Le Gimmick selon The Rolling Stones (2)
21 janvier 2011
Si je vous dis Sitar et pop music, vous me répondez forcément Beatles, et plus particulièrement George Harrison. Et là je vous dis « FAUX ! ». Car l’année même de la sortie de l’album Revolver, qui voyait Harrison signer un morceau écrit à la Sitar (Love You To) et contribuer avec ce même instrument à un morceau épique signé Lennon (Tomorrow Never Knows), un mois plus tôt, sortait un 45 tours qui, s’il n’était pas totalement inspiré de musique indienne dans sa structure, proposait un des gimmick les plus originaux de l’époque.
J’ai découvert ce morceau presque par hasard, au milieu des années 90, en pleine fin d’adolescence. Évidemment, je connaissais The Rolling Stones, mais passé les tubes ultra connus, je n’avais jamais développé plus de curiosité que cela. Alors, lorsque notre prof de phonétique anglaise à l’université nous a dit qu’on allait utiliser un de leurs morceaux comme base de travail, je n’ai pas littéralement sauté au plafond. Le but était de montrer que Mick, tiraillé entre son amour inconditionnel pour la musique américaine et sa mère patrie anglaise, passait allègrement d’un accent à l’autre sur le morceau.
Aujourd’hui, quand j’écoute ce morceau (que j’adore), je m’amuse à essayer de retrouver les indications que nous avait données notre petite assistante anglaise. Mais à l’époque, je n’avais pas été très réceptif, car j’avais totalement bloqué sur l’intro, et cet incroyable Gimmick à la Sitar :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
J’avais adoré les paroles, la rythmique, la mélodie et la performance vocales, mais surtout, surtout, je n’arrivais plus à me sortir ce Gimmick du crâne.
Cette chanson, désormais entrée dans mon panthéon musical, fut ma porte d’entrée vers les pierres qui roulent, groupe que je re-découvre par l’écrit ces jours-ci, puisque je dévore la passionnante auto-biographie de Keith Richards, mon Stones préféré, juste derrière le grand, le génial, le fantastique Charlie Watts !
Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.
---------------------
Ciccio







