Une Bouée pour Puro Instinct

11 novembre 2011

 

Le mécanicien du SMJ

Le Mécanicien #2

 

Le Yéti a eu une trouille bleue. L’espace d’un instant, il a crû que l’esprit de l’Artilleur avait pris possession de l’âme de Damien. Pardon, de Ciccio.
Même armé d’un couteau à beurre, le Yéti a cru sa dernière heure arrivée. Le Poilu fait donc profil bas et part se planquer dans la salle des machines, loin de Ciccio qui a du aller se plaindre auprès de la Vigie, « comme d’habitude » pense le Yéti à mi-voix.

 

Bien décidé à aller se plaindre lui aussi, il déboule chez le Mécanicien. En le cherchant dans le fatras des machines, le Yéti entend des strates de guitares, des voix spectrales, des ambiances cotonneuses comme il aime. Il pense aux Jesus & Mary Chain ou à Ride au féminin et trouve ça bien. Il s’approche de la chaine hi-fi du Mécanicien, mais ne trouve pas la pochette du CD écouté. En revanche, il se met à se tordre de rire en voyant l’un de ses nouveaux Cds : deux demoiselles en nuisette, assez maquillées, dans des draps de satin, avec un lapin blanc sur le ventre d’une des chanteuses.
« Pffff, ce Mécanicien, il écoute de la musique pour des films érotiques maintenant !! Arf, on dirait une photo de David Hamilton, c’est pitoyable.
- Le Velu, t’es vraiment qu’un gros ignare. » Le Yéti sursaute, le Mécanicien est planté juste derrière lui; il a bien sur tout entendu.
« De plus, tu es vraiment stupide, car cette pochette, c’est celle du premier album de Puro Instinct, Headbangers in Ecstasy, et c’est la musique que tu écoutes actuellement, en train de taper du pied ! ».

 

Puro Instinct, en direct de la Playboy Mansion

Puro Instinct, en direct de la Playboy Mansion

Le Yéti a chaud, il est tout rouge. « Mais, mais, c’est Slowdive cette musique ? C’est beau, c’est doux, c’est sucré, et les guitares sont cristallines comme j’aime !
- Et alors ? Déjà, NON, ce n’est pas Slowdive, et en plus, ce n’est pas parce que la pochette de cet album sort tout droit d’un vieux Playboy que la musique est merdique. C’est quoi ces raccourcis, le Yéti ? J’ai bien envie de te coller une grosse mandale pour te remettre les idées à l’endroit ! »

 

Le Yéti blêmit. Il regarde le Mécanicien avec de gros yeux, ne lit aucune ironie sur son visage, et se met à chouiner.
« Rhaaa, c’est pas possible, calme-toi le Poilu. Viens, assieds toi sur ce tabouret, détends toi et écoute Vapor Girls, ca va te faire du bien. Qu’est ce qui s’est encore passé là haut ? »
Le Yéti avale sa salive, se frotte les yeux et murmure dans un souffle: « C’est Ciccio. Il a voulu me tuer avec un couteau à beurre… »

 

 

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Le Yéti

 

 

Le pastiche selon The Pains of Being Pure at Heart

16 mai 2011

 

Périscope #59

Périscope #59

Cette semaine, le Yéti est une nouvelle fois ronchon. Pour changer.
Plusieurs blogs et certains journaux (Magic, Les Inrocks) sont dithyrambiques sur le nouvel album de The Pains of Being Pure At Heart, Belong, et du coup, le Yéti est allé écouter l’album. Et le Yéti est resté interdit. Lui qui a vécu les glorieuses années 90, comment voulez vous qu’il cautionne un disque pareil qui est au mieux une copie carbone de tout ce qui se faisait à l’époque, au pire un pastiche pas drôle du son de ces années indie-pop. Car les ressemblances avec Ride, The Orchids et autres groupes noisy-pop anglais des années 90 sont tellement flagrantes que cela en devient gênant. Du coup le Yéti pense avoir raté un truc avec le cas TBOBPAH.
Il sonne le tocsin, rameute Ciccio et Fantasio à coup de noix de cajou et de binouzes, et leur pose la question : Aimez vous le dernier album de The Pains Of Being Pure At Heart ? Si oui, pour quelle raison ?

 

 

Le Yéti préfère écouter les Field Mice que TPOBPAH...

Le Yéti préfère écouter les Field Mice que TPOBPAH...

Pour préciser sa pensée, ce qui chagrine le plus le Yéti en écoutant The Pains of Being Pure at Heart, c’est qu’il ne voit pas l’intérêt de ce disque ou de cette musique aujourd’hui.
Vous avez 40 ans et avez connu les années 90 ? Belong vous fera sourire, mais juste 5mn. Ensuite vous retournerez vers Skywriting, mètre étalon de la pop indé, meilleur album des inestimables Field Mice.
Vous avez un peu moins de trente ans et vibrez au son de The Xx ou d’un certain folk psyché ? Belong vous semblera un interminable pensum, totalement insignifiant. Le degré zéro de la prise de risques, un album sans couleur, inodore et sans saveur.
Si vous avez moins de 20 ans et que vous aimez Lady Gaga et ou même Kanye West, vous vous êtes trompés de blog et n’avez rien à faire ici !!
Et le Yéti de vous rappeler une règle qu’il suit à la lettre, une devise jamais prise en défaut : toujours préférer l’original à la copie. Toujours.

 

 

...alors que Fantasio n'aime que le nom du groupe...

...alors que Fantasio n'aime que le nom du groupe...

Le Yéti fait la gueule, mais c’est pas grave, c’est aussi pour ça qu’on l’aime. D’ailleurs, s’il ne faisait pas la tronche de temps en temps, il finirait par lasser ses co-matelots, lui qui ne sait jamais dire non, et qui répond généralement « c’est génial j’adore !!! » quand on lui demande son avis sur une baleine ou un plancton produit à bord du Sous-Marin Jaune.
Cela dit, le Yéti a choisi un sujet particulièrement périlleux pour trainer son blues : quoi de plus épineux que le sujet des groupes qui copient bien ou mal, avec ou sans classe? Pour Fantasio, il n’y a pas vraiment de débat, cette distinction est éminemment subjective, et aussi dépendante du timing. En ce qui concerne l’exemple choisi par le gros Yéti velu, c’est plutôt mal barré. Le disque en question est ennuyeux au possible, dans la moyenne constatée chez les Vaccines. On remerciera quand même le groupe d’avoir trouvé un nom de groupe aussi réussi qu’un titre de chanson des Smiths. C’est peu mais c’est au moins ça de pris.

 

 

Allez Rex, va chercher Ray Davies !

Allez Rex, va chercher Ray Davies !

C’est aussi le nom du groupe qui avait intrigué Ciccio lors de son premier album éponyme qui, s’il portait donc un nom digne de Morrissey, proposait une pochette très Belle & Sebastian (deux raisons pour Ciccio de s’y intéresser). Hélas, ni le premier ni le second n’ont réussi à l’intéresser véritablement.
Il semblerait donc que nos amis matelots tombent d’accord, ce qui tiendrait de l’exploit. C’est sans compter l’esprit de contradiction de Ciccio, qui a manqué de s’étrangler sur une noix de cajou en écoutant le Yéti conclure sur un poussif poncif en envoyant paitre les copieurs.
La copie peut avoir des vertus et permettre soit de dépoussiérer un style oublié (Richard Hawley ressuscitant le rockabilly) ou devenu indésirable (le punk rock dans les années 90, ramené par les Strokes et tous les suiveurs britanniques planqués derrière les Libertines), soit aux jeunes générations de creuser un héritage musicale pour y trouver son bonheur (comment Ciccio aurait-il découvert les Kinks sans Parklife de Blur, il y a presque vingt ans ?).
Loin de salir, un groupe « suiveur » peut donc rendre plein de services, et redonner sa noblesse à des artistes trop vite oubliés.

 

 

En plein revival 90′s avec Suede et Pulp

6 décembre 2010

 

Périscope #41

Périscope #41

Cette semaine, le Sous-Marin Jaune a vécu avec ferveur le retour de deux idoles des années 90 : Suede et Pulp.
Les premiers se sont reformés pour un concert exceptionnel auquel a assisté Ciccio. Les seconds ont annoncé leur reformation pour cet été pour quelques dates, dont a priori une en France, ce qui comble de bonheur le Yéti qui est un fervent supporteur de la bande à Jarvis.
Deux groupes phares de la scène Brit-Pop des années 90 de retour, est ce une bonne nouvelle pour nos oreilles et pour la musique ? Doit-on craindre une reformation des Happy Mondays ? Fantasio cautionne-t ’il ces retours comme ses petits camarades ?

 

 

Fantasio ne veut pas que Blur se reforme...

Fantasio ne veut pas que Blur se reforme...

 

Retours fracassants, vieilles gloires, come backs : pour Fantasio, tout cela fait penser aux affiches qui ornent les stations de métro parisiennes. Des années 60 aux années 90, nombreux sont les groupes qui se reforment. Les raisons de ces retours ne font aucun doute, et Fantasio s’est déjà exprimé à ce sujet dans un précédent périscope. Il comprend très bien l’émotion de ses amis à retrouver Pulp ou Suede sur scène. Il sait très bien qu’il verserait sa petite larme ou frissonnerait s’il se laisser embarquer à un pareil concert, comme lors de la venue de Morrissey à Paris jadis. Mais soyons clair : il ne souhaite voir se reformer AUCUN groupe disparu et est bien trop amoureux des disques pour assister à la parade pathétique des mythes vivants. Pas même Blur, ni Supergrass, reposez en paix les amis !

 

 

... Mais le Yéti ira voir Pulp...

... Mais le Yéti ira voir Pulp...

La discothèque du Yéti sent un peu le formol. Parce qu’il a grandi dans les années 90, le Yéti continue encore aujourd’hui d’apprécier tous ces groupes écoutés jusqu’à plus soif quand il était ado et qui ont fait sa culture musicale de base actuelle : les Ride, Happy Mondays et autre Stone Roses. Et puis Pulp bien sur. Alors ce matin, le Yéti s’en fout un peu que Pulp soit de retour pour payer ses impôts et que le retour de Jarvis fasse un peu Le Retour de la Revanche de la Momie : il ira voir Pulp en concert car le groupe a sorti plusieurs albums indispensables (surtout Separations et Freaks) et que Jarvis est une bête de scène, un type attachant et un sacré conteur d’histoires. Bon, bien sur, la nostalgie a ses limites et de là à revoir les Happy Mondays en concert, il ne faut peut-être pas exagérer. Mais lorsque le Yéti voit le monde entier s’esbaudir devant le retour sur scène du sanctifié Leonard Cohen, qui, après avoir perdu toutes ses économies, n’en finit plus de tourner dans des théâtres à 150 euros la place, il se dit que le retour de Pulp cet été semble finalement plus décent.

 

 

... et Ciccio est allé voir Suede.

... et Ciccio est allé voir Suede.

Difficile de ne pas être d’accord avec Fantasio. D’un strict point de vue artistique, le concert pour le concert ne peut rien donner de bien extraordinaire. Certes, pour le concert d’adieu de Supergrass, auquel Ciccio a assisté avec ravissement, le groupe avait ressorti quelques vidéos, mis quelque peu en scène sa carrière, et surtout livré une prestation à la fois longue, poignante et énergique.
Tout comme ce fut le cas pour Suede, le concert de reformation de Pulp ne donnera rien de bien extraordinaire, sinon une nostalgie incroyable pour tous ceux qui, comme Ciccio, se sont éveillés à la musique au début des années 1990. S’il avait un peu plus d’intégrité artistique, Ciccio boycotterait sûrement ce concert. Au lieu de cela, et malgré l’odeur fétide qui règnera dans la salle à cause de la présence d’un individu poilu et chaud comme une baraque à frites, Ciccio en sera, priant secrètement pour entendre le chef d’œuvre absolu de Pulp : Razzmatazz.

 

 

Le Sous-Marin Jaune cherche une introduction musicale parfaite

30 août 2010

 

Périscope #28

Le Sous-Marin Jaune part en vacances

Les meilleures choses ont une fin : Ciccio, Fantasio et le Yéti sont de retour de vacances et ont ré-embarqué dans leur fier vaisseau, le désormais fameux Sous-Marin Jaune.
Chacun vaque à ses occupations, range ses maillots de bain, raconte ses petits souvenirs musicaux de l’été. Le Yéti en profite pour se raser (un peu) la barbe hirsute qui lui bouffe les joues depuis quelques jours. Une tâche qu’il opère en écoutant Blue Monday de New Order.

 

« Fichtre, cette intro, elle est tout de même intemporelle… » se dit il. « Rhaaaaa, impossible de me raser avec ses beats qui pilonnent ma salle de bain, j’ai envi d’onduler mon gros corps velu ! »
En nage, le Yéti déboule dans la salle des machines et harangue ses comparses : « Damned les gars, Blue Monday a la meilleure intro musicale du monde, non ? Vous êtes d’accord avec moi, ou vous avez un meilleur exemple d’introduction musicale mythique ? C’est important pour vous une bonne introduction musicale ? »

 

 

New Order BM88

New Order BM88

En fait, en y réfléchissant bien, l’intro de Blue Monday était revenue titiller le Yéti le jour du concert de The Divine Comedy à Pleyel, lorsque Neil se mit à chanter At the Indie Disco et qu’il imita façon Human Beatbox le début du tube de New Order. A peine 3 notes jouées et tout le public était en transe, hurlant, pas loin d’un orgasme collégial. C’était fascinant à écouter, le pouvoir de cette petite boîte à rythmes. Tout le génie de New Order était là.
Mais après avoir joué aux derviches tourneurs sur le dance-floor, le Yéti se mit à penser à une autre brillante introduction, celle beaucoup plus calme de California Girls des Beach Boys, avec ses petites notes douces et élégiaques qui s’évaporent doucement pour laisser la place à une belle chanson pop forcément sublime. Pas de doute, le Yéti est un amoureux transi des introductions musicales réussies.

 

Television - Marquee Moon

Television - Marquee Moon

Ciccio, quant à lui, les yeux rivés sur le visage du Yéti, répond « FAUX » ! En effet, quand on a une barbe aussi belle et fournie que celle du Yéti, on ne la rase pas. Ciccio ne s’est pas rasé depuis son départ en vacances il y a plus d’un mois, et il compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin, espérant ressembler bientôt au Yéti, voire, mieux encore, à Joaquin Phoenix dans I’m Still There.
Par contre, lui aussi s’accorde à dire que les intros, quand elles sont réussies, subliment une chanson. Ce qui ne signifie aucunement que les chansons sans intro sont forcément mauvaises (Ciccio est dans une phase Bob Dylan / The Band ces jours-ci, et c’est amusant de voir comment leurs morceaux se passaient allègrement d’intro, voire même de toute partie instrumentale pour Dylan dans les années 60 : le morceau commence sur le premier mot du texte et s’achève en même temps que le dernier).
Ce que Ciccio affectionne tout particulièrement, c’est quand les instruments arrivent l’un après l’autre, dans les intros (oui, c’est bateau, il en a conscience, mais il aime). Marquee Moon, de Television, est une de ses préférées, au même titre que l’évident A Forest de The Cure ou le beaucoup moins connu Italian Leather Sofa de Cake.
Autre type d’intro qu’il adore, celle qui laisse la part belle à la guitare pop, qui la laisse partir, revenir, s’envoler, s’entrechoquer gentiment avec les autres instruments, sans jamais tirer la couverture à elle avec un solo vulgaire et bruyant, préparant parfaitement le terrain pour l’entrée de la voix. Les deux exemples qui lui viennent immédiatement en tête sont le tourbillonnant From Time To Time de Ride et l’excellentissime The Headmaster Ritual de The Smiths.

 

Spoon - GA GA GA GA GA

Spoon - GA GA GA GA GA


Fantasio prend enfin la parole. Ravi de retrouver ses deux comparses velus aussi déterminés et sûrs de leur fait, il leur répond sans hésiter.
« Non, franchement mon Yéti, tu as vu juste, une fois de plus. » Sur le moment, il ne sait pas trop si c’est son manque de répartie, le ralentissement estival de ses neurones ou l’enthousiasme du Yéti et de Ciccio qui le pousse au consensus.
En fait, Fantasio aime surtout les intros d’albums, les titres lents ou syncopés placés en tête de disque, et qui se démarquent d’une manière ou d’une autre : l’entêtant Don’t Make Me a Target au début du Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon par exemple. Ou alors dans un style complètement différent, le Mojo Pin de Jeff Buckley, probablement l’introduction d’album la plus bizarroïde de tous les temps.
De retour à bord du vaisseau pour cette nouvelle rentrée musicale, Fantasio préfère finalement observer le Yéti se raser sur le rythme de Blue Monday, convaincu que le Sous-Marin avancera un peu plus vite, boosté par l’énergie du trio.

 

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

5 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

Périscope #13

Cette semaine, le Yéti est tout excité. C’est le weekend de Pâques avec un beau lundi férié pour glandouiller, et pour fêter ça, le Yéti a décidé de faire un petit jeu pour le périscope de la semaine.
Qui dit Pâques, dit Lapins de Pâques et Cloches de Pâques. Alors pour marquer le coup, le Yéti demande à ses comparses de célébrer Pâques en parlant d’artistes ou de groupes ayant le mot Lapin ou Cloche dans leur nom (l’anglais marche bien sur, avec Rabbit et Bell). Ah ah ah !! Le Yéti se tord les côtes de rires, il adore ce genre de petits jeux futiles. Et dans son infinie bonté, il autorise ses copains à aussi parler de titres avec les mots Lapin et Cloche dedans.
A quoi sert ce jeu ? A rien. Juste à prendre un prétexte pour parler de musique et de certains artistes ou chansons qui nous tiennent à cœur.

 

Le premier à se lancer est Ciccio qui souhaite profiter de la proposition velue du Yéti pour réhabiliter, par l’intermédiaire d’un de ses guitaristes et leaders, un groupe des années 90 qui lui est cher : Ride. Oui, l’auteur du magique Birdman, du popesque I Don’t Know Where It Comes From, ou encore du très aérien Chrome Waves, n’est autre qu’Andy Bell, aujourd’hui bassiste pépère chez Oasis (et pour une fois, Ciccio cite le groupe de Manchester sans aucune intention de faire chier Fantasio).
Bon, la vérité, c’est que le chouchou de Ciccio est en fait l’autre ex-leader du groupe, Mark Gardener. Mais il a eu beau tourner le problème dans tous les sens, faire des recherches sur Internet, il n’a jamais réussi à trouver une langue dans laquelle Gardener voulait dire quoi que ce soit qui fut en rapport avec Pâques. Certes, il a bien pensé au fait que cela signifie jardinier, et que les cloches déposent les oeufs dans le jardin, mais il a eu bien trop peur de Fantasio pour tenter cette approche quelque peu tirée par les chev’oeufs.

 

The Shins - Wincing The Night Away

The Shins - Wincing The Night Away


Fantasio n’a rien à reprocher aux lapins de façon générale. Lorsque qu’il a reçu l’invitation du Yéti intitulée « Viens jouer avec des lapins dans mon jardin », il n’y a rien compris.
Quels lapins, quels jeux ? Les lapins, ça lui rappelait surtout les horribles petits personnages Sylvanian, à tête d’animaux. Cette association était suffisante pour empêcher Fantasio de s’adonner à toutes les facéties prévues par le Yéti. Il espérait simplement que les jeux en question ne mettraient pas en scène des personnages Sylvanian.
En réfléchissant un peu plus fort, en cherchant dans ses archives, Fantasio se souvenait non pas d’un groupe, mais d’une chanson qui contenait le mot « Rabbit »: Red Rabbits, des Shins, sur l’album Wincing The Night Away. Un titre assez bizarre, l’un des meilleurs du disque, qu’il écouterait volontiers chaque jour du week-end de Pâques.
Quant aux cloches évoquées par le Yéti, Fantasio s’attend à ce que le Yéti en profite pour remettre le couvert à propos de Bell(e) and Sebastian.

 

Chris Bell - I Am the Cosmos

Chris Bell - I Am the Cosmos


Comme le Yéti aime bien prendre Fantasio à rebrousse poil, il ne parlera pas de Belle & Sebastian, mais plutôt de Chris Bell, héros de Big Star, compagnon de route de Alex Chilton, récemment décédé.
C’est surtout l’album I am The Cosmos qui l’avait ému, ainsi que la chanson You and Your Sister, absolument poignante. La voix de Chris d’ailleurs s’y révélait souvent déchirante. Aucun doute, Le Yéti aime ce folk sur l’os, et en rédigeant ce post, il ré-écoute avec plaisir ce premier album.
Mais bon, pour Pâques, cette musique pouvait se révéler un peu triste. Du coup rien de mieux que les amis de Lapin Machin pour réveiller ses vieilles guiboles velues.
Les Lapin Machin, c’est un groupe d’anti-folk foutraque parisien, encore autoproduit, jouant une musique délirante et jouissive. Aucun effort sur l’accent anglais, mais l’esprit Moldy Peaches est là et c’est le principal. Et comme Œuf de Pâques, le Yéti vous propose d’aller les écouter sur myspace ici : http://www.myspace.com/lapinmachin

 

Oui, vous êtes gâtés !! Qu’est ce qu’on dit ? Merci le Sous-Marin Jaune !