Il ne faut pas… assister au naufrage de l’équipe de France de football sans écouter Serge Gainsbourg

19 juin 2010

pas

La Combinaison #22

Tout ou presque a déjà été dit sur ce qui s’est passé jeudi soir dernier.

 

Loin de moi l’idée de remuer le couteau dans la plaie, mais bien au contraire de mettre un peu de beau dans ce qui n’aura inspiré à la plupart des observateurs que dégoût et déception.

 

N’ayez pas peur, il ne sera pas question ici de remotiver les troupes avec une version « améliorée » de notre hymne (« La Marseillaise, même en reggae, ça m’a toujours fait dégueuler… »), mais plutôt d’évoquer, avec le plus de poésie possible, cette distance séparant l’équipe et le peuple de France, distance qui grandissait tranquillement mais sûrement depuis quatre ou cinq ans, distance qui s’est creusée dans un glissement de terrain cette semaine.

 

Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.

 

Yann Tiersen en avait fait une superbe reprise pendant sa tournée live en 2002, mais laissons à Gainsbourg ce qui revient à Serge, car cette première interprétation est magnifique :

 

 

Si vous passez le week-end à pleurer parce que vos voisins, pour faire passer le goût de vomi coincé au fond de la gorge, ont décidé de jouer tous les morceaux officiels de toutes les équipes de France, alternant allègrement entre Johnny Halliday et Bernard Minet, pour finir sur le cultissime Viva Les Bleus de 1986, véritable tour de force réunissant la bagatelle de Carlos, Sim, Philippe Lavil, Herbert Léonard, Patrick Sébastien, Sacha Distel, Marcel Amont, Michel Boujenah, Didier Barbelivien et Enrico Macias, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio