Le Sous-Marin Jaune et les disques de la honte

6 septembre 2010

 

Périscope #29

Le Sous-Marin Jaune et les disques honteux

Confortablement installé dans la pièce à vivre du Sous-Marin Jaune, le Yéti profite de l’absence momentanée de Ciccio et Fantasio pour se mettre un petit disque à lui, un plaisir coupable dont il n’a jamais parlé à ses amis, un disque dont il pourrait avoir honte et pourtant qu’il affectionne, un disque qui lui vaudrait le bûcher auprès des fans de pop rock indé : Breakfast In America de Supertramp. Ah, The Logical Song ! Oh, Take The Long Way Home !
Mais soudain, c’est le drame: Ciccio et Fantasio déboulent dans la pièce, entendent la soupe du Yéti et se mettent tout d’abord à hurler de rire, puis inquiets demandent au Yéti si vraiment il aime ce disque ?
Le Yéti, embarrassé, est bien obligé de faire son coming-out : Oui il aime Supertramp ! Pas au point d’aller les voir à Bercy cet automne, mais assez pour les écouter de temps en temps. Voilà, c’est dit.
Mais vous les gars, en cherchant bien, votre discothèque est elle irréprochable ? Vous n’avez pas un disque qui fait un peu tâche entre Radiohead et Sonic Youth, mais pourtant que vous écoutez souvent avec plaisir ? Mmmh ?? Allez avouez !!

 

 

Supertramp - Breakfast In America

Supertramp - Breakfast In America


Le Yéti a soudain un doute : pourquoi aime t’ il parfois écouter du Supertramp ? On est assez loin des Beach Boys ou de Broadcast, ses deux groupes chéris absolus.
Peut être par nostalgie, car il a découvert Breakfast in America un été chez un copain d’enfance, alors qu’il avait 10 ans. Un disque qui appartenait au grand frère de cet ami. Et ils l’ont écouté en boucle ce disque… Même si ce coté sépia-souvenir-souvenir joue un peu, le Yéti se souvient avoir aussi beaucoup écouté à cet âge là un disque de Christopher Cross qui s’avère aujourd’hui être une grosse daube périmée et qui a très mal vieilli.
Non, il faut bien le reconnaître, ce que le Yéti aime toujours chez Supertramp, ce sont les mélodies qu’on retient facilement et qui tiennent bien la route. Et puis ce son si particulier chez Supertramp, qu’il a retrouvé sur le second album de Daft Punk, Discovery. Un son rond, agréable, doux comme du coton, un peu comme chez Coldplay, autre groupe fétiche du Yéti et qu’il défend avec fougue devant les ayatollahs du rock indépendant pur et dur. Avec Supertramp et Coldplay en étendard, le Yéti est donc prêt à être fusillé par Télérama et les Inrocks (ou tout autre intégriste de l’indie-rock). Et ça, ça l’amuse beaucoup.

 

 

Marion, Menswear, Sleeper... Des groupes que Ciccio aime bien

Marion, Menswear, Sleeper... Des groupes que Ciccio aime bien

De son coté, si Ciccio a ri si fort en entrant dans la salle où le Yéti s’abandonnait à son plaisir coupable, c’est tout simplement parce que voir le Yéti danser, c’est à peu près aussi drôle qu’un bon Louis de Funès. Car, et il l’avoue sans honte, Ciccio ne connaît pas bien Supertramp, et il n’avait donc aucune idée de ce que son compagnon pouvait bien écouter. Car l’aspect « coupable » du plaisir ne vient pas de ce que l’on écoute, mais bien de l’idée qu’on se fait du regard de l’autre (le fameux goût des autres).
La discothèque de Ciccio n’est certes pas parfaite, mais il sait très bien que la plupart de ses amis trouverait ridicule son amour de la Britpop des années 90, d’autres ne supporteraient pas sa « musique de cowboy », tandis que certains ne comprendraient pas sa passion pour Georges Brassens..

 

Bon, après, il y a ceux qui n’aimeront de toutes façons rien, et il y a pour cela un beau spécimen dans le Sous-Marin !

 

Indifférent à la provocation gratuite de son comparse, Fantasio se souvient de la remarque entendue jadis dans les couloirs du lycée, ‘de toute façon, toi, t’aimes rien…’ sans doute à propos d’un film ou d’un disque.

Luxophonic, c'est merveilleux

C'est merveilleux

Si le goût se fait en écoutant et en regardant – pas en lisant la presse spécialisée, on efface difficilement la nostalgie (au minimum, le souvenir auditif) provoquée par Supertramp, dès lors où l’on écoutait la radio dans les années 80. A propos de disques honteux, Fantasio se souvient avec horreur des CD du passé, passés en boucle sur son discman, avant l’âge de raison : Bryan Adams (période Kevin Costner), Genesis (période The Way We Walk). Ça, c’est du lourd. Sorti de ces exemples douloureux appartenant au passé, Fantasio aime à dire qu’il n’a honte de rien, même pas de son penchant pour une certaine musique sirupeuse, appelée généralement easy listening (cf l’excellente compilation Luxophonic).

 

Alors quand il entend Ciccio affirmer qu’il ne connait pas bien Supertramp, il a envie de rire très fort, lui aussi. Qui n’est pas capable de reconnaître Logical Song dès les premières mesures ? Bien que reconnu pour son manque de cœur, sa méchanceté et sa mauvaise foi, Fantasio ne résiste pas à l’envie de serrer Le Yéti dans ses bras, tout en se demandant quel moyen il utiliserait pour éradiquer Coldplay du Sous-Marin Jaune.

 

 

Il est comment le dernier Arcade Fire ?

2 septembre 2010

Arcade Fire - The Suburbs

Touché coulé

C’est comment, Arcade Fire ?
Lorsque je me suis vu poser cette question il y a quelques jours par ma compagne, qui fait partie du commun des mortels, j’eus la confirmation du statut actuel du groupe canadien. Bien qu’ultra-populaire auprès d’une certaine frange de la population mondiale – à la hache, celle qui a entre 25 et 35 ans et qui s’intéresse de près ou de loin à la musique pop rock – et qui souhaite s’éloigner un tant soit peu du concept de musique mainstream, Arcade Fire n’est pas aussi connu que Radiohead ou U2. Pas aussi connu, mais suffisamment populaire pour être plus proche du mainstream que de l’underground.

 

A la lecture d’un entretien du groupe dans Télérama, j’obtins un début d’explication. Si Arcade Fire parvient à rester dans l’ombre, toutes proportions gardées, c’est qu’il le veut bien. Le groupe est le même depuis ses débuts, rien n’a changé, c’est tout juste si Regine et Win se sont cotisés pour acquérir une église, qui leur sert désormais de studio d’enregistrement.

 

Arcade Fire - The Suburbs

The Suburbs

Pour certains, c’est probablement ce qui rend le groupe précieux : il reste un « secret bien gardé » malgré sa popularité qui en fait un poids-lourd de la musique dite indépendante. Bon, un secret bien gardé qui caracole en tête des ventes, ça change un peu la donne.
Mais revenons à la question originelle :
C’est comment Arcade Fire ?
Je répondis à la question par une liste de mots-clés :
fanfare, énergie, exaltation, religion, fièvre…
J’illustrais mes propos par des images du groupe sur scène.

 

Malgré mon mauvais esprit et mon opinion de départ peu favorable, qui consiste à penser que le groupe est une caricature de groupe indie inspiré (une flamme adolescente qui n’en finit plus de se consumer), je l’ai laissée se faire une opinion toute seule sur ce rassemblement de témoins de Jéhovah habités. Opinion vite faite, à la simple apparition des instruments comme l’accordéon et le violon – détails rédhibitoires pour certaines personnes sensibles, sans parler du projet immobilier cocasse (achat de Petite Eglise au Québec).
Mais revenons à la question que se posent tous ceux qui connaissent la fanfare canadienne et n’ont pas entendu le troisième album du groupe.

 

Il est comment le dernier Arcade Fire ?

 

La pochette alternative de The Suburbs

La pochette alternative de The Suburbs


Et bien, c’est tout simplement le premier album du groupe qui semble léché, fini, qui n’a pas l’air d’avoir été enregistré comme-si-la-vie-des-musiciens-du-groupe-en-dépendait (les esprits chagrins se fendraient d’un à la va-comme-je-te-pousse). Le petit prodige, c’est d’avoir accompli cette évolution avec suffisamment de finesse, pour que l’album ne sonne pas comme celui de l’embourgeoisement pour ses fans, pas bling-bling pour un sou.

 

Et moi, qui aie toujours résisté aux disques brûlants de Arcade Fire, toujours lassé par la morne énergie du groupe et les cris de Regine, jamais emballé par leurs coups d’éclat, j’observe ce glissement du troisième album, avec cette indéfectible indifférence : un groupe qui rejoue la même musique en boucle, c’est synonyme d’ennui.

 

En d’autres termes, le feu de bois des débuts s’est transformé en barbecue à gaz, mais les grillades ont toujours le même goût de cendres. Ce nouvel album, moins hirsute, moins dissonant, continue de creuser le sillon des exaltés de Montréal. Le hic, c’est qu’il manque toujours la chanson qui me donnerait envie de réécouter The Suburbs.
Le Yéti me contredirait certainement et je connais ses arguments : non, quand même, c’est fort comme groupe, c’est au-dessus du lot. Au sous-marin jaune de trembler et à moi de lui répondre : par dessus bord, les témoins de Jéhovah !

 

 

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Fantasio

The Kinks et Pulp en vue !

1 septembre 2010

Pulp comparé à The Kinks

La Vigie #24

Quand on pense à Pulp, les mots qui viennent en bouche sont souvent « originalité », « synthétiseurs », « bizarre » ou encore « (injustement) méconnu ». Bref, pas grand chose à voir avec leurs glorieux aînés The Kinks, si ce n’est qu’eux aussi sont injustement méconnus aujourd’hui, et que ça, ça fout en l’air le moral de la Vigie, bien qu’elle rentre de vacances gorgée de soleil et de bonne musique.
Un jour, c’est sûr, quelqu’un réhabilitera l’oeuvre de The Kinks et alors la Vigie pourra aller s’allonger tranquillement et mourir en paix.

 

Mais en attendant ce jour trop lointain, il faut parler, reparler, et rereparler de The Kinks.

 

Les gens normaux en balade

Les gens normaux en balade

Mais revenons à nos moutons, car il y a bien en vérité un lien entre ces deux groupes, et ce lien, c’est le verbe. Jarvis Cocker et Ray Davies, respectivement parolier/leader/chanteur de Pulp et de The Kinks, écrivent des paroles intelligentes et drôles, nées de l’observation de la société anglaise dans laquelle ils évoluent. C’est un thème vieux comme le monde, en particulier sur la scène pop / folk / rock britannique, cependant cela nous permet de parler de deux morceaux aux destins totalement différents, mais basés sur un thème commun : toi, moi, lui et elle… les gens normaux, ordinaires, ou lambda comme disent les journalistes, bref, la majorité d’entre nous.

 

Au commencement, donc, il y eut The Kinks, qui sortit en 1974 un titre appelé Ordinary People. Ce morceau se trouvait sur un (énième) album concept, A Soap Opera, le groupe était en perte de vitesse (trop d’albums concept tuent l’album concept ?) et il y a fort à parier que peu de gens connaissent cette chanson pourtant pas inintéressante :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Puis, une grosse vingtaine d’années plus tard, Pulp a lui connu une reconnaissance (un peu tardive, mais reconnaissance tout de même) avec un titre qui a fait le tour du monde (le Yéti lui-même doit se souvenir de 1995, année où il a remué son arrière-train velu au son de ce morceau), appelé Common People :

 

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Les gens normaux au bar

Les gens normaux au bar

Evidemment, l’analogie entre ces deux morceaux ne s’arrête pas à leurs titres, les contenus possèdent également quelques similarités. Dans l’opéra rock de Ray Davies, le héros / narrateur est un chanteur qui veut, tel un chercheur, et pour l’amour de l’art, vivre comme les gens ordinaires (For the sake of art I will mix with the ordinary people). Il veut vivre la vie de l’homme ordinaire et décide donc de le remplacer dans toutes ses activités quotidiennes : il va à son travail à sa place, boit son mauvais alcool, porte ses costumes sans originalité, et, bien évidemment, couche avec sa femme.

 

Chez Jarvis Cocker, il est souvent question de sexe, et cette chanson ne fait pas exception à la règle. Dans sa chanson, le narrateur est par contre la « victime » : c’est l’homme ordinaire qui se fait accoster par la chercheuse qui, telle une sociologue, veut absolument tout faire comme les gens ordinaires, afin de tout connaître d’eux. Elle propose assez rapidement de coucher avec eux (donc avec le narrateur), ce qui est une entrée en matière pour le moins intéressante, convenons-en.

 

Les gens normaux au lit

Les gens normaux au lit

Ce que l’on remarque également, c’est le décalage temporel entre les deux textes. Dans les années 70, les valeurs de la working class britannique (car, ne nous voilons pas la face, c’est bien d’elle que l’on parle ici) reposaient sur des valeurs saines (se lever tôt pour travailler mieux, rentrer sagement retrouver sa femme le soir). 20 ans plus tard, quelque chose s’est cassé, et leurs enfants ne pensent qu’à danser, boire et baiser (dance and drink and screw), pour oublier qu’ils ont un boulot de merde, dans un appart de merde, près d’un supermarché de merde.

 

Si vous demandez à la Vigie laquelle de ces situations est la pire, elle ne saura quoi vous répondre. Elle bottera sûrement en touche en disant que, bon, tout de même, un monde où le seul moyen de connaître quelqu’un ce serait de coucher avec, ça aurait du bon, vous ne croyez pas ? Quoique…

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune cherche une introduction musicale parfaite.

30 août 2010

 

Périscope #28

Le Sous-Marin Jaune part en vacances

Les meilleures choses ont une fin : Ciccio, Fantasio et le Yéti sont de retour de vacances et ont ré-embarqué dans leur fier vaisseau, le désormais fameux Sous-Marin Jaune.
Chacun vaque à ses occupations, range ses maillots de bain, raconte ses petits souvenirs musicaux de l’été. Le Yéti en profite pour se raser (un peu) la barbe hirsute qui lui bouffe les joues depuis quelques jours. Une tâche qu’il opère en écoutant Blue Monday de New Order.

 

« Fichtre, cette intro, elle est tout de même intemporelle… » se dit il. « Rhaaaaa, impossible de me raser avec ses beats qui pilonnent ma salle de bain, j’ai envi d’onduler mon gros corps velu ! »
En nage, le Yéti déboule dans la salle des machines et harangue ses comparses : « Damned les gars, Blue Monday a la meilleure intro musicale du monde, non ? Vous êtes d’accord avec moi, ou vous avez un meilleur exemple d’introduction musicale mythique ? C’est important pour vous une bonne introduction musicale ? »

 

 

New Order BM88

New Order BM88

En fait, en y réfléchissant bien, l’intro de Blue Monday était revenue titiller le Yéti le jour du concert de The Divine Comedy à Pleyel, lorsque Neil se mit à chanter At the Indie Disco et qu’il imita façon Human Beatbox le début du tube de New Order. A peine 3 notes jouées et tout le public était en transe, hurlant, pas loin d’un orgasme collégial. C’était fascinant à écouter, le pouvoir de cette petite boîte à rythmes. Tout le génie de New Order était là.
Mais après avoir joué aux derviches tourneurs sur le dance-floor, le Yéti se mit à penser à une autre brillante introduction, celle beaucoup plus calme de California Girls des Beach Boys, avec ses petites notes douces et élégiaques qui s’évaporent doucement pour laisser la place à une belle chanson pop forcément sublime. Pas de doute, le Yéti est un amoureux transi des introductions musicales réussies.

 

Television - Marquee Moon

Television - Marquee Moon

Ciccio, quant à lui, les yeux rivés sur le visage du Yéti, répond « FAUX » ! En effet, quand on a une barbe aussi belle et fournie que celle du Yéti, on ne la rase pas. Ciccio ne s’est pas rasé depuis son départ en vacances il y a plus d’un mois, et il compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin, espérant ressembler bientôt au Yéti, voire, mieux encore, à Joaquin Phoenix dans I’m Still There.
Par contre, lui aussi s’accorde à dire que les intros, quand elles sont réussies, subliment une chanson. Ce qui ne signifie aucunement que les chansons sans intro sont forcément mauvaises (Ciccio est dans une phase Bob Dylan / The Band ces jours-ci, et c’est amusant de voir comment leurs morceaux se passaient allègrement d’intro, voire même de toute partie instrumentale pour Dylan dans les années 60 : le morceau commence sur le premier mot du texte et s’achève en même temps que le dernier).
Ce que Ciccio affectionne tout particulièrement, c’est quand les instruments arrivent l’un après l’autre, dans les intros (oui, c’est bateau, il en a conscience, mais il aime). Marquee Moon, de Television, est une de ses préférées, au même titre que l’évident A Forest de The Cure ou le beaucoup moins connu Italian Leather Sofa de Cake.
Autre type d’intro qu’il adore, celle qui laisse la part belle à la guitare pop, qui la laisse partir, revenir, s’envoler, s’entrechoquer gentiment avec les autres instruments, sans jamais tirer la couverture à elle avec un solo vulgaire et bruyant, préparant parfaitement le terrain pour l’entrée de la voix. Les deux exemples qui lui viennent immédiatement en tête sont le tourbillonnant From Time To Time de Ride et l’excellentissime The Headmaster Ritual de The Smiths.

 

Spoon - GA GA GA GA GA

Spoon - GA GA GA GA GA


Fantasio prend enfin la parole. Ravi de retrouver ses deux comparses velus aussi déterminés et sûrs de leur fait, il leur répond sans hésiter.
« Non, franchement mon Yéti, tu as vu juste, une fois de plus. » Sur le moment, il ne sait pas trop si c’est son manque de répartie, le ralentissement estival de ses neurones ou l’enthousiasme du Yéti et de Ciccio qui le pousse au consensus.
En fait, Fantasio aime surtout les intros d’albums, les titres lents ou syncopés placés en tête de disque, et qui se démarquent d’une manière ou d’une autre : l’entêtant Don’t Make Me a Target au début du Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon par exemple. Ou alors dans un style complètement différent, le Mojo Pin de Jeff Buckley, probablement l’introduction d’album la plus bizarroïde de tous les temps.
De retour à bord du vaisseau pour cette nouvelle rentrée musicale, Fantasio préfère finalement observer le Yéti se raser sur le rythme de Blue Monday, convaincu que le Sous-Marin avancera un peu plus vite, boosté par l’énergie du trio.

 

 

Le Sous-Marin Jaune prend le large

27 juillet 2010

 

Le Sous-Marin Jaune

Le Sous-Marin Jaune

« QUOIIII ??? » se mit à hurler Joseph, lecteur assidu du SMJ. « Les trois guignols du Sous-Marin Jaune sont partis en vacances sans nous prévenir ?? ».

 

Tssss… Joseph ! Déjà dans notre précédent post, tu aurais pu deviner que tes trois matelots préférés allaient voguer vers des horizons lointains pendant le mois d’août.
Mais en plus, tu es de mauvaise foi, car Ciccio, Fantasio et le Yéti pensent à toi, même en vacances ! La preuve avec ces 3 magnifiques cartes postales que nous t’avons écrites.
Joseph, les larmes aux yeux, se jette sur son courrier et se met à rêver grâce au Sous-Marin Jaune.

 

Argelès, station chère à Fantasio

Argelès, station chère à Fantasio

 

 

 

 

 

Fantasio a choisi pour ses vacances de l’exotisme, du paradisiaque, le dépaysement. En revanche, il n’a pas encore rencontré cette petite chouette, mascotte de sa station balnéaire préférée.

 

 

 

 

Un collègue du Yéti à Agadir

Un collègue du Yéti à Agadir

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Yéti a retrouvé lui un camarade aussi velu que lui dans la riante station d’Agadir. Le bédouin en bleu a été témoin des retrouvailles et on murmure qu’il a été ému par les accolades appuyées des deux bêtes poilues.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les reliefs de l'Ardèche

Les reliefs de l'Ardèche

 

 

 

 

 

 

Quant à Ciccio, il a lui été séduit par les reliefs de l’Ardèche, ces formes vallonnées, et il a décidé de passer tous son mois d’août à arpenter les chemins du coin. Sacré Ciccio, quel homme !

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonnes vacances à tous, on vous retrouve début Septembre pour la rentrée musicale.