocks et aux B-52s. C’est comme si toute une partie de son identité musicale, cachée ou refoulée, remontait à la surface.

 

En mode

Passage en mode cold

Le Yéti aurait-il enfoui son passé punk avec son obsession pour Simple Minds ? Pourtant, il n’a pas oublié cette époque et les souvenirs qu’il a partagé avec ses amis. A l’approche de la tonte, c’est bien de musique à poil ras dont le Yéti a besoin pour serrer les dents : un morceau de La Düsseldorf, voir même un titre de Kraftwerk

 

Tonte intégrale et musique à poil ras, tel est donc la prescription du Médecin. Les 3 matelots ont désormais accepté l’inéluctable. Sans perdre une minute et sans attendre l’aval de son patient, il sort une énorme tondeuse électrique de son sac, qu’il brandit dans la lumière du soleil. Le médecin enclenche le terrible appareil et se met à entonner d’une voix puissante, véritable sosie vocal de Johnny Halliday :

 

Da-da-da-da-dam

Da-da-da-da-dam

Faut-il pour être libre

Avoir les cheveux longs, longs, longs ?

 

Le Yéti va-t-il résister à cet acte de barbarie ?
Comment Ciccio va-t-il réagir à ce coup de théâtre ?
Vous en saurez plus début septembre, quand les 3 matelots reprendront du service. D’ici -là, le Périscope du Sous-Marin Jaune est en hiatus.

 

 

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Fantasio

10 ans de Strokes : Is This It vs Angles

25 mars 2011
Angles et Is this It des Strokes

Babord - Tribord #9

Avant toute chose, on vous rappelle qu’au Sous-Marin Jaune on aime bien les Strokes. Pour Ciccio et Fantasio qui se sont connus au début des années 2000, après la sortie du 1er album Is This It, le groupe de New York est ce que l’on appelle « une valeur sûre ». Toutefois, ne confondons pas valeur sûre et monument inébranlable.

 

Profitons donc de la sortie tardive de ces Angles pour procéder à un comparatif entre le premier opus des Strokes et son douloureux (du moins, c’est comme cela que l’album est vendu) descendant. Traumatisme de ce pauvre Nick Valensi, isolement de Julian Casablancas… et pourtant l’album est là ! 10 années séparent ces deux disques, jalonnées par Room On Fire et First Impressions of Earth.

 

Parlons d’abord de la pochette et du titre de l’album : sur la forme, c’est aussi moche et peu représentatif de la musique du groupe. On notera d’ailleurs que pour un collectif de petits poseurs, les tronches des Strokes sont étrangement absentes des pochettes : on salut cet effacement même si Julian Casablancas se rattrape en solo. Côté visuel, on remarque que le cul arrondi des débuts laisse la place aux angles et à des formes géométriques colorées.

 

Les Angles des Strokes

Arrondir les angles

Que vaut Is This It aujourd’hui ? L’album tient toujours bien la route, et conserve une forme de grâce nonchalante. Ce qui faisait le charme des débuts du groupe, c’est une impression d’urgence, de simplicité, où les mélodies ont plus de place que les riffs de guitares qui se contentent d’un rôle plus fonctionnel. Difficile pour autant de parler d’un « son » Strokes pour le premier album, tant celui se contente d’imiter avec légèreté les accents de Lou Reed et du  Velvet Underground. Le style avant toute chose, en somme.

 

Et Angles dans tout ça ? C’était déjà frappant il y a 5 ans avec l’énorme intro de You Only Live Once, les Strokes se sont acheté un gros son – confirmation avec Machu Picchu. C’est l’une des certitudes contenues par Angles et c’est la force – à double tranchant évidemment, du groupe. Cela donne une sorte de super Weezer dans certains moments, lorsque les chansons ne quittent leurs rails que pour laisser exploser les solos de guitares (Under Cover of Darkness). Un gros son, c’est un peu comme la fourrure du Yéti : ça prend de la place, ça pue un peu mais ça a de la gueule.

 

Is This It

C'était mieux avant ?

Résumer 10 ans de Strokes et 4 albums à une augmentation de moyens d’enregistrement serait réducteur. En tant qu’amateur des aventures solos des Strokes, c’est un plaisir de retrouver les aspérités des albums de Albert Hammond Jr, Little Joy ou Julian Casablancas aux detours de certains titres de Angles. Le neurasthénique Call Me Back est probablement l’exemple le plus touchant du disque, le titre qui recolle les Strokes à feu Television. On est pas non plus très loin du titre éponyme introductif de Is this it.

 

Catégorie déception, je me souviens de la sortie du 3ème album, et du single JuiceBox mi-figue mi-raisin. Rebelote avec You’re So Right, premier extrait faiblard du dernier album. Les Strokes nous prendraient-ils pour des bleus ? On peut le supposer. C’est un coup à nous donner envie de ne jamais plus écouter les Strokes et de retourner voir le Little Joy de Fabrizio Moretti, meilleur disque mineur de tous les temps.

 

Non, 10 ans ont passé depuis Is This It et Angles tient bien son rang. Pas forcément meilleur, différent et plus varié, bizarre mais pas torturé, il est à la hauteur de l’apport de chacun de ses membres. On ne vous fera pas le coup de la nostalgie Is This It, la perte de la spontanéité de Last Nite, parce que le groupe ne le mérite pas, pas plus que Supergrass, avec I Should Coco et la malédiction-du-premier-album-au-charme-juvénile. Ou alors c’est juste vous qui êtes nostalgique de vos jeunes années. Si c’est votre cas, c’est peut-être le moment de tourner la page et de passer à autre chose.

 

 

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Fantasio

The Beatles et Frank Zappa (et Supergrass…) en vue !

16 mars 2011

 

Frank Zappa comparé aux Beatles (et à Supergrass)

La Vigie #47

Existe-t-il encore des gens qui ne connaissent pas la pochette de Sgt Pepper des Beatles ?

 

En 2011, tout le monde en parle encore, faisant référence à la fois à cette musique qui changea bien des choses, mais aussi au design du disque, totalement conceptuel et intrigant. C’est le genre de pochette que, même plus de quarante ans après, on peut toujours passer des heures à regarder.

 

En 1968, quelques mois à peine après la sortie de l’album le plus (re)connu des quatre de Liverpool, il y a peu de chances que Frank Zappa n’en ait jamais entendu parler. Et, quand bien même ce fut le cas, quelles seraient les probabilités pour que ce blagueur potache de Zappa réalise cette pochette :

 

Zappa : "Comment ça, j'ai copié ??!!"

Zappa : "Comment ça, j'ai copié ??!!"

 

…sans s’être inspiré de celle ci :

 

Zappa : "Ah bon, vous trouvez que ça ressemble ? Mouais..."

Zappa : "Ah bon, vous trouvez que ça ressemble ? Mouais..."

 

Alors pourquoi ensuite avoir choisi ce titre, We’re In It For The Money, et l’avoir mis en relation avec cette pochette, sorte de freak show reflet du celebrity show de Pepper, qui s’affiche clairement comme un hommage aux Beatles ? Faut-il y voir en fait un pied de nez ? La Vigie ne le sait point, mais peut-être que le trio d’Oxford qui a ré-utilisé quasiment le même titre, en 1997, aurait son mot à dire :

 

Zappa : "Qui a choisi ce titre ??!! C'est une honte, ce plagiat !"

Zappa : "Qui a choisi ce titre ??!! C'est une honte, ce plagiat !"

 

 

Un grand merci à l’homme mufin, sans qui cet article n’aurait jamais vu le jour.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

En plein revival 90′s avec Suede et Pulp

6 décembre 2010

 

Périscope #41

Périscope #41

Cette semaine, le Sous-Marin Jaune a vécu avec ferveur le retour de deux idoles des années 90 : Suede et Pulp.
Les premiers se sont reformés pour un concert exceptionnel auquel a assisté Ciccio. Les seconds ont annoncé leur reformation pour cet été pour quelques dates, dont a priori une en France, ce qui comble de bonheur le Yéti qui est un fervent supporteur de la bande à Jarvis.
Deux groupes phares de la scène Brit-Pop des années 90 de retour, est ce une bonne nouvelle pour nos oreilles et pour la musique ? Doit-on craindre une reformation des Happy Mondays ? Fantasio cautionne-t ’il ces retours comme ses petits camarades ?

 

 

Fantasio ne veut pas que Blur se reforme...

Fantasio ne veut pas que Blur se reforme...

 

Retours fracassants, vieilles gloires, come backs : pour Fantasio, tout cela fait penser aux affiches qui ornent les stations de métro parisiennes. Des années 60 aux années 90, nombreux sont les groupes qui se reforment. Les raisons de ces retours ne font aucun doute, et Fantasio s’est déjà exprimé à ce sujet dans un précédent périscope. Il comprend très bien l’émotion de ses amis à retrouver Pulp ou Suede sur scène. Il sait très bien qu’il verserait sa petite larme ou frissonnerait s’il se laisser embarquer à un pareil concert, comme lors de la venue de Morrissey à Paris jadis. Mais soyons clair : il ne souhaite voir se reformer AUCUN groupe disparu et est bien trop amoureux des disques pour assister à la parade pathétique des mythes vivants. Pas même Blur, ni Supergrass, reposez en paix les amis !

 

 

... Mais le Yéti ira voir Pulp...

... Mais le Yéti ira voir Pulp...

La discothèque du Yéti sent un peu le formol. Parce qu’il a grandi dans les années 90, le Yéti continue encore aujourd’hui d’apprécier tous ces groupes écoutés jusqu’à plus soif quand il était ado et qui ont fait sa culture musicale de base actuelle : les Ride, Happy Mondays et autre Stone Roses. Et puis Pulp bien sur. Alors ce matin, le Yéti s’en fout un peu que Pulp soit de retour pour payer ses impôts et que le retour de Jarvis fasse un peu Le Retour de la Revanche de la Momie : il ira voir Pulp en concert car le groupe a sorti plusieurs albums indispensables (surtout Separations et Freaks) et que Jarvis est une bête de scène, un type attachant et un sacré conteur d’histoires. Bon, bien sur, la nostalgie a ses limites et de là à revoir les Happy Mondays en concert, il ne faut peut-être pas exagérer. Mais lorsque le Yéti voit le monde entier s’esbaudir devant le retour sur scène du sanctifié Leonard Cohen, qui, après avoir perdu toutes ses économies, n’en finit plus de tourner dans des théâtres à 150 euros la place, il se dit que le retour de Pulp cet été semble finalement plus décent.

 

 

... et Ciccio est allé voir Suede.

... et Ciccio est allé voir Suede.

Difficile de ne pas être d’accord avec Fantasio. D’un strict point de vue artistique, le concert pour le concert ne peut rien donner de bien extraordinaire. Certes, pour le concert d’adieu de Supergrass, auquel Ciccio a assisté avec ravissement, le groupe avait ressorti quelques vidéos, mis quelque peu en scène sa carrière, et surtout livré une prestation à la fois longue, poignante et énergique.
Tout comme ce fut le cas pour Suede, le concert de reformation de Pulp ne donnera rien de bien extraordinaire, sinon une nostalgie incroyable pour tous ceux qui, comme Ciccio, se sont éveillés à la musique au début des années 1990. S’il avait un peu plus d’intégrité artistique, Ciccio boycotterait sûrement ce concert. Au lieu de cela, et malgré l’odeur fétide qui règnera dans la salle à cause de la présence d’un individu poilu et chaud comme une baraque à frites, Ciccio en sera, priant secrètement pour entendre le chef d’œuvre absolu de Pulp : Razzmatazz.

 

 

Le Sous-Marin Jaune et la notion de Déclin

14 juin 2010

 

Périscope #23

Voilà, la Coupe du Monde a débuté et le Yéti a été frappé par le titre d’un journal parlant de l’équipe de France : « Le Début de la Fin ? ». Il faut dire qu’après ce premier match nul peu engageant face aux Uruguayens, on est en droit de le penser.

 

Le début de la fin… voilà une expression que le Yéti a souvent ressenti en écoutant un album d’un de ses groupes chéris. Un album qu’il a trouvé bien faible par rapport aux précédents, révélant des tics qu’il n’aimait pas et qui lui ont fait craindre (à raison) le pire. En a-t-il été de même pour Ciccio et Fantasio ? Sur quels albums, pour quels groupes, et l’avenir leur a-t-il donné raison ?
Allez, hop, convocation immédiate dans la cuisine du Sous-Marin Jaune : le Yéti sort les cacahuètes et les bières, et attend ces deux compères.

 

 

En pensant au début de la fin, le Yéti pensait très fort à l’un de ses groupes chéris de tous les temps, devenus depuis presque insipide et sans saveur : Belle & Sebastian. Dieu sait que Le Yéti a aimé ce groupe, surtout If you’re feeling sinister et The Boy with The Arab Strap. Quels albums ! Et les singles, ils les avaient tous, car Stuart Murdoch vous sortait des chansons incroyables sur des ep à l’ancienne : Legal Man, Just a Modern Rock Song… pfff, la grande classe.
Fold Your Hand était toujours aussi bon, et puis est arrivé Storytelling. Un drôle d’album, soit disant la BO d’un film. Et là, pour la première fois, le Yéti a été un peu déçu. Il sentait que le groupe tournait en rond, allait voir ailleurs mais pas dans la direction que le Yéti aimait. Le début de la fin. D’ailleurs, les concerts étaient moins bons, plus pros (le Yéti se souvient avec tendresse de la trouille du groupe la première fois à Paris).
Aujourd’hui, le Yéti n’a pas acheté les deux derniers albums de B&S, produits par l’horrible Trevor Horn. Il les a vaguement écoutés et flanqués aux oubliettes. Même les sessions BBC n’ont pas réussi à ranimer la flamme. Le Yéti reste avec The Fox In the Snow. Parce qu’il a toujours aimé les renards.

 

 

Le début de la Fin de Belle & Sebastian: Storytelling

Le début de la Fin de Belle & Sebastian: Storytelling

Le début de la fin ? Mouais… Ciccio n’a jamais vraiment ressenti cette impression. Certes, certains albums sont moins bons que d’autres, mais il arrive souvent que, soit directement après, soit quelques années plus tard, l’artiste en question retrouve son inspiration. C’est arrivé à Neil Hannon, de The Divine Comedy, avec Regeneration et Absent Friends après Fin De Siècle, ou encore à Hawksley Workman avec Treeful Of Starling après Lover Fighter.
Et puis surtout, SURTOUT, Ciccio ne peut pas laisser le Yéti dire des âneries grosses comme lui à propos de renards. Fox In The Snow est la plus mauvaise chanson de If You’re Feeling Sinister, voire de Belle & Sebastian, voire de l’Ecosse, de l’Europe, du monde, de l’univers et de la galaxie. Ce qui nous ramène à la question de départ, et qui découle sur une autre : cette fin évoquée est peut-être le début pour un autre auditeur, un auditeur qui aurait le bon sens de trouver que Dear Catastrophe Waitress est un très bon album.

 

Le début de la fin pour Divine Comedy: Fin de Siècle ?

Le début de la fin pour Divine Comedy: Fin de Siècle ?

Quant à Fantasio, il sait bien qu’un artiste mis sur un pied d’estale en retombe souvent très vite. La faute au Syndrome du 2ème album : aussi bon soit-il, il ne suscitera jamais autant d’intérêt que le premier, si bien qu’il vaut presque mieux passer inaperçu avec son 1er album. Si Fantasio prend le sujet de la semaine à rebrousse-yéti, c’est surtout pour rendre hommage au meilleur 2ème album de tous les temps, In it for the money de Supergrass.

 

A sa sortie, certains le virent déjà comme le début de la fin : affirmation incroyable pour qui a jamais pris la peine de plonger dans ce disque. Fantasio repense aussi au troisième album des Cardigans, successeur du fantastique Life/Emmerdale. C’était le début de la fin de la légèreté pour Nina Persson et ses blondinets poupins.

 

Rétrospectivement, comment s’imaginer que les Suédois sauraient reproduire indéfiniment la même magie ? Mais toutes les bonnes choses ont une fin, non (ce n’est pas feu Supergrass qui le contredira) ?