David Bowie et Morrissey en vue !

23 juin 2010

Morrissey comparé à Bowie

La Vigie #20

Cette semaine, le titre de la Vigie ne devrait pas faire bondir le lecteur avisé. Déjà parce que le lecteur du Sous-Marin Jaune n’est pas du genre à bondir au moindre titre, mais surtout parce que la filiation entre les deux artistes passés à la loupe cette semaine est de notoriété publique, et l’admiration entre eux a priori mutuelle (ou pour le moins, il y a eu admiration à certains moments, et même apparition commune sur scène, mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui – Morrissey, malgré tout le mal qu’il a pu dire de Bowie, reprend de temps en temps Drive-In Saturday sur scène).

 

Nous avons affaire à deux dinosaures de la musique, avec tout ce que cette image transporte de positif et de négatif. Et la Vigie n’a pas l’intention de vous injurier en vous les présentant dans cette introduction. Passons plutôt aux choses sérieuses, et à l’écoute. Connaissez-vous ce morceau ?

 

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Bien sûr que vous le connaissez (on peut rire, oui ?) et que (si vous avez un tant soi peu de goût) vous l’adorez. Pendant que vous y êtes, écoutez le jusqu’au bout, notamment à partir de 2m14, et les orchestrations qui démarrent : pom pom pom poooooom… POM POM POM POOOOOOM.

 

Intéressez-vous à présent au morceau suivant, composé par Mark Nevin et interprété par Morrisey :

 

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Vous aussi, à partir de 2m58, vous entendez des pom pom pom pom très familiers, là ?

 

Et le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le Duc blanc et fin a lui-même repris ce morceau de Morrissey, dans lequel il rendait hommage à Ziggy (vous suivez ?), mais en s’affranchissant de l’orchestration finale. Ca donne ça :

 

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Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune part en virée avec Franck Ribery

3 mai 2010

 

Le Sous-Marin Jaune et la musique putassière

Périscope #17

Cette semaine, on a parlé que de ça : du Riberygate (sic). Qui est aussi le Benzemagate.
Sincèrement, ici, dans le Sous-Marin Jaune, on s’en fout comme de l’an 40, de ces footeux qui vont aux putes : ça a existé, ça existe et ca existera toujours. En revanche, ca permet de faire un petit parallèle marrant en musique sur le mot pute (pas un très joli mot de la langue française soit dit entre nous) : on parle souvent de musique putassière ou racoleuse. Et là, chacun a une interprétation différente. Des exemples différents.
Alors cette semaine, en hommage à Zahia D. qui va faire tomber l’équipe de France avant même les poules de qualif’ du mondial, le Yéti demande à ses comparses de partager leur expérience en musique putassière, de nous dire en quoi certaines musique sont racoleuses.

 

 

Qu’est ce qui fait basculer un riff, une mélodie vers le putassier ?
Pour le Yéti, c’est souvent un arrangement un peu gros, pas très fin dont le but est de flatter très vite nos émotions, notre plaisir. Le meilleur exemple reste pour le Yéti les boites à rythme vous remuant tout de suite vos royales fesses.
Sur le nouvel album des Archie Bronson Outfit, l’excellent Coconut, le Yéti avait ainsi trouver les nouvelles boites à rythme utilisées par le groupe un peu putassières car provoquant tout de suite une envie de danser comme un canard sans tête. Alors que sur Cherry Lips, facile meilleure chanson du groupe ever, il n’avait pas eu besoin de cette facilité pour provoquer la même chose.
Et du coup, le Yéti de se dire que finalement, un effet putassier n’est pas forcément une mauvaise chose. On peut trouver les synthés des Midnight Juggernauts un peu putassiers, mais c’est tellement jouissif que ça reste bon. De même un abus de chœurs chamallow peut se révéler facile et racoleur, mais souvent chouette et plaisant (comme chez les Thrills). Tout l’art du putassier étant de rester de bon goût, ce que ne seront jamais les claviers d’ Eric Serra ou les effets pompiers de Muse.

 

Le R&B aujourd'hui: classe et discret

Le R&B aujourd'hui: classe et discret

De son coté, Ciccio a eu bien du mal à répondre à la demande pour le moins velue du Yéti. En effet, comme ce dernier l’a justement fait remarquer, tout est ici question de point de vue. Untel qualifiera telle musique de putassière principalement parce qu’il ne l’aimera pas, ou, plus précisément, parce qu’elle correspondra à un style de musique qu’il connaît et rejette. Ciccio, par exemple, dira que ce qui est désigné aujourd’hui comme R’n'B est putassier (et cela n’est pas totalement étranger au fait que l’on voit dans les clips de ces chansons des femmes dont les habits n’ont rien à envier à celles dont la « profession » est à l’origine de cet article).
Donc, si Ciccio dit à un fan de R’n'B que sa musique est putassière, qu’est-ce qui pourrait bien empêcher ledit fan de rétorquer à Ciccio que la musique dont il remplit ses oreilles du soir au matin (mettons le folk, juste pour mettre un nom) l’est également ?

 

Bowie, version racolage avec China Girl

Bowie, version racolage avec China Girl

Quant à Fantasio, fidèle a ses habitudes, il eut d’abord envie de répondre au Yéti : une musique putassière, c’est une musique qui fait bouger ton gros cul poilu. Puis, il se mit à réfléchir, et à se dire que puisque le Yéti partait de l’affaire Ribery, du mot pute, et de l’hypocrisie des relations tarifées, autant se poser les mêmes questions avec la musique.
Pourquoi devrait on se la jouer aussi hypocrite en matière de musique ? Est-ce que ce n’est pas faire la pute, – sans mauvais jeu de mots -, que de vendre un morceau à une publicité ?
En tout, cas, cette compromission communément répandue n’a l’air de déranger personne.
Deuxième point : toute frontière entre le racoleur et le pas racoleur et la classe fait doucement rigoler Fantasio, fan absolu de David Bowie, homme dont les orientations musicales sont passées par tous les degrés du racolage, en passant par ceux du génie.
Évidemment, en matière de racolage, cela fait beaucoup plus cool de parler d’un groupe qui fait danser les filles sur les dance-floors, que d’évoquer la capacité du fantôme de Claude François à réunir les invités d’un mariage sur le parquet de la salle des fêtes. Pourtant, rien de ressemble plus à une fesse de Yéti en mouvement sur la piste qu’une autre fesse de Yéti.
Remonté comme une horloge, Fantasio profita d’un moment d’inattention de Ciccio pour pousser le Yéti, accoudé sur le pont du Sous-Marin jaune. Puis, se rappelant qu’un Yéti ne flotte pas, il lança une bouée de sauvetage à destination de son acolyte, sur la quelle il avait pris soin de stabyloter « LA MUSIQUE CÉRÉBRALE N’EXISTE PAS ».

 

 

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Le Yéti

 

 

They say it’s your birthday We’re gonna have a good time I’m glad it’s your birthday Happy birthday to you

9 mars 2010

Le Sous-Marin Jaune

Le Sous-Marin Jaune

En ce jour si spécial pour l’un de nos trois matelots, les deux autres ont conçu pour lui, en tout discrétion, ce petit article, qu’il va découvrir en même temps que vous. Joyeux anniversaire à toi, Fantasio !

 

 

Ciccio :

 

« Voilà bientôt dix ans que je connais ce bon vieux Fantasio. Il n’y a rien d’étonnant à ce que nos collaborations (L’Idoine, Le Bidoine, Le Sous-Marin Jaune) soient toujours liées à la musique, car c’est bien elle qui a fait que nous avons sympathisé, il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine…

 

Au détour d’un escalier, au temps de nos chères études, je fus surpris d’apprendre que le jeune garçon timide qui se cachait derrière ses lunettes était un admirateur de David Bowie, pour commencer, mais également de plein d’autres groupes que moi aussi j’adorais.

 

C’est pourquoi aujourd’hui, pour ses quinze ans, je souhaite lui offrir un titre de Bowie qui m’est cher. Joyeux anniversaire jeune homme ! »

 

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Le Yéti :

 

« Je connais Fantasio depuis moins longtemps que Ciccio (trois ans), mais là aussi, notre amitié s’est révélée autour de discussions enflammées sur la musique.

 

Et ce qui nous rapproche, Fantasio et moi, c’est XTC, ce groupe anglais qui aurait mérité les honneurs de la presse et des radios. Alors pour son anniversaire, je souhaite offrir à ce cher Fantasio le terrible Senses Working Overtime, extrait de l’album English Settlement. Et comme on dit dans notre chère perfide Albion : Happy Birthday to You, my Dear Fantasio ! »

 

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Et parce que nous sommes de chouettes collègues, on offre même en bonus à ce cher Fantasio un titre d’un groupe qu’il vénère actuellement (alors que nous… ben… comment dire… mouais… bof…). Ce groupe, c’est Spoon, auteur du « Fabuleux » (dixit fantasio) Ga Ga Ga Ga Ga, sorti en 2007. Don’t Make Me a Target, ouvre cet album, et c’est notre troisième cadeau à notre cher Fantasio !

 

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Ciccio et le Yéti