DSK aime t’il le cul selon Sebastien Tellier, Pulp et Johnny Cash ?
30 mai 2011Ces derniers temps, impossible d’échapper aux tribulations de Dominique Strauss-Kahn et de ses pulsions sexuelles. A bord du Sous-Marin Jaune, cette affaire a suscité une totale indifférence. Jusqu’au jour où le Yéti a proposé à Ciccio et Fantasio de choisir un disque pour accompagner DSK en taule, à Rikers Island. Et en corollaire, de parler des disques ayant une forte connotation sexuelle.
Le Yéti sourit. Il se dit qu’en plus, avec ce post, les trois matelots vont pouvoir taguer plein de mots cochons: le Sous-Marin Jaune va tripler son trafic d’un seul coup !
Le coté bestial de l’affaire DSK (si elle s’avérait vraie) a rappelé instantanément au Yéti cette vieille chanson de Pulp, Little Girl (With Blue Eyes):
« Little Girl with Blues Eyes, there’s a hole in your heart and one between your legs. You’ve never had to wonder which one he’s going to fill in spite of what he said« .
Ce n’est pas très romantique, comme souvent chez Jarvis Cocker, mais très réaliste.
Mais pour accompagner DSK en taule, le Yéti finalement verrait bien une bonne cure de bromure pour le bonhomme, à savoir un disque froid, glacial, sans aucune dimension sexuelle (pour prendre le contre-pied de l’idée de départ). Et là, il pense tout de suite aux albums de ce groupe anglais, Cranes, dont la musique vous fout la chaire de poule et le moral en berne, comme sur l’excellent EP Tomorrow’s Tears, dont le coté frigide rendrait fou DSK. Ahah, DSK devenant moine-ermite à cause de Cranes, ca aurait de la gueule à la une de Voici-Paris Match !
Du cul, il faut bien chercher à bord du Sous-Marin jaune pour en trouver d’autre que celui velu du vieux Yéti hirsute. Les trois matelots s’adonnent à ces activités – chacun de son côté, de préférence – lorsqu’ils jettent l’ancre, avec généralement davantage de discrétion que DSK, cette sorte de Yéti hyper-sexué. Cela n’empêche pas les amis d’écouter de temps à autres quelques titres d’Al Green, auteur d’albums classiques, cliché parmi les clichés des musiques « sexuelles ». Aujourd’hui, Fantasio ne souhaite pas recourir à ce genre d’exemples pour illustrer la conversation entamée par le Yéti. Il a plutôt envie d’évoquer le souvenir du dernier album de Sébastien Tellier, on ne peut plus approprié, de sa pochette évocatrice à son titre explicite. Il rafraîchit la mémoire de ses camarades en fredonnant la mélodie de Divine (titre qui représenta la France à l’Eurovision 2008).
No no no no no no no…
Du sexe, une pochette sexy, et une barbe : que demander de plus ?
Si Ciccio n’imagine pas qu’on puisse mettre de la musique pendant l’acte (il a déjà tonné contre cette pratique lors d’un récent périscope), il se dit que s’il devait aller un jour en prison (pour l’instant, aucune femme de chambre n’a osé se plaindre), la musique serait probablement son unique réconfort. Alors, bien sûr, il commencerait par jouer quelques classiques, comme In The Jailhouse Now, ou le fameux Folsom Prison Blues du non moins fameux Johnny Cash, tout en faisant attention de ne pas trop s’enfoncer dans une musique trop mélancolique.
Et donc rapidement, il lui faudrait opter pour des choses plus joyeuses, et il se tournerait vers la pop, la britpop très exactement, pour se changer les idées. Alors si DSK est passé à côté de la fameuse guerre Blur / Oasis qui agita l’Angleterre au milieu des années 90, Ciccio lui donnerait un peu de contexte, en passant Sunday Sunday ou Supersonic. Au pire, ça pourrait lui donner envie de bouger ses fesses.















