En 2010, Le Sous-Marin Jaune a raté les disques de Stromae et Das Racist, mais pas Ray Davies
13 décembre 2010Confortablement installé dans le salon du Sous-Marin Jaune, le Yéti lit tranquillement un compte rendu des Transmusicales de Rennes. Le festival breton vient de commencer, et visiblement en ouverture, Stromae, l’ovni belge de l’année, a livré un show très impressionnant. En y repensant, le Yéti se dit qu’il est un peu passé à coté de Stromae justement, par flemme mais aussi par appréhension, le disque ayant une réputation assez sombre. Et là, soudainement, il a bien envie d’écouter ce disque. Tout excité, le Yéti appelle ses deux comparses de sa voix douce et chaude:
« Woooow, les gars !! Est ce que là, en cette fin d’année, vous avez l’impression d’avoir raté un disque et vous aimeriez l’écouter ? Si oui, lesquels ? Et pourquoi auriez vous envie d’écouter ces disques ? ».
Le disque que le Yéti a raté et qu’il aimerait bien écouter, c’est donc le premier album de Stromae. A tort peut être, mais tout ce qu’il a lu sur ce drôle de chanteur le titille vivement. Une voix profonde à la Jacques Brel, des rythmes electro assez dance, des paroles très sombres voire franchement déprimantes, l’album ressemble tout bonnement à un chausse-trappe, une suite de faux-semblants propre à fasciner le Yéti. Après, l’animal velu reste sur ses gardes: en comparant Stromae à la montagne Jacques Brel, tous les ingrédients sont réunis pour un immense foutage de gueule et une terrible déception. Du coup, le Yéti compte sur le lecteur de passage par ici pour qu’il lui donne son avis. Puis regardant Fantasio, il s’apprête à se lancer dans une nouvelle logorrhée dont il a le secret.
Fantasio coupe aussitôt la chique au Yéti : « Des disques, j’en ai certainement raté des wagons, mon ami ! » Des grands et bons albums de 2010, il lui en reste probablement quelques-uns à découvrir : c’est d’ailleurs tout l’intérêt des listes rétrospectives et des tops de fin d’année. En 2010, Fantasio a moins écouté de disques qu’en 2009 (mais pas moins de musique), il est donc fort probable qu’il en ait raté un bon nombre. Lesquels ? Il compte sur ses 2 amis et leur réseau de confiance pour lui dire s’il doit d’urgence donner sa chance à Das Racist, Robyn, ou encore No Age.

...Ciccio aurait aimé rater le dernier Ray Davies
Et voilà, avec ses idées à la con et sa légendaire bonne humeur, le Yéti a foutu le cafard à tout le monde. Heureusement, Ciccio se souvient in extermis d’une liste de fin d’année à la fois originale et désopilante, appelée 1001 albums you should dire before you hear, en référence aux insupportables listes d’albums du type « 100 disques à emmener sur une île déserte ».
C’est bête et méchant mais (du coup) ça fait rire même Fantasio. Et ça, ça ne gâche rien.
















