Les musiques de film en général et John Barry en particulier
7 février 2011
Pour le Yéti, la disparition de John Barry la semaine dernière fut une triste nouvelle tant ce compositeur de génie était capable de transcender un film juste par sa partition sonore. Lorsqu’il regarde sa discothèque, le Yéti est même étonné de voir qu’il a acheté plusieurs BO composées par le maitre anglais sans même avoir vu le film (par exemple Dead Fall ou The Knack).
Le Yéti se demande si ses comparses ont eu la même relation que lui vis-à-vis de John Barry et de la musique de film en général ? Sont ils capables d’écouter une BO sans même avoir vu un film ? Qui voient ils pour succéder à John pour composer des BO aussi classes ?
Pas besoin de tortiller du derrière : pour le Yéti, John Barry était le plus grand, juste devant Ennio Morricone. Ainsi, sa BO composée pour Au Service Secret de sa Majesté, ou bien pour The Chase (film avec Marlon Brando) restent des musts dans leur genre. Ce que le Yéti apprécie le plus chez John, c’est son coté pop, très Swinging London, et le fait qu’il était capable de trouver des gimmicks incroyables à travers des instruments souvent peu utilisés (la BO d’ Amicalement Votre en est le parangon). Aujourd’hui, pour le Yéti, seul Howard Shore semble en mesure de marcher sur les traces de John. Ou alors ce petit nouveau là, Jon Hopkins dont la BO pour Monsters est un vrai petit bijou. Mais les gars ont encore du travail pour se hisser au niveau de John.

Une musique un peu plus inventive que le Nième Bond...
Ses maîtres historiques à lui s’appellent plutôt Bernard Hermmann, le compositeur attitré de Hitchcock, et EVIDEMMENT le gigantesque Ennio, partenaire du grand Sergio.
Tiens, c’est amusant, deux couples. En regardant de plus près, il découvre que, tout comme au football où il a une préférence pour ces joueurs qui passent une carrière dans un unique club, il aime les réalisateurs qui font appel au même compositeur pour l’ensemble de leur oeuvre. Un exemple lui vient immédiatement en tête : Tim Burton et le génial Danny Elfman, dont il écoute régulièrement la musique (et la voix) sur la bande originale de Nightmare Before Christmas.
Coincé entre ses deux comparses, Fantasio hésite un moment à tirer les oreilles de Ciccio pour lui montrer la discographie de John Barry, lui rappeler le générique de la série Persuaders. L’ironie est d’ailleurs que Fantasio se réveille chaque matin depuis janvier au son de ce titre. Mais, puisque Ciccio évoque l’incroyable Bernard Hermann, il lui parait difficile et malvenu de tancer son ami.
Enfin, pour répondre à l’appel du yéti, l’autre ironie réside dans le fait que le dernier album acheté par Fantasio n’est rien d’autre qu’une musique de film : OSS 117, Rio ne répond plus ou un excellent pastiche de Hermann, Schifrin, et autres évocations pop plus acidulées. Plutôt que d’évoquer cet hommage, Fantasio se décide à mettre la B.O de Bullitt sur la sono du Sous-marin jaune. La bande sonore idéale pour une lutte à mains nues entre matelots.









