Le Sous-Marin Jaune et la notion de Déclin

14 juin 2010

 

Périscope #23

Voilà, la Coupe du Monde a débuté et le Yéti a été frappé par le titre d’un journal parlant de l’équipe de France : « Le Début de la Fin ? ». Il faut dire qu’après ce premier match nul peu engageant face aux Uruguayens, on est en droit de le penser.

 

Le début de la fin… voilà une expression que le Yéti a souvent ressenti en écoutant un album d’un de ses groupes chéris. Un album qu’il a trouvé bien faible par rapport aux précédents, révélant des tics qu’il n’aimait pas et qui lui ont fait craindre (à raison) le pire. En a-t-il été de même pour Ciccio et Fantasio ? Sur quels albums, pour quels groupes, et l’avenir leur a-t-il donné raison ?
Allez, hop, convocation immédiate dans la cuisine du Sous-Marin Jaune : le Yéti sort les cacahuètes et les bières, et attend ces deux compères.

 

 

En pensant au début de la fin, le Yéti pensait très fort à l’un de ses groupes chéris de tous les temps, devenus depuis presque insipide et sans saveur : Belle & Sebastian. Dieu sait que Le Yéti a aimé ce groupe, surtout If you’re feeling sinister et The Boy with The Arab Strap. Quels albums ! Et les singles, ils les avaient tous, car Stuart Murdoch vous sortait des chansons incroyables sur des ep à l’ancienne : Legal Man, Just a Modern Rock Song… pfff, la grande classe.
Fold Your Hand était toujours aussi bon, et puis est arrivé Storytelling. Un drôle d’album, soit disant la BO d’un film. Et là, pour la première fois, le Yéti a été un peu déçu. Il sentait que le groupe tournait en rond, allait voir ailleurs mais pas dans la direction que le Yéti aimait. Le début de la fin. D’ailleurs, les concerts étaient moins bons, plus pros (le Yéti se souvient avec tendresse de la trouille du groupe la première fois à Paris).
Aujourd’hui, le Yéti n’a pas acheté les deux derniers albums de B&S, produits par l’horrible Trevor Horn. Il les a vaguement écoutés et flanqués aux oubliettes. Même les sessions BBC n’ont pas réussi à ranimer la flamme. Le Yéti reste avec The Fox In the Snow. Parce qu’il a toujours aimé les renards.

 

 

Le début de la Fin de Belle & Sebastian: Storytelling

Le début de la Fin de Belle & Sebastian: Storytelling

Le début de la fin ? Mouais… Ciccio n’a jamais vraiment ressenti cette impression. Certes, certains albums sont moins bons que d’autres, mais il arrive souvent que, soit directement après, soit quelques années plus tard, l’artiste en question retrouve son inspiration. C’est arrivé à Neil Hannon, de The Divine Comedy, avec Regeneration et Absent Friends après Fin De Siècle, ou encore à Hawksley Workman avec Treeful Of Starling après Lover Fighter.
Et puis surtout, SURTOUT, Ciccio ne peut pas laisser le Yéti dire des âneries grosses comme lui à propos de renards. Fox In The Snow est la plus mauvaise chanson de If You’re Feeling Sinister, voire de Belle & Sebastian, voire de l’Ecosse, de l’Europe, du monde, de l’univers et de la galaxie. Ce qui nous ramène à la question de départ, et qui découle sur une autre : cette fin évoquée est peut-être le début pour un autre auditeur, un auditeur qui aurait le bon sens de trouver que Dear Catastrophe Waitress est un très bon album.

 

Le début de la fin pour Divine Comedy: Fin de Siècle ?

Le début de la fin pour Divine Comedy: Fin de Siècle ?

Quant à Fantasio, il sait bien qu’un artiste mis sur un pied d’estale en retombe souvent très vite. La faute au Syndrome du 2ème album : aussi bon soit-il, il ne suscitera jamais autant d’intérêt que le premier, si bien qu’il vaut presque mieux passer inaperçu avec son 1er album. Si Fantasio prend le sujet de la semaine à rebrousse-yéti, c’est surtout pour rendre hommage au meilleur 2ème album de tous les temps, In it for the money de Supergrass.

 

A sa sortie, certains le virent déjà comme le début de la fin : affirmation incroyable pour qui a jamais pris la peine de plonger dans ce disque. Fantasio repense aussi au troisième album des Cardigans, successeur du fantastique Life/Emmerdale. C’était le début de la fin de la légèreté pour Nina Persson et ses blondinets poupins.

 

Rétrospectivement, comment s’imaginer que les Suédois sauraient reproduire indéfiniment la même magie ? Mais toutes les bonnes choses ont une fin, non (ce n’est pas feu Supergrass qui le contredira) ?

 

Le Sous-Marin Jaune prend la Porte

7 juin 2010

 

Périscope #22

Cette semaine, le Sous-Marin jaune fait escale dans un joli port industriel, et comme à l’accoutumé, les 3 valeureux matelots se précipitent dehors pour dégourdir leurs jolies gambettes et désaltérer leurs gosiers. Juste avant de rentrer dans leur taverne préférée, ils restent interdits devant une affiche de film sur… les Doors.

 

Tiens, encore un film sur ce groupe après le biopic d’Oliver Stone… Le Yéti commence à grogner: mauvais signe, il a les poils hirsutes. Ces comparses le regardent, et commencent à prendre peur.

 

 

Ce qui a exaspéré le Yéti en voyant cette affiche pour ce nouveau documentaire, c’est le sujet : ENCORE les Doors.
Pour le Yéti, les Doors, c’est le groupe qu’on écoute quand on a 16 ans pour faire cool et rebelle en buvant une bière et en fumant un joint au cimetière du Père Lachaise, car « Mec, c’était un poète maudit, Jim Morrisson ».
Et de se dire qu’une nouvelle génération de teenagers boutonneux va à nouveau tomber dans le panneau et écouter l’interminable The End pendant des plombes parce que certains magazines branchés aiment perpétuer tous ces clichés autour des Doors, ça met le Yéti en rogne.
« Merde les enfants, Arthur Lee de Love était mille fois plus rebelle et attachant que Jimbo ! Et pour le côté poète maudit , autant voir chez les Anglais (Martin Newell ou Andy Partridge de XTC), ça aurait de la gueule un documentaire sur ces deux génies ! ».
Mais le Yéti se sent un peu comme Don Quichotte sur cette bataille, et il craint même de voir arriver prochainement de nouveaux biopics sur Jimi Hendrix ou Ian Curtis, devenus malgré eux des icônes parfaites pour un marketing mode et tendance.

 

Encore un film sur Les Doors

Encore un film sur Les Doors

Fantasio a l’habitude des chausse-trappe que peuvent réserver les conversations à bâtons rompus avec le Yéti. Il n’est pas rare, d’ailleurs que celles-ci se terminent en pugilat. Parfois même, Fantasio s’imagine que le Yéti en rajoute, et il se trompe la plupart du temps, comme lorsqu’il surestime la mythologie des Doors. Le Yéti, comme les groupes qui ne meurent jamais, ne change pas son fond de commerce. Alors Fantasio essaie d’expliquer à son ami velu le plus important et le plus mystérieux : ce sont bien les chansons (No Milk Today ayant traversé les décennies, ce qui n’est pas vraiment le cas d’Herman’s Hermit, l’air de The Letter est plus connu que le nom des Box Tops) qui sont immortelles. Toutefois, l’interrogation du Yéti est légitime de la part d’une vieille branche ayant bien connu le siècle dernier, et qui voit les nouvelles générations le pousser vers la porte de sortie. Fantasio ne peut que lui répondre qu’on a les idoles que l’on mérite et qu’il devrait user de son expérience et de sa sagesse (hum) pour transmettre son admiration pour les Beach Boys et Belle & Sebastian aux moins de trente ans.

 

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Jim Morrisson, un poète pouet pouet (comme dirait Katerine)

Quand on est à trois dans un endroit aussi étroit et étanche qu’un sous-marin (et nous ne mentionnerons pas ici l’ignoble odeur dégagée par les poils du Yéti), il est important de bien choisir son camp, de bien faire des alliances, pour être toujours du bon côté.
Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, Ciccio a choisi le camp de Fantasio.
En effet, il ne comprend pas non plus l’obsession maladive sur les Doors. Certes, Ciccio n’a jamais vraiment goûté la musique ni les mots de Jim le maudit, mais sans plus. Et surtout, hormis le film (mauvais, mais est-ce utile de le préciser quand on connaît le réalisateur ?) de Stone et le documentaire de Di Cillo (que Ciccio aime beaucoup, par contre), il peine à trouver d’autres références cinématographiques sur le groupe de Los Angeles. Deux films en quarante ans, on fait pire comme acharnement, non ?
Ciccio se demande si il y aura un jour un biopic sur le héros musical de sa jeunesse, Robert Smith

 

 

Belle & Sebastian et David-Ivar Herman Düne en vue !

12 mai 2010

David-Ivar Herman Düne comparé à Belle & Sebastian

La Vigie #17

Il ne faut pas croire que la Vigie, lorsqu’elle « voit » des ressemblances ici et là, soit en train de les déplorer. Au contraire, elle s’en amuse, s’en régale, elle aime ces cousinages, ces rapprochements parfois limites, parfois tirés par les cheveux. Elle les prend pour ce qu’ils sont la plupart du temps : des hommages vibrants aux ancêtres. (D’ailleurs, les artistes qu’elle nomme font forcément partie de sa discothèque, sinon comment les repérerait-elle ?) Parfois même, il y a fort à parier que la ressemblance soit totalement fortuite. En effet, combien de possibilités de mélodies reste-t-il ?

 

Cette question, qui hante la Vigie depuis son plus jeune âge, mériterait (et donnera sûrement lieu) à un traitement spécifique dans ces colonnes. Mais pour l’heure, intéressons-nous à un nouveau rapprochement.

 

Une fois n’est pas coutume, ce sont deux artistes que la Vigie vénère qui sont à l’honneur. A sa gauche, la fine fleur de la pop écossaise, un groupe qui a atteint des sommets d’orfèvrerie mélodique posés sur des mini symphonies, le tout joué par un groupe à géométrie variable, mais toujours inspiré. Dans leur troisième album, The Boy With The Arab Strap, il y avait notamment ce très joli titre :

 

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Là, c’est la mélodie vocale du couplet qui nous intéresse, dès que la voix entre en scène et chante :

 

Ease your feet off in the sea
My darling it’s the place to be

 

Vous avez ça bien en tête ?

 

Passons maintenant à un autre chouchou de la Vigie : la grandissime David-Ivar, très connu pour son mirifique groupe Herman Düne. Une des particularités des membres de ce groupe, outre ce nom de famille exotique, c’est qu’ils participent en dehors du groupe à plein de projets plus ou moins éphémères, et enregistrent quelques albums solos ici et là. Pour David, son coup d’essai fut un coup de maître, puisque Ya-Ya est une vraie réussite, avec quelques pépites comme celle-ci :

 

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Ici, également dès le début, on retrouve cette mélodie vocale familière :

 

You’ve never known your priorities
Until the morning of the sixth day

 

Certes, la Vigie n’a pas l’oreille absolue, mais y’a bien un petit quelque chose là, non ? Comment ça non ? Ben si c’est comme ça, je me tire !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

5 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune fête Pâques avec des Cloches et des Lapins

Périscope #13

Cette semaine, le Yéti est tout excité. C’est le weekend de Pâques avec un beau lundi férié pour glandouiller, et pour fêter ça, le Yéti a décidé de faire un petit jeu pour le périscope de la semaine.
Qui dit Pâques, dit Lapins de Pâques et Cloches de Pâques. Alors pour marquer le coup, le Yéti demande à ses comparses de célébrer Pâques en parlant d’artistes ou de groupes ayant le mot Lapin ou Cloche dans leur nom (l’anglais marche bien sur, avec Rabbit et Bell). Ah ah ah !! Le Yéti se tord les côtes de rires, il adore ce genre de petits jeux futiles. Et dans son infinie bonté, il autorise ses copains à aussi parler de titres avec les mots Lapin et Cloche dedans.
A quoi sert ce jeu ? A rien. Juste à prendre un prétexte pour parler de musique et de certains artistes ou chansons qui nous tiennent à cœur.

 

Le premier à se lancer est Ciccio qui souhaite profiter de la proposition velue du Yéti pour réhabiliter, par l’intermédiaire d’un de ses guitaristes et leaders, un groupe des années 90 qui lui est cher : Ride. Oui, l’auteur du magique Birdman, du popesque I Don’t Know Where It Comes From, ou encore du très aérien Chrome Waves, n’est autre qu’Andy Bell, aujourd’hui bassiste pépère chez Oasis (et pour une fois, Ciccio cite le groupe de Manchester sans aucune intention de faire chier Fantasio).
Bon, la vérité, c’est que le chouchou de Ciccio est en fait l’autre ex-leader du groupe, Mark Gardener. Mais il a eu beau tourner le problème dans tous les sens, faire des recherches sur Internet, il n’a jamais réussi à trouver une langue dans laquelle Gardener voulait dire quoi que ce soit qui fut en rapport avec Pâques. Certes, il a bien pensé au fait que cela signifie jardinier, et que les cloches déposent les oeufs dans le jardin, mais il a eu bien trop peur de Fantasio pour tenter cette approche quelque peu tirée par les chev’oeufs.

 

The Shins - Wincing The Night Away

The Shins - Wincing The Night Away


Fantasio n’a rien à reprocher aux lapins de façon générale. Lorsque qu’il a reçu l’invitation du Yéti intitulée « Viens jouer avec des lapins dans mon jardin », il n’y a rien compris.
Quels lapins, quels jeux ? Les lapins, ça lui rappelait surtout les horribles petits personnages Sylvanian, à tête d’animaux. Cette association était suffisante pour empêcher Fantasio de s’adonner à toutes les facéties prévues par le Yéti. Il espérait simplement que les jeux en question ne mettraient pas en scène des personnages Sylvanian.
En réfléchissant un peu plus fort, en cherchant dans ses archives, Fantasio se souvenait non pas d’un groupe, mais d’une chanson qui contenait le mot « Rabbit »: Red Rabbits, des Shins, sur l’album Wincing The Night Away. Un titre assez bizarre, l’un des meilleurs du disque, qu’il écouterait volontiers chaque jour du week-end de Pâques.
Quant aux cloches évoquées par le Yéti, Fantasio s’attend à ce que le Yéti en profite pour remettre le couvert à propos de Bell(e) and Sebastian.

 

Chris Bell - I Am the Cosmos

Chris Bell - I Am the Cosmos


Comme le Yéti aime bien prendre Fantasio à rebrousse poil, il ne parlera pas de Belle & Sebastian, mais plutôt de Chris Bell, héros de Big Star, compagnon de route de Alex Chilton, récemment décédé.
C’est surtout l’album I am The Cosmos qui l’avait ému, ainsi que la chanson You and Your Sister, absolument poignante. La voix de Chris d’ailleurs s’y révélait souvent déchirante. Aucun doute, Le Yéti aime ce folk sur l’os, et en rédigeant ce post, il ré-écoute avec plaisir ce premier album.
Mais bon, pour Pâques, cette musique pouvait se révéler un peu triste. Du coup rien de mieux que les amis de Lapin Machin pour réveiller ses vieilles guiboles velues.
Les Lapin Machin, c’est un groupe d’anti-folk foutraque parisien, encore autoproduit, jouant une musique délirante et jouissive. Aucun effort sur l’accent anglais, mais l’esprit Moldy Peaches est là et c’est le principal. Et comme Œuf de Pâques, le Yéti vous propose d’aller les écouter sur myspace ici : http://www.myspace.com/lapinmachin

 

Oui, vous êtes gâtés !! Qu’est ce qu’on dit ? Merci le Sous-Marin Jaune !

 

 

Le Sous-Marin Jaune teste le nouvel iPad

8 février 2010

 

Test de l'iPad

Périscope #5

Même cloîtrés dans leur beau Sous-Marin Jaune, nos valeureux matelots n’ont pu ignorer la grande nouvelle du moment: le lancement de l’iPad par Apple.
« To be a Geek or not to be » semble être la devise aujourd’hui de tout internaute qui se respecte et chacun y va de son avis.

 

Ses comparses l’ont souvent dit: le Yéti est un être primaire, velu et dont le principal mode de communication était encore la peinture rupestre il y a à peine 3 ans. Alors l’iPad, il le dit tout net, il s’en moque comme de l’an 40. En effet, le Yéti écoute encore des vinyles et des cassettes, et surfe sur le Net à bord d’un vieux PC assemblé par son frère il y a 4 ans (autant dire un siècle en informatique). Du coup, il ne voit pas trop l’utilité de cet iPad, notamment pour écouter sa discothèque et l’intégrale des Beach Boys ou des Field Mice.
Mieux, le Yéti se demande si ce formidable brouhaha autour de l’iPad n’est pas un nouveau prétexte qu’Apple a inventé pour nous rendre accroc à ses logiciels et produits. Et puis le tactile, le Yéti s’en méfie. Avec ses grosses paluches poilues, il met 4 heures à taper un SMS, et quand il veut lancer la météo sur son téléphone, il lance l’application boussole qui ne lui sert strictement à rien. Non décidément, le Yéti n’est pas prêt d’avoir un iPad dans sa grotte, et pour le moment il préfère se passer en boucle les merveilleux albums de Beach House ou des Besnard Lakes plutôt que de se renseigner sur cet engin infernal !

 

Le nouvel iPad par Apple

Le nouvel iPad par Apple

Fantasio, lui, a d’abord eu une vision céleste: Ciccio, la barbe longue et le poil hirsute, brandissant la tablette sacrée en mars prochain. Voilà qui aurait de la gueule! Mais tout bien réfléchi, Fantasio a toutes les difficultés du monde à imaginer à quoi pourrait bien servir cette ardoise. Plus particulièrement, que pourrait-elle faire de mieux qu’un autre appareil nomade ne ferait pas déjà ? Il se dit en tout cas que côté musique, la tablette n’apportera rien et sa consommation numérique sous toutes ses formes resterait la même: Je télécharge, j’écoute, je jette.
Il se dit toutefois que ce serait peut-être l’agenda et le bloc-notes ultime, mais dans ce cas on est plus proche du Newton nouvelle génération que de l’objet « grand public » tant attendu. Ce serait vraiment le gadget idéal pour écrire les baleines, planctons et autres périscopes qui ponctuent les semaines du Sous-marin jaune. Il faudrait alors songer à en équiper les 3 membres du submersible et prévoir une session de formation de 60 heures pour le Yéti, dont 20 pour lui expliquer qu’on ne peut pas le coller sur son oreille dans le métro pour écouter Belle &Sebastian.
Ré-enchanter la lecture ? Fantasio aimerait bien y croire, mais vu la capacité d’attention limitée des geeks de tout poil, c’est mal barré.

 

The Besnard Lakes Are The Roaring Night

The Besnard Lakes Are The Roaring Night

Il semblerait que Ciccio seul soit enthousiaste devant ce nouvel objet: pour lui, l’iPad est une révolution, et ceux qui ne le comprennent pas ne valent pas mieux que les détracteurs de Copernic, Galilée et Bruno. Loin de Ciccio l’idée de dénigrer ses illustres co-rédacteurs (pour le Yéti, de toutes façons, la terre est plate et ressemble à un champ, rempli de souris, et gardé par des garçons de plage), mais il ne lui déplairait pas d’essayer, voire d’adopter, ce nouvel outil. Certes, il possède déjà un MacBook, un iPod et un téléphone portable, mais il paraît que la question à se poser n’est pas « qu’apporte l’iPad ? », mais plutôt « comment l’iPad va-t-il changer notre consommation du Web et de la technologie ? ». Une chose est sûre, l’iPad n’est pas un support privilégié pour transporter ou écouter sa musique, ce qui fait se demander à Ciccio pourquoi on lui a demandé d’en parler dans ces colonnes. En y réfléchissant, il se dit qu’il aurait du refuser. D’ailleurs, il refuse, et retire tout ce qu’il vient de dire !