Les insomnies du Sous-Marin Jaune
16 janvier 2012
Résumé de l’épisode précédent : Alors que le Commandant et tout son équipage s’apprêtaient à fêter la victoire, c’est la douche froide. Le Sous-Marin Rouge et Noir est toujours vivant.
Pour les matelots et l’équipage du Sous-Marin Jaune, les lendemains de festin sont terribles, pire que la gueule de bois. Chacun, à sa manière, est terriblement touché par l’échec de la contre-attaque de l’Artilleur.

Les lubies du Yéti
Le Yéti se cogne la tête contre les murs de sa cabine : comment a-t-il pu être aussi naïf ?
Comment imaginer une seule seconde que Iggy et ses acolytes disparaissent définitivement des écrans du radariste ? Le Poilu s’en veut : c’est par pêché d’orgueil qu’il a imaginé pouvoir se débarrasser aussi simplement du Sous-Marin le plus redoutable.
Après le festin du Commandant, il a rejoint rapidement sa cabine. Contrairement à ses habitudes, il a préféré ne pas s’éterniser auprès des matelots. Alors que minuit approche, il écoute pour la troisième fois consécutive l’album de Luke Haines.
Difficile de dire si la qualité de l’album, très aléatoire sinon insaisissable, y est pour quelque chose. Un autre jour, le Yéti se serait dit que le prodige de The Auteurs aurait mieux fait de rester chez lui. En tous cas, le Velu y trouve une sorte d’apaisement, un baume qui lui fait du bien. Iggy, Mick et Jack n’ont qu’à bien se tenir et le Yéti n’a pas dit son dernier mot.

Nuit magique
Au même moment, Ciccio est enfermé dans sa cabine. Il est immobile sur son lit couchette, encore abasourdi par le récent retournement de situation. Dans ces moments-là, Ciccio choisit la méditation pour échapper à la dépression et au repli sur soi.
Demain il sera temps de passer à l’action et défendre l’honneur du Sous-Marin Jaune. En attendant, Ciccio choisit de s’imposer une overdose de Leonard Cohen, et plus précisément de l’album Field Commander Cohen. Ciccio ferme les yeux et se laisse envahir par la musique et par le refrain extatique de Lover, Lover, Lover.
A quelques mètres de là, Fantasio est seul dans sa cabine. Comme ses amis matelots, il a ressenti un besoin de solitude et de tranquillité totale. Pensant trouver le sommeil rapidement, Fantasio s’étonne à ressasser le message reçu par le Radariste et les événements récents. Rapidement, plutôt que de chercher le sommeil en vain, il enfile son casque et sélectionne un album sur son iPod : ce sera The Head and The Heart… du groupe de Seattle du même nom.

Sleepless at sea
Un seul titre suffit à provoquer l’inattendu : Cats And Dogs qui résume bien l’état d’esprit des matelots face au Sous-Marin Jaune, et Fantasio se met à sangloter de façon incontrolable. Ghosts retentit, et Fantasio se met à frissonner. Dans un état second mais encore très loin du sommeil, il se sent très proche d’un Yéti poilu à l’approche d’un concert de Coldplay.
Tandis que les 3 matelots sont incapables de trouver le sommeil, tandis que le Sous-Marin Jaune se remet de ses blessures, le Sous-Marin Rouge et Noir reste tapi dans l’ombre. A quelques miles de là, Iggy, Jack et Mick fêtent leur succès, et dansent au son des Black Keys. Evidemment.
La suite la semaine prochaine…
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Fantasio
















