Concours: le Disque du Mois du Yéti à gagner

27 avril 2011

Trésor #1

Trésor #3


Chaque mois, l’un des matelots du Sous-Marin Jaune choisit un album et pose une petite énigme (en rapport avec l’album). Le premier mail reçu avec la bonne réponse remporte l’album. On ne peut pas faire plus simple !
C’est le Yéti qui s’y colle pour ce mois-ci.

 

 

Au début, lorsque j’ai vu le nom de ce nouveau groupe anglais, j’ai eu peur. Pensez donc, un groupe qui se baptise selon un dessin animé japonais des années 80, vous pouvez craindre le pire : voir le fantôme de Dorothée débouler sans prévenir, les trentenaires se mettre à entonner Capitaine Flam ou Albator, bref le cauchemar.
Heureusement, si le groupe a choisi un patronyme débile, la musique, elle, est bien différente et de grande classe. On croirait en effet entendre sur plusieurs morceaux des inédits de Lee Hazlewood et Nancy Sinatra, rien que ça !

 

Y'a t'il un groupe qui s'appelle Goldorak ?

Y'a t'il un groupe qui s'appelle Goldorak ?

 

En fouillant un peu dans la biographie du groupe, j’ai été surpris de voir que ce petit miracle pop nous venait de la tête pensante d’un groupe fort différent, jouant plutôt un curieux mélange de krautrock matiné de musique gothique, à mille lieux de la finesse de cet opus, tout simplement réjouissant.

 

Quel est le groupe et le nom de l’album que le Yéti cherche à vous faire gagner ?
Question subsidiaire: de quel groupe vient le chanteur-compositeur de ce nouveau combo ?

 

Pour répondre, envoyez un mail avec la bonne réponse à contact@lesousmarinjaune.com, en précisant votre nom, prénom et adresse postale.
Une fois la bonne réponse trouvée, elle sera publiée en commentaire avec le nom du (de la) gagnant(e).

 

 

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Le Yéti

 

 

John Barry, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood en vue !

3 novembre 2010

 

Nancy Sinatra et Lee Hazlewood comparés à John Barry

La Vigie #33

A la lecture du titre de ce nouvel article concocté par la Vigie, le lecteur averti lâchera sûrement un petit rire sardonique, persuadé qu’enfin la Vigie va être prise à défaut, car proposant une comparaison totalement non pertinente, étant donné les liens discographiques unissant John Barry, le créateur du fameux thème de James Bond, et Nancy Sinatra, l’interprète sublime de You Only Live Twice.

 

Seul un lecteur encore plus averti ne fera pas cette erreur, et se dira qu’il y a sûrement quelque chose de plus que la Vigie veut dire ici (sinon pourquoi parler de Lee Hazlewood, le seul chanteur au monde qui peut faire rougir Serge Gainsbourg en comparant les filles qu’ils ont fait chanter), probablement un détail qui, malgré son évidence post lecture, n’aura pas été relevé par le premier lecteur, malgré sa culture musicale et son insatiable curiosité.

 

Parlons de John Barry, donc. Ce compositeur très connu (Amicalement vôtre à la télé, Out Of Africa au cinéma, pour n’en citer que deux), est le créateur non seulement du thème de James Bond, mais aussi des morceaux titres d’une bonne douzaine de films (les premiers, les meilleurs, parmi lesquelsGoldfinger, From Russia With Love et bien sûr You Only Live Twice).

 

Loin de la Vigie l’idée de vous faire l’affront de penser une demi seconde que vous ne savez pas ce qu’est le thème de James Bond mais, pour le plaisir, et également pour les besoins de notre petite comparaison hebdomadaire, le voici agrémenté d’images indispensables :

 

 

Vous entendez les cuivres qui relancent le morceau, à partir de la quarantième seconde environ ? Évidemment que vous les connaissez par cœur, là n’est pas la question.
La question serait plutôt : est-ce que vous entendez les violons faire la même chose ici, aux alentours de 2m38 (puis de nouveau à 3m14) :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

En fait, la vraie question est : pourquoi avoir mis ce clin d’œil gigantesque à James Bond ? (clin d’œil d’autant plus évident que Summer Wine et You Only Live Twice sont tous les deux sortis en 1967). Sans en avoir la moindre idée, la Vigie parierait sur une blague potache du génial Lee Hazlewood, qui s’est probablement dit que ça ne pouvait pas faire de mal de capitaliser un peu sur le succès de la musique de Barry.

 

A moins que Lee n’ait tout simplement eu une vision, il y a 43 ans, d’un taré de musique assis devant son ordinateur, se raclant le cerveau pour trouver des analogies musicales, et qu’il se soit dit qu’il allait lui donner un petit coup de pouce…

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Emmanuelle Seigner est-elle vraiment dingue ?

25 mars 2010

Cette semaine, Le Yéti projette d’écrabouiller l’aînée des Seigner, à la seule force de ses pattes velues. Fantasio se présente en défenseur des femmes maltraitées.

 

Le Yéti :

Le nouvel album de la soeur Seigner

Emmanuelle Seigner - Dingue

Enfer et damnation : la malédiction de l’actrice qui se rêve chanteuse a encore frappé. Après avoir subi les tentatives de Sandrine Kiberlain, Jeanne Balibar ou Agnès Jaoui, c’est au tour d’Emmanuelle Seigner de sortir un premier album.

 

Mais comme la demoiselle s’est bien entourée (Keren Ann et Doriand s’occupent des mélodies et des textes), j’étais plein d’espoir, surtout que le single, Dingue, était assez affriolant. Emmanuelle Seigner y montre assez d’espièglerie pour intriguer et nous tenir en haleine. On croirait presque un inédit de Nancy Sinatra. C’est dire.

 

Quelques titres plus tard pourtant, je sors mes griffes et hurle au scandale, totalement trompé par la marchandise. Soyons clair, le filet de voix d’Emmanuelle Seigner est plutôt agréable, pouvant rappeler April March sans l’accent. Mais on le sait, une jolie voix n’a jamais fait un bon album, et là, je me demande où est passé le talent de Keren Ann et de Doriand. En effet pour ceux qui suivent ces deux excellents chanteurs français, on a vraiment l’impression d’entendre des fonds de tiroir ou des mélodies déjà archi-entendues (Jamais d’autre que moi ou Emmanuelle). Mais le plus désolant reste à mon gout les textes particulièrement indigents. On navigue entre cucuteries (Alone à Barcelone et ses rimes pauvres), name dropping se voulant branché (P’tite Pédale) et textes bâclés (le duo avec Roman Polanski dont le texte m’a fait hurler de rire, mais à ses dépends).

 

Je n’ai jamais aimé Emmanuelle Seigner actrice (elle a bousillé Frantic et la dernière scène de La Neuvième Porte est un monument de Grotesque), mais j’appréciais l’image qu’elle renvoyait, icône un peu chic et légère. Avec cet album, je vois les limites de ses poses, de ses minauderies. Tout cela est finalement totalement insignifiant et un brin risible.

 

 

Fantasio :

Emmanuelle Seigner dans Frantic

Avant quand elle était actrice

Certains disques arrivent comme des piqûres de rappel. Je ne pensais pas avoir la mémoire si courte : la précédente tentative musicale d’Emmanuelle Seigner avec des amis chevelus (Ultra Orange et Emmanuelle) remonte seulement à 2007. Quelle conclusion tirer de cet oubli ? Aucune, en ce qui me concerne, mais je parie que cet album avec Emmanuelle Seigner toute seule (c’est ce que laisse suggérer la pochette, et le titre de l’album : moi, tout seule, en robe sexy.) laissera une trace plus importante

 

Et puis, à l’écoute de ce nouvel album, tout m’est revenu : mais oui, putain, Ultra Orange, c’était bien !
Passé ce premier constat et cet effet madeleine (même si ce nouvel album est loin d’être une photocopie du premier), j’aime ce disque clair, pas compliqué, ses qualités et ses défauts, un peu comme j’aimais l’album de Fred Jimenez. Ni chanson française à textes, ni variétoche, cet album se place plutôt comme petit instantané pop, chose improbable en France puisque faire de la pop ou du rock avec des vrais mots de la langue française est interdit depuis les années 60. Dingue, et Le Jour Parfait suffisent à garantir une addiction qui durera quelques semaines. Passé cette période d’enthousiasme, il faudra probablement ranger tout cela dans une boîte « plaisirs fugaces » (ou plaisirs coupables, si je prête attention aux cris de sauvages poussés par le Yéti à chaque apparition d’Emmanuelle Seigner dans le Sous-marin).