Photos de classe et génériques de séries TV

4 juillet 2011

 

Périscope #65

Périscope #65

Résumé de l’épisode précédent :

Les 3 matelots ayant pris  place sur les banquettes du petit salon, Fantasio évoque ses chemises de bûcheron et le souvenir des années Nirvana. Le Yéti ne rate pas cette occasion et s’apprête à exiger la fameuse photo de classe.

 

Le visage du Yéti s’illumine d’un grand sourire, après le récit de Fantasio. Le cœur léger, il se lève soudainement. La tête qui tourne, il s’appuie sur la banquette d’une main et regarde ses deux amis matelots.

- Chers amis, j’aimerais porter un toast, un toast !

Fantasio et Ciccio l’observent et attendent la suite de sa phrase.

Le sourire toujours aux lèvres, le Yéti reste silencieux pendant plusieurs minutes, le temps de reprendre ses esprits. Un toast à quoi déjà ?

- Mes chers amis Ciccio et Fantasio, j’aimerais porter un toast à notre amitié et à notre jeunesse. Car oui nous avons vieilli mais nous avons su rester jeune.

 

Fantasio qui a remarqué les hésitations du Yéti, lui tient le bras pour éviter qu’il bascule en arrière et se retrouve à terre. Mais le Yéti ne semble pas vouloir s’en arrêter là.

Halte aux photos de classe

La nostalgie du Yéti

 

- Les gars, pour prolonger ce beau moment entre potes et cette belle soirée, je vous propose de ressortir nos photos de classe. Celles du lycée ou du collège. Je sens qu’on va passer un super moment !

Ciccio, franchement dubitatif et pas emballé par cette éventualité, n’ose pas vraiment s’opposer à l’enthousiasme généralement communicatif du Yéti.

- Tu sais Yéti ma cabine n’est pas rangée, je ne sais pas si je vais mettre la main sur mes photos de classe. Si on faisait ça plutôt la semaine prochaine ?

 

Malheureusement pour le matelot barbu, ces paroles n’ont pas été entendues et le Yéti est déjà en route vers sa cabine, à la recherche d’une photo de classe. Dans sa précipitation, il a laissé sa paire de chaussure – tous les matelots savent que dans les moments conviviaux, le Yéti préfère être pieds nus, ou à la limite, en chaussettes.

 

- Fantasio, tu crois que c’est sérieux sa proposition ? interroge Ciccio

 

Un maletot sans barbe

Un matelot sans barbe

Fantasio préfère répondre à son ami par une expression de dépit. Plus étonnant, il quitte la banquette et le salon, comme s’il acceptait le jeu proposé par le Yéti..

 

 

Ciccio se retrouve donc seul dans le salon, avec pour seule compagnie les pintes vides posées sur la table. Il se demande encore comment il a pu laisser les penchants du Yéti prendre le contrôle des soirées à bord du Sous-Marin Jaune. Tenté de reprocher à Fantasio sa passivité, il se fait finalement le même reproche.

 

Pour commencer, même s’il peut comprendre l’intérêt d’exhiber des photos oubliées, l’effet comique ou de surprise ne fonctionne que 30 secondes. Pourquoi passer tout une soirée à faire remonter les souvenirs enfouis à la surface ?
L’autre raison, c’est que les photos de classe ne se partagent qu’avec ceux qui ont connu la classe et l’époque. Les copains de classe de Seconde du Yéti, il ne les connait pas, et même si ça l’amusera un instant de revoir la tronche adolescente du velu, il n’a pas envie de les connaître.

Fantasio le matelot

Matelot et chemise à carreau

 

Enfin, et c’est probablement ce qui donne à Ciccio le plus d’inquiétude, il sait très bien comment se terminera cette évocation du passé et des inévitables références « culturelles » communes, celles d’une génération élevée à proximité d’un poste de télévision, et de Récré A2..

 

Ses craintes se font de plus en plus fortes, et bien que toujours seul sur la banquette du salon, il visualise trop facilement le Yéti exhibant les pépites du passé et chantant à tue-tête le générique de Cobra ou de Jayce et les Conquérants de la lumière. Plus les minutes passent, plus il se dit que non, il ne revivra pas de genre d’interminable soirée entre amis.

 

Bien décidé à ne pas participer à la dérive du Yéti, Ciccio hésite entre argumenter (ce qui n’est pas une bonne tactique face au Yéti) et prendre la fuite. Son choix est précipité par le retour du Yéti, déjà de retour de sa cabine :
- Caaaaapitaine Flamme tu n’es paaaaaas de no-tre ga-la-xie…
Ciccio claque la porte du salon et la ferme à clé. Tandis que le Yéti frappe des poings contre la tôle, Ciccio enfile son casque audio et démarre l’écoute du prochain album de Beirut, Rip Tide. Si son titre évoque sans le vouloir une série TV des années 80, Ciccio préfère mille fois se perdre dans ce nouvel album que d’écouter les refrains régressifs du Yéti.

 

La suite la semaine prochaine…

 

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Fantasio

Je n’aime pas… les gens qui jugent un second album en le comparant au premier

1 juillet 2011

 

Torpille 13

Torpille #13

Chaque jour, de nombreuses choses contrarient les trois compères du Sous-Marin Jaune. Plutôt que de ruminer sa colère seul dans son coin, le matelot est sommé à chaque fois par ses comparses de s’expliquer. Cette semaine, c’est Ciccio qui en a gros sur la patate. Vas-y, Ciccio, tu peux t’épancher !

 

N’y a-t-il sur cette terre une chose qui fasse plus délirer et rêver les critiques de musique que le second album d’un groupe qui les a convaincus lors du premier ?

 

Et plus l’attente est longue (comme par exemple pour les Stone Roses, qui ont fait patienter leur monde cinq ans avant de délivrer le bien nommé Second Coming, se faisant dépasser au passage par le train de la Britpop, emmené par Blur et Oasis), plus ils glosent et se perdent en hypothèses aussi improbables que fantasmées, se basant sur des morceaux de bouts de live écoutés ici et là, ou encore sur des rumeurs d’amis de frères de relation de soirée de cousin germain du petit ami d’une obscure groupie de l’artiste.
Tout ça pour ça, pourrait-on dire…
Car à la vérité, quelle que soit la qualité de ce second album, quel que soit son style, il sera de toutes façons mal reçu, et ce de deux manières uniquement, que je m’en vais vous décrire ici, que ça vous plaise ou non.

Il est bien ce second album des Stones Roses?

Il est bien ce second album des Stones Roses?

 

Disclaimer (je sais pas le dire en français, ce mot, désolé).
Évidemment, il arrive que l’on assiste à quelques exceptions de critique de second album, rarissimes, mais elles ne sauraient en aucun cas remettre en cause la règle fondamentale (sans exception, pas de règle), que je n’invente d’ailleurs pas, me contentant de la faire passer à mon prochain, qui veut qu’un second album sera forcément moins bien perçu, car condamné à être comparé au premier. Ne vous fatiguez donc pas à blinder les commentaires de contre-exemples : vous avez tort avant même de commencer à écrire (et puis même si vous avez raison, vu que j’ai déjà écrit l’article, c’est trop tard, fallait le dire avant – et j’ajoute que je m’en tape).

 

 

Scénario numéro 1 : “Pffff, l’est nul le second album de The _____, il est pareil que le premier…
Et alors ?! On s’en balance non ? Si le premier était bon, et que le second lui ressemble, ben c’est que le second est bon aussi, oui ou merde ? Qu’est-ce qu’on en a à battre que l’artiste révolutionne son style tous les deux ans, bordel…
Si je vous dis Richard Hawley, Elbow, Herman Düne, Band Of Horses, Ben Folds Five, Grandaddy pour les plus récents, ou The Band, The Beach Boys, The Rolling Stones ou Neil Young pour les monstres sacrés. Tous ces artistes ont en commun d’avoir fait non seulement deux premiers albums marqués à la fois d’un fort mimétisme et d’une qualité rare (qui plus est en progression), mais également d’avoir creusé un sillon au fil des albums, de sorte que leurs meilleurs albums sont finalement ceux qui se ressemblent le plus.
Vous imaginez si on avait dit à Neil Young d’arrêter de faire de la musique sous prétexte que ses deux premiers albums se ressemblaient trop ?

 

Trop nul cet album: Nico ne chante pas !

Trop nul cet album: Nico ne chante pas !

Scénario numéro 2 : “Pffff, l’est nul le second album de The _____, il a rien à voir avec le premier…
Et alors ?! Voire même “Et alors MERDE ?!”. Ils ont pas le droit de tenter autre chose ? Du moment qu’on prend du plaisir à l’écouter, on s’en bat la race de savoir qu’il ressemble pas au premier album ! Et puis bordel, faut savoir ce que vous voulez (cf le scénario numéro 1)…
Ça m’énerve tellement que je suis obligé de sortir une liste, c’est malheureux mais c’est comme ça (et puis du coup on met les noms de groupe en gras, il paraît que c’est top pour le référencement naturel) : The Velvet Underground, The Who, Pink Floyd pour les anciens, puis aussi Noah & The Whale, The Cure, Jack Peñate, Radiohead
Vous imaginez qu’on puisse râler parce que sur le deuxième album du Velvet y’a pas Nico à la voix ?

 

La conclusion s’impose : un second album ne peut et ne doit être jugé que sur ses qualités intrinsèques, et non pas en comparaison de son prédécesseur, d’autant plus s’il est illustre.

 

Donc, si j’entends encore le Yéti râler parce que le second album de je-sais-pas-qui est nul parce qu’il ressemble trop (ou pas assez) au premier, je tue le chien (paraît qu’il y en a un dans le Sous-Marin, et c’est forcément au Yéti, vu son amour pour les poils).
C’est compris ?

 

 

Ciccio

 

 

Gérard Lenorman et Leo Messi en vue !

29 juin 2011

 

Leo Messi comparé à Gérard Lenorman

La Vigie #57

Pendant l’été, une des choses qui manque le plus à la Vigie, c’est le football. Oui, le football.

 

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Vigie passe autant de temps avec Ciccio, le matelot le plus dingue de foot de l’équipage. Il est intarissable sur le sujet, et les deux peuvent passer des heures à revivre France-Brésil 86, l’Euro 84 ou l’âge d’or de l’équipe de France à la fin des années 90. Mais ce qu’ils aiment par dessus tout, c’est trouver des sosies.
Si tous les membres de l’équipage ont d’ores et déjà leur alter ego footballistique, il arrive aussi à la Vigie de mettre côte à côte ses deux passions : football et musique.

 

Le dernier exemple en date concerne celui qui est aujourd’hui considéré comme le meilleur joueur du monde, l’argentin Leo Messi :

 

Si Leo Messi croit qu'il tient un micro, c'est qu'il n'est vraiment pas fait pour être chanteur

Si Leo Messi croit qu'il tient un micro, c'est qu'il n'est vraiment pas fait pour être chanteur

 

Si la Vigie admire son talent et sa technique hors norme, elle a du mal à garder son sérieux quand elle le voit jouer, car elle ne peut sortir de son esprit l’image d’un autre artiste, qui lui n’a probablement jamais été considéré comme le meilleur du monde, ni d’ailleurs de France, voire même de Normandie :

 

Gérard Lenorman a-t-il bien fait de se couper les cheveux ?

Gérard Lenorman a-t-il bien fait de se couper les cheveux ?

 

De là à dire que Leo Messi se ballade quand il joue et qu’il rend les gens heureux, il n’y a qu’un pas que la Vigie, en défenseur de l’humour de qualité, ne saura franchir.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Polos, chemises hawaïennes et look de bûcheron

27 juin 2011

 

Périscope #64

Périscope #64

Résumé de l’épisode précédent :

Ciccio et le Yéti refont le monde en évoquant la musique pop nordique de I Am From Barcelona aux Cardigans. Alors qu’ils terminent leur pinte de bière, Fantasio les rejoint.

 

Le Yéti aperçoit le carton volumineux apporté par Fantasio et bondit de la banquette en velours. Alors que le velu déballe bruyamment le paquet en déchirant le scotch marron avec ses dents, que sa tête disparaît dans l’emballage, les regards de Fantasio et Ciccio se croisent, incrédules. Le visage du Yéti ressort du carton, tel un périscope, le sourire aux lèvres.

 

- Yéti, tu nous intrigues avec tes surprises, questionne Ciccio, en feignant l’étonnement (ce n’est pas la première fois que le poilu reçoit des paquets aussi volumineux que farfelus), toujours soucieux de ne pas éteindre l’enthousiasme du Yéti

- J’ai enfin reçu mes nouveaux polos Abercrombie !!!

Polo de Federer

Les polos c'est pour le tennis

 

D’ordinaire doté d’un sens de la répartie à toute épreuve, Ciccio reste muet. Des polos à bord du Sous-Marin Jaune ? Alors que le Yéti vérifie le contenu du carton – 7 polos de taille M pour les 7 jours de la semaine, Ciccio se dit que les polos, c’est bien pour le tennis et le rugby, pas pour voguer à bord du Sous-Marin Jaune. Alors qu’il s’apprête à ouvrir la bouche pour « tacler » son ami matelot, c’est Fantasio qui prend la parole.

 

- Après les chemises hawaïennes de Ciccio, il faut supporter les polos du Yéti… putain c’est quoi cette mode les gars ? Je vous demande pas de choisir un uniforme, mais vous pourriez au moins essayer de vous mettre un peu d’accord. On est un équipage, oui ou merde ?

 

Du style, avant tout


Le Yéti, piqué au vif par la remarque de Fantasio, se lance dans une diatribe au nom de l’importance de la mode dans l’histoire de la musique. Des années 50 à aujourd’hui, le look a toujours eu beaucoup d’importance, s’exclame le Yéti.
- Je te comprends bien mais imagine un peu ce que cela aurait donné si les Beatles ne s’étaient pas mis d’accord sur un look commun, lui répond Fantasio, laconique.

 

Le Yéti, les mains chargés de polos neufs, se trouve un peu désarçonné par la remarque de Fantasio. Il lance un regard un peu perdu à Ciccio, dont la large chemise hawaïenne semble soudain illuminer la pièce de son éclat bleu vif.
- Jamais de la vie je n’échangerai ma chemise contre un polo, affirme soudain Ciccio.

 

L'illustre tenue de bûcheron

Le look Fantaso circa 1994

Sans se dire un mot de plus et sans se concerter, les 3 matelots prennent place sur les banquettes du petit salon. Fantasio, qui porte un T-Shirt noir et jaune Rio Baril acheté à un concert de Florent Marchet, est assis en face du Yéti et de Ciccio. Le Yéti qui semble avoir repris ses esprits et presque oublié les polos relance la conversation.

 

- Dis-moi, Fantasio, tu faisais quoi en 1994 ? Avec Ciccio, on s’est rendu compte qu’on était au même concert des Cardigans.

 

En quelques instants, les souvenirs se précipitent dans la tête de Fantasio et se précisent peu à peu. Avant de découvrir Blur et la brit pop en 1995, Fantasio a traversé une période Chemise de Bûcheron, marquée par l’écoute répétée des albums de Nirvana, tout particulièrement Nevermind et MTV Unplugged in New York. Fantasio évoque ces années de lycée, quelque part entre la Seconde et la Première, où sa collection de musique ne comportait que quelques CD et où le mot MP3 n’était pas encore entré dans les mœurs.

 

Alors qu’il achève l’évocation de ses souvenirs, Fantasio redoute que les deux matelots exigent la photo de classe de cette année 1994 pour attester de l’utilisation de la chemise à carreaux.

 

 
Les matelots vont-ils opter un uniforme officiel à bord du Sous-Marin ?
Fantasio va-t-il devoir retrouver sa photo de classe ?

 

La suite la semaine prochaine…

 

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Fantasio

Je n’aime pas… Les Groupes à Plumes

24 juin 2011

 

Non aux Groupes à Plumes !

Torpille #12

 

Chaque jour, de nombreuses choses contrarient les trois compères du Sous-Marin Jaune. Plutôt que de ruminer sa colère seul dans son coin, le matelot est sommé à chaque fois par ses comparses de s’expliquer. Cette semaine, c’est le Yéti qui s’allonge sur le divan du submersible…

 

Je suis cerné, ils sont partout, et je vais me fâcher. Tout rouge. Je les retrouve dans mon magazine de musique préféré, pour illustrer un article sur ce nouveau groupe à la mode et bientôt oublié. Dans tous les blogs divers et variés que je parcours quotidiennement. Mais aussi dans les journaux à la mode pour jeunes teenagers branchés, à la télévision dans des documentaires sociétales, et bientôt chez Pernaut, au journal de 13 heures.

 

Cette nouvelle variété de musiciens qui pullule et m’exaspère, ce sont les Groupes à Plumes.

 

Pardon ? Vous ne comprenez pas de quoi je veux parler ? Mais si, de tous ces groupes qui ont choisi de ressembler à l’Indien des Village People, en se coiffant de la parure de Geronimo et de maquillage fluo pour avoir l’air cool, hippie ou extravagant. Voilà, je vois que vous hochez de la tête et opinez.

 

Natasha est une poule...

Natasha est une poule...

J’aurai dû pourtant me méfier lorsque j’ai vu Björk (qui a un gout de chiotte pour se fringuer) tenter de réhabiliter le costume à plumes, avec l’aide d’Alexander McQueen, lors de sa tournée pour l’album Vespertine. Car derrière elle, toute une troupe de plaisantins a trouvé l’idée irrésistible et a décliné le concept jusqu’à l’overdose. Résultat : aujourd’hui je pense élever des renards dans le Sous-Marin pour bouffer ces volatiles, Ciccio a ressorti sa hache pour tailler du poulet et Fantasio a récupéré sa Winchester pour zigouiller de l’Apache…

 

Ce qui m’énerve par-dessus tout, c’est que certains groupes ou chanteuses n’avaient pas besoin de ces artifices pour imposer une vraie personnalité. Si vous regardez une photo de Natasha Khan des Bat For Lashes, vous pensez tout de suite qu’elle doit rêver secrètement de se réincarner en pintade pour utiliser autant de plumes. Et vous oubliez sa voix pourtant magnifique. Idem pour ma petite chérie, Brisa Roché, que j’aime tant.

 

Les Village People ? Non, Of Montreal...

Les Village People ? Non, Of Montreal...

On pourrait croire que les groupes à plumes sont essentiellement féminins, mais les garçons ne sont pas en reste : MGMT bien sur, mais aussi Of Montreal ou Local Natives adorent les costumes iroquois. Une nouvelle fois, ce qui est exaspérant ici, c’est que tout le monde utilise une même idée. Ce qui chez juste une ou deux personnes pouvait être une idée amusante voire subversive, n’est plus qu’une mascarade lorsqu’elle est utilisée par la masse. Et on voit la ruse (de sioux… ah non) des maisons de disques derrière ces déguisements : lier un groupe à une mode vestimentaire et des accessoires pour toucher des royalties et des revenus sur des produits annexes (cf : la mode fluo-kid, totalement risible).

 

Damned, je reçois à l’instant un message d’Universal qui veut lancer des Groupes à Poils pour la fin de l’année, et a pensé à moi, figure emblématique des Velus, pour diriger la manœuvre ! Ca aurait de la gueule… Je sens que je vais accepter leur offre et me retrouve une nouvelle fois bien marron.

 

 

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Le Yéti