The Kinks et Blur en vue !

24 février 2010

The Kinks comparé à Blur

La Vigie #7

Il y aurait tant de choses à dire sur The Kinks, ce groupe que j’aime à citer comme mon préféré de tous les temps, que je ne sais par où commencer. Alors je vais juste partager une petite anecdote : c’est grâce à Blur que j’ai découvert The Kinks. Oui ! En 1994, au crépuscule de mon adolescence, je découvre, émerveillé l’album Parklife. Tous les critiques (et Damon Albarn lui même) décrivent la filiation directe entre Ray Davies et Damon Albarn, tant au niveau de la fibre pop que de l’écriture sociale douce amère.

 

C’est Muswell Hillbillies, pourtant pas l’album le plus représentatif de The Kinks, qui va immédiatement démarrer mon apprentissage. Et depuis cette année fatidique il ne se passe pas une semaine sans que j’écoute au moins un titre de ce groupe aussi fabuleux que sous estimé à la grande époque des années 60.

 

Mais vous n’êtes pas sur ce blog pour entendre la Vigie parler de sa vie (si vous êtes passionné par sa vie, voire totalement amoureuse – la Vigie est en effet un homme – de lui, pourquoi ne pas le contacter directement, voire, encore mieux, le crier à la face du monde ?), mais plutôt pour assister, avec une douzaine d’années de retard, à un hommage vibrant d’un excellent groupe des années 90 au meilleur groupe des années 60-70. Ca commence avec It Could Be You :

 

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Nul besoin d’user le lecteur audio, sauf si vous avez bon goût et que vous souhaitez entendre ce morceau jusqu’à son terme, car tout est dit dans l’introduction. Introduction qui existait en fait 25 ans plus tôt, dans Top Of The Pops :

 

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Plutôt que parler de siphonnage grossier, La Vigie souhaite souligner ici l’hommage rendu aux glorieux ainés locaux, à trav… Comment ça j’ai déjà utilisé cette tournure ? Quoi ??!! J’ai un parti pris qui voudrait que je parle d’hommage quand j’aime les groupes et de plagiat quand je ne les aime pas ??!!

 

Et quand bien même, j’ai envie de dire ?

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune joue la CAN

1 février 2010

 

Commentaires sur la CAN

Périscope #4

La semaine dernière, tous les fans de foot avaient les yeux braqués sur l’Afrique et la CAN.
Le Sous-Marin Jaune n’a pas échappé à cette folie du ballon rond et le climat à bord du submersible fut tendu jusqu’à la finale. Surtout avec le Yéti, grand supporter des Pharaons Égyptiens qui a pu pavoiser toute la nuit après la victoire finale de ses chéris.
Mais la CAN fut aussi un prétexte pour quelques discussions enfiévrées sur la musique africaine, chacun des matelots ayant ses préférences.

 

Tout le monde le sait : Ciccio n’est pas à proprement parler un grand connaisseur de l’Afrique. Son climat, ses insectes, ses animaux sauvages, ses déserts sont autant de choses qu’il tient en horreur, peut-être presque autant que le dernier film de Clint Eastwood sur Mandela. Pourtant, ses idéaux universalistes devraient pousser Ciccio à ouvrir grand ses bras à l’Afrique, et à la laisser prendre la place musicale qui lui revient. Certes, il a acheté le dernier album d’Amadou et Mariam, mais c’était en grande partie pour honorer un de ses héros, Damon Albarn, admiratif du travail qu’il avait notamment fourni sur le fabuleux Sabali. Et c’est là qu’un parallèle intéressant se dessine : fan intransigeant de musique et de foot, Ciccio vénère l’Angleterre dans les deux domaines (à vrai dire, Liverpool est sa terre gazonnée promise dans les deux cas), et ne laisse que peu de place à l’Afrique dans sa discothèque et sur les terrains.

 

Le Légendaire Fela Kuti

Le Légendaire Fela Kuti

Fantasio, qui connaît Ciccio depuis des lustres, s’est d’ailleurs toujours demandé pourquoi son acolyte n’écoute quasiment pas de musique noire (ou plutôt, de musique africaine ou afro-américaine). Alors que certains l’auraient vite soupçonné à tort de racisme, Fantasio s’est toujours contenté de constater que la seule musique noire qui trouverait ses faveurs serait celle des blancs becs à la Paul Weller. Allez Ciccio, un petit Chuck Berry ? En cherchant bien, vous trouverez peut-être un album de Louis Armstrong chez lui.
Pourtant, dans ses rêves les plus fous, Fantasio imagine Ciccio allier sa faiblesse pour le foot à la musique africaine. Il le voit assister à la finale de la CAN, écoutant en boucle un album de Fela Kuti. Malheureusement, cette vision est bien éloignée de la réalité, le Nigeria ayant d’ailleurs disparu de la compétition depuis quelques temps.

 

Tinariwen

Tinariwen

Finalement, le seul fan transi de la CAN fut donc le Yéti qui a suivi la compétition avec passion, osant même des parallèles abracadabrants entre les équipes et ses groupes de musique préférés.
Ses chouchous absolus, les Pharaons d’Egypte, ont joué dur et de façon réaliste, comme dans un blues rocailleux des Tinariwen, grand groupe touareg. Le Ghana a en revanche joué comme Mulatu Astatke, le génial compositeur éthiopien : il y avait de la folie et du rythme dans cette équipe, cela lui a plu. Tout le contraire de la décevante Côte d’Ivoire, trop européenne, sans âme, un peu comme le dernier Vampire Weekend peut être ?
Seul regret du Yéti : que les Écureuils Béninois n’aient pas réussi à passer les poules. Quant on se surnomme Les Écureuils en football (au lieu des Lions ou des Guépards), on devrait être admis en quart de finale d’office.

 

PS : une âme charitable peut elle expliquer à Fantasio pourquoi la CAN n’a pas lieu tous les 4 ans ?