Je n’aime pas… New Wild Everywhere des Great Lake Swimmers
3 mars 2012
Le calme avant la tempête. Alors que Ciccio est coincé avec les matelots du Sous-Marin Bleu-Blanc-Rouge, le Yéti, insouciant, continue d’aider le Mécanicien à réparer les moteurs endommagés. Le travail avance bien, malgré la chaleur écrasante qui règne dans la salle des machines.
Le Mécanicien regarde sa montre, puis le Yéti.
« Bon le Poilu, on a bien bossé, là. On s’accorde une pause. Profites en pour aller prendre une douche, car mon Velu, tu shmoutes le poney, c’est épouvantable ! »
Le Yéti sourit, renifle ses poils et manque de défaillir… Ok pour la douche.
Enfin propre, le Yéti arpente l’un des couloirs du sous-marin. En passant devant la cabine de l’Artilleur, il entend une musique douce entrecoupée par les bruits d’un bloc électrogène. Intrigué, il frappe à la porte. Sans réponse, il ouvre la porte et reste sans voix.
L’Artilleur est là, sur sa couchette en train de ronfler comme un DC10, alors que la voix de Tony Dekker, le chanteur des Great Lake Swimmers, tente de couvrir les bruits du fou furieux.
Le Yéti s’avance doucement de la chaine hi-fi, prend le CD de New Wild Everywhere, et ne peut s’empêcher de dire à voix haute : « Oh, le cochon, il a le nouvel album des Great Lake Swimmers et il ne nous en a même pas parlé ! »
L’Artilleur se réveille en sursaut, voit le Yéti avec son Cd dans la main.
« Eh la Boule de poils ! Tu fais quoi, là ? Tu veux le dernier album des Great Lake Swimmers ? Ben je te le donne, mon vieux. C’est un pensum, je me suis endormi en l’écoutant ! J’ai l’impression d’avoir entendu la même chanson pendant 50 longues minutes…
Souviens-toi, Lost Channels nous avait déjà laissé une sensation mitigée, après le splendide Onigara. Et bien là, rebelote, tout cela manque singulièrement de relief et d’originalité. On est à mille lieux des fabuleux Grizzly Bear ou même de Midlake ».
L’Artilleur reprend son souffle, regarde le Yéti complètement sonné par la nouvelle, lui qui espérant tant du groupe.
« Eh, Winnie l’Ourson, ça va ? T’as l’air amorphe. Bon tu le prends ce Cd, oui ou non ? ».
Dans un sursaut, le Poilu, hagard, arrache le disque des mains de l’Artilleur et se précipite dehors en marmonnant « Il ment, ce n’est pas possible. Il ment, ce n’est pas possible… »
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Le Yéti









