Damon Albarn et Ryan Gosling en vue !

13 octobre 2011

Ryan Gosling comparé à Damon Albarn

La Vigie #63

Lorsque tout l’équipage dort, la Vigie aime bien profiter du calme pour observer l’horizon. La mer, lorsqu’elle s’étend à perte de vue et qu’elle est particulièrement calme, observée à travers des jumelles, est un support idéal à la musique écoutée très fort dans un casque haute fidélité.

 

Clint Eastwood, la chanson de Gorillaz, en est l’exemple parfait. Ce morceau revêt un aspect excessivement plat, que l’on pourrait laisser dérouler à l’infini sans jamais s’ennuyer. Seuls quelques remous réguliers viennent, comme des vagues, faire tanguer le navire de notre corps.

 

C’est justement Gorillaz que la Vigie écoute au moment précis où, manquant de lâcher un cri de joie, elle reste bloquée sur une affiche, plantée en plein milieu de la mer, sur une bouée. Cette affiche, c’est celle d’un film. La Vigie n’arrive pas à déchiffrer son titre car le haut de l’affiche est déchiré, mais il en est certain : un film va sortir avec dans le premier rôle l’un de ses héros, l’homme qui mena Blur vers les sommets, celui qui su se transformer puis se re-transformer au sein de collectifs ambitieux et éclectiques (Gorillaz bien sûr, mais aussi The Good The Bad & The Qeen), le blanc qui est allé au Mali enregistrer un album atypique et fabuleux avec des musiciens du cru.

 

Oui, il en est certain, Damon Albarn est à l’affiche de Drive :

 

C'est qui l'acteur dans Drive ?

C'est qui l'acteur dans Drive ?

 

Remettant ses jumelles devant ses yeux, la Vigie se met à chercher le nom de son protégé sur le bas de l’affiche, resté intact. Il regarde les noms principaux, mais rien qui ressemble de près ou de loin à Damon Albarn n’est présent. Au lieu de cela, un certain Ryan Gosling est écrit en premier… « Mais alors, ce n’est pas… » pense-t-il.

 

Comme un fou furieux, il se met à fourrager dans ses nombreux tiroirs, à la recherche d’une photo récente de Damon, qu’il trouve rapidement, afin de la comparer à l’affiche :

 

Et ben c'est pas Damon...

Et ben c'est pas Damon...

 

Il compare les deux images et peine à trouver des différences. Pour autant, il est sûr de ce qu’il voit: pas le moindre Damon à l’affiche. La Vigie en perdrait son latin.

 

Après plusieurs aller-retours entre sa photo et l’affiche, la Vigie lève les yeux au ciel, soupire, va soigneusement ranger la photo dans le tiroir dans lequel il l’avait trouvée, remet son casque sur ses oreilles, les jumelles sur ses yeux, et se remet à scruter l’horizon, en chantonnant « I ain’t happy, I’m feeling glad, I got sunshine, in A Bag… »

 

 

 

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Ciccio

Gorillaz – Plastic Beach

18 mars 2010

 

Chronique de Gorillaz - Plastic Beach

Touché coulé #3

Pourquoi est-ce que j’aime Gorillaz ? (ou plutôt, pourquoi est-ce que j’aimais Gorillaz…) A priori, rien ne me pousse vers cette musique qui mélange des styles que soit je goûte peu (électronique), soit je ne peux carrément pas sacquer (le rap). Certes, il y a tout le concept autour (et pour aimer les concepts musicaux, J’AIME les concepts musicaux) : le groupe imaginaire, le graphisme superbe, les concerts cachés, etc. Mais même cela ne serait pas suffisant. Comme si j’étais du genre à me laisser avoir par des poseurs…

 

Non, ce qui fait que j’aime (non, que j’aimais, va falloir que je m’y fasse) Gorillaz, c’est bien évidemment Damon Albarn. Grand fan de Blur devant l’éternel, j’ai la faiblesse d’écouter et aimer tout ce qu’il fait à côté (l’album Mali Music, Gorillaz, donc, mais aussi ses apparitions vocales chez les autres, comme par exemple sur le dernier Massive Attack). Il doit y avoir un truc particulier sans sa voix…

 

Mais je digresse, je digresse… Si je suis ici, c’est pour exprimer ma déception à l’écoute, pourtant répétée, du dernier album des gorilles. Et comme je n’ai vu aucun clip, aucune image liée à cet album, on ne pourra pas dire que mon jugement est biaisée par l’image du groupe.

 

Gorillaz - Plastic Beach

Gorillaz - Plastic Beach


Là où le succès des albums précédents, voire même des tubes précédents (Clint Eastwood, Feel Good Inc), reposait selon moi sur un savant mélange, extrêmement bien dosé, des genres musicaux évoqués plus haut, sur Plastic Beach le rap semble s’être taillé la part du lion (snif). Un exemple des conséquences désastreuses de ce choix malheureux, c’est le fait que la voix de Damon ne se fasse pas entendre avant le quatrième morceau ! (Evidemment, la conséquence principale, c’est que l’on a l’impression d’écouter un album de rap) Et même ce morceau, Rhinestone Eyes, ne semble pas à la hauteur des albums précédents, tant il est mou du genou.

 

Et que dire du morceau suivant, Stylo ? Certes, la voix de Damon fait du bien, mais quid de cette affreuse basse synthétique qui brise le cerveau pendant tout le morceau ? Et c’est pas parce que Bobby Womack est guest vocalist que ça va rendre le morceau soudainement bon (surtout que, dans mon cas, vu que je suis pas fan dudit Bobby, ça n’arrange rien).

 

Et puis après ce court intermède écoutable, on repart pour du rap, mélangé avec un peu de R’n'B coupée à l’eau de boudin, ou avec de l’électro douteuse (Glitter Freeze).

 

Le mélange passe moins bien (voire pas du tout en ce qui me concerne) que sur les autres albums. Ou bien est-ce du à la difficulté de se renouveler lorsque l’on est enfermé dans un style très particulier et reconnaissable au premier coup d’oreille ? Ou alors tout simplement c’est parce que j’ai atteint mes limites avec ce groupe…

 

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Ciccio