Les matelots jouent les touristes à Liverpool
5 décembre 2011
Résumé de l’épisode précédent : avec l’aide de l’Artilleur, le Plongeur met fin à l’obstacle terrifiant empêchant les matelots de rejoindre Liverpool.
La voie est libre ! Quasi instantanément après la destruction de la muraille de mauvaise goût, la bonne nouvelle fait le tour du sous-marin. Ciccio pleure des larmes de joie comme à l’annonce d’un nouvel album de Ray Lamontagne. Le Yéti pousse des cris d’extase, bondit en tout sens, suscitant la colère et l’agacement du Commandant par son comportement enfantin.
Fantasio pousse un soupir de soulagement et affiche un rictus probablement synonyme de satisfaction.
LIVERPOOL, NOUS VOILA !
Tel est le cri simple et sincère du Yéti, alors qu’il pose un pied sur la terre ferme. Transformé par cette escale très particulière, le Yéti déborde d’énergie. Il est suivi de près par les 2 autres matelots, et par les membres de l’équipage autorisés à quitter leur poste : le Radariste et le Plongeur.
Tous semblent grisés par l’arrivée en Merseyside. Ciccio a revêtu un jersey de foot rouge, floqué du numéro 8 et du nom d’une de ses idoles : GERRARD.
C’est Fantasio qui a programmé la première journée des matelots à Liverpool. Ce soir, ils dormiront tous au Hard Day’s Night Hotel. A la demande insistante du Yéti, il a réservé la suite John Lennon et son piano blanc.
Hilares et galvanisés, le Plongeur et le Radariste improvisent une interprétation de Penny Lane, le Plongeur se chargeant des harmonies.
- Fantasio, c’est quoi le programme ? demande le Radariste.
Fantasio, qui a une sainte horreur de répondre plusieurs fois à la même question (déjà posée 3 fois pendant le petit déjeuner), détaille une nouvelle fois le planning de la journée, qui les emmènera notamment à Strawberry Fields et au pub Rubber Soul.
Le groupe entame son périple sous la pluie et le vent, laissant le sous-marin jaune à quai. Fantasio se retourne une dernière fois, craignant de croiser le regard glacial du Commandant ou de l’Artilleur.
Personne.
Malgré tout l’enthousiasme du Yéti et de ses compagnons, la ballade n’est pas toujours à la hauteur du rêve, et pas seulement à cause des intempéries. Marchant de monument en monument, les amis, pas habitués à parcourir des kilomètres dans l’espace exigu du sous-marin, ont mal aux pieds.
C’est finalement dans le réconfort plutôt universel d’un pub qu’ils retrouvent le plus de chaleur humaine et d’émotion.
Ciccio pousse un râle de douleur, les genoux mis à mal par le long périple piéton dans les rues de Liverpool. Du côté du Yéti, l’enthousiasme a été divisé par 10 depuis le matin : le velu se plaint d’ampoules apparues sous ses pieds.
Fantasio a l’étrange impression d’être dans la peau d’un professeur d’Anglais accompagnant ses élèves pour un séjour linguistique.
Alors que la barmaid dépose 5 pintes de Guiness sur la table des matelots, le repos du petit groupe est interrompu par l’apparition de la Vigie :
- VITE, TOUS AU SOUS-MARIN JAUNE ! ALERTE, LE COMMANDANT VOUS APPELLE !
Vont-ils quitter Liverpool ? Pourquoi le Commandant a-t-il donné l’alerte ?
La suite la semaine prochaine…
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