Les insomnies du Sous-Marin Jaune

16 janvier 2012
Périscope #87

Périscope #87

 

Résumé de l’épisode précédent : Alors que le Commandant et tout son équipage s’apprêtaient à fêter la victoire, c’est la douche froide. Le Sous-Marin Rouge et Noir est toujours vivant.

 

Pour les matelots et l’équipage du Sous-Marin Jaune, les lendemains de festin sont terribles, pire que la gueule de bois. Chacun, à sa manière, est terriblement touché par l’échec de la contre-attaque de l’Artilleur.

 

Les lubies du Yéti


Le Yéti se cogne la tête contre les murs de sa cabine : comment a-t-il pu être aussi naïf ?
Comment imaginer une seule seconde que Iggy et ses acolytes disparaissent définitivement des écrans du radariste ? Le Poilu s’en veut : c’est par pêché d’orgueil qu’il a imaginé pouvoir se débarrasser aussi simplement du Sous-Marin le plus redoutable.

 

Après le festin du Commandant, il a rejoint rapidement sa cabine. Contrairement à ses habitudes, il a préféré ne pas s’éterniser auprès des matelots. Alors que minuit approche, il écoute pour la troisième fois consécutive l’album de Luke Haines.

 

Difficile de dire si la qualité de l’album, très aléatoire sinon insaisissable, y est pour quelque chose. Un autre jour, le Yéti se serait dit que le prodige de The Auteurs aurait mieux fait de rester chez lui. En tous cas, le Velu y trouve une sorte d’apaisement, un baume qui lui fait du bien. Iggy, Mick et Jack n’ont qu’à bien se tenir et le Yéti n’a pas dit son dernier mot.

 

Nuit magique


Au même moment, Ciccio est enfermé dans sa cabine. Il est immobile sur son lit couchette, encore abasourdi par le récent retournement de situation. Dans ces moments-là, Ciccio choisit la méditation pour échapper à la dépression et au repli sur soi.

 

Demain il sera temps de passer à l’action et défendre l’honneur du Sous-Marin Jaune. En attendant, Ciccio choisit de s’imposer une overdose de Leonard Cohen, et plus précisément de l’album Field Commander Cohen. Ciccio ferme les yeux et se laisse envahir par la musique et par le refrain extatique de Lover, Lover, Lover.

 

A quelques mètres de là, Fantasio est seul dans sa cabine. Comme ses amis matelots, il a ressenti un besoin de solitude et de tranquillité totale. Pensant trouver le sommeil rapidement, Fantasio s’étonne à ressasser le message reçu par le Radariste et les événements récents. Rapidement, plutôt que de chercher le sommeil en vain, il enfile son casque et sélectionne un album sur son iPod : ce sera The Head and The Heart… du groupe de Seattle du même nom.

 

Sleepless at sea


Un seul titre suffit à provoquer l’inattendu : Cats And Dogs qui résume bien l’état d’esprit des matelots face au Sous-Marin Jaune, et Fantasio se met à sangloter de façon incontrolable. Ghosts retentit, et Fantasio se met à frissonner. Dans un état second mais encore très loin du sommeil, il se sent très proche d’un Yéti poilu à l’approche d’un concert de Coldplay.

 

Tandis que les 3 matelots sont incapables de trouver le sommeil, tandis que le Sous-Marin Jaune se remet de ses blessures, le Sous-Marin Rouge et Noir reste tapi dans l’ombre. A quelques miles de là, Iggy, Jack et Mick fêtent leur succès, et dansent au son des Black Keys. Evidemment.

 

La suite la semaine prochaine…

 

 

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Fantasio

Soupe et rock pour les nuls : les matelots sonnent la révolte

26 décembre 2011
Périscope #84

Périscope #84

 

Résumé de l’épisode précédent : le Mécanicien blessé, le Sous-Marin Jaune endommagé, les matelots en rogne : rien ne va plus à bord. L’heure de la révolte a sonné : le Yéti, furieux, trépigne d’impatience dans la salle des armes en attendant le Commandant.

 

Il y a foule dans la salle des armes et ce n’est pas pour fêter Noël et se taper la cloche avec les bons petits plats du Cuisinier : l’heure est grave et personne ne l’ignore. Mais que faut-il faire ? Comment réagir ? Quelles sont les solutions de l’Artilleur ? C’est le débat qui anime le Sous-Marin et son équipage, avant l’arrivée du Commandant.

 

La révolte du Yéti

- Il faut les COULER, immédiatement, sans sommation ! Ils ne méritent rien d’autre. La hargne et l’agressivité du Yéti étonnent les autres matelots. Je propose de préparer une ogive armée des pires chansons entendues cette année. Ça leur fera les pieds.

 

A la fois agréablement surpris et décontenancé par la réaction du Yéti, Fantasio retient un début de sarcasme : pourquoi pas leur envoyer un baril de Coldplay ? Au lieu de doucher les velléités de son ami, il préfère donc apporter de l’eau à son moulin :
- Il faut les attaquer avec leurs propres armes : du rock bien crade qui tache, toute la musique la plus bêtement binaire qu’on ait entendue en 2011.
Le commentaire de Fantasio ne suscite pas de réaction, Ciccio craignant notamment que l’on se serve de l’album incroyable des Black Keys comme arme fatale.

Soupe de l'année

- Je propose de compléter notre attaque sans se limiter au rock : on a entendu plein de soupe en 2011, et pas que du Rock. On peut commencer par la première lettre de l’alphabet et ses montagnes de disques vendus : Adele.

 

Le nom cité par le Yéti suffit à interpeller les matelots et semble réveiller l’instinct de survie de tout l’équipage.
En communion avec le Yéti, l’Artilleur réagit immédiatement en proposant une solution de riposte militaire :
- Je vous propose de procéder par une attaque en deux temps. Dans un premier temps on ralentit le Sous-Marin Rouge et Noir avec une ogive remplie de soupe. Dans un deuxième temps on les anéantit avec un missile de Musique qui rend sourd. Qu’est-ce que vous avez en stock ?

 

- Je sais, moi je sais ! On va leur balancer tous les titres des Black Eyed Peas que j’ai sous le coude. J’ai passé une partie de l’année à essayer d’y trouver quelque chose de valable avant de comprendre que ce groupe est hautement toxique. C’est du rock pour ceux qui n’aiment pas le rock, ou du hip-hop pour ceux qui n’aiment pas le hip-hop.
Cette fois, la suggestion de Fantasio semble remporter l’adhésion et chacun hoche la tête de concert.

On arrête de déconner

 

- On est tous d’accord sur la riposte à déclencher? interroge l’Artilleur. Maintenant il ne nous reste plus qu’à obtenir le feu vert du Commandant !
- Le Feu Vert du Commandant ? répète le Yéti, avant d’éclater de rire. Le Commandant aujourd’hui c’est MOI ! On va tout faire péter et se débarrasser de cette vermine, avec leurs goûts et leurs poses de chiotte ! Aux chiottes, Mick, Jack et Iggy !
- Yéti, je pense qu’on devrait attendre l’arrivé du Commandant, c’est plus prudent, tempère le Radariste.
- Mais le temps presse ! rappelle Ciccio.

 

- ON Y VA, JE LE SENS BIEN ! se met à crier le Yéti, rouge d’excitation à l’idée de rembarrer ses rivaux du Sous-Marin Rouge et Noir.
I GOTTA FEELING, THAT TONIGHT’S GONNA BE A GOOD NIGHT… se met à chanter le Yéti, en armant le premier missile, sous le regard incrédule de Fantasio.

 

Ayant bien observé les procédures de l’Artilleur, le Yéti n’a eu aucun mal à programmer la riposte sans l’accord du Commandant. Alors qu’il fait des bonds sur places, le compte à rebours commence :
TRENTE SECONDES AVANT IMPACT
A cet instant précis, le Commandant fait son entrée dans la salle d’armes, les poings serrés et le regard furieux.

 

 

Quelle est la réaction du Commandant ? Quels sont les conséquences pour Mick, Iggy et Jack ?

 

La suite la semaine prochaine…

 

 

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Fantasio

Je n’aime pas… le nouvel album de M83

9 décembre 2011

 

L'artilleur

L'Artilleur #3


Alors que le Commandant sonne le tocsin pour rameuter ses troupes à bord du Sous-Marin Jaune, l’Artilleur, qui est resté sur le submersible, fidèle au poste, s’interroge.

 

« Tiens v’là le gradé qui proclame l’état d’urgence… Il doit se passer quelques choses de grave. Quoi qu’avec lui, je me méfie. Si ça se trouve, c’est juste parce qu’il n’y a plus de Benco à la cuisine et que Monsieur le Commandant n’en aura pas demain matin pour son petit déjeuner…
Pfff… S’ il croit que je vais me lever pour aller voir ce qui se passe, il rêve le Maréchal.. Tiens, je vais plutôt me mettre le nouveau disque de M83, Hurry Up, We’re Dreaming ! Si le petit Anthony Gonzalez est resté fidèle aux matrices de ses premiers albums, le déluge sonique qui m’attend va me faire du bien ! »

 

L’Artilleur ouvre le CD et, surprise, constate qu’ Hurry Up we’re Dreaming est un double album. Il prend donc le premier Cd, le pose sur sa chaine hi-fi et s’installe confortablement sur le lit de sa cabine. Sur le bien nommé Intro, la chanteuse de Zola Jesus se met à susurrer d’étranges incantations. L’Artilleur commence à sourire, puis Anthony se met à chanter et le titre vire en eau de boudin, ça sent la musique pour les stades de foot. L’Artilleur est blême. Midnight City déroule ensuite des beats assez lourds, ca bastonne sévère, le refrain est impeccable, mais gros comme un pudding allemand. L’Artilleur se remet à penser à Saturday = Youth, l’album précédent de M83: un album sur le fil, où on sentait qu’Anthony pouvait basculer dans le mauvais goût à tout moment, mais un album qui finalement tenait le cap et se révélait être tout simplement magnifique.

 

Le gros son de M83

Le gros son de M83

Sur Hurry Up, We’re Dreaming, malheureusement, M83 tombe tout de suite dans le mauvais goût avec l’horrible saxo piqué à Wham sur Midnight City. La suite n’est plus qu’un long chemin de croix pour l’Artilleur : M83 a définitivement abandonné les strates de guitares de l’incroyable Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts, pour jouer de la variété tatapoum moderne. Il n’y a plus la moindre trace d’émotions, on retrouve des OhOhOh à la Coldplay, une voix emphatique comme chez Muse et des claviers en plomb.

 

A certains moment, l’Artilleur entend des choses qu’il aime (Raconte Moi une Histoire, Year One, One UFO, ), mais c’est assez rare. Et en entendant le grandiloquent My Tears Are Becoming a Sea ouvrir le deuxième CD, le fondu de la dynamite éructe : « Merde, Anthony, tu as vendu ton âme aux années 80 ?! C’est quoi cette soupe ? Super, tu vas devenir une star aux States, mais ce sera sans moi ! » Et ni une, ni deux, l’Artilleur prend le Cd et le balance par son hublot dans la mer.

 

« Génial, je suis en rogne. Bon, je vais voir ce que fomente l’autre débile d’adjudant là haut. Ça va chier ! »

 

 

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Le Yéti

 

 

3 destinations au choix après Liverpool

31 octobre 2011
Périscope #76

Périscope #76

 

Résumé de l’épisode précédent : les 3 matelots ont passé une nuit agitée. Leurs rêves les ont emporté dans les années 60 et 70, aux côtés de David Bowie, Brian Wilson et des Kinks.

 

Le réveil est difficile pour les 3 matelots, qui se retrouvent autour d’un petit déjeuner. Une fois n’est pas coutume, Ciccio, Fantasio et le Yéti prennent leur boisson matinale ensemble. Le Yéti déguste un chocolat bien chaud en fredonnant Breakfast in America de Supertramp, Ciccio descend une demi douzaine de verres de jus de fruit bien frais, et Fantasio tente de se réveiller avec un mug de café noir. Ciccio brise le calme pour évoquer son dernier rêve, et trouve immédiatement l’empathie des 2 autres matelots.
Tout en dévorant bruyamment une demi-douzaine de biscottes beurrées, le Yéti pousse des cris d’horreur en découvrant le récit de la réunion des Kinks.

 

Qui y sera

Qui sera au concert ?

De son côté, Fantasio hausse les sourcils devant une telle coïncidence. Il arrête de beurrer sa tartine et la plonge machinalement dans son café – fait rarissime pour Fantasio. Que signifient ces 3 rêves qui plongent les matelots dans le passé ? Si l’incident rapproche et fait parler les 3 matelots, Fantasio s’inquiète et cherche des explications. Au même moment, le Radariste fait son apparition dans la pièce.

 

- Salut les matelots ! Il me semblait bien avoir entendu des voix familières. Vous en faites une tronche tous les 3. C’est le changement d’heure ou c’est parce qu’aucun de vous trois n’a eu de place pour les concerts de Metronomy ?
- Non, c’est à cause du rêve qu’on… que j’ai fait cette nuit, répond Ciccio, livide.

 

Direction Liverpool

Direction Liverpool ?

Le sourire de façade du Radariste s’efface. Il se met à expliquer le motif de sa visite.
- Chers matelots, les instruments du Sous-Marin connaissent de graves perturbations. J’ai passé toute la nuit à observer nos radars qui se détraquent sans arrêt. Quelque chose ne tourne pas rond et il nous faut modifier notre itinéraire. Notre objectif est toujours de faire une escale à Liverpool pour rencontrer Echo & The Bunnymen et les Boo Radleys. Mais pour ne rien vous cacher, je vais préconiser au Commandant de faire un détour et de retarder notre escale d’une semaine au moins.

 

En ce qui concerne la perturbation des instruments de navigation, je n’ai pas tellement d’explication, je recherche toujours son origine. Soit elle est de type extérieure et électromagnétique et dans ce cas un détour devrait suffire pour continuer notre route ; soit elle est causée par un élément étranger à bord… et là c’est plus inquiétant. Je vous invite à signaler tout comportement anormal au Commandant : il y a peut être un traitre à bord. Aussi, j’ai demandé au plongeur d’effectuer une sortie pour vérifier les environs du Sous-Marin.

 

Destination Mykonos

Destination Mykonos ?

J’attire aussi votre attention sur un point important : vos disputes et vos désaccords, notamment sur un album, ou un artiste, peuvent perturber le bon fonctionnement du Sous-Marin. Une discussion sur les Fleet Foxes ou sur Coldplay, par exemple, peut fausser mon itinéraire : un excellent moyen de faire sortir le Commandant de ses gonds. Dans le cas où le problème ne serait pas résolu, nous devrons changer d’itinéraire… ce n’est pas ce que je souhaite évidemment. Pour notre prochaine escale après Liverpool, pouvez-vous, s’il vous plait, essayer de vous mettre d’accord sur un lieu de pèlerinage commun ?

 

Le commandant vous propose San Francisco, Reykjavík ou Rio de Janeiro.

Les 3 matelots baissent les yeux, comme des enfants punis. Puis, ils se lancent des regards incrédules : laquelle de ces destinations, après Liverpool, pourrait faire l’unanimité parmi les matelots ?

 

La suite au prochain épisode…

 

 

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Fantasio

Les prescriptions du Médecin : Happy Soup de Baxter Dury

21 octobre 2011

Le Médecin #2

Le Médecin #2

Fantasio ouvre les yeux, réveillé par le bruit des machines. Il s’étire longuement. Son nez est bouché et il a mal au crâne.
A bord du Sous-Marin Jaune, il n’y a pas de nuit, pas de jour, et encore moins de saison.
Malgré cela, de façon cyclique, Fantasio et les autres matelots développent des allergies, des rhumes, et parfois même des tendinites.

 

Ce matin, le cerveau, le nez et les sinus de Fantasio sont donc congestionnés et le matelot sait que cela n’est que le début. Tout lui est pénible : la lecture lui colle une barre au front. L’écoute de musique lui est quasiment impossible car trop épuisante.

 

Feist ça ne passe pas

Feist ça ne passe pas

Le nouvel album de Feist, il n’arrive même pas à en écouter un morceau en entier. Se sentant diminué physiquement et ralenti mentalement, il décide de rendre visite au Médecin. Il a toujours un remède pour les maux des matelots. Il fait un détour pour éviter la cabine du Yéti : il imagine déjà les derniers titres de Coldplay en boucle et les cris de joie du Poilu.

 

Il poursuit son chemin pour rejoindre la cabine du Médecin et aperçoit le visage furieux de l’Artilleur. Il préfère ne pas croiser sa route et fait demi-tour pour rejoindre le Médecin par une autre porte. Il patiente plusieurs minutes dans la pénombre, jusqu’à ce qu’il entende la voix de l’Artilleur s’éloigner. Il pousse la porte et s’assoie dans la salle d’attente rudimentaire : 4 tabourets en métal et en guise de lecture la collection de « Figaro Magazine » du Yéti.

Un bon médoc

Traitement de fond

 

Le médecin apparaît, le visage livide. Sans dire un mot, il fait entrer Fantasio, en prenant soin de vérifier l’absence de l’Artilleur.

 

- Excuse-moi Fantasio, mais je viens de passer un sale moment avec l’autre illuminé. Il m’a demandé de détruire la moitié de mon stock de médicaments, estimant que je suis trop « protecteur » avec l’équipage « de fiottes » qui aurait besoin de « s’endurcir un peu ». Qu’est-ce qui t’arrive ?

 

Baxter Dury la soupe

Une bonne soupe et au dodo


Fantasio, qui n’a pas plus mauvaise mine que le Médecin, explique ses symptômes et son besoin d’un remontant.
Alors que Fantasio n’a pas terminé son explication, le Médecin se met à griffonner une ordonnance :
- Pas de temps à perdre, Fantasio. Tu vas commencer par une dose de la BO de Submarine par Alex Turner, matin et Soir. C’est pour fluidifier tes voies respiratoires pour commencer. Demain tu commences le traitement de choc : le troisième album de Baxter Dury, Happy Soup, matin midi et soir. D’ici 48 heures tu devrais sentir les premiers effets et d’ici 4 jours tu seras remis sur pied.

 

Fantasio quitte le médecin, rejoint sa cabine et commence le traitement. En voyant la pochette de Happy Soup, il a l’impression de regarder un miroir : bouche ouverte et air absent. Il prend sa première dose, et la voix cassée unique et reconnaissable entre mille fait son effet immédiat. Débouchage d’oreilles et de nez instantané. C’est avec le titre Claire, morceau de pop étonnamment lumineux, qu’une sensation de chaleur l’envahit. Il sait déjà qu’il n’hésitera pas à augmenter les doses, et à compléter son traitement par une piqûre de Len’s Parrot Memorial Lift.

 

 

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Fantasio