The Rolling Stones dans la cuisine du Sous-Marin Jaune

21 décembre 2011

Le Cuisinier #1

Le Cuisinier #1

« Salut les matelots, j’ai besoin de quelqu’un pour venir goûter un super truc sur les Rolling Stones !! Qui est volontaire ? »

 

Le Cuisinier du Sous-Marin Jaune a le chic pour arriver dans les moments les moins propices et, ne serait-ce pour son air innocent et sa gentillesse naturelle, il se ferait le plus souvent rembarrer. Et s’il paraît s’en foutre complètement, c’est qu’en fait il n’en a pas conscience. C’est du moins ce que se dit Ciccio pour excuser ses interventions maladroites. Fantasio, a l’inverse, est persuadé que le Cuisinier sait exactement ce qu’il fait, mais qu’il mise sur la goinfrerie de Ciccio pour s’en tirer à bon compte.

 

Et c’est d’ailleurs lui, Ciccio, qui, malgré le silence pesant qui suit le nom du groupe qui est également l’emblème de leur pire ennemi, lève la main en criant « Moi ! Moi ! J’adore ce groupe en plus !!! ». Il se tourne vers Fantasio, qui le fusille du regard, et se met à bredouiller quelques pauvres excuses, de toutes façons couvertes par les cris du Cuisinier, qui appelle Ciccio depuis l’autre bout du couloir.

Un excellent imitateur de Mick

Un excellent imitateur de Mick

« Bon, euh, allez-y sans moi, voir l’Artilleur… De toutes façons moi je ne supporte pas la vue du sang, et puis… J’ai l’impression que le Cuisinier a besoin de moi » dit Ciccio d’une voix saccadée, avant de fuir littéralement.

 

Arrivé dans les cuisines du Sous-Marin, il voit le Cuisinier en train de préparer son installation. Ce dernier l’interpelle :
- Pourquoi ils font tous la gueule, là bas ? J’ai l’impression d’avoir fait une grosse gaffe…
- Attends, t’es pas au courant ?
- De ?
- Ben de l’attaque, quoi ! Le Sous-Marin Rouge et Noir, tout ça…
- Ah oui, le « Sous-Marin ennemi », répond le Cuisinier en riant, en mimant les guillemets avec ses mains.

 

Il lève les yeux au ciel, pour faire comprendre à Ciccio qu’il n’a jamais véritablement cru à cette histoire de Sous-Marin Rouge et Noir. Puis il fait un clin d’oeil et un petit signe de la tête pour l’attirer devant un écran :

 

 

 

Ciccio ne comprend pas bien de quoi il s’agt au début : il ne connaît pas Jimmy Fallon et est très surpris de voir Mick Jagger faire une étrange promo. Puis rapidement il comprend le fonctionnement de la petite scène et explose de rire à chaque nouvelle intervention de Jimmy.
Finalement les deux compères tombent dans les bras l’un de l’autre, pleurant de rire (Ciccio n’arrête pas de répéter « RANDOM CLAP !!! »).

 

« C’est pas un peu fini, oui ! ». C’est Fantasio qui, d’un ton sec, calme de manière radicale le Cuisinier et Ciccio. D’un regard, il fait comprendre à Ciccio qu’il faut partir, qu’il a besoin de lui pour remettre le Sous-Marin en état. Ciccio part sans dire un mot. Le Cuisinier fait un signe de la main à Fantasio : « Salut, tu veux venir goûter ? Tu vas pisser de rire, c’est à propos de Mick Jagger et les Roll… ».

 

Mais Fantasio est déjà loin au moment où le Cuisinier finit sa phrase. Peu lui importe, il remet immédiatement la vidéo, et il y a fort à parier qu’on l’entend rire jusqu’à la salle des armes.

 

 

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Ciccio

The Rolling Stones et Gomez en vue !

4 mai 2011

 

Gomez comparé à The Rolling Stones

La Vigie #51

Quelqu’un est déjà allé en Virginie ?

 

Non, parce que, si la Vigie n’y est jamais allée, le moins que l’on puisse dire est qu’elle en a entendu parler. Brendan Benson nous parle de la maison dans laquelle il attend son Emma (House In Virginia), et la maison de Devon Sproule est dans le même quartier (Old Virginia Block). Et puis, bien sûr, il y a les Rolling Stones, prêts à délaisser le vin sucré californien pour aller s’encanailler en Virginie.

 

Dîtes, c'est encore loin la Virginie ?

Dîtes, c'est encore loin la Virginie ?

Le fait que ce morceau soit devenu pour la Vigie un de ses préférés du groupe de Keith Richards (si vous ne devez lire qu’un livre en 2011, lisez la biographie du grandissime Keith) la fait sourire, tant elle a au départ détesté cette chanson bien trop bluesy. Aujourd’hui, il faut admettre que le moindre petit coup d’harmonica fait transpirer la Vigie de bonheur, mais c’est une autre histoire…

 

Mais force est d’avouer qu’au delà de l’intro fabuleuse, mélange de guitares sèche et slide, soutenues par l’harmonica, donc, ce morceau tout en chœurs déchaînés (on entend tout ce petit monde rire à la fin) donne furieusement envie de taper dans ses mains sur les refrains (même si la Vigie ne supporte pas ça) en montant sur les tables pour gueuler OH WON’T YOU COME ON, COME ON DOWWWWWWNNNNN, SWEET VIRGINIAAAAAAAAA :

 

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Mais la Virginie, c’est aussi (et avant tout, même) un prénom. Enfin, avant tout un prénom, c’est un peu faux, car le nom de l’État vient, selon Wikipedia, de la virginité (au moins supposée) de la reine d’Angleterre Elizabeth 1re.

 

Et ceci rend malicieux le choix du titre d’une chanson de Gomez, groupe anglais aussi méconnu qu’intéressant (et ce n’est pas Fantasio, lui qui a fait découvrir ce groupe à la Vigie, qui dira le contraire).

 

La Virginie ? Mais c'est ICI mon vieux !

La Virginie ? Mais c'est ICI mon vieux !

Il n’est pas ici question d’Amérique, de picrate usurpateur ou de caca sur les chaussures, mais bien d’un de la complainte d’un amoureux pour sa belle, prénommée, vous l’aurez compris, Virginie :

 

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Alors que Tom Gray, le chanteur de Gomez sur cette chanson, dit à Virginie que si elle peut se passer de lui, il faudrait mieux le dire (sous entendu : je m’y ferai), Mick Jagger gueule son amour et la supplie de… Mais attends, il supplie pas un état ??!!

 

Horreur ! Le fait de citer la Californie n’était en fait qu’une fausse piste, un maudit hareng rouge. Mick, comme souvent, s’adresse en fait à une fille. La Virginie sucrée n’était donc pas celle du sud des États-Unis. Du coup l’introduction perd tout son intérêt. Et le reste du texte est carrément moins bon. C’est fou cette histoire de perspective, tout à coup l’article perd toute sa saveur.

 

D’ailleurs, pourquoi l’avez-vous lu ?

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Gimmick selon The Rolling Stones (3)

29 janvier 2011

Le Gimmick selon The Rolling Stones

Le Sonar #6

Ciccio n’en finit plus de se replonger dans la longue et bonne discographie des Rolling Stones, passionné qu’il est par sa lecture du livre de Keith Richards. Vivement qu’il en finisse, qu’on passe à autre chose…

 

 

En tant que batteur amateur, il est normal que mon attention se focalise sur la personne qui tient les baguettes dans un groupe lorsque j’aime ce qu’ils jouent. Ainsi, Ringo Starr et Keith Moon, que je ne vous ferai l’injure de vous présenter, font partie, pour des raisons diamétralement opposées (flegme et ironie chez l’un, technique et créativité chez l’autre) de mon panthéon musical. Certes, cette règle souffre évidemment de quelques exceptions, la plus énorme d’entre elles étant le peu d’intérêt porté envers Mick Avory, pourtant batteur d’un de mes trois ou quatre groupes préférés de tous les temps.

 

Mick, c'est comment déjà l'intro de ce morceau ?

Keith, c'est comment déjà l'intro de ce morceau ?

Charlie Watts, parce qu’il a toujours eu l’air en décalage par rapport aux autres Stones, tout en restant un membre incontestable (à la différence de Bill Wyman, par exemple), parce que Keith et Mick le décrivent comme un musicien émérite et une personne formidable, m’a toujours fasciné. Son côté impassible, au sein d’un groupe aussi sulfureux et agité, m’intrigue, et je ne désespère un jour de pouvoir écouter ses autres productions musicales, voire lire un livre sur sa vie.

 

Mais revenons à notre gimmick.
Si je vous dis Rolling Stones + Batterie + Gimmick, normalement vous répondez, vous criez, vous éructez, vous aboyez, bref vous gueulez SYMPATHY !!!

 

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Y’a-t-il franchement quelque chose à ajouter après ce morceau dont la qualité n’a d’égal que le succès interplanétaire ?
Si, au risque d’enfoncer une porte ouverte, j’ajouterai que si vous souhaitez en savoir plus sur l’origine de ce gimmick de batterie fabuleux, et sur la gestation de cette chanson en général, courez acheter One + One de Godard. Vous y découvrirez notamment le rôle critique que joue Keith Richards dans la création sonore des Stones. C’est édifiant.

 

Prends ça, Mick !

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Gimmick selon The Rolling Stones

14 janvier 2011

Le Gimmick selon The Rolling Stones

Le Sonar #4

Cette semaine, c’est au tour de Ciccio de nous narrer, forcément avec brio, comment et pourquoi le groupe de Keith, Mick et Brian lui a permis d’assumer son héritage musical.

 

 

A un certain âge, disons entre 10 et 20 ans au hasard, où la position la moins risquée pour un garçon est de faire peu ou prou la même chose que son voisin immédiat, il n’est jamais très évident de dire que l’on sait jouer du xylophone. La réponse que l’on risque d’entendre est plus proche du « du quoi ? c’est quoi ce truc… » que du « du xylophone ??!! comme c’est original !! tu voudrais pas me faire une petite démonstration, un soir, chez toi, rien que nous deux ? ».
Longtemps, il m’a fallu porter cela comme un fardeau, expliquant que non, les percussions ne se résument pas au fait d’avoir les cheveux à la place des yeux tandis qu’on a le cou tordu au dessus d’une caisse claire que l’on martyrise sur un train d’enfer pour cacher un sens du rythme proche du pitoyable. Les percussions, c’est aussi les timbales, les claves, le triangle, le vibraphone et… et… le majestueux xylophone (ou le xylo, comme le disait avec entrain Mme Vilevieille, l’anachronique prof de percussions que je n’ai plus osé regarder en face après le jour où elle m’a lamentablement pris la main dans le sac, mais ceci est une autre histoire – si vous voulez des détails, laissez un commentaire).

 

Et puis un jour, j’ai réalisé qu’un des plus beaux gimmicks de l’histoire de la pop music était joué par Brian Jones sur un xylophone :

 

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Ma vie n’a plus jamais été la même car, même si je n’ai jamais eu l’occasion de faire une démonstration de xylophone tard le soir chez moi (j’ai tellement fait chier mes parents qu’ils l’ont revendu avant mes 15 ans), je reste aujourd’hui assez fier d’avoir pratiqué cet instrument légèrement atypique et très puissant quand il est maitrisé.

 

On aura beau dire, mais le père Brian, outre son rôle décisif au moment de la gestation des Rolling Stones, a apporté des petites touches qui font que ce groupe n’a pas été tout à fait comme les autres. On en reparlera très prochainement…

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Bob Dylan et Kaolin en vue !

29 septembre 2010

Pulp comparé à The Kinks

La Vigie #28

Aujourd’hui, tata Vigie vous raconte une histoire.

 

Tout a commencé au milieu des années 2000 (impressionnant comme intro, non ? On a l’impression d’être dans le futur…), lorsque Ciccio, enthousiasmé par un morceau d’un groupe qu’il ne portait pourtant pas dans son cœur, en parla à son comparse Fantasio.
« He, Fanta, t’as écouté le nouveau single de Kaolin ? Il est pas bourrin, pop folk, et vraiment pas mal ! »
Ce à quoi Fanta le taiseux cultivé a répondu, un brin moqueur : « Pfff, rien de bien surprenant, c’est une reprise de Dylan, en fait… ».

 

Il avait fallu du temps à ce pauvre Ciccio pour retrouver le morceau dont parlait Fantasio, qui était aussi avare en mots qu’il est riche en connaissances, mais l’évidence était pourtant là, palpable, devant ses oreilles abasourdies.

 

Ce morceau-là…

 

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…ressemblait fort à celui-ci.

 

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Ciccio n’en revenait pas, à la fois de la ressemblance (à chaque fois que Partons Vite commence, il lui venait une envie de siffloter la partie harmonica de I Want You), et aussi du fait qu’il était passé totalement au travers.

 

Heu... comment ça les Rolling Stones ??

Heu... comment ça les Rolling Stones ??

Après avoir écouté un ou deux autres titres de l’album de Kaolin, il était même parti l’acheter. Il avait comme à son habitude arraché frénétiquement le film plastique et s’était rué sur le livret, pour chercher dans les crédits de Partons Vite une quelconque trace de Dylan (ce qui l’aurait beaucoup moins surpris que de voir Bitter Sweet Symphony de The Verve crédité Jagger / Richards, par exemple.

 

Hélas, rien du tout.

 

Il avait beau tourner et retourner le livret dans tous les sens, par la moindre trace de Robert Zimmerman. Oh, il avait bien lu ici et là quelques bribes sur le net, mais rien de bien marqué ou officiel. Il était donc rentré chez lui, son disque (finalement décevant) sous le bras, un peu fier malgré tout de faire partie des quelques uns qui savaient le terrible secret…

 

Alors, elle vous plait l’histoire de tata Vigie ? Revenez la semaine prochaine, y’en aura peut-être une autre.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio