Le Gimmick selon Hard-Fi
22 mars 2012Le radariste n’aime rien plus que d’être seul dans son coin, le casque vissé sur les oreilles.
Il a un peu honte de le dire, mais il n’est pas mécontent que Fantasio et le Yéti soient partis. D’une part parce qu’il est persuadé qu’ils ramèneront Ciccio et que tout rentrera dans l’ordre, mais peut-être encore plus parce qu’il est quasiment seul dans le Sous-Marin (lorsque le Yéti est absent, ou tout simplement lorsqu’il quitte une pièce, il y règne un tel calme que l’on a l’impression d’être seul au monde).
Avec les événements récents, il a été tellement occupé qu’il n’a pas pu s’adonner à son activité favorite, la recherche de gimmicks. C’est donc avec gourmandise qu’il se jette sur son casque, et qu’il lance sur son ordinateur de bord une liste de lecture aléatoire, compilant les derniers morceaux qu’il a remarqués pour leur qualité gimmickienne. Dès les premières secondes du premier titre, le Radariste reconnait immédiatement de qui il s’agit et, en s’enfonçant dans son fauteuil, les mains sur les écouteurs, il lâche, dans un murmure souriant, un presque imperceptible « oh, mec… ».
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Si le radariste a choisi ce morceau, ce n’est pas pour son riff de guitare accrocheur, ce n’est pas pour son refrain répétitif et entêtant, c’est pour sa flûte. Oui, sa flûte.
Il s’agit probablement d’un échantillon, mais cela n’enlève rien à sa force. Et le côté répétitif, comme un clou qu’on enfonce, le rend encore plus puissant aux oreilles du Radariste.
Dans ces moments-là, il oublie tous les soucis du vaisseau, tous ses tourments, et il se laisse aller au son d’une flûte. Oui, une flûte.
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Ciccio











