Scott Pilgrim contre Florent Marchet
3 décembre 2010Peut-on aimer à la fois la bande originale du film Scott Pilgrim et le dernier album du chanteur bien de chez nous Florent Marchet ? L’album Courchevel est-il meilleur que la compilation faisant office de Sountrack au dernier film de l’éternel ado Michael Cera ?
Cet article ne répondra probablement pas à ces questions farfelues, en tout cas pas complètement.
Je suis parti du constat assez simple qui veut que nos goûts musicaux soient généralement très prévisibles, si bien qu’on peut les ordonner dans des cases en utilisant des étiquettes. Du coup, la plupart des gens n’aiment pas ce qui ne rentre pas dans des cases prédéfinies, ce qui n’est pas facilement identifiable – à moins que la case soit justement prévue pour accueillir des disques bizarres et musicalement non identifiés. On est tous pareils…

Scott Pilgrim Vs the World
C’est là que ça devient intéressant. Tout d’abord parce que j’aime Scott Pilgrim le film et la musique, et que ça ne m’empêche pas de rester accro à Courchevel.
Passé ce constat, je n’oublie évidemment pas qu’il y a une probabilité que je ne sois pas le seul dans ce cas. Merci la longue traîne.
La deuxième chose intéressante, c’est que derrière l’emballage et les dispositifs marketing plus ou moins voulus par les créateurs de ces œuvres, il y a des points communs. Quels sont-ils ?

Florent Marchet n'attend pas l'hiver
La deuxième chose, c’est le passé : les jeux vidéos 8 bit d’un côté, et les vacances au ski de l’autre. Même si ni l’un ni l’autre ne sont un pastiche d’une époque donnée, une certaine forme de nostalgie est palpable. Au minimum, les fantômes de l’adolescence sont de sortie.
Côté musique et influences, puisqu’il faut bien que j’en dise deux mots, il n’y pas plus de kilomètres entre Benjamin et Scott qu’il n’y en a entre Phoenix (si si, il y a du Phoenix dans Courchevel !) et Beck.
Dernier aspect notable qui réunit les deux albums : le temps de l’année (l’hiver) et la géographie (le Canada de Scott et la montagne de Courchevel). Le film comme le disque de Florent la moustache, comme la météo, ont de l’avance sur les saisons.
En définitive, ce que j’apprécie dans les deux cas, c’est la subtilité du résultat. Ce sont des œuvres générationnelles mais qui ne manient pas les références avec un marteau piqueur. Si Scott Pilgrim est un gadget qui dessine un chemin moins sinueux que Courchevel, il est tout aussi touchant. Dans les deux cas, je vous invite fortement à mettre vos bottes et à gravir la montagne*.
*Estimez-vous heureux, j’aurai pu vous filer dix fois plus de métaphores hivernales !
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Fantasio







