The Velvet Underground et Jamaica en vue !

24 novembre 2010

 

Jamaica comparé au Velvet Underground

La Vigie #36

La Vigie tient tout de suite à rassurer le lecteur se sentant égaré à la lecture du titre du présent article : il ne sera pas question de Reggae dans les lignes qui vont suivre. Il y a même fort à parier qu’il ne soit jamais question de Reggae dans les colonnes du Sous-Marin Jaune. Seul Ciccio avoue sans honte un penchant pour le Ska (mais plutôt la version anglaise, comme Madness ou The Specials bien évidemment, mais également plus près de nous l’excellent album de Buster Shuffle), mais c’est à peu près ce qu’il y a de plus proche du style de musique rendu célèbre par Bob Marley au sein de l’équipage.

 

Non, de Jamaïque il n’est point question, mais d’un groupe de pop français qui, s’il semble au premier abord très proche de Phoenix (même son, mêmes genres de mélodies, et à n’en pas douter même public), pompe également dans du plus lourd, du plus lointain, du plus ricain.

 

Comme il y a peu de chances que vous ayez déjà entendu un seul morceau de Jamaica, entrons dans le vif du sujet avec un morceau appelé Jericho. Concentrez-vous sur l’intro :

 

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Si vous avez une culture musicale pas trop pourlingue, ce morceau vous aura inévitablement rappelé Sweet Jane :

 

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Même intro flottante, même pause, même attaque avec les guitares, même riff, etc, etc. Alors, les ayatollahs de l’oreille absolue lui diront sûrement que non, en fait ce ne sont pas tout à fait les mêmes accords, et que gnagnagna ça ressemble pas et blablabla.

 

Mais comme la Vigie les emmerde, elle fera comme si elle n’avait rien entendu.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune pogote avec Madness

22 mars 2010

 

Mark Linkous (1962 - 2010)

Périscope #11

Cette semaine, Ciccio est devenu fou. On est lundi matin, Fantasio et le Yéti prennent un café, tranquillement, dans la petite cuisine du Sous-Marin Jaune. Peu loquaces, les deux ours savourent ce moment de quiétude. Soudain la porte s’ouvre avec fracas et laisse apparaître un clone de John Belushi : costume et chapeau noire, chemise blanche et doc martens aux pieds, Ciccio se la joue Blues Brothers. Après les railleries d’usage, Ciccio éructe : « Meuh non, z’êtes nazes, c’est le retour du ska ! Madness est en tournée, y’a même un nouvel album !! SKA POWER !! ».

 

Interdits, Fantasio et le Yéti s’interrogent. Peut on encore décemment écouter du ska aujourd’hui ? Le ska n’est il pas une musique typiquement insulaire (écoutés seulement en Jamaïque et en Angleterre) ? Ciccio a-t-il perdu la raison ?

 

 

Ska, ska… le terme n’évoque pas grand chose à Fantasio, c’est même probablement un mot qu’il n’a jamais prononcé. Pour lui (mais quel est l’âge de Fantasio ?), le ska, c’est Madness, mais c’est surtout la musique qui passait dans la chambre de son grand frère à un moment indéterminé dans les années 80. Ne vous méprenez pas : le frangin de Fanta (une véritable force de la nature, à propos) ne connaissait pas grand chose au ska, mais écoutait One Step Beyond en boucle à l’époque où tout le monde faisait de même. Pour Fantasio, c’est donc un peu compliqué de faire étalage de toute sa connaissance de ce « style musical » – un peu comme si l’on demandait à Ciccio de commenter la réédition de l’intégrale d’Elton John, fait notable et digne d’intérêt.

 

The Two Tone Story, une bonne introduction au ska anglais.

The Two Tone Story, une bonne introduction au ska anglais.

Tout le contraire du Yéti finalement. En fait, pour être franc, le Yéti a souri en écoutant Ciccio. Car le ska, ça lui rappelle son adolescence. Il y a un bail donc. Il écoutait les Specials surtout, Madness bien sûr, et un peu The Beat. Mais bon il n’a jamais su s’il aimait réellement cette musique. Toujours la même rythmique, toujours les mêmes structures (et là, hop les cuivres vont se mettre à jouer… bingo !). N’empêche qu’à une époque, les Specials, c’était le meilleur groupe du monde. Rudy, Nite Club, Gangsters, quelles chansons ! Sur le dancefloor, impossible de résister, les grosses pattes velues du Yéti s’agitaient toute seules.
Aujourd’hui, le Yéti réécoute tout cela et trouve que les Specials, c’est toujours aussi bon. Madness a pris un petit coup de vieux, mais le versant pop du groupe est toujours aussi excellent (notamment sur The Rise and Fall). N’empêche, il se demande bien pourquoi il irait écouter leur nouvel album… ou les voir en concert. Tout cela sent un peu le formol ou la reformation intéressée. Aujourd’hui, il y a mille choses bien plus excitantes à écouter, comme le nouveau Archie Bronson Outfit ou le dernier Besnard Lakes. C’est décidé, il laissera Ciccio aller seul à son concert de ska.

 

Buster Shuffle - Our Night Out

Buster Shuffle - Our Night Out

En entendant ces derniers mots, Ciccio s’agite. Car attention, avant que la discussion ne parte dans des directions dans lesquelles personne à la rédaction du Sous-Marin Jaune ne souhaite vraiment aller, Ciccio souhaite mettre les choses au point.
Oui, il aime le ska. Non, il n’aime pas TOUT le ska. Tel le reggae, musique qu’il n’a jamais pu supporter, probablement pourri qu’il a été par les écoutes répétées de quelques morceaux de Bob Marley (toujours les mêmes : les plus mauvais, les plus lourdingues, et donc les plus appréciés…), le ska a tendance à se répéter et à s’enfermer, oubliant de se renouveler.
Pourtant, Ciccio a récemment été soufflé par un album ska qui l’a totalement remué : Our Night Out, de Buster Shuffle.
Encore sonné aujourd’hui, il préfère ne pas vous en dire plus, et vous redirige vers http://www.bustershuffle.co.uk pour quelques minutes de plaisir endiablé. Si le Yéti ne bouge pas ses fesses poilues sur ces morceaux, alors Ciccio ne s’appelle plus Ciccio !

 

 

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Le Yéti