Qu’est ce que tu fais pour les vacances ?

19 juillet 2010

 

Périscope #27

Le Sous-Marin Jaune part en vacances

Fantasio l’a décidé : l’équipage du Sous-Marin est prié de prendre quelques vacances et d’aller profiter du soleil.
Le Yéti, obéissant, a préparé un petit baluchon, regardé quelques destinations… mais pourtant il ne se sent pas bien. Des vacances, ok, mais avec qui ? Le Yéti, comme tout abominable homme des neiges qui se respecte, a peu d’amis et fait peur aux gens. Il est interdit de croisière Costa, pas la bienvenue au Club Med, ni en Auberge de Jeunesse…
En fait le Yéti aimerait bien passer ses vacances dans une maison isolée, avec un chanteur qu’il aime bien, histoire de refaire le monde le soir avec lui, autour d’une bonne bouteille de vin, quand la nuit tombe.
Mais avec qui ? Tiens, peut être que Ciccio et Fantasio ont, eux aussi, un avis sur la question. « Hey, les gars, si vous pouviez prendre des vacances avec un musicien actuel, vous partiriez avec qui ? ».

 

 

Le Meilleur ami de Ciccio: Son Ukulele

Le Meilleur ami de Ciccio: Son Ukulele

Ciccio, s’il devait prendre des vacances dans une maison isolée, n’emmènerait personne. Il prendrait quelques instruments (son ukulélé, sa batterie et sa trompette, pour démarrer) et en profiterait pour essayer de progresser un peu, ce qui ne serait pas du luxe !
Pourquoi le ukulélé ? Tout simplement parce que c’est un instrument minimaliste qui permet de faire un peu tout et n’importe quoi. Il a un son apaisant et Ciccio se voit bien passer des soirées à discuter avec son petit instrument en bois, lui demandant notamment pourquoi il refuse si souvent de jouer la bonne note lorsque Ciccio se lance, à la demande express du Yéti, qui en profite pour inviter Fantasio à danser un slow, dans le solo de Still Loving You.
Pas d’artiste pour Ciccio, donc , car s’il y a bien une chose qu’il n’aime pas faire, le Ciccio, c’est choisir. Choisir un meilleur film, un artiste préféré, un album à emmener sur une île déserte, choisir entre le Yéti et Fantasio, ou encore, comme c’est le cas ici, choisir un chanteur, qui plus est pour discuter avec lui ! C’est la raison pour laquelle Ciccio ne sort jamais de chez lui sans son iPod 160 Go.
Concernant le chanteur ou la chanteuse à emmener, qui plus est, le risque de rester assis face à face sans mot dire, voire, encore pire, de se retrouver déçu par ce qu’il/elle aurait à dire, est bien trop grand.

 

Innerspeaker, brillant album de Tame Impala

Innerspeaker, brillant album de Tame Impala

 

 

A la différence de Ciccio, la complainte du Yéti tombe plutôt bien pour Fantasio : il a en effet décidé d’inviter les 3 australiens psychédéliques de Tame Impala (quelqu’un a-t’il déchiffré l’anagramme ?), pendant ses 3 semaines de vacances estivales.
3 semaines à fumer l’herbe charentaise avec les auteurs de Innerspeaker, loin des krachs mélancoliques du Yéti et de la moue boudeuse de Ciccio. Sensible aux arguments de Solitude Is Bliss, Fantasio se doute bien que le trio se fera la malle avant la fin du séjour.
Dans ce cas, en hommage au Yéti, il rappellera les Beach Boys à la rescousse, pour ne pas mourir d’ennui à la plage.

 

 

Ernesto du groupe Viol

Ernesto du groupe Viol

Tout comme Fantasio, le Yéti va privilégier le présent et se verrait bien partir en vacances avec Ernesto Violin, chanteur compositeur d’un obscur groupe français : Viol.
Déjà le Yéti aimerait bien demander à Ernesto pourquoi il a choisi ce nom horrible pour sa musique aussi belle que délicate. Et puis ensuite parler avec lui des Byrds, de Nick Drake, de Midlake, de Love, toutes ces chouettes références qui se bousculent en écoutant le magnifique nouvel album du Monsieur, Welfare Heart, en téléchargement libre ici : http://violsboat.blogspot.com/
Et puis disséquer avec lui les splendides Living in a Cemetery ou The Tempest, certainement les chansons pop-folk que le Yéti a préféré écouter ces dernières semaines.
Enfin le dernier jour, le Yéti partirait s’incruster chez Fantasio (peut être avec Ernesto) pour discuter avec Tame Impala qu’il aime beaucoup, lui aussi. Ah, ce seraient de chouettes vacances !

 

 

Le Sous-Marin Jaune prend la Porte

7 juin 2010

 

Périscope #22

Cette semaine, le Sous-Marin jaune fait escale dans un joli port industriel, et comme à l’accoutumé, les 3 valeureux matelots se précipitent dehors pour dégourdir leurs jolies gambettes et désaltérer leurs gosiers. Juste avant de rentrer dans leur taverne préférée, ils restent interdits devant une affiche de film sur… les Doors.

 

Tiens, encore un film sur ce groupe après le biopic d’Oliver Stone… Le Yéti commence à grogner: mauvais signe, il a les poils hirsutes. Ces comparses le regardent, et commencent à prendre peur.

 

 

Ce qui a exaspéré le Yéti en voyant cette affiche pour ce nouveau documentaire, c’est le sujet : ENCORE les Doors.
Pour le Yéti, les Doors, c’est le groupe qu’on écoute quand on a 16 ans pour faire cool et rebelle en buvant une bière et en fumant un joint au cimetière du Père Lachaise, car « Mec, c’était un poète maudit, Jim Morrisson ».
Et de se dire qu’une nouvelle génération de teenagers boutonneux va à nouveau tomber dans le panneau et écouter l’interminable The End pendant des plombes parce que certains magazines branchés aiment perpétuer tous ces clichés autour des Doors, ça met le Yéti en rogne.
« Merde les enfants, Arthur Lee de Love était mille fois plus rebelle et attachant que Jimbo ! Et pour le côté poète maudit , autant voir chez les Anglais (Martin Newell ou Andy Partridge de XTC), ça aurait de la gueule un documentaire sur ces deux génies ! ».
Mais le Yéti se sent un peu comme Don Quichotte sur cette bataille, et il craint même de voir arriver prochainement de nouveaux biopics sur Jimi Hendrix ou Ian Curtis, devenus malgré eux des icônes parfaites pour un marketing mode et tendance.

 

Encore un film sur Les Doors

Encore un film sur Les Doors

Fantasio a l’habitude des chausse-trappe que peuvent réserver les conversations à bâtons rompus avec le Yéti. Il n’est pas rare, d’ailleurs que celles-ci se terminent en pugilat. Parfois même, Fantasio s’imagine que le Yéti en rajoute, et il se trompe la plupart du temps, comme lorsqu’il surestime la mythologie des Doors. Le Yéti, comme les groupes qui ne meurent jamais, ne change pas son fond de commerce. Alors Fantasio essaie d’expliquer à son ami velu le plus important et le plus mystérieux : ce sont bien les chansons (No Milk Today ayant traversé les décennies, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Herman’s Hermit, l’air de The Letter est plus connu que le nom des Box Tops) qui sont immortelles. Toutefois, l’interrogation du Yéti est légitime de la part d’une vieille branche ayant bien connu le siècle dernier, et qui voit les nouvelles générations le pousser vers la porte de sortie. Fantasio ne peut que lui répondre qu’on a les idoles que l’on mérite et qu’il devrait user de son expérience et de sa sagesse (hum) pour transmettre son admiration pour les Beach Boys et Belle & Sebastian aux moins de trente ans.

 

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Quand on est à trois dans un endroit aussi étroit et étanche qu’un sous-marin (et nous ne mentionnerons pas ici l’ignoble odeur dégagée par les poils du Yéti), il est important de bien choisir son camp, de bien faire des alliances, pour être toujours du bon côté.
Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, Ciccio a choisi le camp de Fantasio.
En effet, il ne comprend pas non plus l’obsession maladive sur les Doors. Certes, Ciccio n’a jamais vraiment goûté la musique ni les mots de Jim le maudit, mais sans plus. Et surtout, hormis le film (mauvais, mais est-ce utile de le préciser quand on connaît le réalisateur ?) de Stone et le documentaire de Di Cillo (que Ciccio aime beaucoup, par contre), il peine à trouver d’autres références cinématographiques sur le groupe de Los Angeles. Deux films en quarante ans, on fait pire comme acharnement, non ?
Ciccio se demande si il y aura un jour un biopic sur le héros musical de sa jeunesse, Robert Smith

 

 

Il ne faut pas…

22 janvier 2010

La Combinaison

La Conbinaison #2

Il ne faut pas traverser la banlieue parisienne en voiture sans avoir dans son autoradio Maybe The People Would Be The Times Or Between Clark And Hilldale (vous pouvez reprendre votre souffle – oui, c’est bien le titre d’un morceau), de Love. La banlieue, on ne rigole pas avec ça. C’est tellement triste qu’il faut compenser avec un morceau fort en couleurs, en harmonies, en arrogance, en emphase.

 

Et puis, si la route se met à monter soudainement, vous pourriez même avoir l’impression d’être à San Francisco.

 

 

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Si vous finissez dans un fossé, un peuplier, ou tout simplement mort de tristesse, c’est que vous l’avez cherché.

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Ciccio