Concours : le disque du mois de Ciccio à gagner

23 février 2011

Trésor #1

Trésor #1

C’est donc parti pour le premier concours d’une série que nous espérons aussi longue que possible. Je rappelle très brièvement le principe : chaque mois, l’un de nous trois choisit un album et pose une petite énigme (en rapport avec l’album). Le premier mail reçu avec la bonne réponse remporte l’album.

 

Je commence cette semaine, en mettant en lumière un album de country-folk fabuleux, mêlant banjo, harmonica, guitare en bois et batterie discrète. Il s’agit d’un disque peu connu (hélas), mais qui ravira les amateurs d’Americana profonde.

 

Ca en fait des bornes...

Ca en fait des bornes...

Or, cet album, s’il a été enregistré à Paris, par un petit français, aurait pu/du être enregistré loin, très loin, très très loin, voire même très très très loin. Précisément, l’artiste devait se trouver à exactement à 6776 kilomètres de Paris.

 

Où ça ? Et bien c’est à vous de le deviner : quelle ville, de plusieurs centaines de milliers d’habitants, par ailleurs citée sur le titre de l’album en question, se trouve à 6776 kilomètres de Paris ?

 

Pour répondre, envoyez un mail avec la bonne réponse à contact@lesousmarinjaune.com, en précisant vos nom et adresse postale.
Une fois la bonne réponse trouvée, elle sera publiée avec le nom du (de la) gagnant(e), dans les commentaires.

 

A vous de jouer !

 

 

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Ciccio

Les Concours du Sous-Marin Jaune

21 février 2011

 

Le Sous-Marin Jaune

Le Sous-Marin Jaune

 

En ces temps de morosité ambiante et de crise économique, le Sous-Marin Jaune s’est fixé comme objectif de mettre un peu de chaleur et de joie dans le cœur de ses lecteurs.
Et dans cette quête vers la félicité et l’extase, nous avons décidé de vous faire gagner, à vous chers lecteurs assidus de notre blog, le disque du mois d’un matelot, chaque dernier mercredi du mois. Pour cela, nous reprendrons le bon vieux système de l’énigme, avec une petite question sur l’artiste et/ou l’album du mois et lancerons le sprint pendant quelques jours où le premier à deviner la bonne réponse gagnera le CD. L’énigme sera bien évidemment relayée sur Twitter, donc vous avez tout intérêt à nous suivre à la culotte : twitter.com/SousMarinJaune.

 

On commence dès mercredi prochain avec le disque de février de Ciccio : Soyez prêts !

 

Quant à nous, nous allons sérieusement postuler au Titre de Prix Nobel de La Paix pour service rendue à notre bonne vieille planète. C’est le minimum !!

 

 

Le Gimmick selon (Please) Don’t Blame Mexico

18 février 2011

Le Gimmick selon (Please) Don't Blame Mexico

Le Sonar #7

Finie l’obsession de Ciccio avec les Rolling Stones, c’est au tour du Yéti de nous parler gimmick, avec un jeune groupe pop français dont tout le monde parle.

 

 

Une tradition tenace et bien établie voudrait que l’hiver, l’Homo Indie-Pop-Rockus n’écoute que du folk, des guitares boisées et des barbus soufflant dans un harmonica. Notre cher Ciccio par exemple, est un fervent adepte de cette théorie. D’un autre coté, Ciccio n’écoute que du folk et cela toute l’année, donc c’est un mauvais exemple. Passons.

 

Personnellement, j’aime de plus en plus qu’on me secoue les puces l’hiver, qu’un groupe me balance un bon gimmick qui affole mes vieilles pattes velues et que je me mette à tortiller mon sublime postérieur sur une piste de danse improvisée entre le lavabo et la douche.
Pour ce début d’année, je suis gâté et je remercie les merveilleux français de (Please) Don’t Blame Mexico qui avec le morceau Elephant Man gagne haut la main le titre de meilleure chanson pop de ce premier trimestre (de l’année 2011 ?).

 

Le premier album de (P)DBM

Le premier album de (P)DBM

Puissant et ludique, ce titre est porté par un double gimmick génial.
Le premier est un cri viril qui ouvre le morceau (je n’arrive toujours pas à comprendre ce que cet individu braille, mais je suis à ses ordres et tout ouïe), et puis déboule le second gimmick, une petite suite d’accords tout simples au clavier, un vrai gimmick comme je les aime, indélébile, qui sera répété jusqu’à plus soif, alors que le premier gimmick inaugural reviendra en force pendant tout le morceau.

 

Ecoutez donc, ça donne ça :

 

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Et voilà comment on peut transformer sa salle de bain en chaudron digne d’Ibiza, comment on peut danser intelligemment sur de la pop, sans arrière pensée. Le nouvel album de (Please) Don’t Blame Mexico, Concorde, est truffé de chansons du même acabit (au hasard The Protocol), de vraie tubes power pop à vous rendre fous, à vous redonner le sourire.
Et une nouvelle fois, c’est Sauvage Records qui sort l’album, l’un des plus beaux labels indépendants actuels, dont le catalogue est parfait, sans aucune faute de goût.

 

 

 

Si vous aussi vous pensez à un gimmick (un riff, quelques notes de trompettes, des clappements de main, un sifflotement…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Le Yéti

 

 

Morrissey et Julia Stone en vue !

16 février 2011

 

Julia Stone comparée à Morrissey

La Vigie #44

Rien de tel qu’un petit son de guitare étouffé, tout en retenue, pour lancer un morceau qui va tout faire pêter.

 

On imagine les deux gratteux en train de se regarder, le sourire jusqu’aux oreilles en pensant à ce qui va arriver, le batteur en train d’affûter ses baguettes et de compter le rythme dans sa tête, et puis le chanteur, la tête un peu baissée sur son micro, dont il tient le pied entre ses deux mains, tout en suivant la rythmique avec son corps.

 

Et puis tout monte d’un cran : le chanteur lance sa voix, le batteur martyrise sa grosse caisse, des petits gimmicks de guitare apparaissent ici et là, le son étouffé devient de plus en plus suffoquant. Ca monte, ça monte, et puis BAM ! Ca explose :

 

Irish blood, English heart... UK flag!

Irish blood, English heart... UK flag!

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Il faut dire que, à l’instar de son guitariste qui attend une plombe avant d’envoyer la purée, Morrissey s’était fait attendre (7 ans tout de même entre – le faiblard – Malajusted, dernier album avant le single Irish Blood, English Heart), tant et si bien qu’on se demandait s’il ne faisait pas un peu exprès de nous faire attendre (notamment au vu de la prolixité qui fut la sienne dans les années 2000.

 

Mais au moins, quand il est revenu, les fans, dont la Vigie fait partie, n’auront pas été déçus.

 

Ce qui est loin d’être le cas avec la (belle ?) Julia Stone.
Ce morceau pourrait être à lui seul une belle analogie de l’album : on en attend beaucoup, et finalement ça tombe un peu à plat.

 

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La guitare étouffée, qui suscite cette envie de s’envoler, est comparable au dernier album qu’elle a enregistré avec son clodo de frère, et qui était si bon qu’il a poussé la Vigie à se jeter sur The Memory Machine. Plus dure fut la chute…

 

La Vigie espère simplement que les deux australiens seront à la hauteur lors de leur prestation scénique au (tout nouveau et parait-il tout beau) Trianon, à Paris, en avril prochain !

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Jonny et les Supergroupes

14 février 2011

 

Périscope #50

Périscope #50

Depuis quelques jours, le Yéti est morose. Les débuts d’année lui font souvent cet effet, la faute à une actualité musicale plutôt pauvre et guère emballante. Et puis, il a lu ce petit bout d’article sur ce projet musical baptisé Jonny. A la barre, Norman Blake des Teenage Fanclub et Euro Child des fabuleux Gorky’s Zygotic Mynci. En attendant l’album, le groupe a eu la délicatesse de mettre en téléchargement libre un petit ep (disponible ici) qui a permis au Yéti d’écouter quelques chouettes salves pop, bien foutues mais pas inoubliables non plus.
Pourtant sur le papier, Teenage Fanclub + Gorky’s Zygotic Mynci, ça avait de la gueule. Mais en musique, 1+1 est il toujours égal à 1 ? Quelles furent les collaborations les plus marquantes de ces dernières années ? Ciccio et Fantasio ont-ils écouté Jonny et aimé cet ep ? Le Yéti va-t-il reprendre du gratin dauphinois ce midi ?

 

 

Me Me Me, un supergroupe qui a marqué l'histoire de la musique...

Me Me Me, un supergroupe qui a marqué l'histoire de la musique...

Ciccio comprend à présent pourquoi Fantasio est parfois paternaliste avec le Yéti. C’est la naïveté incurable de ce dernier qui génère chez ses amis, outre une tendresse et une affection infinies, cette posture inattendue puisque ses deux comparses sont infiniment plus jeunes que lui (près d’une trentaine d’années de moins, en moyenne). En effet, en creusant sa mémoire et remontant ainsi au tout premier « supergroupe » dont il a assisté à la naissance (Me Me Me, formé par Alex James – bassiste de Blur – Justin Welch – batteur d’Elastica – et Stephen Duffy – de Lilac Time), Ciccio n’a pas souvenir d’un projet de supergroupe qui d’une ne l’avait pas surexcité au départ, et de deux ne l’avait pas déçu à l’arrivée.
Et d’ailleurs, Ciccio n’y trouve rien de surprenant, pourquoi est-ce que deux ou plusieurs personnes, habituées à composer soit seule(s), soit avec d’autres artistes, arriveraient soudainement à adapter leur songwriting à d’autres artistes, fussent-ils excellents ? Ce qui est amusant, c’est que l’inverse est également vrai : combien de « couples » d’auteurs compositeurs ont vu la qualité de leur production s’effondrer quand ils se sont retrouvés seuls, après la dislocation du groupe dans lequel ils officiaient ?
Tous les artistes qui osent aborder le thème de l’écriture musicale dans leur autobiographie évoquent son côté magique et son équilibre fugace. Parfois ça vient tout seul, parfois il faut lutter et lutter…
Sèche tes larmes, vieux Yéti, et retourne écouter Grand Prix, le chef d’œuvre indémodable de Teenage Fanclub.

 

Quelqu'un a des nouvelles de Loose Fur ?

Quelqu'un a des nouvelles de Loose Fur ?

A propos des super groupes, Fantasio a deux exemples très différents en tête. Le premier c’est Loose Fur, la collaboration d’une partie de Wilco et de Jim o’Rourke pour deux albums plutôt réussis. Si Fantasio ne se fait jamais trop d’illusions sur ce genre de side projects, et si Loose Fur bénéficie probablement de l’aura des immenses disques de Wilco, il y a quelque chose de magique à retrouver les qualités d’un musicien comme Jeff Tweedy. L’indulgence est d’autant plus grande que ces disques sont souvent vite enregistrés et vite sortis, sans susciter une attente folle.
Le deuxième exemple, c’est les Raconteurs, qui voit Jack White bricoler deux albums avec Brendan Benson. Avec eux, Fantasio s’est parfois demandé si la faiblesse du projet était un simple accident artistique ou le révélateur de l’absence de talent de Jack White, derrière les quelques coups d’éclats des White Stripes. Mais, le reste du temps, il est plutôt admiratif de ces personnalités qui n’hésitent pas à casser la routine du groupe qui sort un album tous les 3 ans.

 

Alors, quel destin pour Jonny ?

Alors, quel destin pour Jonny ?

Finalement le Yéti partage assez l’avis de Ciccio. Pour reprendre l’équation du début, en musique 1+1, ca fait souvent 0, mais rarement 1 (un groupe uni ou soudé).
Tout comme son compère barbu, le Yéti se souvient avoir toujours été déçu par des collaborations qui pourtant s’annonçaient prometteuses sur le papier.
Si on reprend le cas de Jonny, ce premier EP est pourtant fort honorable : Beach Party est porté par une jolie mélodie primesautière et Michelangelo est une vraie réussite de songwriting. Mais bon, en même temps il faut se farcir Continental dont le début est un décalque flagrant de Stoked des Beach Boys avant de virer comme du sous 96-Tears.
Le problème est toujours le même : le Yéti attendait monts et merveilles de deux icônes et le résultat est malheureusement juste plaisant.
Le Yéti va donc suivre le conseil de Ciccio et se remettre un coup de, non pas Grand Prix, mais Bandwagonesque, tout en se resservant de gratin dauphinois !