Je n’aime pas… Les Groupes à Plumes

24 juin 2011

 

Non aux Groupes à Plumes !

Torpille #12

 

Chaque jour, de nombreuses choses contrarient les trois compères du Sous-Marin Jaune. Plutôt que de ruminer sa colère seul dans son coin, le matelot est sommé à chaque fois par ses comparses de s’expliquer. Cette semaine, c’est le Yéti qui s’allonge sur le divan du submersible…

 

Je suis cerné, ils sont partout, et je vais me fâcher. Tout rouge. Je les retrouve dans mon magazine de musique préféré, pour illustrer un article sur ce nouveau groupe à la mode et bientôt oublié. Dans tous les blogs divers et variés que je parcours quotidiennement. Mais aussi dans les journaux à la mode pour jeunes teenagers branchés, à la télévision dans des documentaires sociétales, et bientôt chez Pernaut, au journal de 13 heures.

 

Cette nouvelle variété de musiciens qui pullule et m’exaspère, ce sont les Groupes à Plumes.

 

Pardon ? Vous ne comprenez pas de quoi je veux parler ? Mais si, de tous ces groupes qui ont choisi de ressembler à l’Indien des Village People, en se coiffant de la parure de Geronimo et de maquillage fluo pour avoir l’air cool, hippie ou extravagant. Voilà, je vois que vous hochez de la tête et opinez.

 

Natasha est une poule...

Natasha est une poule...

J’aurai dû pourtant me méfier lorsque j’ai vu Björk (qui a un gout de chiotte pour se fringuer) tenter de réhabiliter le costume à plumes, avec l’aide d’Alexander McQueen, lors de sa tournée pour l’album Vespertine. Car derrière elle, toute une troupe de plaisantins a trouvé l’idée irrésistible et a décliné le concept jusqu’à l’overdose. Résultat : aujourd’hui je pense élever des renards dans le Sous-Marin pour bouffer ces volatiles, Ciccio a ressorti sa hache pour tailler du poulet et Fantasio a récupéré sa Winchester pour zigouiller de l’Apache…

 

Ce qui m’énerve par-dessus tout, c’est que certains groupes ou chanteuses n’avaient pas besoin de ces artifices pour imposer une vraie personnalité. Si vous regardez une photo de Natasha Khan des Bat For Lashes, vous pensez tout de suite qu’elle doit rêver secrètement de se réincarner en pintade pour utiliser autant de plumes. Et vous oubliez sa voix pourtant magnifique. Idem pour ma petite chérie, Brisa Roché, que j’aime tant.

 

Les Village People ? Non, Of Montreal...

Les Village People ? Non, Of Montreal...

On pourrait croire que les groupes à plumes sont essentiellement féminins, mais les garçons ne sont pas en reste : MGMT bien sur, mais aussi Of Montreal ou Local Natives adorent les costumes iroquois. Une nouvelle fois, ce qui est exaspérant ici, c’est que tout le monde utilise une même idée. Ce qui chez juste une ou deux personnes pouvait être une idée amusante voire subversive, n’est plus qu’une mascarade lorsqu’elle est utilisée par la masse. Et on voit la ruse (de sioux… ah non) des maisons de disques derrière ces déguisements : lier un groupe à une mode vestimentaire et des accessoires pour toucher des royalties et des revenus sur des produits annexes (cf : la mode fluo-kid, totalement risible).

 

Damned, je reçois à l’instant un message d’Universal qui veut lancer des Groupes à Poils pour la fin de l’année, et a pensé à moi, figure emblématique des Velus, pour diriger la manœuvre ! Ca aurait de la gueule… Je sens que je vais accepter leur offre et me retrouve une nouvelle fois bien marron.

 

 

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Le Yéti

 

 

Les Pochettes Décalées de Holly Golightly, JJ Johanson et Human Highway

23 mai 2011

 

Périscope #60

Périscope #60

Alors que Fantasio et le Yéti se reposent tranquillement après avoir bossé toute la nuit dans la salle des machines du Sous-Marin Jaune, Ciccio déboule tout excité et se poste devant ses compagnons.
« Les gars, regardez ce nouveau disque que je viens de recevoir…». Et Ciccio de brandir le nouvel album de Holly Golightly and the Brokeoffs, intitulé No Help Coming. Fantasio et le Yéti explosent de rire : la pochette de l’album que Ciccio leur met sous le nez est hautement improbable, totalement décalée.
Tout cela donne une idée au Yéti : Ciccio nous dira pourquoi il adore cette pochette et ce groupe, et ses deux autres compères devront trouver un disque avec une pochette autant décalée et dire si le disque est bon, lui aussi, ou pas.
Et toi, Ô Lecteur Chéri, tu pourras nous dire celle que tu préfères ou nous proposer une autre pochette dingo.

 

 

Holly Golightly and the Brokeoffs

Holly Golightly and the Brokeoffs

Au début, Ciccio ne comprend pas pourquoi ses amis rient à gorge déployée. C’est d’ailleurs paradoxal pour quelqu’un qui achète encore autant de CDs : Ciccio ne donne pas plus d’importance que cela à leurs pochettes. Il a depuis bien longtemps remarqué que, qu’elle soit l’oeuvre d’un grand photographe/créateur ou bricolée avec les moyens du bord, elle ne permet au mieux que d’éprouver une certaine émotion, comme cela peut-être le cas dans une galerie d’art, mais elle ne donne absolument aucune idée de ce que l’on va entendre par la suite. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de valeur sûre comme Holly Golightly, la papesse du surf folk, il n’y a pas à tergiverser.
Il est vrai cependant que la pochette d’un album est plus souvent la cible des moqueries qu’autre chose.
D’ailleurs, en voyant les deux autres matelots se rouler par terre, Ciccio retourne la pochette face à lui, et prend seulement conscience de ce qu’elle représente. Il esquisse un sourire, lève les yeux au ciel et attend patiemment que le Yéti et Fantasio se calment pour continuer la discussion.

 

 

L'atroce Antenna de JJ Johanson

l'atroce Antenna de JJ Johanson

Fantasio se souvient de ce qu’il faisait, à l’époque ou il achetait encore très régulièrement des CDs, lorsqu’une pochette de disque ne lui plaisait pas. Il ouvrait la boîte du CD et retournait le livret du CD : il contient généralement une photo ou un visuel moins pénible. Il se souvient notamment de la pochette de Grace de Jeff Buckley, à laquelle il préférait la photo de Jeff accompagné de ses fabuleux musiciens. Plus récemment, les exemples de vilaines pochettes ne manquent pas, mais leur impact se limite à un fichier jpg collé sur une douzaine de MP3. Facile, donc, de supporter la pochette du dernier album des Strokes. Toutefois, en ce qui concerne certains artistes, une pochette moche peut ôter toute curiosité, comme celle du dernier Jay-Jay Johanson, Spellbound – lui qui jadis, jusqu’à Antenna, s’illustrait par des pochettes plutôt réussies.
Faut-il se réjouir de ne voir que la silhouette (on distingue quand même la forme du mulet long de Jay-Jay, on en frissonne) du crooner suédois sur cette pochette ? Peut-être, et c’est sans doute là la seule consolation : c’est moins pire que la pochette d’Antenna.

 

 

Human Highway, le Kitsch à son apogée

Human Highway, le Kitsch à son apogée

Lorsque Ciccio a présenté la pochette de Holly, le Yéti a tout de suite pensé à un album du même acabit, celui de Human Highway, intitulé Moody Motorcycle.
Ces Canadiens ont sorti en 2008 leur premier album avec la pochette la plus kitsch et décalée des années 2000. Ah, on est loin de MGMT ou de la frime fluo-pop ! Là, on a le droit à la trombine des deux membres du groupes, dans un style rural redneck assez brut, le tout sur un fond sépia manquant totalement de glamour. Pour la musique, on a aussi droit à un vrai décalage. Alors que la pochette nous faisait craindre un disque de country ou de folk endimanché, c’est plus vers la pop spectorienne qu’il faudra chercher les influences, soient des mélodies imparables, un peu sixties, et très bien arrangées.
Pour le Yéti, ce petit jeu aura eu un mérite : démontrer qu’une pochette décalée et dingo est souvent signe d’un album à forte personnalité et réussi.

 

 

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Le Yéti

 

 

Nos Tops de fin d’année: les meilleurs disques velus, les meilleurs disques pour Geek et les meilleurs disques pour changer de job en 2010!

20 décembre 2010

 

Périscope #43

Périscope #43

Ce matin, le Yéti déboule tout excité dans la cuisine du Sous-Marin Jaune, en braillant un peu plus que d’habitude :
« Les gars, les gars, ca y’ est, tous les blogs et fanzines de musique publient leur tops de fin d’année ! Nous aussi on va faire pareil !! ». A ces mots, Fantasio fusille le poilu du regard et Ciccio sort un couteau tranchant…
« Rhooo, attendez les enfants, je sais bien que vous n’aimez pas ça, les Tops de fin d’année !! Fantasio l’avait d’ailleurs dit, vous croyez que j’ai la mémoire courte ? Non, là, pour railler un peu cet exercice, je vous propose de faire du grand n’importe quoi et de composer chacun un top en fonction de ce que nous sommes. Ainsi, toi, Ciccio, cette année, tu as changé de boulot donc je veux que tu nous donnes ton Top 3 des disques de 2010 pour changer de job. Toi Fantasio, déjà tu reposes ton Ipad, et tu m’écoutes ! Tu vas nous donner ton Top 3 des disques de Geek pour 2010. De mon coté, je vous donnerai le Top3 des disques velus de 2010 ! Ça vous va ? Let’s Go, Folks ! ».

 

 

MGMT - Congratulations

MGMT - Congratulations

Il n’y a rien d’illogique à ce que le Yéti réclame un trio de disques geek au camarade Fantasio. Seulement, à part la BO récente de Scott Pilgrim, il n’est pas très sûr que ses disques préférés correspondent aux critères geek, à moins que cela ne se résume à une apparition dans une pub Apple. Voici en tout cas un top 3 mâtiné de geek attitude, ne serait-ce que parce qu’il exclut le chanteur de l’année (Arnaud Fleurent Didier) :
- Congratulations de MGMT
- Big Echo des Morning Benders
- Innerspeaker de Tame Impala
Fantasio regrette simplement que le Yéti n’ait pas demandé un top 5 qui lui aurait permis de citer une nouvelle fois Deerhunter et Sufjan Stevens.
Un pochette hideuse façon jeu vidéo, un chanteur à lunettes, des Australiens chevelus et pas de trace de Kanye West. Qui dit mieux ?

 

 

Archie Bronson Outfit - Coconut

Archie Bronson Outfit - Coconut

Toute l’année, le Yéti s’est vu rappeler par ses acolytes qu’il était une grosse boule de poils. Ce petit top 3 est l’occasion de rappeler qu’il ne fut pas le seul en 2010.
A tout seigneur tout honneur, les velus préférés du Yéti en 2010 auront été les Archie Bronson Outfit, une bande de barbus hirsutes, jouant sur Coconut un blues démoniaque et festif. Dommage que leur concert à la Maroquinerie ait été si sage. Le Yéti et son frangin, le Tazz (autre bête sacrément poilue) s’y étaient ennuyés ferme.
Le disque velu n°2 de l’année 2010 sera Courchevel de Florent Marchet. Si l’ami Florent arbore une chouette moustache sur la couverture de son album, c’est surtout la splendide peau de bête sur lequel il trône qui aura retenu l’attention du Yéti ! 20/20 pour la pochette et les chansons.
Enfin le troisième grand disque velu de l’année 2010 du Yéti, c’est le sublime ep de La Féline, Wolf & Wheel. Parce qu’un groupe qui se baptise ainsi en hommage à Jacques Tourneur, est forcément dans le top velu du Yéti. Attention, les 6 perles qui composent cet ep sont en revanche d’une délicatesse folle, même s’ il est question de Loup et de Rat, deux animaux poilus que le Yéti affectionne.

 

I Am Kloot - Sky At Night

I Am Kloot - Sky At Night

Même s’il ne comprend pas bien ce à quoi pourrait ressembler un top 3 des albums pour changer de boulot, l’idée a tellement plu à Ciccio qu’il s’est creusé la cervelle pour en tirer un petit classement qu’il espère non dénué d’intérêt.
Premier lauréat de ce top, donc, I Am Kloot. Pourquoi ? Tout simplement parce que Ciccio a l’impression que la grâce qui sort de Sky At Night semble avoir été obtenue par de la besogne, du labeur, du travail.
Deuxième album : Courchevel, de Florent Marchet. Sur cet album, une chanson donne une autre facette du monde merveilleux du travail : La Charette. Pas besoin de faire un long discours, le titre aura donné au lecteur une idée du sujet de cette excellente chanson.
Et puis finalement, pour montrer qu’il n’y a pas que le travail dans la vie, et que l’essentiel est ailleurs, le troisième album de Ciccio est le paradisiaque Love To Live des Living Sisters. Le supergroupe d’Inara George, Becky Stark et Eleni Mandell est un hymne au farniente, ce qui est toujours salutaire lorsque les cadences s’accélèrent.

 

D’ailleurs, puisque l’on parle de dur labeur, il est temps pour nos trois amis de boucler cette année 2010 par un peu de repos. Plus de détails dans quelques jours…

 

 

Le Sous-Marin Jaune et les disques qui ne servent à rien

1 novembre 2010

 

Périscope #36

Périscope #36

Le Yéti est confortablement installé dans le salon du Sous-Marin Jaune. Il écoute le dernier Blonde Redhead, et demeure perplexe.
Ciccio et Fantasio déboulent dans la pièce, regardent le Yéti, écoutent la musique qui s’échappe des enceintes. Moue dubitative de Ciccio, grimace de Fantasio. Et le Yéti toujours atone.
La grosse bête poilue brise le silence : « Mais qu’est ce que c’est que tous ces disques qui ne servent à rien ? C’est moi, ou il y en a de plus en plus ? Regardez le dernier Blonde Redhead ! Après les sommets que furent Misery is a Butterfly et 23, qu’est ce que c’est que ce truc informe, chiant comme une bruine bretonne ? Je ne comprends pas le désir d’enregistrer un truc pareil et pour nous d’écouter une soupe pareille ! ».
Ciccio et Fantasio voient bien que le Yéti est énervé et qu’il mélange un peu tout. Peut on dire d’un disque qu’il sert à quelque chose ? 2010 a-t-il été un grand cru pour les disques inutiles ? Que faire de tous ces albums dont l’encéphalogramme est désespérément plat ?

 

 

Le dernier Blonde Redhead: un bon somnifère

Le dernier Blonde Redhead: un bon somnifère


L’ennui avec le Yéti, c’est que lorsqu’il est lancé sur un sujet qui lui tient à cœur, il n’écoute plus personne et poursuit sa diatribe jusqu’à finir tout rouge, au bord de la syncope.
« Le problème, c’est que tous ces groupes sont juste rentiers de leur talent ! DES RENTIERS ! Interpol exploite jusqu’à la nausée sa recette « regardez-comme-je-fais-bien-de-la-new-wave ». Leur dernier album est tout simplement le même que le troisième qui était déjà une copie du second qui est juste un décalque du premier. Belle & Sebastian a encore sorti le même album qu’il y a trois ans et Antony nous fait toujours autant chier avec ses Johnsons ! JE N’EN PEUX PLUS !! ».
Pour le Yéti, tous ces groupes sentent la trouille, la peur de décevoir, de redevenir inconnu, de ne plus pouvoir jouer en première partie de U2. Cette année, un seul groupe aura vraiment réussi à bluffer le Yéti : c’est MGMT avec son incroyable Congratulations. Et rien que pour cette démarche, le groupe méritera d’être au panthéon de tous les best-of de fin d’année.

 

Neil-Young: A l'Hospice !

Neil-Young: A l'Hospice !

 

Quand Fantasio entend la complainte du Yéti, il voit bien la perche tendue : qui mieux que le méchant Fantasio pourrait faire écho au constat du yéti poilu ? Cela lui rappelle en tout cas une période qu’il a traversée il y a 3-4 ans. Alors qu’il écoutait énormément de disques chaque semaine, il avait beaucoup de mal à en trouver un qui se hisse au dessus de la médiocrité, chaque semaine sinon chaque mois. Alors il a envie de dire à son ami de moins se goinfrer de mp3 : faut-il autre chose qu’un album de Deerhunter pour être heureux ? Au lieu de cela, il a bien envie, par gout de la provoc’, d’en remettre une couche sur les inévitables et inutiles albums de dinosaures, de Bob Dylan à Neil Young.

 

Interpol: tellement original...

Interpol: tellement original...

C’est un comble ! Voilà donc Ciccio obligé de ramener le calme à bord du Sous-Marin en vantant la production musicale contemporaine, lui qui en secret la pourfend joyeusement ailleurs. Selon lui, lorsqu’un artiste a une identité forte, il n’est pas nécessaire qu’il se réinvente à chaque album pour être écoutable. Richard Hawley, Elbow, ou Tindersticks sont autant d’exemples de ce que Ciccio avance : ces artistes ne changent qu’un ingrédient ou deux dans chaque recette de nouvel album, et pourtant ils font partie du panthéon musical Ciccien.
Mais pour un Elbow, combien d’Editors, Interpol, Oasis et autres one-album-bands devons nous endurer ?
C’est le dur métier de passionné de la musique : un sacerdoce devant lequel aucun de nos trois intrépides héros des temps modernes ne saurait reculer !

 

 

The Divine Comedy – Solo Show – Salle Pleyel (Paris) – Jeudi 8 Juillet

15 juillet 2010

 

Neil Hannon à Pleyel

L'extincteur #3

Si j’idolâtre les disques de Divine Comedy, je restais nettement plus circonspect par rapport aux concerts de mon Irlandais préféré. En effet, ce que j’aime dans les chansons de Neil Hannon, ce sont leurs arrangements léchés et parfois un peu surannés, un peu comme si Ennio Morricone donnait rendez-vous à John Barry pour faire de la pop music. Or en live, il est souvent impossible à Neil de reproduire la féérie de ses mélodies et on a souvent droit à une version sur l’os de ses chansons. Je me souviens notamment d’un concert à la Cigale, après l’album Regeneration où j’avais passé mon temps à bailler devant la fadeur (un comble !) de l’interprétation. Dès lors, lorsque l’on m’a dit que Neil Hannon passait à la Salle Pleyel, haut lieu de la musique classique à Paris, j’étais enthousiaste, m’attendant à voir le bonhomme accompagné par moult cuivres et cordes.

 

« Caramba, encore raté ! » comme dirait Ramon dans l’Oreille Cassée. En effet, Pleyel accueille Neil au piano ou à la guitare, mais tout seul, en Solo Show.
En première partie, la divine Alela Diane jouera avec son père une heure de country folk de rêve. L’acoustique de la salle sied à merveille à la voix d’Alela, j’ai les poils qui se dressent sur mes bras à plusieurs reprises. Bon, ce ne sera pas le cas de tout le monde, mes partenaires de concert roupillant sec pendant cette première partie (Honte à vous. Que le grand Wacondah vous poursuive jusque dans vos nuits)…

 

Neil Hannon de Divine Comedy

Neil Hannon de Divine Comedy

Puis Neil arrive, se met au piano et entame d’entrée Our Mutual Friends. Et tout de suite je comprends que ce concert va être grand.
Ok, il y aura des pains, des oublis de texte, mais Neil a décidé de faire le show en jouant un peu de tous ces albums (mention spéciale à Geronimo, sublime titre de Promenade, à At The Indie Disco tiré de son dernier LP et surtout Don’t Look Down, proprement ahurissant).
Un peu cabotin, Neil n’a pas son pareil pour se mettre le public dans sa poche. Drôle, facétieux, Neil est un crooner-dandy moderne de génie, surtout lorsqu’il livre une reprise tubesque au piano du Time to Pretend de MGMT.

 

Tout au long de cet excellent concert, je n’aurai de cesse de me dire que chaque chanson tient formidablement la route en version épurée, à la guitare ou au piano, preuve de l’immense talent mélodique du bonhomme.
Le public réservera un triomphe à The Divine Comedy (3 rappels – 3 Standing Ovations – les garçons se roulant par terre de bonheur, les filles hurlant le prénom de Neil de façon quasi orgasmique…).

 

Et aujourd’hui, en ce petit matin tranquille de juillet, je vous ordonne d’aller écouter son dernier album BANG goes to the Knighthood, car c’est d’ores et déjà un classique de l’année 2010.

 

 

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Le Yéti