Le retour de la Momie: le Saxophone

28 février 2011

 

Périscope #51

Périscope #51

La France a peur. Depuis le début d’année, le Yéti a la désagréable impression que le plus moche des instruments de musique fait un come-back tonitruant et qu’on le retrouve désormais un peu partout, notamment dans certains albums estampillés pop-indé. Vous l’avez reconnu, le Yéti veut parler de l’instrument préféré de Bill Clinton et de Lisa Simpson : le saxophone.

 

Ces derniers temps, au hasard, Dan Bejar, la tête pensante de Destroyer, en a mis partout dans son dernier album, et même Deerhunter l’a réhabilité sur l’un des titres de son dernier album, le pourtant très bon Halcyon Digest.
Le Yéti voit-il le mal partout, ce que certains des amis du Sous-Marin Jaune ont dit (n’est ce pas Messieurs Blake et Muffin Man ?). Ciccio et Fantasio ont-ils eu eux-aussi cette curieuse impression d’entendre un peu plus de saxo qu’à l’accoutumé ? La pop est-elle en danger ?

 

 

On trouve un peu de Saxo chez Gruff...

On trouve un peu de Saxo chez Gruff...

Le Yéti a peut-être des idées bien arrêtées et certains préjugés faciles, mais pour lui, le saxophone n’est soluble que dans le jazz ou alors dans le rock expérimental (les fantastiques Archie Bronson Outfit l’avaient bien montré dans leur sublime Derdang Derdang).
En pop (et notamment en soft-pop), le Yéti trouve que le saxo est utilisé de façon pleurnicharde, souvent pour souligner lourdement que tel ou tel passage est oh-la-la-super-romantique-c’est-trop-beau. Pour le Velu, à la différence d’une trompette, le saxo ne fait pas franc du collier, est roublard, et sonne désespérément kitsch comme sur Kaputt le dernier album de Destroyer, ou sur certains titres du dernier Gruff Rhys, Hotel Shampoo (notamment sur Christopher Colombus ou sur l’envolée finale très année 80 de Heart of Love).
Le Yéti est d’autant plus furax concernant ces deux derniers albums que mélodiquement il les trouve très réussis et que le saxo n’apporte rien du tout, si ce n’est un désagréable arrière-goût année 80 largement dispensable.

 

 

... instrument fétiche du Gros Bill...

... instrument fétiche du Gros Bill...

Saxophone… Aucun autre instrument, quel qu’il soit, même s’il est raillé par les snobs ou connoté France profonde (comme l’accordéon), ne produit le même dégoût chez Ciccio. Parlez lui de cuivres et il évoquera avec délice la trompette ou le trombone. Mentionnez la famille des instruments à vent, et il se délectera du hautbois ou de la clarinette. Mais le saxophone…
Des premières notes qu’il a entendu sortir de cet instrument vulgaire (Careless Whisper, de George Michael, ou peut-être cet ignoble morceau instrumental, dont le nom lui échappe, basé sur un gimmick de saxophone dégoulinant – pléonasme) aux différents saxophonistes en herbe (sûrs de leur puissance, avec un tel engin entre les mains) qu’il a croisés durant ses quelques six années passées dans un petit conservatoire municipal de la banlieue parisienne, cet instrument le ramène irrémédiablement aux années 80, décennie la moins riche dans sa discographie sur les cinquante dernières années.
Donc ne venez pas parler « sax » devant Ciccio, sauf si vous souhaitez l’énerver.

 

 

...qui n'a pas la classe du premier Roxy Music

...qui n'a pas la classe du premier Roxy Music

Le saxophone fait peur, se dit Fantasio. S’il peut difficilement cautionner les propos de Ciccio et l’épithète de vulgaire, il voit bien à quel point le saxophone est un instrument maudit. Toutefois, il se souvient avec un peu d’émotion du saxophone d’Andy Mackay sur les vieux Roxy Music, et des tentatives de David Bowie sur Young Americans. Dans un genre assez différent, il n’a pas oublié les solos des albums de Frank Zappa (au hasard, des morceaux de Hot Rats et The Man From Utopia), sans trop savoir s’il écouterait ces saillies de saxophone avec plaisir, en 2011.
Enfin, impossible de conclure un tel sujet à bord du sous-marin jaune sans évoquer le crime de l’indigne Mike Love, qui, non content de participer de la pire des manières à la discographie des Beach Boys, osa couronner le déjà triste Kokomo d’un solo de saxo cataclysmique. Comme si l’élégance de son couvre-chef du moment (une casquette verte du plus bel effet) ne suffisait pas.

 

 

Nos Tops de fin d’année: les meilleurs disques velus, les meilleurs disques pour Geek et les meilleurs disques pour changer de job en 2010!

20 décembre 2010

 

Périscope #43

Périscope #43

Ce matin, le Yéti déboule tout excité dans la cuisine du Sous-Marin Jaune, en braillant un peu plus que d’habitude :
« Les gars, les gars, ca y’ est, tous les blogs et fanzines de musique publient leur tops de fin d’année ! Nous aussi on va faire pareil !! ». A ces mots, Fantasio fusille le poilu du regard et Ciccio sort un couteau tranchant…
« Rhooo, attendez les enfants, je sais bien que vous n’aimez pas ça, les Tops de fin d’année !! Fantasio l’avait d’ailleurs dit, vous croyez que j’ai la mémoire courte ? Non, là, pour railler un peu cet exercice, je vous propose de faire du grand n’importe quoi et de composer chacun un top en fonction de ce que nous sommes. Ainsi, toi, Ciccio, cette année, tu as changé de boulot donc je veux que tu nous donnes ton Top 3 des disques de 2010 pour changer de job. Toi Fantasio, déjà tu reposes ton Ipad, et tu m’écoutes ! Tu vas nous donner ton Top 3 des disques de Geek pour 2010. De mon coté, je vous donnerai le Top3 des disques velus de 2010 ! Ça vous va ? Let’s Go, Folks ! ».

 

 

MGMT - Congratulations

MGMT - Congratulations

Il n’y a rien d’illogique à ce que le Yéti réclame un trio de disques geek au camarade Fantasio. Seulement, à part la BO récente de Scott Pilgrim, il n’est pas très sûr que ses disques préférés correspondent aux critères geek, à moins que cela ne se résume à une apparition dans une pub Apple. Voici en tout cas un top 3 mâtiné de geek attitude, ne serait-ce que parce qu’il exclut le chanteur de l’année (Arnaud Fleurent Didier) :
- Congratulations de MGMT
- Big Echo des Morning Benders
- Innerspeaker de Tame Impala
Fantasio regrette simplement que le Yéti n’ait pas demandé un top 5 qui lui aurait permis de citer une nouvelle fois Deerhunter et Sufjan Stevens.
Un pochette hideuse façon jeu vidéo, un chanteur à lunettes, des Australiens chevelus et pas de trace de Kanye West. Qui dit mieux ?

 

 

Archie Bronson Outfit - Coconut

Archie Bronson Outfit - Coconut

Toute l’année, le Yéti s’est vu rappeler par ses acolytes qu’il était une grosse boule de poils. Ce petit top 3 est l’occasion de rappeler qu’il ne fut pas le seul en 2010.
A tout seigneur tout honneur, les velus préférés du Yéti en 2010 auront été les Archie Bronson Outfit, une bande de barbus hirsutes, jouant sur Coconut un blues démoniaque et festif. Dommage que leur concert à la Maroquinerie ait été si sage. Le Yéti et son frangin, le Tazz (autre bête sacrément poilue) s’y étaient ennuyés ferme.
Le disque velu n°2 de l’année 2010 sera Courchevel de Florent Marchet. Si l’ami Florent arbore une chouette moustache sur la couverture de son album, c’est surtout la splendide peau de bête sur lequel il trône qui aura retenu l’attention du Yéti ! 20/20 pour la pochette et les chansons.
Enfin le troisième grand disque velu de l’année 2010 du Yéti, c’est le sublime ep de La Féline, Wolf & Wheel. Parce qu’un groupe qui se baptise ainsi en hommage à Jacques Tourneur, est forcément dans le top velu du Yéti. Attention, les 6 perles qui composent cet ep sont en revanche d’une délicatesse folle, même s’ il est question de Loup et de Rat, deux animaux poilus que le Yéti affectionne.

 

I Am Kloot - Sky At Night

I Am Kloot - Sky At Night

Même s’il ne comprend pas bien ce à quoi pourrait ressembler un top 3 des albums pour changer de boulot, l’idée a tellement plu à Ciccio qu’il s’est creusé la cervelle pour en tirer un petit classement qu’il espère non dénué d’intérêt.
Premier lauréat de ce top, donc, I Am Kloot. Pourquoi ? Tout simplement parce que Ciccio a l’impression que la grâce qui sort de Sky At Night semble avoir été obtenue par de la besogne, du labeur, du travail.
Deuxième album : Courchevel, de Florent Marchet. Sur cet album, une chanson donne une autre facette du monde merveilleux du travail : La Charette. Pas besoin de faire un long discours, le titre aura donné au lecteur une idée du sujet de cette excellente chanson.
Et puis finalement, pour montrer qu’il n’y a pas que le travail dans la vie, et que l’essentiel est ailleurs, le troisième album de Ciccio est le paradisiaque Love To Live des Living Sisters. Le supergroupe d’Inara George, Becky Stark et Eleni Mandell est un hymne au farniente, ce qui est toujours salutaire lorsque les cadences s’accélèrent.

 

D’ailleurs, puisque l’on parle de dur labeur, il est temps pour nos trois amis de boucler cette année 2010 par un peu de repos. Plus de détails dans quelques jours…

 

 

Le Gimmick selon The Cave Singers

8 décembre 2010

Le Gimmick selon The Cave Singers

Le Sonar #3

Ce qui est bien avec les Gimmicks du Yéti, c’est que non seulement les morceaux sont accrocheurs, mais en plus ils permettent de mettre en lumière des groupes souvent inconnus.
La preuve encore cette semaine, avec The Cave singers.

 

 

Valery de l’excellent blog B comme Boxsons nous avait prévenus : Dancing On Our Graves est une bombe à neutrons, comme on en entend une fois par an.
Un truc à réveiller un mort, à vous secouer les puces, à passer en boucle 10 fois de suite pour être sûr que vous ne rêvez pas et surtout parce que c’est bon, très bon.

 

Ce titre a été composé en 2007 par un obscur groupe de Seattle, The Cave Singers, que personnellement je ne connaissais pas. Ils jouent du rock, un peu comme les Archie Bronson Outfit ou Cold War Kids. Et ce titre est sur leur premier album, Invitation Songs.

 

Ce qui fait la force de ce morceau, c’est l’effet double-gimmick-qui-tue : un à la guitare, un vrai gimmick entêtant qui reste bien ancré dans le crâne, et un autre gimmick aux percussions (a priori au rubboard, cet instrument utilisé dans la musique cajun, mais je n’en suis pas sûr), qui donne le rythme et transforme le morceau en danse vaudou.

 

Vous ajoutez à tout cela un chant hanté qui invoque Dieu ( « But oh lord, I know what I’ve done, And oh lord, I ain’t afraid. ») et vous obtenez ça, un clip et une chanson de dingue :

 

 

Ahah, OUI !! C’est infernal ce tourbillon !! Encore un grand merci à Valery pour avoir partagé ce maléfice.

 

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune expie ses fautes

25 octobre 2010

 

Périscope #35

Périscope #35

Ce week-end, il s’est passé une drôle de chose à bord du Sous-Marin Jaune : les 3 matelots se sont laissés déborder par l’intendance à bord du submersible et le besoin de passer un peu de temps avec leurs proches. Du coup, ce soir, il se retrouve enfin dans la cuisine, tout en ayant l’impression d’avoir manqué de temps et de n’avoir rien fait. Notamment en matière de musique. Rien, aucun CD passé, pas de discussions à bâtons rompus sur le dernier album (au hasard) de Yann Tiersen.
C’est le Yéti qui prend la parole le premier : « Les gars, on a manqué de respect à notre muse, La Musique. Tout cela par manque de temps. Selon notre bonne vieille tradition judéo-chrétienne, tout cela mérite PÉNITENCE !! »
Au même moment, la lumière se fait plus faiblarde dans le Sous-Marin… « Nous devons être PUNIS !! OUI, PUNIS !! ». Le Yéti a perdu la raison, il se prend pour le révérend Jim Jones.
« Fantasio, tu choisis un disque que tu vas infliger à Ciccio pour le punir. Un disque que tu aimes mais que lui va détester. Ciccio, tu en fais de même avec moi. Et j’infligerai le même sort à Fantasio. »
Et le Yéti de conclure solennellement:
« Et ce soir pour le diner, c’est moi qui cuisine. Vous aurez des blettes et un reste de cabillaud. PÉNITENCE !! AHAHAHAH !! »

 

 

Pour Fantasio: Archie Bronson Outfit

Pour Fantasio: Archie Bronson Outfit

Le Yéti réfléchit un instant : Fantasio aime la pop ourlée et finement ouvragée, il voue un culte sans borne à XTC et aux Beatles. Le Yéti esquisse un sourire sadique et court vers ses chouchous absolus, les Archie Bronson Outfit ! Ah ah, le dernier album du groupe, l’immense Coconut sorti cette année, va lui décaper les oreilles. D’entrée, le son crade de Magnetic Warrior met Fantasio à genoux. Sam, le chanteur du groupe, se met à chanter (enfin chanter… à mugir dirons nous), et Fantasio est déjà dans les cordes. Ce blues foutraque, abrasif, sans queue ni tête, c’est terrible pour l’épicurien qu’il est.
Sur Wild Strawberries, les guitares rugissent, Sam psalmodie des trucs impossibles et le Yéti danse comme un fou autour de Fantasio, on frôle le KO. Un KO qui viendra avec le saxo strident de You Have A Right to A Mountain Life. C’en est trop pour Fantasio qui promet désormais de toujours veiller sur Mère Nature, sur La Musique. Ouf, il est sauvé.

 

Le bruit selon Neil

Le bruit selon Neil

Si Ciccio était du genre à rechercher la facilité, il aurait bouclé son affaire en quelques secondes. Se remémorant sa récente passe d’armes avec le gros Yéti, il lui aurait imposé le dernier album de Ray Lamontagne, le forçant à décortiquer chaque mesure de pedal steel, et en jouant avec l’égaliseur pour que la voix de Ray soit plus proéminente encore.
Au lieu de cela, Ciccio va lui imposer l’impensable : écouter en entier, à fond les manettes, les yeux bandés, le dernier album de Neil Young ! Car si Ciccio n’est pas encore tout à fait certain d’apprécier Le Noise, il est en revanche assez convaincu que son ami poilu ne pourra le supporter, et cela suffit à son bonheur en ce dimanche soir.
Mais le sourire qu’il arbore en voyant le Yéti à genoux en train de prier (lui aussi est sauvé !) pour que cette expérience se termine, cache mal la nervosité qui est la sienne alors que Fantasio se prépare à lui faire passer un sale quart d’heure…

 

Fantasio hésite quelques instants. Il est d’abord enclin à choisir un châtiment digne de Ciccio : l’introduction truculente de l’album Oranges and Lemons de XTC est un choix idéal.

 

XTC Oranges and Lemons

Des oranges et des citrons

Il laisse donc exploser Garden of Earthly Delights à la face de Ciccio, mais très vite il s’aperçoit que ce traitement ne produit pas l’effet escompté : Ciccio vacille mais finit par (volontairement ?) se mettre à taper du pied.
Finalement il repense à samedi soir, où il assista impuissant à la loi du DJ des familles : La compagnie créole, Boney M et Claude François à s’en faire péter les tympans. Encore traumatisé, Fantasio en profite pour démolir les oreilles de son ami d’un Si j’avais un marteau rageur. Certes, Fantasio déteste autant Cloco que Ciccio, mais la fin justifie les moyens. Les yeux exorbités, Ciccio s’écroule sur le plancher du sous-marin. Wo-ho-woh, ce serait le bonheur-re. La messe est dite.

 

Les 3 amis ont désormais payé pour leur nonchalance.
Et le Yéti de hurler : « Pardonnez-nous, nous sommes si misérables. Je jure que cela ne se reproduira plus jamais ! »

 

 

Les Coups de Coeur Printaniers du Sous-Marin Jaune

10 mai 2010

 

Les coups de coeur du Sous-Marin Jaune

Périscope #18

Cette semaine, le Yéti veut de l’Amour, de la Joie et de la Paix. Il veut que les gens rayonnent de bonheur, de bonne humeur, d’allégresse. Alors pour arriver à ses fins, il a décidé de demander à ses comparses de lui livrer leurs coups de cœur du moment, les disques qu’ils écoutent en boucle actuellement et qui les rend tout guedins.
En espérant que ces choix te rendront toi aussi, Ô lecteur ami et fidèle, heureux, guilleret et tout sourire.
(Promis, on redevient acerbes les jours suivants, et promis le Yéti arrête de brouter les fleurs qu’il a plantées ce weekend sur le balcon de sa grotte).

 

 

C’est une habitude: il y a toujours un disque (un par mois dans les bonnes années, un par trimestre dans les périodes maigres) que Fantasio use jusqu’à la corde. Le reste n’est très souvent qu’indifférence et touché-coulé. La dernière fois que le Yéti lui a lancé une pelote de poil en hurlant « FANTA T’ÉCOUTES QUOI ? », Fantasio en était toujours au même album depuis un bail : La Reproduction de qui vous savez. Sur le mois écoulé, la boucle est un enchainement de 3 albums : MGMT, Morning Benders et Two Door Cinema Club. Cette trinité exaltée sinon hédoniste à l’échelle de Fantasio rendit le Yéti hirsute de bonheur.
Fantasio serait-il devenu un gentil garçon ?

 

She & Him - Volume 2

She & Him - Volume 2

Pour Ciccio, il y a deux manières de répondre à la question du Yéti. Soit on laisse parler son for intérieur, ses tripes, ses sentiments, et, telle une héroïne de roman de Marc Lévy, en interrogeant son cœur sans pour autant dire le moindre mot, on obtient une réponse aussi nette, précise et impressionnante qu’un nombre de ventes d’un livre de Guillaume Musso. Soit, et c’est bien évidemment la solution choisie par Ciccio, on laisse parler LastFM.com (pour une fois que Ciccio trouve une utilité à ce site, il n’est pas mécontent !). La réponse de ce site qui enregistre méthodiquement les noms des artistes, chansons et albums que l’on écoute, est sans appel : les trois albums qu’il a le plus écouté sur les trois derniers mois sont She & HimVolume 2, Goldheart AssemblyWolves and Thieves et ZeusSay Us. Prends ça dans les dents, vieux yéti poilu !

 

Josh Rouse - El Turista

Josh Rouse - El Turista

« Bah, même pas mal !! », beugla le Yéti qui lui aussi aimait bien le nouveau She & Him. Mais quand il regarde d’un peu plus près les disques qui tournent sur sa platine, Le Yéti y voit le nouveau Besnard Lakes, le démentiel nouvel album des Archie Bronson Outfit, mais aussi et surtout le délicat nouvel ouvrage de Josh Rouse, El Turista.
Sur cet album, Josh a eu envie de rendre hommage à plusieurs dieux de la Bossa Nova, comme Antonio Carlos Jobim, Chico Buarque ou Milton Nascimento. Mais là où certains chanteurs sont tétanisés par les maitres brésiliens et rendent une copie sans âme, l’ami Josh a choisi lui de composer modestement 10 perles tropicales en y insufflant son style et en arrangeant le tout de façon simple et légère.
Et le Yéti de se croire sur la plage de Copacabana, entouré de nymphes brésiliennes, en train de gratter quelques accords sur une guitare. El Turista, c’est actuellement le meilleur antidote du Yéti pour s’évader de la grisaille citadine, c’est la potion magique parfaite pour attendre la prochaine escale du Sous-Marin Jaune.