Les rêves des 3 matelots, Part II

17 octobre 2011
Périscope #74

Périscope #74

 

 

 

Résumé de l’épisode précédent :
Le rêve du Yéti l’a naturellement emporté du côté de la Californie, aux portes de la demeure de Brian Wilson. Alors que le Poilu s’agite à l’idée d’en mettre un coup sur la tronche de Mike Love, Fantasio trouve à son tour le sommeil.

 

 

 

David Bowie, Un Style Unique

David Bowie, Un Style Unique

 

Comme chaque nuit, Fantasio s’endort après minuit, alors que les 2 autres matelots dorment depuis longtemps. Immédiatement, il plonge dans un rêve qui l’emmène loin du Sous-Marin Jaune. Le voilà en février 1973 : il assiste à un concert de David Bowie au Radio City Hall de New York.

 

David Bowie est sur scène avec son groupe habituel, constitué notamment de Mick Ronson à la guitare électrique et de Mike Garson au piano. L’album Aladdin Sane n’est pas encore sorti mais pourtant le groupe enchaîne les classiques et les titres du prochain disque : Panic in Detroit, Cracked actor, Time. Le plaisir de Fantasio est à son comble.

 

Soudain, il comprend pourquoi son rêve l’a transporté dans cette période charnière de la carrière de Bowie. Il regarde la silhouette longiligne et l’allure incroyable de Bowie : rien ne semble pouvoir l’arrêter. A deux mètres de lui se trouve Mick Ronson : improbable croisement entre Rod Stewart et Buster Keaton. Un guitariste surdoué au regard triste.

Mick Ronson l'indispensable

Le génie derrière Bowie


Il est donc là pour empêcher Bowie de se séparer de Mick Ronson, le musicien sans lequel plus rien ne sera pareil après Aladdin Sane – une façon de dire les choses tout en restant poli. Pourtant, il suffit d’écouter Aladdin Sane et Diamond Dogs à la suite pour saisir l’importance de Mick Ronson, et son influence énorme sur la qualité intrinsèque des albums de Bowie. Mais comment faire ?

 

Bowie minaude comme jamais et entame l’interprétation de Prettiest Star. La foule s’anime et Fantasio aperçoit le visage de Salvatore Dali parmi les spectateurs, un peu plus loin il reconnait celui de Todd Rundgren. Le concert touche à sa fin et Fantasio marche vers la scène. Difficile sinon impossible pour Fantasio de se rapprocher de Bowie qui s’apprête à quitter la salle, après un dernier rappel.
Il décide de jouer le tout pour le tout, donne un coup de tête à l’agent de sécurité qui barre son chemin. Quelques secondes plus tard, il se retrouve nez à nez non pas avec David Bowie mais avec Mick Ronson.

 

Pas mal non plus le Rundgren

Un autre style pas mal non plus

 

Mick Ronson a exactement la même expression endormie que sur les dizaines de photos d’époque qu’il a pu voir sur Google. L’urgence incroyable de changer l’histoire et d’inciter le guitariste à continuer sa collaboration fructueuse avec Bowie parait grotesque.

 

Sans dire un mot à Mick Ronson, il se met à pleurer à chaudes larmes. Au même moment David Bowie pose une main sur son épaule, envoyant comme un électro-choc à Fantasio. Il ouvre enfin les yeux et aperçoit le Plongeur et le Médecin, qui ont tous les deux été attirés par le sommeil agité de Fantasio. Le Médecin pose une main sur le front brulant de Fantasio et lui administre une dose de Morrissey.

 

 

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Fantasio

Je n’aime pas… déménager mes disques

22 juillet 2011

 

Torpille 14

Torpille #14

 

Chaque semaine, de nombreuses choses contrarient les trois compères du Sous-Marin Jaune. Plutôt que de ruminer sa colère seul dans son coin, le matelot est sommé à chaque fois par ses comparses de s’expliquer. Cette semaine, c’est Fantasio qui en a gros sur la patate. Vas-y, Fanta, tu peux t’épancher !

 

 

Les disques, j’en ai vraiment beaucoup, plusieurs centaines même. Quand je déménage, forcément, les cartons se remplissent vite et les déménageurs font la gueule. Ça ne s’arrange pas quand il faut s’occuper des bouquins de mes étagères, tout aussi nombreux.
La semaine dernière, j’ai été contraint de changer de cabine à bord du Sous-marin Jaune. Pourquoi ce changement ? Dans ma cabine, située à proximité de celle du Yéti, je dormais très mal. Tout d’abord, parce que les ronflements du Yéti traversent les murs et le sas qui nous séparent. Ensuite, parce que je suis réveillé par les activités de somnambule de Ciccio, qui fait les cent pas devant ma cabine, entre 2 h et 3 h du matin, fredonnant chaque nuit l’air de Mykonos des Fleet Foxes.

 

Fantasio est équipé pour emballer ses Cds...

Fantasio est équipé pour emballer ses Cds...

J’ai donc commencé mes cartons de CD. Je me suis confronté à la réalité : j’étais en train d’emballer des choses qui ne me servent à rien. Et quoi de plus ennuyeux que de passer du temps à faire des choses inutiles. J’ai même réalisé que je n’avais pas d’attachement particulier à ces objets que j’empilais machinalement. Et quand le souvenir de certains albums remontait à la surface, comme Vauxhall & I de Morrissey acheté il y a plus de 15 ans, j’étais incapable de mettre la main dessus, ayant négligé depuis des années le classement alphabétique.

 

J’ai donc continué à faire mes cartons, un peu comme on emballe de la vaisselle à laquelle on ne tient pas beaucoup. Des objets inutiles qui ne me serviraient jamais dans ma nouvelle cabine, délaissés au profit des MP3 centralisés. Et pourtant, je n’imaginais pas une seule seconde effectuer un tri parmi ces CD, me séparer de certains, mettre des CD à la poubelle ou même les filer au Yéti pour sa culture personnelle. En remplissant un carton des CD des Talking Heads et de XTC, je repensais à ces albums que j’avais adorés, et que j’avais essayé de transmettre à mon ami Ciccio. En vain, puisqu’il est toujours resté insensible à ce pan de la pop.

 

... notamment pour emballer le précieux Fear of Music.

... notamment pour emballer le précieux Fear of Music.

 

A mi-chemin de la préparation des cartons de CD, je me suis arrêté. Je me suis dis que c’était la dernière fois que je procédais à un pareil déménagement, et qu’il faudrait bien que je songe à m’en séparer la prochaine fois. Contemplant un carton rempli des albums de David Bowie, je déplorai la laideur de ces objets, ces conteneurs de musique constitués de matière plastique et de papier bon marché. La poussière recouvrait même les disques les moins écoutés, ces albums achetés au hasard ou par le truchement d’une étiquette « ! » alléchante.
Dans les bas-fonds des pires achats, je retrouvais quelques albums de jazz rock, le boîtier cassé d’un album de Mahavishnu Orchestra. Explication : lorsque je faisais tomber le boîtier d’un CD aimé, je le remplaçais par celui intact d’un disque mal-aimé.

 

 

 

 

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Fantasio

Le retour de la Momie: le Saxophone

28 février 2011

 

Périscope #51

Périscope #51

La France a peur. Depuis le début d’année, le Yéti a la désagréable impression que le plus moche des instruments de musique fait un come-back tonitruant et qu’on le retrouve désormais un peu partout, notamment dans certains albums estampillés pop-indé. Vous l’avez reconnu, le Yéti veut parler de l’instrument préféré de Bill Clinton et de Lisa Simpson : le saxophone.

 

Ces derniers temps, au hasard, Dan Bejar, la tête pensante de Destroyer, en a mis partout dans son dernier album, et même Deerhunter l’a réhabilité sur l’un des titres de son dernier album, le pourtant très bon Halcyon Digest.
Le Yéti voit-il le mal partout, ce que certains des amis du Sous-Marin Jaune ont dit (n’est ce pas Messieurs Blake et Muffin Man ?). Ciccio et Fantasio ont-ils eu eux-aussi cette curieuse impression d’entendre un peu plus de saxo qu’à l’accoutumé ? La pop est-elle en danger ?

 

 

On trouve un peu de Saxo chez Gruff...

On trouve un peu de Saxo chez Gruff...

Le Yéti a peut-être des idées bien arrêtées et certains préjugés faciles, mais pour lui, le saxophone n’est soluble que dans le jazz ou alors dans le rock expérimental (les fantastiques Archie Bronson Outfit l’avaient bien montré dans leur sublime Derdang Derdang).
En pop (et notamment en soft-pop), le Yéti trouve que le saxo est utilisé de façon pleurnicharde, souvent pour souligner lourdement que tel ou tel passage est oh-la-la-super-romantique-c’est-trop-beau. Pour le Velu, à la différence d’une trompette, le saxo ne fait pas franc du collier, est roublard, et sonne désespérément kitsch comme sur Kaputt le dernier album de Destroyer, ou sur certains titres du dernier Gruff Rhys, Hotel Shampoo (notamment sur Christopher Colombus ou sur l’envolée finale très année 80 de Heart of Love).
Le Yéti est d’autant plus furax concernant ces deux derniers albums que mélodiquement il les trouve très réussis et que le saxo n’apporte rien du tout, si ce n’est un désagréable arrière-goût année 80 largement dispensable.

 

 

... instrument fétiche du Gros Bill...

... instrument fétiche du Gros Bill...

Saxophone… Aucun autre instrument, quel qu’il soit, même s’il est raillé par les snobs ou connoté France profonde (comme l’accordéon), ne produit le même dégoût chez Ciccio. Parlez lui de cuivres et il évoquera avec délice la trompette ou le trombone. Mentionnez la famille des instruments à vent, et il se délectera du hautbois ou de la clarinette. Mais le saxophone…
Des premières notes qu’il a entendu sortir de cet instrument vulgaire (Careless Whisper, de George Michael, ou peut-être cet ignoble morceau instrumental, dont le nom lui échappe, basé sur un gimmick de saxophone dégoulinant – pléonasme) aux différents saxophonistes en herbe (sûrs de leur puissance, avec un tel engin entre les mains) qu’il a croisés durant ses quelques six années passées dans un petit conservatoire municipal de la banlieue parisienne, cet instrument le ramène irrémédiablement aux années 80, décennie la moins riche dans sa discographie sur les cinquante dernières années.
Donc ne venez pas parler « sax » devant Ciccio, sauf si vous souhaitez l’énerver.

 

 

...qui n'a pas la classe du premier Roxy Music

...qui n'a pas la classe du premier Roxy Music

Le saxophone fait peur, se dit Fantasio. S’il peut difficilement cautionner les propos de Ciccio et l’épithète de vulgaire, il voit bien à quel point le saxophone est un instrument maudit. Toutefois, il se souvient avec un peu d’émotion du saxophone d’Andy Mackay sur les vieux Roxy Music, et des tentatives de David Bowie sur Young Americans. Dans un genre assez différent, il n’a pas oublié les solos des albums de Frank Zappa (au hasard, des morceaux de Hot Rats et The Man From Utopia), sans trop savoir s’il écouterait ces saillies de saxophone avec plaisir, en 2011.
Enfin, impossible de conclure un tel sujet à bord du sous-marin jaune sans évoquer le crime de l’indigne Mike Love, qui, non content de participer de la pire des manières à la discographie des Beach Boys, osa couronner le déjà triste Kokomo d’un solo de saxo cataclysmique. Comme si l’élégance de son couvre-chef du moment (une casquette verte du plus bel effet) ne suffisait pas.

 

 

David Bowie et Morrissey en vue !

23 juin 2010

Morrissey comparé à Bowie

La Vigie #20

Cette semaine, le titre de la Vigie ne devrait pas faire bondir le lecteur avisé. Déjà parce que le lecteur du Sous-Marin Jaune n’est pas du genre à bondir au moindre titre, mais surtout parce que la filiation entre les deux artistes passés à la loupe cette semaine est de notoriété publique, et l’admiration entre eux a priori mutuelle (ou pour le moins, il y a eu admiration à certains moments, et même apparition commune sur scène, mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui – Morrissey, malgré tout le mal qu’il a pu dire de Bowie, reprend de temps en temps Drive-In Saturday sur scène).

 

Nous avons affaire à deux dinosaures de la musique, avec tout ce que cette image transporte de positif et de négatif. Et la Vigie n’a pas l’intention de vous injurier en vous les présentant dans cette introduction. Passons plutôt aux choses sérieuses, et à l’écoute. Connaissez-vous ce morceau ?

 

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Bien sûr que vous le connaissez (on peut rire, oui ?) et que (si vous avez un tant soi peu de goût) vous l’adorez. Pendant que vous y êtes, écoutez le jusqu’au bout, notamment à partir de 2m14, et les orchestrations qui démarrent : pom pom pom poooooom… POM POM POM POOOOOOM.

 

Intéressez-vous à présent au morceau suivant, composé par Mark Nevin et interprété par Morrisey :

 

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Vous aussi, à partir de 2m58, vous entendez des pom pom pom pom très familiers, là ?

 

Et le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le Duc blanc et fin a lui-même repris ce morceau de Morrissey, dans lequel il rendait hommage à Ziggy (vous suivez ?), mais en s’affranchissant de l’orchestration finale. Ca donne ça :

 

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Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune part en virée avec Franck Ribery

3 mai 2010

 

Le Sous-Marin Jaune et la musique putassière

Périscope #17

Cette semaine, on a parlé que de ça : du Riberygate (sic). Qui est aussi le Benzemagate.
Sincèrement, ici, dans le Sous-Marin Jaune, on s’en fout comme de l’an 40, de ces footeux qui vont aux putes : ça a existé, ça existe et ca existera toujours. En revanche, ca permet de faire un petit parallèle marrant en musique sur le mot pute (pas un très joli mot de la langue française soit dit entre nous) : on parle souvent de musique putassière ou racoleuse. Et là, chacun a une interprétation différente. Des exemples différents.
Alors cette semaine, en hommage à Zahia D. qui va faire tomber l’équipe de France avant même les poules de qualif’ du mondial, le Yéti demande à ses comparses de partager leur expérience en musique putassière, de nous dire en quoi certaines musique sont racoleuses.

 

 

Qu’est ce qui fait basculer un riff, une mélodie vers le putassier ?
Pour le Yéti, c’est souvent un arrangement un peu gros, pas très fin dont le but est de flatter très vite nos émotions, notre plaisir. Le meilleur exemple reste pour le Yéti les boites à rythme vous remuant tout de suite vos royales fesses.
Sur le nouvel album des Archie Bronson Outfit, l’excellent Coconut, le Yéti avait ainsi trouver les nouvelles boites à rythme utilisées par le groupe un peu putassières car provoquant tout de suite une envie de danser comme un canard sans tête. Alors que sur Cherry Lips, facile meilleure chanson du groupe ever, il n’avait pas eu besoin de cette facilité pour provoquer la même chose.
Et du coup, le Yéti de se dire que finalement, un effet putassier n’est pas forcément une mauvaise chose. On peut trouver les synthés des Midnight Juggernauts un peu putassiers, mais c’est tellement jouissif que ça reste bon. De même un abus de chœurs chamallow peut se révéler facile et racoleur, mais souvent chouette et plaisant (comme chez les Thrills). Tout l’art du putassier étant de rester de bon goût, ce que ne seront jamais les claviers d’ Eric Serra ou les effets pompiers de Muse.

 

Le R&B aujourd'hui: classe et discret

Le R&B aujourd'hui: classe et discret

De son coté, Ciccio a eu bien du mal à répondre à la demande pour le moins velue du Yéti. En effet, comme ce dernier l’a justement fait remarquer, tout est ici question de point de vue. Untel qualifiera telle musique de putassière principalement parce qu’il ne l’aimera pas, ou, plus précisément, parce qu’elle correspondra à un style de musique qu’il connaît et rejette. Ciccio, par exemple, dira que ce qui est désigné aujourd’hui comme R’n'B est putassier (et cela n’est pas totalement étranger au fait que l’on voit dans les clips de ces chansons des femmes dont les habits n’ont rien à envier à celles dont la « profession » est à l’origine de cet article).
Donc, si Ciccio dit à un fan de R’n'B que sa musique est putassière, qu’est-ce qui pourrait bien empêcher ledit fan de rétorquer à Ciccio que la musique dont il remplit ses oreilles du soir au matin (mettons le folk, juste pour mettre un nom) l’est également ?

 

Bowie, version racolage avec China Girl

Bowie, version racolage avec China Girl

Quant à Fantasio, fidèle a ses habitudes, il eut d’abord envie de répondre au Yéti : une musique putassière, c’est une musique qui fait bouger ton gros cul poilu. Puis, il se mit à réfléchir, et à se dire que puisque le Yéti partait de l’affaire Ribery, du mot pute, et de l’hypocrisie des relations tarifées, autant se poser les mêmes questions avec la musique.
Pourquoi devrait on se la jouer aussi hypocrite en matière de musique ? Est-ce que ce n’est pas faire la pute, – sans mauvais jeu de mots -, que de vendre un morceau à une publicité ?
En tout, cas, cette compromission communément répandue n’a l’air de déranger personne.
Deuxième point : toute frontière entre le racoleur et le pas racoleur et la classe fait doucement rigoler Fantasio, fan absolu de David Bowie, homme dont les orientations musicales sont passées par tous les degrés du racolage, en passant par ceux du génie.
Évidemment, en matière de racolage, cela fait beaucoup plus cool de parler d’un groupe qui fait danser les filles sur les dance-floors, que d’évoquer la capacité du fantôme de Claude François à réunir les invités d’un mariage sur le parquet de la salle des fêtes. Pourtant, rien de ressemble plus à une fesse de Yéti en mouvement sur la piste qu’une autre fesse de Yéti.
Remonté comme une horloge, Fantasio profita d’un moment d’inattention de Ciccio pour pousser le Yéti, accoudé sur le pont du Sous-Marin jaune. Puis, se rappelant qu’un Yéti ne flotte pas, il lança une bouée de sauvetage à destination de son acolyte, sur la quelle il avait pris soin de stabyloter « LA MUSIQUE CÉRÉBRALE N’EXISTE PAS ».

 

 

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Le Yéti