The Kinks et Pulp en vue !

1 septembre 2010

Pulp comparé à The Kinks

La Vigie #24

Quand on pense à Pulp, les mots qui viennent en bouche sont souvent « originalité », « synthétiseurs », « bizarre » ou encore « (injustement) méconnu ». Bref, pas grand chose à voir avec leurs glorieux aînés The Kinks, si ce n’est qu’eux aussi sont injustement méconnus aujourd’hui, et que ça, ça fout en l’air le moral de la Vigie, bien qu’elle rentre de vacances gorgée de soleil et de bonne musique.
Un jour, c’est sûr, quelqu’un réhabilitera l’oeuvre de The Kinks et alors la Vigie pourra aller s’allonger tranquillement et mourir en paix.

 

Mais en attendant ce jour trop lointain, il faut parler, reparler, et rereparler de The Kinks.

 

Les gens normaux en balade

Les gens normaux en balade

Mais revenons à nos moutons, car il y a bien en vérité un lien entre ces deux groupes, et ce lien, c’est le verbe. Jarvis Cocker et Ray Davies, respectivement parolier/leader/chanteur de Pulp et de The Kinks, écrivent des paroles intelligentes et drôles, nées de l’observation de la société anglaise dans laquelle ils évoluent. C’est un thème vieux comme le monde, en particulier sur la scène pop / folk / rock britannique, cependant cela nous permet de parler de deux morceaux aux destins totalement différents, mais basés sur un thème commun : toi, moi, lui et elle… les gens normaux, ordinaires, ou lambda comme disent les journalistes, bref, la majorité d’entre nous.

 

Au commencement, donc, il y eut The Kinks, qui sortit en 1974 un titre appelé Ordinary People. Ce morceau se trouvait sur un (énième) album concept, A Soap Opera, le groupe était en perte de vitesse (trop d’albums concept tuent l’album concept ?) et il y a fort à parier que peu de gens connaissent cette chanson pourtant pas inintéressante :

 

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Puis, une grosse vingtaine d’années plus tard, Pulp a lui connu une reconnaissance (un peu tardive, mais reconnaissance tout de même) avec un titre qui a fait le tour du monde (le Yéti lui-même doit se souvenir de 1995, année où il a remué son arrière-train velu au son de ce morceau), appelé Common People :

 

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Les gens normaux au bar

Les gens normaux au bar

Evidemment, l’analogie entre ces deux morceaux ne s’arrête pas à leurs titres, les contenus possèdent également quelques similarités. Dans l’opéra rock de Ray Davies, le héros / narrateur est un chanteur qui veut, tel un chercheur, et pour l’amour de l’art, vivre comme les gens ordinaires (For the sake of art I will mix with the ordinary people). Il veut vivre la vie de l’homme ordinaire et décide donc de le remplacer dans toutes ses activités quotidiennes : il va à son travail à sa place, boit son mauvais alcool, porte ses costumes sans originalité, et, bien évidemment, couche avec sa femme.

 

Chez Jarvis Cocker, il est souvent question de sexe, et cette chanson ne fait pas exception à la règle. Dans sa chanson, le narrateur est par contre la « victime » : c’est l’homme ordinaire qui se fait accoster par la chercheuse qui, telle une sociologue, veut absolument tout faire comme les gens ordinaires, afin de tout connaître d’eux. Elle propose assez rapidement de coucher avec eux (donc avec le narrateur), ce qui est une entrée en matière pour le moins intéressante, convenons-en.

 

Les gens normaux au lit

Les gens normaux au lit

Ce que l’on remarque également, c’est le décalage temporel entre les deux textes. Dans les années 70, les valeurs de la working class britannique (car, ne nous voilons pas la face, c’est bien d’elle que l’on parle ici) reposaient sur des valeurs saines (se lever tôt pour travailler mieux, rentrer sagement retrouver sa femme le soir). 20 ans plus tard, quelque chose s’est cassé, et leurs enfants ne pensent qu’à danser, boire et baiser (dance and drink and screw), pour oublier qu’ils ont un boulot de merde, dans un appart de merde, près d’un supermarché de merde.

 

Si vous demandez à la Vigie laquelle de ces situations est la pire, elle ne saura quoi vous répondre. Elle bottera sûrement en touche en disant que, bon, tout de même, un monde où le seul moyen de connaître quelqu’un ce serait de coucher avec, ça aurait du bon, vous ne croyez pas ? Quoique…

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Vicente Del Bosque, Noël Mamère et Paolo Conte en vue !

14 juillet 2010

Vicente Del Bosque + Noël Mamère = Paolo Conte

La Vigie #23

Si je vous dis It’s wonderful, it’s wonderful, it’s wonderful, et que j’ajoute une petite onomatopée dont la Vigie a le secret, un truc du genre Tup tudududu. Du tac au tac, vous me répondez ?

 

Vous me répondez ??!!

 

Alors, Yéti, déjà Oasis c’est pas Wonderful mais Wonderwall, et en plus cet abruti de Liam ne dit à aucun moment Tup tudududu. Allez, tu sors !

 

Bon, pour ceux qui sont restés, il s’agit du plus gros tube jamais écrit par Paolo Conte, et il y a fort à parier que, même si ce nom ne vous dit absolument rien, même si les onomatopées de la Vigie ne sonnent absolument aucune cloche chez vous, vous connaissiez malgré tout ce titre, appelé, je vous le donne en mille, It’s Wonderful (en même temps, le mec est italien, la majeure partie de la chanson est elle aussi en italien, son public est composée d’italiens ou d’émigrés italiens vivant en France, on va pas lui en vouloir de pas faire d’effort sur les langues étrangères).

 

De la même manière que vous connaissez donc Paolo Conte, vous savez que l’Espagne est championne du monde de football depuis dimanche soir (et qu’ils vous nous faire chier pendant quatre ans avec ça, les ibères). Si j’ajoute à tout cela la légère agitation politique du moment, nous avons là une superbe équation :

 

Vicente Del Bosque
(entraineur de l’équipe d’Espagne)

 

+

 

Noël Mamère
(Citation : « Eric Woerth est le symbole du régime pourri qu’est le sarkozysme »)

 

=

 

PAOLO CONTE !!

 

La preuve en image :

 

Je suis gros, et pourtant j'ai joué au foot toute ma vie

Je suis gros, et pourtant j'ai joué au foot toute ma vie

 

+

 

Je suis pas gros, et pourtant j'ai jamais joué au foot de ma vie

Je suis pas gros, et pourtant j'ai jamais joué au foot de ma vie

 

=

 

Tu tudududu

Tu tudududu

 

Qui a dit que la moustache, c’était ringard ?

 

 

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Ciccio

Nick Cave et Jacques Brel en vue !

7 juillet 2010

Nick Cave comparé à Jacques Brel

La Vigie #22

La vigie a un ami qui dit souvent qu’en été, il n’y a rien de tel qu’une bonne blanche (la vigie tient à préciser que nous parlons de bière). En effet, même si c’est probablement une vue de l’esprit, ce type de bière tend à être plus apprécié (et plus consommé ? il faudrait voir les statistiques…) pendant les périodes où il fait chaud.

 

Or, s’il y a bien une substance qui se marie parfaitement bien avec la musique, c’est la boisson.

 

Combien de musiciens ont pris la pose avec des bouteilles ou des verres dans les mains ? Combien d’artistes avouent sans honte que certaines de leurs compositions n’ont vu le jour uniquement grâce à l’alcool ingurgité ? Combien de groupes survivent pendant les longues et harassantes tournées grâce à un régime fait principalement de fast food et de bière ?

Comment ça, il picolait, Gainsbourg ??!!

Comment ça, il picolait, Gainsbourg ??!!

Certes, la Vigie pourrait remplacer les mots bouteille/alcool/bière par, au hasard, joint/drogue/coke, et la démonstration fonctionnerait aussi (vous pouvez essayer de remplacer les mots, c’est magique). Mais la conclusion s’impose : alcool + musique = amour.

 

Si les boissons qui font mal au crâne sont omniprésentes, il n’est pas surprenant que certains artistes poussent le bouchon (HA HA HA HA) jusqu’à consacrer des chansons entières à la boisson.

 

Nous voici donc réunis aujourd’hui pour évoquer deux chansons qui, non seulement font la part belle au breuvage qui fait rire, mais qui en plus le font de manière très similaire, limite troublante.

 

En 1961, Jacques Brel chante l’Ivrogne. Trente ans plus tard, Nick Cave enregistre avec ses Bad Seeds une quasi adaptation appelée Brother My Cup Is empty.

 

Nous recommandons fortement l’écoute de ces morceaux pendant la suite de la lecture :

 

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Commençons par le commencement : les deux morceaux démarrent avec un refrain. Si chez Brel l’entrée est plus lente, elle n’est pas moins directe. Jacques et Nick s’adressent directement à nous et nous demandent de remplir un verre, qu’on devine ne pas être le premier (et encore moins le dernier). Dès la première phrase, le ton est donné :

 

Ami, remplis mon verre / Brother, my cup is empty
Encore un et je vas / And I haven’t got a penny
Encore un et je vais / For to buy no more whiskey
Non, je ne pleure pas / I have to go home
Je chante et je suis gai / Brother, my cup is empty
Mais j’ai mal d’être moi / And I haven’t got a penny
Ami, remplis mon verre / For to buy no more whiskey
Ami, remplis mon verre / I have to go home

 

Ce refrain reviendra plusieurs fois dans chaque morceau, toujours pour stopper la narration, pour reprendre son souffle. Le buveur accélère dans les couplets, pris dans son flot de paroles, puis, la gorge sèche, redemande à boire régulièrement, pour pouvoir continuer son histoire.

 

Et que trouve-t-on dans son histoire ? Des femmes, évidemment… Dans les deux cas, une femme est partie, et on dirait que ça leur a moyennement plu. Jacques, même en 1961, a du mal à rester soft :

 

Buvons à la putain
Qui m’a tordu le cœur

 

Dis Bier ist Gut! (traduction approximative : vous êtes très jolie, mademoiselle)

Dis Bier ist Gut! (traduction approximative : vous êtes très jolie, mademoiselle)

Nick, quant à lui, propose immédiatement des images légèrement plus violentes :

 

I cannot blame it all on her
To blame her all would be a lie
For many a night I lay awake
I wished that I could watch her die
To see her accusing finger spurt
To see flies swarm her hateful eye
To watch her groaning in the dirt
To see her clicking tongue crack dry

 

Sont-elles parties parce qu’ils sont devenus alcoolos ? Ou bien est-ce le raisonnement inverse ? Nous ne le savons pas, mais toujours est-il qu’à un certain moment ils n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui :

 

I’ve been sliding down on rainbows
I’ve been swinging from the stars
Now this wretch in beggar’s clothing
Bangs his cup across the bars

 

Aujourd’hui, les temps sont durs, et plus question de séduire qui que ce soit, donc autant boire :

 

Buvons nuit après nuit
Puisque je serai trop laid
Pour la moindre Sylvie
Pour le moindre regret

 

Difficile de savoir si Nick Cave connaissait cette chanson de Jacques Brel quand il a écrit la sienne. Il y a même fort à parier qu’il ne la connaissait pas, ce qui rend la similitude bien plus intéressante, et cet article, certes long encore plus passionnant.

 

N’est-ce pas ?

 

 

 

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Ciccio

David Bowie et Morrissey en vue !

23 juin 2010

Morrissey comparé à Bowie

La Vigie #20

Cette semaine, le titre de la Vigie ne devrait pas faire bondir le lecteur avisé. Déjà parce que le lecteur du Sous-Marin Jaune n’est pas du genre à bondir au moindre titre, mais surtout parce que la filiation entre les deux artistes passés à la loupe cette semaine est de notoriété publique, et l’admiration entre eux a priori mutuelle (ou pour le moins, il y a eu admiration à certains moments, et même apparition commune sur scène, mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui – Morrissey, malgré tout le mal qu’il a pu dire de Bowie, reprend de temps en temps Drive-In Saturday sur scène).

 

Nous avons affaire à deux dinosaures de la musique, avec tout ce que cette image transporte de positif et de négatif. Et la Vigie n’a pas l’intention de vous injurier en vous les présentant dans cette introduction. Passons plutôt aux choses sérieuses, et à l’écoute. Connaissez-vous ce morceau ?

 

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Bien sûr que vous le connaissez (on peut rire, oui ?) et que (si vous avez un tant soi peu de goût) vous l’adorez. Pendant que vous y êtes, écoutez le jusqu’au bout, notamment à partir de 2m14, et les orchestrations qui démarrent : pom pom pom poooooom… POM POM POM POOOOOOM.

 

Intéressez-vous à présent au morceau suivant, composé par Mark Nevin et interprété par Morrisey :

 

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Vous aussi, à partir de 2m58, vous entendez des pom pom pom pom très familiers, là ?

 

Et le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le Duc blanc et fin a lui-même repris ce morceau de Morrissey, dans lequel il rendait hommage à Ziggy (vous suivez ?), mais en s’affranchissant de l’orchestration finale. Ca donne ça :

 

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Ciccio

The Beatles et Radiohead en vue !

2 juin 2010

Radiohead comparé aux Beatles

La Vigie #19

Comment faire un tube interplanétaire en intégrant ni vu ni connu une des intros au piano les plus connues au monde ?

 

Un petit conseil, ne demandez pas son avis à Richard Ashcroft. En effet, si la Vigie a encore de la peine aujourd’hui à comprendre en quoi Bitter Sweet Symphony, un des morceaux les plus populaires de The Verve, ressemble à The Last Time, les avocats des Rolling Stones ont, eux, réussi à le démontrer à un juge, ce qui est, pour Mick Jagger en tout cas, probablement le plus important.

 

Oubliez Wigan, donc, et regardez plutôt du côté d’Oxford, et d’un album que la terre entière a (un peu trop ?) encensé à sa sortie : OK Computer. Les deux premiers titres à sortir étaient tout d’abord le morceau de bravoure Paranoid Android, puis le mélodieux et anti-conformiste (du moins dans les paroles) Karma Police.

 

Un piano entêtant, des paroles dérangeantes (arrêtez ce mec, arrêtez cette nana…) et un clip étouffant : telle était la recette du succès phénoménal de ce titre. Toute la recette ? Hm hm… Pas sûr. Rappelez vous donc de ce titre non moins merveilleux (lire « largement meilleur ») des Fab Four, cinquième morceau du deuxième disque de l’album blanc :

 

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Ah, cette intro au piano, cette entrée sèche et sobre de Ringo, et la voix de Paul qui vient vous faire décoller tout ça… Aujourd’hui encore, la Vigie a bien du mal à s’en remettre…

 

D’ailleurs, pour les besoins de cette expérience, n’allez pas plus loin. Restez sur l’intro, repassez la deux ou trois dois, histoire d’avoir bien en tête cette montée puis cette descente sur le clavier du piano : PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN TCHAK TCHAK po po po pom (saisissante, cette série d’onomatopées piano batterie, non ?).

 

Et maintenant rendez-vous directement (enfin si votre connexion Internet vous le permet – c’est à dire : si vous n’est pas chez Orange) au premier refrain de ce morceau, situé à 1minute et 25 secondes :

 

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Alors, vous le retrouvez le PIN PIN pin pin pin pin PIN PIN ? (attention, petite précision qui a son importance : il n’y a pas de TCHAK TCHAK po po po pom sur le morceau de Radiohead)

 

Je ne sais pas de quoi parlent Paul et Mick quand ils se croisent, mais ils devraient peut-être parler avocats.

 

 

Cet article n’aurait pas vu le jour sans les oreilles avisées d’Achablive, qui, comme vous pourrez le constater ici, a aussi de très bons yeux. Merci à lui.

 

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Ciccio

Simon Aldred et Victor Robert en vue !

19 mai 2010

imon Aldred et Victor Robert

La Vigie #18

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

Ca ne vous dit rien ce refrain déchirant, mélange de bonne foi naïve et d’espoir pour l’avenir du monde ? C’est l’oeuvre d’un groupe appelé Cherry Ghost, et plutôt une bonne chanson, en fait. Sur la base de ce simple morceau, la Vigie avait même acheté le premier album du groupe avec empressement (probablement un peu trop). Ecoutez le morceau en question et (peut-être que) vous comprendrez.

 

Le chanteur/auteur/leader de ce groupe s’appelle Simon Aldred, et on peut le voir sur la photo suivante prendre la pose entre vos deux matelots favoris, Le Yéti bedonnant et poilu sur la gauche, et un Fantasio tout enthousiaste sur la droite :

 

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

 

Or, depuis qu’elle avait vu ce chanteur dans elle-ne-sait-plus-quelle-émission, la Vigie n’arrêtait pas de clamer à qui voulait bien l’entendre qu’elle avait déjà vu cette tête quelque part, mais sans arriver à mettre le doigt sur le nom de la tête en question.

 

Et puis un jour, elle allume la télé, tombe sur une émission de Canal + appelée L’effet Papillon, présentée par un certain Victor Robert, dont voici la photo sosie-esque du chanteur précédemment cité :

 

Victor Robert au moment de lancer une pique

Victor Robert au moment de lancer une pique

 

Saisissant, vous ne trouvez pas ?

 

Le plus drôle, dans l’histoire, c’est que les émissions que présente Victor (la dernière en date s’appelle Pop Com) ont pour objet de dénoncer, voire démonter, les supercheries ou méfaits, qu’ils soient le fait d’individus isolés ou des entreprises, et donc encourager le citoyen qui sommeille en nous à être plus vigilant, et à s’intéresser un peu plus au bien être de son prochain.

 

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

 

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Ciccio

Belle & Sebastian et David-Ivar Herman Düne en vue !

12 mai 2010

David-Ivar Herman Düne comparé à Belle & Sebastian

La Vigie #17

Il ne faut pas croire que la Vigie, lorsqu’elle « voit » des ressemblances ici et là, soit en train de les déplorer. Au contraire, elle s’en amuse, s’en régale, elle aime ces cousinages, ces rapprochements parfois limites, parfois tirés par les cheveux. Elle les prend pour ce qu’ils sont la plupart du temps : des hommages vibrants aux ancêtres. (D’ailleurs, les artistes qu’elle nomme font forcément partie de sa discothèque, sinon comment les repérerait-elle ?) Parfois même, il y a fort à parier que la ressemblance soit totalement fortuite. En effet, combien de possibilités de mélodies reste-t-il ?

 

Cette question, qui hante la Vigie depuis son plus jeune âge, mériterait (et donnera sûrement lieu) à un traitement spécifique dans ces colonnes. Mais pour l’heure, intéressons-nous à un nouveau rapprochement.

 

Une fois n’est pas coutume, ce sont deux artistes que la Vigie vénère qui sont à l’honneur. A sa gauche, la fine fleur de la pop écossaise, un groupe qui a atteint des sommets d’orfèvrerie mélodique posés sur des mini symphonies, le tout joué par un groupe à géométrie variable, mais toujours inspiré. Dans leur troisième album, The Boy With The Arab Strap, il y avait notamment ce très joli titre :

 

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Là, c’est la mélodie vocale du couplet qui nous intéresse, dès que la voix entre en scène et chante :

 

Ease your feet off in the sea
My darling it’s the place to be

 

Vous avez ça bien en tête ?

 

Passons maintenant à un autre chouchou de la Vigie : la grandissime David-Ivar, très connu pour son mirifique groupe Herman Düne. Une des particularités des membres de ce groupe, outre ce nom de famille exotique, c’est qu’ils participent en dehors du groupe à plein de projets plus ou moins éphémères, et enregistrent quelques albums solos ici et là. Pour David, son coup d’essai fut un coup de maître, puisque Ya-Ya est une vraie réussite, avec quelques pépites comme celle-ci :

 

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Ici, également dès le début, on retrouve cette mélodie vocale familière :

 

You’ve never known your priorities
Until the morning of the sixth day

 

Certes, la Vigie n’a pas l’oreille absolue, mais y’a bien un petit quelque chose là, non ? Comment ça non ? Ben si c’est comme ça, je me tire !

 

 

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Ciccio

Tim Reece et Eric Elmosnino en vue !

5 mai 2010

Tim Reece et Eric Elmosnino

La Vigie #16

A ce moment précis, la Vigie sait exactement ce que vous êtes en train de vous dire. C’est très probablement quelque chose du genre « Tim qui ? Eric comment ? Attends, c’est qui ces mecs ? ». A l’extrême rigueur, il se peut que vous connaissiez le second, Elmosnino, car il a récemment été à l’affiche d’un film français qui a eu un bon petit succès, et qui était consacré à la musique, et plus particulièrement à un musicien français appelé Gainsbourg.

 

Quant à l’autre protagoniste de cette comparaison, la Vigie l’a découvert à l’occasion du très bon concert de The Album Leaf, en mars dernier à la Maroquinerie de Paris. Ce jour-là, le Tim en question avait produit sur elle, une très forte impression, grâce notamment à ses rythmes d’une précision germanique et d’une puissance de bucheron.

 

Lors de ce concert, la Vigie a eu la chance d’être accompagné par un photographe de concert hors pair, un certain AchabLive, dont les fabuleuses photos de concert sont visibles sur son espace Flickr. Lui aussi avait été très impressionné par Tim Reece (pour les raisons citées plus haut, mais également parce que Tim n’a pas quitté ses lunettes noires de tout le concert, malgré l’obscurité sur scène), il l’a retrouvé au bar après le concert, et l’a pris en photo :

 

Tim Reece, fils d'une bucheronne et d'un fonctionnaire allemand

Tim Reece, fils d'une bucheronne et d'un fonctionnaire allemand

 

Et de l’autre côté du ring, donc, nous avons Eric Elmosnino, acteur français plutôt talentueux et probablement légèrement porté sur la bouteille si la Vigie en croit ses nombreuses apparitions dans le bar de quartier à côté de chez elle. Voici en tout cas à quoi il ressemble sobre et sans lunettes de soleil :

 

Eric Elmosnino, l'homme à la tête de l'homme à la tête de chou

Eric Elmosnino, l'homme à la tête de l'homme à la tête de chou

 

Et qu’on vienne pas me dire qu’ils se ressemblent pas, sinon je tue le chien !

 

 

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Ciccio

John Lennon et April March en vue !

28 avril 2010

April March comparé à John Lennon

La Vigie #15

Aujourd’hui, la Vigie va vous parler de basse. Vous savez cet instrument ingrat, que personne ne semble jamais remarquer. Pourtant, enlevez la basse et c’est souvent tout l’équilibre du morceau qui s’en va avec. Mais bon, nous sommes entre connaisseurs, aussi nous n’allons pas insister trop lourdement sur cette évidence : la basse, c’est la classe.

 

C’est d’ailleurs assez ironique que nous parlions de basse sur ce premier morceau, puisqu’il a été écrit par John Lennon, sur la toute fin de la vie des Beatles, quel les paroles abordent un sujet sulfureux (combien d’entre nous ont glosé sur le rôle qu’a joué Yoko sur la séparation du groupe ?), et qu’à la basse officie sur ce morceau un certain Paul Mc Cartney.

 

Ecoutez donc cette ballade de John (et Yoko), joué par son groupe de l’époque, et concentrez vous sur la ligne de basse des toutes premières secondes, avant même que John ne pose sa voix :

 

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Je vous avais prévenu, ça va très vite, c’est très court. Ne perdons pas de temps et concentrons nous très vite sur les premières secondes du morceau suivant :

 

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Certes, April March n’a pas écrit ce morceau, puisqu’on le doit à Serge Gainsbourg, interprété initialement par France Gall (vous pouvez d’ailleurs l’écouter, tout en regardant un bien intéressant vidéo clip, ici). Mais sur la version de 1964, la ressemblance est moins manifeste, même si l’inspiration est là.

 

C’est à ce moment précis que la Vigie, ne reculant devant rien, n’ayant peur de personne, mandatée qu’elle est par les trois éminents matelots du Sous-Marin Jaune pour débusquer la copie, bonne ou mauvaise, pose la question que personne ne pensait voir posée il y a encore dix minutes de cela, question qui remet en cause des décennies de croyances musicales, question qui lance un pavé frenchie dans la mare musicale anglo-saxonne, question qui, finalement, ébranle tout un peuple : John Lennon aurait-il tout pompé de Serge Gainsbourg ?

 

Qui aura le courage insensé de répondre ?

 

 

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Ciccio

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman en vue !

21 avril 2010

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman

La Vigie #14

Cette semaine, la Vigie va mettre tout le monde d’accord, et faire taire une bonne fois pour toutes ses détracteurs (si tant est qu’elle en ait… s’ils existent, ils ont probablement trop peur d’elle pour se manifester – car oui, la Vigie, c’est la méchanceté de Fantasio mêlée à l’ironie de Ciccio, le tout enrobé de la bestialité du Yéti ; en gros, ça fout le traczir).

 

Car cette semaine, pas besoin de longs discours, tant la ressemblance entre nos deux personnes est évidente, criante, affolante, voire même terrifiante. Aussi, sans plus attendre, voici une photo de Jimmy Lavalle, âme pensante du groupe électro-cool aérien et fabuleux que The Album Leaf (nous précisons que si vous ne connaissez pas encore The Album Leaf, vous pouvez acheter toute la discographie les yeux fermés – nous précisons également que si vous achetez ladite discographie, mais que vous vous rendez compte que vous ne l’aimez pas, nous ne saurions d’une part vous rembourser, et que par contre nous saurions d’autre part vous inviter à aller lire ailleurs, espèce de caillasse incapable de sentir la beauté et la finesse quand elles se présentent à vous) :

 

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

 

Jimmy est un homme de peu de mots, mais que dire de Jason Schwartzman ? Dans la plupart de ses rôles, et notamment sous la direction de l’excellent Wes Anderson, il ne parle pas non plus énormément. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que Jason fait de la musique. On l’a vu il y a quelques années au sein du combo pop californien Phantom Planet, et plus récemment en âme pensante (tiens, tiens…) de Coconut Records.

 

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

 

Si vous n’êtes pas d’accord avec la Vigie, c’est que vous êtes de mauvaise foi, et tout le monde en conviendra, mais nous vous laissons malgré tout la possibilité de le dire en commentaire. Attention, vous allez être reçu…

 

 

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Ciccio