The Cure et The Horrors en vue !

8 juin 2011

 

The Horrors comparé à The Cure

La Vigie #55

Quand on tend à jouer la même musique qu’un groupe plutôt très connu, autant puiser également dans son héritage visuel, voire même, allez, soyons fous, dans les titres de ses morceaux !

 

C’est probablement à cette conclusion, pas si évidente que cela, qu’ont du arriver nos amis anglais de The Horrors lorsqu’au début de 2009 ils se sont mis à réfléchir sérieusement à leur deuxième album. Certes, s’ils ne seront jamais des copieurs aussi appliqués que les Hollandais pas très volants de The Essence, les Horreurs ont quand même quelques arguments de poids dans la course à la copie du groupe de l’idole de jeunesse de la Vigie : Robert Smith.

 

Déjà ils s’appellent The Horrors, un mot dont le champ lexical doit être présent dans les paroles de Robert autant de fois que le champ lexical religieux dans la bible. Ensuite, leur deuxième album, donc, s’appelle Primary Colors. Primary, c’est tout simplement un des meilleurs titres de l’album Faith.

 

Et puis, ce qui intéresse tout particulièrement la Vigie ici, c’est la pochette de cet album. Elle ne vous rappelle pas quelque chose ?

 

Merde, les mecs, on est flou sur la photo !

Merde, les mecs, on est flou sur la photo !

 

Et oui, elle vous rappelle la pochette de l’album qui a suivi Faith, encore plus noir que son prédécesseur (qui l’eut cru ?), si noir qu’il a changé le groupe à (quasi) tout jamais…

 

Devinette : où est Robert Smith sur cette photo ?

Devinette : où est Robert Smith sur cette photo ?

 

En fait, c’est dommage, il aurait suffi d’une petite référence à 17 Seconds pour que la trilogie magique soit invoquée…

 

 

Ce modeste texte n’aurait pu être écrit sans la judicieuse suggestion de Blake. Merci à lui.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Robert Smith et Amélie Nothomb en vue !

27 octobre 2010

Amélie Nothomb comparée à Robert Smith

La Vigie #32

Vous êtes au courant qu’Amélie Nothomb a sorti un nouveau livre ?

 

Et si, c’est vrai. Ça s’appelle Une forme de vie, même. Oh, n’allez pas croire que la Vigie soit une fan d’Amélie. A vrai dire, si elle n’a jamais lu aucun de ces livres, elle trouve le personnage plutôt amusant (du moins sur les quelques plateaux télé où elle l’a vue).

 

Non, la raison pour laquelle la Vigie parle de son dernier livre, c’est justement pour ce dernier livre, et plus précisément sa couverture. Dès qu’elle l’a vue, dans la rue, sur un abribus, elle a eu un flash.

 

Jugez par vous même :

 

Amélie qui fout de plus en plus la frousse

Amélie qui fout de plus en plus la frousse

 

Le flash en question a renvoyé la Vigie à l’une de ses idoles de jeunesse, Robert Smith, leader des fabuleux The Cure (oui, fabuleux, vieux Yéti !).

 

Alors bien sûr, tout le monde sait à quoi ressemble Robert, et il existe des milliers de photos de lui sur Internet. Malgré cela, la Vigie a été totalement infoutue d’en trouver une sur laquelle il ressemble de près ou de loin à Amélie. Pourtant, c’est manifeste lorsque l’on regarde la couverture du livre : chemise sombre, cheveux noirs, teint trop blanc, yeux trop noirs… Il ne manque plus que le rouge à lèvres soit un peu plus rouge dégueulasse pour que l’hommage soit criant.

 

Mais non, rien à faire, pas la moindre photo de Robertpour corroborer à sa thèse.

 

Qu’à cela ne tienne, pour se faire plaisir, la Vigie a retrouvé la photo correspondant à un des posters qu’elle arborait fièrement dans sa chambre, au tout début des années 90, en plein paroxysme de sa période pseudo-corbeau :

 

 

Robert, qui file finalement moins la frousse qu'Amélie

Robert, qui file finalement moins la frousse qu'Amélie

 

De deux choses l’une, ce texte vous a donné envie soit de lire le dernier Nothomb, soit d’écouter un des meilleurs morceaux de The Cure, que la Vigie de peut s’empêcher de dédicacer à Amélie, scared princess pour un soir au moins.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune fait remonter les idoles à la surface

12 juillet 2010

Périscope #26

Le Sous-Marin Jaune et ses idoles

Cette semaine, branle-bas de combat à bord du Sous-Marin Jaune : Fantasio, débarque en salle des machines, tel un Yéti en rogne. Ses amis l’observent, effarés, débiter un discours fleuve, où reviennent les termes « responsabilité », « prise de pouvoir » et « ambition ». Sa diatribe s’achève sur la phrase suivante : « Cette semaine, c’est moi le patron, et vous allez faire ce que je vous dis ».
Ciccio, incrédule mais pragmatique, « Fantasio, tu veux quoi ? »
« D’abord, qu’on mette le cap vers le large et qu’on prenne tous des vacances. Quand on sera partis, on ouvrira des bières et vous me raconterez à quel chanteur/artiste vous vouliez ressembler quand vous étiez petits. »

 

Après avoir accompli ce qu’il lui incombait en salle des machines, le Yéti regagne la cuisine pour ouvrir cette fameuse bière promise par Fantasio. Ah, décidément, il a bien peu de moral, ce Yéti… On lui promet une bière et il accepte sans sourciller le coup d’état de son ami Fantasio ! Tssss…

 

En cuisine, il retrouve Ciccio qui a déjà mangé la moitié des Tucs au fromage et Fantasio qui ouvre cette fameuse bière. Le Yéti se détend et se livre.

Tête de Ian Brown

Ceci est un Yéti

« Quand j’étais ado, moi je voulais ressembler à Ian Brown des Stones Roses ou Clint Boon des Inspiral Carpets ! »

 

Parce que, pour le Yéti, ces types étaient la quintessence même du mec cool, très classe avec leurs fringues psychés et leurs coupes de cheveux des années 60 (genre coupe au bol). Le Yéti était jaloux de leur grande gueule, de leur talent (n’oublions pas que les Inspiral Carpets furent un formidable groupe à singles).

 

Et puis il faut comprendre que pour toute une génération de blancs-becs indie, le Summer of Love de Manchester de 1989 fut une véritable révolution, le premier courant musical qu’ils pouvaient s’approprier. Ces branleurs mancuniens osaient tout, donnaient des interviews démentes sans queue ni tête (n’est ce pas Shaun Ryder et Bez des Happy Mondays ?), avaient le meilleur slogan du monde (Cool as Fuck) et composaient des foutus hymnes à beugler dans sa chambre parisienne. La TRÈS grande classe.
Le Yéti n’a jamais retrouvé cette effervescence depuis, cette excitation… Sentant les larmes lui monter aux yeux, le Yéti s’enquille fissa la moitié de sa bière pour se redonner une contenance.

 

Ciccio, cadet du Yéti d’une petite trentaine d’années, a raté Madchester. Certes, les albums dont parle son vieux collègue ne lui sont pas étrangers, et, qui plus est, il les vénère lui aussi, mais il les a connus après, et la coupe au bol de Clint Boon ne le faisait pas rêver quand il était au lycée.

 

Robert Smith est vivant

Ceci n'est pas Ciccio

Non, Ciccio, au moment d’avoir 18 ans, rêvait de ressembler à Robert Smith ! D’aucuns objecteront que les années 90 ne sont pas à proprement parler la période la plus qualitative pour la troupe à Bebert, mais c’est l’époque où il s’éveillait à la musique, et The Cure était son groupe préféré, et donc il mettait des Doc Marten’s coquées marron, se foutait du spray dégueulasse dans les cheveux et adoptait un air contrit en toute occasion.
Le même air contrit dont il se para tandis que le Yéti ravalait ses larmes et avalait sa bière.

 

Blur - The Great Escape

Au lycée avec Fantasio

Fantasio, comme le savent bien ses camarades, n’est pas du genre à passer des heures à deviser sur sa jeunesse, encore moins à dévoiler son intimité. Il préfère écouter ses amis évoquer les années 80-90 (rayer la mention inutile) et étancher leur soif avec des litres de bières. Après le récit du Yéti et la plongée dans la genèse de Ciccio, Fantasio évoque pourtant les années Blur (celles de Parklife et The great escape), l’époque où il s’imaginait dans la peau de Damon Albarn accompagné de ses acolytes à lunettes. Si ces mecs ni beaux ni moches avec des patronymes ordinaires pouvaient y arriver, il y avait des raisons d’espérer.

 

Sur ces paroles, le Yéti se leva et tituba jusqu’aux toilettes. Emprise de l’alcool ou moment de grâce impromptu (ou les deux), Ciccio et Fantasio eurent le même sentiment de voir la silhouette du Yéti habitée par le corps torturé de Ian Brown.

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Fantasio

Le Sous-Marin Jaune prend la Porte

7 juin 2010

 

Périscope #22

Cette semaine, le Sous-Marin jaune fait escale dans un joli port industriel, et comme à l’accoutumé, les 3 valeureux matelots se précipitent dehors pour dégourdir leurs jolies gambettes et désaltérer leurs gosiers. Juste avant de rentrer dans leur taverne préférée, ils restent interdits devant une affiche de film sur… les Doors.

 

Tiens, encore un film sur ce groupe après le biopic d’Oliver Stone… Le Yéti commence à grogner: mauvais signe, il a les poils hirsutes. Ces comparses le regardent, et commencent à prendre peur.

 

 

Ce qui a exaspéré le Yéti en voyant cette affiche pour ce nouveau documentaire, c’est le sujet : ENCORE les Doors.
Pour le Yéti, les Doors, c’est le groupe qu’on écoute quand on a 16 ans pour faire cool et rebelle en buvant une bière et en fumant un joint au cimetière du Père Lachaise, car « Mec, c’était un poète maudit, Jim Morrisson ».
Et de se dire qu’une nouvelle génération de teenagers boutonneux va à nouveau tomber dans le panneau et écouter l’interminable The End pendant des plombes parce que certains magazines branchés aiment perpétuer tous ces clichés autour des Doors, ça met le Yéti en rogne.
« Merde les enfants, Arthur Lee de Love était mille fois plus rebelle et attachant que Jimbo ! Et pour le côté poète maudit , autant voir chez les Anglais (Martin Newell ou Andy Partridge de XTC), ça aurait de la gueule un documentaire sur ces deux génies ! ».
Mais le Yéti se sent un peu comme Don Quichotte sur cette bataille, et il craint même de voir arriver prochainement de nouveaux biopics sur Jimi Hendrix ou Ian Curtis, devenus malgré eux des icônes parfaites pour un marketing mode et tendance.

 

Encore un film sur Les Doors

Encore un film sur Les Doors

Fantasio a l’habitude des chausse-trappe que peuvent réserver les conversations à bâtons rompus avec le Yéti. Il n’est pas rare, d’ailleurs que celles-ci se terminent en pugilat. Parfois même, Fantasio s’imagine que le Yéti en rajoute, et il se trompe la plupart du temps, comme lorsqu’il surestime la mythologie des Doors. Le Yéti, comme les groupes qui ne meurent jamais, ne change pas son fond de commerce. Alors Fantasio essaie d’expliquer à son ami velu le plus important et le plus mystérieux : ce sont bien les chansons (No Milk Today ayant traversé les décennies, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Herman’s Hermit, l’air de The Letter est plus connu que le nom des Box Tops) qui sont immortelles. Toutefois, l’interrogation du Yéti est légitime de la part d’une vieille branche ayant bien connu le siècle dernier, et qui voit les nouvelles générations le pousser vers la porte de sortie. Fantasio ne peut que lui répondre qu’on a les idoles que l’on mérite et qu’il devrait user de son expérience et de sa sagesse (hum) pour transmettre son admiration pour les Beach Boys et Belle & Sebastian aux moins de trente ans.

 

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Quand on est à trois dans un endroit aussi étroit et étanche qu’un sous-marin (et nous ne mentionnerons pas ici l’ignoble odeur dégagée par les poils du Yéti), il est important de bien choisir son camp, de bien faire des alliances, pour être toujours du bon côté.
Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, Ciccio a choisi le camp de Fantasio.
En effet, il ne comprend pas non plus l’obsession maladive sur les Doors. Certes, Ciccio n’a jamais vraiment goûté la musique ni les mots de Jim le maudit, mais sans plus. Et surtout, hormis le film (mauvais, mais est-ce utile de le préciser quand on connaît le réalisateur ?) de Stone et le documentaire de Di Cillo (que Ciccio aime beaucoup, par contre), il peine à trouver d’autres références cinématographiques sur le groupe de Los Angeles. Deux films en quarante ans, on fait pire comme acharnement, non ?
Ciccio se demande si il y aura un jour un biopic sur le héros musical de sa jeunesse, Robert Smith

 

 

Il ne faut pas… écouter de la musique religieuse après le jeudi de l’Ascension

15 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #17

Parmi son gigantesque flot d’abondantes inutilités, il est encore certaines choses apportées par la Religion que personne ne souhaite remettre en cause. Les jours fériés font assurément partie de cette catégorie, même si la plupart d’entre nous serait bien incapable d’en expliquer la signification, ou, pire encore, de les défendre (« ben, en fait… comment dire… il était mort quelques temps avant, puis il est revenu, c’est ce qu’on appelle la Résurrection. Si si, c’est vraiment arrivé… Bref, et après ben il est parti au ciel… Comment ? Oui, il est re-mort, si tu veux… Et c’est ce qu’on appelle L’Ascension »).

 

J’imagine d’ici la foultitude de questions à la fois innocentes et piégeantes que ma fille de six ans et demi poserait après une telle explication.

 

Au Sous-Marin, nous ne sommes pas des grands défenseurs de la Religion, même si nos prises de positions musicales pourraient être comparés à des dogmes dictés par un représentant de l’une des trois grandes sectes de notre temps. Nous avons la foi, donc, mais pas celle dont parlait le barbu illuminé. Nous ce serait plutôt celle d’un chevelu illuminé appelé Robert Smith.

 

Et, puisque Universal nous fait le plaisir de rééditer l’album Disintegration en coffret trois disques, avec album remastérisé, live intégral de l’album à Wembley, et enfin un disque de raretés comprenant probablement mon morceau préféré du groupe, en version live, je ne résiste pas au plaisir de partager une autre version live de ce même morceau, ici et maintenant, en attendant la sortie prochaine dudit coffret :

 

 

Certes, nous vous prévenons un peu tard, mais il vous reste encore tout le week-end pour rectifier le tir, jeter vos albums de rock évangéliste à la poubelle et vous ruer sur le mini site dédié à la réédition de Disintegration, en attendant sa sortie dans une grosse semaine…

 

Si vous passez le week-end à repousser les assauts de vos voisins bigots qui tapent à la porte en hurlant qu’ils ont entendu chez vous la voix de Jésus, et qu’ils ont des choses à vous communiquer sur son prochain retour, tandis que vous essayez de leur expliquer qu’en fait non, c’était pour rire, que vous n’êtes pas vraiment croyants, que vous vouliez juste voir à quoi ressemblait le rock chrétien, et que finalement vous êtes obligés d’appeler la police (un comble) pour les déloger de votre palier, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio