David Bowie et Morrissey en vue !

23 juin 2010

Morrissey comparé à Bowie

La Vigie #20

Cette semaine, le titre de la Vigie ne devrait pas faire bondir le lecteur avisé. Déjà parce que le lecteur du Sous-Marin Jaune n’est pas du genre à bondir au moindre titre, mais surtout parce que la filiation entre les deux artistes passés à la loupe cette semaine est de notoriété publique, et l’admiration entre eux a priori mutuelle (ou pour le moins, il y a eu admiration à certains moments, et même apparition commune sur scène, mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui – Morrissey, malgré tout le mal qu’il a pu dire de Bowie, reprend de temps en temps Drive-In Saturday sur scène).

 

Nous avons affaire à deux dinosaures de la musique, avec tout ce que cette image transporte de positif et de négatif. Et la Vigie n’a pas l’intention de vous injurier en vous les présentant dans cette introduction. Passons plutôt aux choses sérieuses, et à l’écoute. Connaissez-vous ce morceau ?

 

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Bien sûr que vous le connaissez (on peut rire, oui ?) et que (si vous avez un tant soi peu de goût) vous l’adorez. Pendant que vous y êtes, écoutez le jusqu’au bout, notamment à partir de 2m14, et les orchestrations qui démarrent : pom pom pom poooooom… POM POM POM POOOOOOM.

 

Intéressez-vous à présent au morceau suivant, composé par Mark Nevin et interprété par Morrisey :

 

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Vous aussi, à partir de 2m58, vous entendez des pom pom pom pom très familiers, là ?

 

Et le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le Duc blanc et fin a lui-même repris ce morceau de Morrissey, dans lequel il rendait hommage à Ziggy (vous suivez ?), mais en s’affranchissant de l’orchestration finale. Ca donne ça :

 

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Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Je n’aime pas… les tops de fin d’année

14 janvier 2010

Torpille #1

Je n’aime pas les tops de fin d’année. Le classement de la rédaction, le top des lecteurs, le choix des internautes, c’est tout pareil, je n’aime pas.

 

Le principe, déjà, me dérange : pourquoi ne retenir que 10, 50, ou 100 albums ? Selon quels critères ? Tout classement repose sur un dispositif on ne peut plus suspect. Prenons le Top 50 de Pitchfork. Retenir 50 albums pour une année, c’est à la fois beaucoup (presque un album par semaine !), mais peu à l’échelle de la rédaction de Pitchfork. Au fond, cela part d’un effort louable mais pourquoi attendre la fin d’année pour faire cette sélection ? Inutile d’attendre la fin de l’exercice pour retenir un album par semaine.

 

Les tops, évidemment, ne sont pas nés avec le web. Je me souviens d’une année (pas n’importe quelle année : 1994), où je découvrais les Inrockuptibles. Je ne savais rien ou presque des musiques dites « indépendantes », et les tops en tout genre, c’était exactement ce dont j’avais besoin. C’était la bible, la feuille de route à suivre, et je me souviens y avoir trouvé une grande satisfaction, et pas seulement pour Morrissey et Vauxhall & I.

 

Je ne sais pas si 1994 fut une meilleure année que 2009, et je m’en fous, ce n’est pas le problème. En 2009, je n’aime pas les tops, parce qu’ils ne riment à rien : usines à gaz anti-éditoriales complètement à l’opposé du rôle d’éclaireur et de défricheur.

 

Est-ce que j’ai besoin de Pitchfork (ou autres) pour avoir une idée d’album à écouter par semaine ? Non.

 

Est-ce que j’ai besoin de Pitchfork (ou autres) pour agréger les coups de cœur d’anonymes ? Non.

 

En définitive, ça n’a guère plus d’intérêt que le top des albums dits « indie » vendus par Amazon.
Un top un tant soit peu constructif et transparent consisterait probablement à faire amende honorable : ‘on s’est peut-être un peu enflammé pour les Fleet Foxes‘. Ça, vous ne le lirez jamais sur le web. Au lieu de ça, les groupes montés au pinacle savent quel retour de bâton les attend dans 95% des cas au deuxième album (ayant 99% de chances d’obtenir une note comprise entre 4.9 et 5.9/10).
Le tableau est noir, et ça ne s’arrange pas si l’on s’imagine retrouver des tops qui n’oublient personne – le super album pas du tout buzzé sorti en plein mois de février ou en juillet est plutôt mal barré face aux lauréats habituels (au hasard, les très opaques Animal Collective) et aux erreurs de casting (Kanye West ??? Justin Timberlake ??? Lily Allen ???)
C’est peut-être là finalement le seul intérêt des tops de fin d’année : ils énervent tout le monde et créent la discussion.

 

Fantasio

 

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Fantasio