The Band, Tom Waits et Oasis en vue!

14 décembre 2011

Oasis comparé à The Band

La Vigie #68

« Quand les temps sont durs, les durs prennent le temps. »

 

C’est exactement ce que se dit la Vigie, un grand sourire aux lèvres, alors que l’agitation bat son plein dans le vaisseau jaune. La première raison de sa joie, c’est qu’il n’est pas peu fier d’avoir traduit le fameux idiomatique anglais en un équivalent français qui, non content de garder l’allitération, en retourne complètement le sens. « Ça leur fera les pieds, à ces connards de rosbeefs », pense-t-il en pouffant de rire.

 

La seconde raison de sa bonne humeur au milieu de la catastrophe que traverse le Sous-Marin actuellement, c’est qu’il est confortablement installé sur sa magnifique rocking chair. L’idée de s’essayer de nouveau à la traduction d’un mythe l’effleure, mais la perspective de lutter pour y arriver le met de mauvaise humeur. « Puisque je peux pas la traduire, je vais l’écouter ! », s’écrit-il.

 

La rocking chair selon Oasis, tout dans le bon goût

La rocking chair selon Oasis, tout dans le bon goût

Ni une, ni deux, il ouvre son ordinateur portable et affiche les trois morceaux de sa discothèque nommés Rockin’ Chair. Il se demande quelques secondes par lequel commencer, ferme les yeux et appuie au hasard. De nouveau, un large sourire lui barre le visage dès les premières notes :

 

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Tout revient en un souffle chaud et violent : la guéguerre avec Blur, le deuxième album forcément un peu décevant, mais toujours, toujours ces faces B incroyables, ces faces B qui explosaient tout. Et puis il portait tellement d’espoir, ce Rockin’ Chair d’Oasis. Il était censé ouvrir une nouvelle ère pour le groupe de Manchester, en retournant vers les racines, en tâchant de finir le boulot commencé par les Stone Roses, plutôt que d’aller se vautrer dans l’arena rock.
Ah, la Britpop…

 

La rocking chair rustique de The Band

La rocking chair rustique de The Band

Quand la nostalgie s’invite, rien que tel que de se laisser emporter par la voix de Robbie Robertson :

 

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S’il était resté debout pendant le morceau précédent, avec des envies de devenir le Bez du Sous Marin, la Vigie est à présent de retour dans sa chaise roulante (non, vraiment pas possible cette traduction). Il la fait bouger au rythme nonchalant de Le Groupe. Quelques guitares, un harmonica, une mandoline, et la nostalgie devient plus épaisse. Le refrain (Oh, to be home again…) prend forcément une couleur différente pour quelqu’un pour qui le mot maison se résume à une cabine dans un navire itinérant, et dont les possessions se limitent à des disques, un lit et une chaise qui rock (pas encore ça, mais on s’en rapproche).

 

Et lorsque la voix encore jeune de Tom résonne dans sa cabine, la Vigie a tout simplement l’impression que la nuit vient de tomber, qu’il est seul dans le Sous Marin, pour ne pas dire seul au monde, sur sa chaise à rock (pas mieux…) :

 

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Tout en confort moëlleux, la rocking chair de Tom Waits

Tout en confort moëlleux, la rocking chair de Tom Waits

La Vigie n’a jamais compris pourquoi personne ne parlait jamais des débuts de Tom Waits. Sa voix était belle, ses mélodies évidentes, sa musique d’une simplicité désarmante. Mais il y a longtemps qu’il a abandonné son combat, et qu’il chérit ses tous premiers albums sans plus se soucier de ses dernières productions.

 

Puis l’ultime morceau dédié à sa chaise préférée se termine, et la Vigie a les yeux fermés. Il n’entend plus rien de ce qui se passe à bord, l’agitation intense est comme étouffée par la barrière ouatée de sa nostalgie. Il s’endort comme un bienheureux, étranger aux dangers qui guettent l’équipage tout entier.

 

 

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Ciccio

Damon Albarn et Ryan Gosling en vue !

13 octobre 2011

Ryan Gosling comparé à Damon Albarn

La Vigie #63

Lorsque tout l’équipage dort, la Vigie aime bien profiter du calme pour observer l’horizon. La mer, lorsqu’elle s’étend à perte de vue et qu’elle est particulièrement calme, observée à travers des jumelles, est un support idéal à la musique écoutée très fort dans un casque haute fidélité.

 

Clint Eastwood, la chanson de Gorillaz, en est l’exemple parfait. Ce morceau revêt un aspect excessivement plat, que l’on pourrait laisser dérouler à l’infini sans jamais s’ennuyer. Seuls quelques remous réguliers viennent, comme des vagues, faire tanguer le navire de notre corps.

 

C’est justement Gorillaz que la Vigie écoute au moment précis où, manquant de lâcher un cri de joie, elle reste bloquée sur une affiche, plantée en plein milieu de la mer, sur une bouée. Cette affiche, c’est celle d’un film. La Vigie n’arrive pas à déchiffrer son titre car le haut de l’affiche est déchiré, mais il en est certain : un film va sortir avec dans le premier rôle l’un de ses héros, l’homme qui mena Blur vers les sommets, celui qui su se transformer puis se re-transformer au sein de collectifs ambitieux et éclectiques (Gorillaz bien sûr, mais aussi The Good The Bad & The Qeen), le blanc qui est allé au Mali enregistrer un album atypique et fabuleux avec des musiciens du cru.

 

Oui, il en est certain, Damon Albarn est à l’affiche de Drive :

 

C'est qui l'acteur dans Drive ?

C'est qui l'acteur dans Drive ?

 

Remettant ses jumelles devant ses yeux, la Vigie se met à chercher le nom de son protégé sur le bas de l’affiche, resté intact. Il regarde les noms principaux, mais rien qui ressemble de près ou de loin à Damon Albarn n’est présent. Au lieu de cela, un certain Ryan Gosling est écrit en premier… « Mais alors, ce n’est pas… » pense-t-il.

 

Comme un fou furieux, il se met à fourrager dans ses nombreux tiroirs, à la recherche d’une photo récente de Damon, qu’il trouve rapidement, afin de la comparer à l’affiche :

 

Et ben c'est pas Damon...

Et ben c'est pas Damon...

 

Il compare les deux images et peine à trouver des différences. Pour autant, il est sûr de ce qu’il voit: pas le moindre Damon à l’affiche. La Vigie en perdrait son latin.

 

Après plusieurs aller-retours entre sa photo et l’affiche, la Vigie lève les yeux au ciel, soupire, va soigneusement ranger la photo dans le tiroir dans lequel il l’avait trouvée, remet son casque sur ses oreilles, les jumelles sur ses yeux, et se remet à scruter l’horizon, en chantonnant « I ain’t happy, I’m feeling glad, I got sunshine, in A Bag… »

 

 

 

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Ciccio

Je n’aime pas… les gens qui jugent un second album en le comparant au premier

1 juillet 2011

 

Torpille 13

Torpille #13

Chaque jour, de nombreuses choses contrarient les trois compères du Sous-Marin Jaune. Plutôt que de ruminer sa colère seul dans son coin, le matelot est sommé à chaque fois par ses comparses de s’expliquer. Cette semaine, c’est Ciccio qui en a gros sur la patate. Vas-y, Ciccio, tu peux t’épancher !

 

N’y a-t-il sur cette terre une chose qui fasse plus délirer et rêver les critiques de musique que le second album d’un groupe qui les a convaincus lors du premier ?

 

Et plus l’attente est longue (comme par exemple pour les Stone Roses, qui ont fait patienter leur monde cinq ans avant de délivrer le bien nommé Second Coming, se faisant dépasser au passage par le train de la Britpop, emmené par Blur et Oasis), plus ils glosent et se perdent en hypothèses aussi improbables que fantasmées, se basant sur des morceaux de bouts de live écoutés ici et là, ou encore sur des rumeurs d’amis de frères de relation de soirée de cousin germain du petit ami d’une obscure groupie de l’artiste.
Tout ça pour ça, pourrait-on dire…
Car à la vérité, quelle que soit la qualité de ce second album, quel que soit son style, il sera de toutes façons mal reçu, et ce de deux manières uniquement, que je m’en vais vous décrire ici, que ça vous plaise ou non.

Il est bien ce second album des Stones Roses?

Il est bien ce second album des Stones Roses?

 

Disclaimer (je sais pas le dire en français, ce mot, désolé).
Évidemment, il arrive que l’on assiste à quelques exceptions de critique de second album, rarissimes, mais elles ne sauraient en aucun cas remettre en cause la règle fondamentale (sans exception, pas de règle), que je n’invente d’ailleurs pas, me contentant de la faire passer à mon prochain, qui veut qu’un second album sera forcément moins bien perçu, car condamné à être comparé au premier. Ne vous fatiguez donc pas à blinder les commentaires de contre-exemples : vous avez tort avant même de commencer à écrire (et puis même si vous avez raison, vu que j’ai déjà écrit l’article, c’est trop tard, fallait le dire avant – et j’ajoute que je m’en tape).

 

 

Scénario numéro 1 : “Pffff, l’est nul le second album de The _____, il est pareil que le premier…
Et alors ?! On s’en balance non ? Si le premier était bon, et que le second lui ressemble, ben c’est que le second est bon aussi, oui ou merde ? Qu’est-ce qu’on en a à battre que l’artiste révolutionne son style tous les deux ans, bordel…
Si je vous dis Richard Hawley, Elbow, Herman Düne, Band Of Horses, Ben Folds Five, Grandaddy pour les plus récents, ou The Band, The Beach Boys, The Rolling Stones ou Neil Young pour les monstres sacrés. Tous ces artistes ont en commun d’avoir fait non seulement deux premiers albums marqués à la fois d’un fort mimétisme et d’une qualité rare (qui plus est en progression), mais également d’avoir creusé un sillon au fil des albums, de sorte que leurs meilleurs albums sont finalement ceux qui se ressemblent le plus.
Vous imaginez si on avait dit à Neil Young d’arrêter de faire de la musique sous prétexte que ses deux premiers albums se ressemblaient trop ?

 

Trop nul cet album: Nico ne chante pas !

Trop nul cet album: Nico ne chante pas !

Scénario numéro 2 : “Pffff, l’est nul le second album de The _____, il a rien à voir avec le premier…
Et alors ?! Voire même “Et alors MERDE ?!”. Ils ont pas le droit de tenter autre chose ? Du moment qu’on prend du plaisir à l’écouter, on s’en bat la race de savoir qu’il ressemble pas au premier album ! Et puis bordel, faut savoir ce que vous voulez (cf le scénario numéro 1)…
Ça m’énerve tellement que je suis obligé de sortir une liste, c’est malheureux mais c’est comme ça (et puis du coup on met les noms de groupe en gras, il paraît que c’est top pour le référencement naturel) : The Velvet Underground, The Who, Pink Floyd pour les anciens, puis aussi Noah & The Whale, The Cure, Jack Peñate, Radiohead
Vous imaginez qu’on puisse râler parce que sur le deuxième album du Velvet y’a pas Nico à la voix ?

 

La conclusion s’impose : un second album ne peut et ne doit être jugé que sur ses qualités intrinsèques, et non pas en comparaison de son prédécesseur, d’autant plus s’il est illustre.

 

Donc, si j’entends encore le Yéti râler parce que le second album de je-sais-pas-qui est nul parce qu’il ressemble trop (ou pas assez) au premier, je tue le chien (paraît qu’il y en a un dans le Sous-Marin, et c’est forcément au Yéti, vu son amour pour les poils).
C’est compris ?

 

 

Ciccio

 

 

Polos, chemises hawaïennes et look de bûcheron

27 juin 2011

 

Périscope #64

Périscope #64

Résumé de l’épisode précédent :

Ciccio et le Yéti refont le monde en évoquant la musique pop nordique de I Am From Barcelona aux Cardigans. Alors qu’ils terminent leur pinte de bière, Fantasio les rejoint.

 

Le Yéti aperçoit le carton volumineux apporté par Fantasio et bondit de la banquette en velours. Alors que le velu déballe bruyamment le paquet en déchirant le scotch marron avec ses dents, que sa tête disparaît dans l’emballage, les regards de Fantasio et Ciccio se croisent, incrédules. Le visage du Yéti ressort du carton, tel un périscope, le sourire aux lèvres.

 

- Yéti, tu nous intrigues avec tes surprises, questionne Ciccio, en feignant l’étonnement (ce n’est pas la première fois que le poilu reçoit des paquets aussi volumineux que farfelus), toujours soucieux de ne pas éteindre l’enthousiasme du Yéti

- J’ai enfin reçu mes nouveaux polos Abercrombie !!!

Polo de Federer

Les polos c'est pour le tennis

 

D’ordinaire doté d’un sens de la répartie à toute épreuve, Ciccio reste muet. Des polos à bord du Sous-Marin Jaune ? Alors que le Yéti vérifie le contenu du carton – 7 polos de taille M pour les 7 jours de la semaine, Ciccio se dit que les polos, c’est bien pour le tennis et le rugby, pas pour voguer à bord du Sous-Marin Jaune. Alors qu’il s’apprête à ouvrir la bouche pour « tacler » son ami matelot, c’est Fantasio qui prend la parole.

 

- Après les chemises hawaïennes de Ciccio, il faut supporter les polos du Yéti… putain c’est quoi cette mode les gars ? Je vous demande pas de choisir un uniforme, mais vous pourriez au moins essayer de vous mettre un peu d’accord. On est un équipage, oui ou merde ?

 

Du style, avant tout


Le Yéti, piqué au vif par la remarque de Fantasio, se lance dans une diatribe au nom de l’importance de la mode dans l’histoire de la musique. Des années 50 à aujourd’hui, le look a toujours eu beaucoup d’importance, s’exclame le Yéti.
- Je te comprends bien mais imagine un peu ce que cela aurait donné si les Beatles ne s’étaient pas mis d’accord sur un look commun, lui répond Fantasio, laconique.

 

Le Yéti, les mains chargés de polos neufs, se trouve un peu désarçonné par la remarque de Fantasio. Il lance un regard un peu perdu à Ciccio, dont la large chemise hawaïenne semble soudain illuminer la pièce de son éclat bleu vif.
- Jamais de la vie je n’échangerai ma chemise contre un polo, affirme soudain Ciccio.

 

L'illustre tenue de bûcheron

Le look Fantaso circa 1994

Sans se dire un mot de plus et sans se concerter, les 3 matelots prennent place sur les banquettes du petit salon. Fantasio, qui porte un T-Shirt noir et jaune Rio Baril acheté à un concert de Florent Marchet, est assis en face du Yéti et de Ciccio. Le Yéti qui semble avoir repris ses esprits et presque oublié les polos relance la conversation.

 

- Dis-moi, Fantasio, tu faisais quoi en 1994 ? Avec Ciccio, on s’est rendu compte qu’on était au même concert des Cardigans.

 

En quelques instants, les souvenirs se précipitent dans la tête de Fantasio et se précisent peu à peu. Avant de découvrir Blur et la brit pop en 1995, Fantasio a traversé une période Chemise de Bûcheron, marquée par l’écoute répétée des albums de Nirvana, tout particulièrement Nevermind et MTV Unplugged in New York. Fantasio évoque ces années de lycée, quelque part entre la Seconde et la Première, où sa collection de musique ne comportait que quelques CD et où le mot MP3 n’était pas encore entré dans les mœurs.

 

Alors qu’il achève l’évocation de ses souvenirs, Fantasio redoute que les deux matelots exigent la photo de classe de cette année 1994 pour attester de l’utilisation de la chemise à carreaux.

 

 
Les matelots vont-ils opter un uniforme officiel à bord du Sous-Marin ?
Fantasio va-t-il devoir retrouver sa photo de classe ?

 

La suite la semaine prochaine…

 

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Fantasio

DSK aime t’il le cul selon Sebastien Tellier, Pulp et Johnny Cash ?

30 mai 2011

 

Périscope #60

Périscope #60

Ces derniers temps, impossible d’échapper aux tribulations de Dominique Strauss-Kahn et de ses pulsions sexuelles. A bord du Sous-Marin Jaune, cette affaire a suscité une totale indifférence. Jusqu’au jour où le Yéti a proposé à Ciccio et Fantasio de choisir un disque pour accompagner DSK en taule, à Rikers Island. Et en corollaire, de parler des disques ayant une forte connotation sexuelle.
Le Yéti sourit. Il se dit qu’en plus, avec ce post, les trois matelots vont pouvoir taguer plein de mots cochons: le Sous-Marin Jaune va tripler son trafic d’un seul coup !

 

 

Le Yéti recommande à DSK une cure de bromure avec Cranes

Le Yéti recommande à DSK une cure de bromure avec Cranes...

Le coté bestial de l’affaire DSK (si elle s’avérait vraie) a rappelé instantanément au Yéti cette vieille chanson de Pulp, Little Girl (With Blue Eyes):
« Little Girl with Blues Eyes, there’s a hole in your heart and one between your legs. You’ve never had to wonder which one he’s going to fill in spite of what he said« .
Ce n’est pas très romantique, comme souvent chez Jarvis Cocker, mais très réaliste.
Mais pour accompagner DSK en taule, le Yéti finalement verrait bien une bonne cure de bromure pour le bonhomme, à savoir un disque froid, glacial, sans aucune dimension sexuelle (pour prendre le contre-pied de l’idée de départ). Et là, il pense tout de suite aux albums de ce groupe anglais, Cranes, dont la musique vous fout la chaire de poule et le moral en berne, comme sur l’excellent EP Tomorrow’s Tears, dont le coté frigide rendrait fou DSK. Ahah, DSK devenant moine-ermite à cause de Cranes, ca aurait de la gueule à la une de Voici-Paris Match !

 

 

Fantasio pense que DSK adore Sébastien Tellier

Fantasio pense que DSK adore Sebastien Tellier

Du cul, il faut bien chercher à bord du Sous-Marin jaune pour en trouver d’autre que celui velu du vieux Yéti hirsute. Les trois matelots s’adonnent à ces activités – chacun de son côté, de préférence – lorsqu’ils jettent l’ancre, avec généralement davantage de discrétion que DSK, cette sorte de Yéti hyper-sexué. Cela n’empêche pas les amis d’écouter de temps à autres quelques titres d’Al Green, auteur d’albums classiques, cliché parmi les clichés des musiques « sexuelles ». Aujourd’hui, Fantasio ne souhaite pas recourir à ce genre d’exemples pour illustrer la conversation entamée par le Yéti. Il a plutôt envie d’évoquer le souvenir du dernier album de Sébastien Tellier, on ne peut plus approprié, de sa pochette évocatrice à son titre explicite. Il rafraîchit la mémoire de ses camarades en fredonnant la mélodie de Divine (titre qui représenta la France à l’Eurovision 2008).
No no no no no no no…
Du sexe, une pochette sexy, et une barbe : que demander de plus ?

 

 

Merde, Johnny Cash ne viendra pas chanter pour DSK

Merde, Johnny Cash ne viendra pas chanter pour DSK

Si Ciccio n’imagine pas qu’on puisse mettre de la musique pendant l’acte (il a déjà tonné contre cette pratique lors d’un récent périscope), il se dit que s’il devait aller un jour en prison (pour l’instant, aucune femme de chambre n’a osé se plaindre), la musique serait probablement son unique réconfort. Alors, bien sûr, il commencerait par jouer quelques classiques, comme In The Jailhouse Now, ou le fameux Folsom Prison Blues du non moins fameux Johnny Cash, tout en faisant attention de ne pas trop s’enfoncer dans une musique trop mélancolique.
Et donc rapidement, il lui faudrait opter pour des choses plus joyeuses, et il se tournerait vers la pop, la britpop très exactement, pour se changer les idées. Alors si DSK est passé à côté de la fameuse guerre Blur / Oasis qui agita l’Angleterre au milieu des années 90, Ciccio lui donnerait un peu de contexte, en passant Sunday Sunday ou Supersonic. Au pire, ça pourrait lui donner envie de bouger ses fesses.