Le Sous-Marin Jaune se met au skeleton à Vancouver
22 février 2010Chaque semaine, les vaillants matelots du Sous-Marin Jaune aiment disséquer l’actualité tout en y injectant un peu de musique. Cette contrainte rajoute un peu de piment à l’exercice.
Et cette semaine, le Yéti n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en beuglant « Boah, moi je veux qu’on parle des JO de Vancouver ! C’est le sujet dont on cause dans le poste actuellement ! ». Oui : le Yéti est le seul à encore appeler une télévision un poste. Pauvre de lui.
Les jeux olympiques, qu’ils soient d’hiver ou d’été, ennuient profondément Ciccio, lui qui pourtant peut rester des heures devant son poste (ça, c’est pour faire plaisir au Yéti) à regarder le football anglais (C’mon Liverpool!!!) ou le tournoi des VI nations (Allez la France !!!). La montagne, la neige, le ski et ses stations ne s’accompagnent dans son esprit que de musiques insupportables (Barry White, Salvatore Adamo, Simon et les Modanais, Pascal Danel…). En fait, la seule raison pour laquelle il n’a pas envie de se tirer une balle lorsque démarrent les JO d’hiver, c’est le sketch de Seinfeld à ce sujet (petite traduction : « La luge est le seul sport dans lequel on ne verrait aucune différence si le protagoniste principal ne souhaitait pas participer »). Bref, Ciccio se console pour le moment en espérant que l’équipe de France de rugby réalise le grand chelem cette année.
Justement, à la différence de Ciccio, si le Yéti tenait tant à parler des JO de Vancouver cette semaine, c’est parce qu’il a noté que c’est dans ces disciplines sportives hivernales qu’on parlait le plus de musique.
Les freeriders et autres surfers écoutent du hardcore et des groupes garage. Le patinage artistique aime les musiques surannées ou les standards de la musique classique (Le Boléro de Ravel ou le Carmina Burana de Carl Orff). Enfin, à la fin de chaque slalom, on entend une musique de fond curieuse composée d’une radio locale passant les tubes de U2 mixée avec des cloches de vache et les cornes de brume.
Cherchez bien : aux JO d’été, il n’y a rarement autant de musique.
Bien sur, ces musiques sont un peu stéréotypées, font partie du folklore des JO, mais cela fascine le Yéti et le met en joie, même si les musiques ne sont pas du meilleur goût.
Et le Yéti d’aller encore plus loin et de proposer Ash Ra Tempel pendant le biathlon (c’est zen), Sigur Ros pendant le saut à ski (c’est planant), Rage Against The Machine pendant les matchs de hockey (c’est violent) et XTC pendant le curling. Pourquoi XTC ? Parce que le curling lui a toujours fait l’impression d’être une réunion de gentlemen anglais autour d’une tasse de thé. XTC donc.
Les Jeux Olympiques… Pour Fantasio en revanche, difficile de trouver un thème plus éloigné de tout sujet musical que Vancouver 2010. Sufjan Stevens himself n’a même pas osé écrire un album concept sur les Jeux Olympiques. Fantasio, s’il s’intéresse de loin aux Jeux d’Hiver, ne serait-ce que pour obtenir un bon sujet de conversation au bureau (la coiffure de Shaun White, les bienfaits du curling, les chutes de skieuses françaises…), n’a pas vraiment la tête à la poudreuse : il quitte momentanément le Sous-marin jaune pour des contrées lointaines et plutôt ensoleillées. A son retour, si le Sous-marin n’a pas coulé sous les assauts de son équipage réduit au service minimum, il nous parlera peut-être du concert de la Pompe Moderne auquel il a assisté à l’Alhambra.






