Il ne faut pas… partir en vacances sans s’équiper musicalement

17 juillet 2010

pas de vacances sans musique

La Combinaison #25

La semaine prochaine, toute l’équipe du Sous-Marin sera en vacances, pour un gros mois.

 

Mais attention, qui dit vacances ne dit pas forcément repos ! En effet, au Sous-Marin, vos trois matelots préférés ne vont certainement pas priver leurs six oreilles de ce dont elles ont besoin en permanence : de la (bonne) musique. Et pour cela, il faut prévoir à toutes les éventualités.

 

Il faut évidemment des disques pour la voiture de location, et il faut équiper le lecteur mp3 de nombreux accessoires pour tous les scénarios dont il est le héros : les enceintes portables pour mettre dans le salon, le casque pour les écoutes tardives, le kit fm pour passer sur le poste de la voiture (fonctionne moyen en France, mais bon), et bien évidemment le câble qui permet à la fois de le recharger et de rajouter de la musique.

 

Les vêtements, l’appareil photo, les livres, l’ordinateur, les enfants, les conjoints, les amis, la famille importent peu… Le salut de vos vacances passent par votre équipement musical, pensez-y !

 

Si vous passez les vacances à tenter (forcément en vain) de reconstituer votre collection de disques dans les supermarchés, voire les supérettes de l’endroit où vous restez, dépensant finalement 25 Euros pour un best-of de Bob Dylan que vous aurez mis une bonne heure à trouver au fond des bacs du Carrefour local, générant haine et frustration de la part de vos proches qui vous attendent dehors, sous le cagnard, puis engendrant une baston mortelle parce qu’au bout d’une semaine à écouter uniquement la voix de Zimmerman l’un deux craque nerveusement et s’attaque au disque en le brisant purement et simplement en deux, puis que vous vous jetez sur lui pour lui briser la nuque purement et simplement, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… faire les soldes sans écouter les Clash

10 juillet 2010

pas de soldes sans musique

La Combinaison #24

Deuxième démarque !!

 

Cette expression, incompréhensible hors contexte, signifie au milieu des mois de janvier et de juillet que les soldes battent leur plein. Lors de la deuxième démarque, il ne reste déjà plus beaucoup de choses à se mettre sous la dent, mais les prix sont (sensés être) tellement attractifs que l’on va errer dans les magasins, à la recherche de la perle rare.
Cela va prendre du temps, et il est bien évidemment hors de question de supporter l’insupportable, à savoir la musique des magasins de vêtements.

 

Quelle que soit la marque, peu importe le type de casque, il vous FAUT un lecteur mp3. Je viens d’en acheter un pour mon père (65 ans, joyeux anniversaire !) et je peux vous dire que les prix sont devenus très abordables. La grande majorité des téléphones font également lecteur mp3, donc si vous n’en avez pas c’est vraiment que vous mettez de la mauvaise volonté…

 

Voilà, vous êtes prêts à partir, vous avez votre carte bleue, un caddie pour ramener les fringues, et votre lecteur. Mais qu’allez-vous écouter ?
Loin de moi l’idée de vous imposer une playlist interminable, mais si vous ne deviez écouter qu’un morceau, ou si vous ne savez pas par lequel commencer, celui-ci s’impose de lui-même :

 

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Il est suffisamment péchu pour vous donner l’énergie nécessaire pour aller au bout de ce combat, et en même temps le contenu est suffisamment cynique pour vous permettre de regarder tout le monde de haut, notamment le petit con ou la petite salope qui aura pris le dernier haut en taille M qui vous tendait les bras.

 

Si vous passez le week-end à vous prendre la tête avec tous les caissiers et les caissières des magasins, parce qu’ayant oublié votre musique, vous leur faites des suggestions musicales qu’ils ne comprennent pas, et que vous finissez par vous énerver et foutre par terre tous leurs putains de portants de fringues de merde même pas belles qui puent, tandis que le videur vous attrape et vous tire par les cheveux en dehors du magasin, pendant que vous gueulez que vous allez porter plainte et que vous connaissez du monde, des gens encore plus haut placés qu’ Éric Woerth, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Stanley Brinks et Van Morrison en vue !

30 juin 2010

Stanley Brinks comparé à Van Morrison

La Vigie #21

Il arrive souvent qu’un de vos amis, par exemple la Vigie (car la Vigie, croyez-le ou non, EST votre amie, si si…), vous dise un truc du genre « Dis, tu connais tel morceau, de tel artiste ? », et que vous vous répondiez (notamment si vous vous appelez, au hasard, le Yéti) « Euh… non ». Dans ces cas-là, la Vigie prend le taureau par les cornes et, après avoir levé les yeux au ciel pour montrer son impatience, joue le morceau en question, et que le Yéti l’identifie aussitôt, en concluant par un truc du style « Ah oui !! En fait je connaissais le morceau mais je connaissais pas son nom.

 

Vous voyez ce que je veux dire ?

 

Et bien voilà, la chanson qui suit, avec son riff d’intro totalement imparable et inoubliable, fait partie de cette catégorie de morceaux :

 

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Brown Eyed Girl, c’est le genre de chanson dont on ne se souvient plus quand on l’a entendue pour la première fois, tout simplement parce qu’on a l’impression de l’avoir toujours connue. Elle est tellement évidente, tellement parfaite, qu’elle est à ranger dans la catégories des « Classiques ».

 

Et comme c’est souvent le cas avec les classiques, elle a influencé bon nombre d’artistes, certains de manière évidente (le premier album De Ray Lamontagne est totalement Vanmorrisonien), ou totalement inattendue, comme nous allons à présent le voir.

 

Derrière Stanley Brinks se cache André Herman Düne, ex deuxième tiers de Herman Düne, qui fonctionne à présent avec deux moitiés, puisqu’un tiers s’est barré. Ses albums sont aussi bons qu’ils sont compliqués à obtenir, et quand on a la chance de tomber sur l’un d’entre eux, on le choie, on le cajole, on le circonvient, bref on le sur-écoute, et à la 45ème seconde de ce morceau (ou même à 1m28, c’est encore plus franc), on entend un riff qui nous dit quelque chose :

 

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Je vous fais pas l’onomatopée qui va avec, mais le cœur y est je peux vous l’assurer.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Il ne faut pas… aller pique-niquer sans écouter Nino Ferrer

26 juin 2010

pas de pique-nique sans Nino Ferrer

La Combinaison #23

Ouf, nous avons passé le 21 juin sans succomber à la musique mauvaise et bruyante qui dégoulinait le long des rues, et nous avons donc maintenant le droit de profiter de l’été, le vrai, le beau. Il vient avec sa chaleur, ses vacances, sa musique pas forcément bonne (voire même forcément mauvaise quand elle est labellisée « Tube de l’été »).

 

Et surtout, surtout, l’été arrive avec les pique-niques ! (les piques-niques ? les piques-nique ? les pique-nique ? Vous choisirez celui que vous préférez…).

 

Mais attention, un pique-nique ne s’improvise pas, malheureux ! Vous n’avez tout de même pas envie de finir comme ces gens désorganisés qui trainent leurs hamburgers sur les pelouses de votre ville, que diable ! Non, un pique-nique ça se prévoit, ça se prépare, même si au final il faut que ça ait l’air spontané, décontracté, bon enfant.

 

Comment réussir ce tour de force ? La réponse est simple, et tient en deux mots, Les Cornichons :

 

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Tout y est, et en trois minutes seulement, s’il vous plait : la liste des ingrédients à ne pas oublier, l’humour, la qualité musicale, la voix. C’est l’efficacité même, au service du repas à emporter.

 

Si vous passez le week-end à vous engueuler avec votre charmant(e) moiti(é) parce que vous n’avez pas de cornichons pour mettre sur la tartine de rillettes (car tout le monde sait bien que c’est le cornichon qui fait les rillettes, et non pas l’inverse), tandis que des jeunes assis à côté de vous vous proposent en pouffant de rire de récupérer le pickle qu’ils ont enlevé de leur cheeseburger, et que de fil en aiguille tout se termine en bataille de nourriture géante, et que vous finissez chez vous, plus pathétique que jamais, par récupérer le pickle resté collé dans vos cheveux pour le mettre sur la tartine de rillettes que vous avez réussi à protéger pendant l’intense combat, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… assister au naufrage de l’équipe de France de football sans écouter Serge Gainsbourg

19 juin 2010

pas

La Combinaison #22

Tout ou presque a déjà été dit sur ce qui s’est passé jeudi soir dernier.

 

Loin de moi l’idée de remuer le couteau dans la plaie, mais bien au contraire de mettre un peu de beau dans ce qui n’aura inspiré à la plupart des observateurs que dégoût et déception.

 

N’ayez pas peur, il ne sera pas question ici de remotiver les troupes avec une version « améliorée » de notre hymne (« La Marseillaise, même en reggae, ça m’a toujours fait dégueuler… »), mais plutôt d’évoquer, avec le plus de poésie possible, cette distance séparant l’équipe et le peuple de France, distance qui grandissait tranquillement mais sûrement depuis quatre ou cinq ans, distance qui s’est creusée dans un glissement de terrain cette semaine.

 

Tu n’es plus qu’une pauvre épave,
Chienne crevée au fil de l’eau
Mais je reste ton esclave
Et plonge dans le ruisseau
Quand le souvenir s’arrête
Et l’océan de l’oubli,
Brisant nos cœurs et nos têtes,
A jamais, nous réunit.

 

Yann Tiersen en avait fait une superbe reprise pendant sa tournée live en 2002, mais laissons à Gainsbourg ce qui revient à Serge, car cette première interprétation est magnifique :

 

 

Si vous passez le week-end à pleurer parce que vos voisins, pour faire passer le goût de vomi coincé au fond de la gorge, ont décidé de jouer tous les morceaux officiels de toutes les équipes de France, alternant allègrement entre Johnny Halliday et Bernard Minet, pour finir sur le cultissime Viva Les Bleus de 1986, véritable tour de force réunissant la bagatelle de Carlos, Sim, Philippe Lavil, Herbert Léonard, Patrick Sébastien, Sacha Distel, Marcel Amont, Michel Boujenah, Didier Barbelivien et Enrico Macias, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… passer sa soirée du 11 juin 2010 (France-Uruguay) sans écouter Supergrass

12 juin 2010

pas de 11 juin 2010 sans Supergrass

La Combinaison #21

Cela ne vous a pas échappé, vendredi dernier, le 11 juin, il s’est passé un événement planétaire dont on ne mesure pas encore totalement la portée, notamment en France, puisque ce pays était en première ligne de cet événement, mais qui restera dans les annales pendant encore quelques années :

 

Supergrass a donné son concert d’adieu à La Cigale.

 

Alors, certes, cet événement était concomittent avec un autre, bien moindre, mais apparemment assez suivi dans notre pays : l’entrée de l’équipe de France dans la Coupe-Du-Monde-de-la-FIFA-marque-protégée-si-vous oubliez-un-des-mots-de-la-marque-vous-allez-en-taule-ou-pire-encore-vous-êtes-obligé-de-passer-une-soirée-avec-Sepp-Blatter.

 

Même moi, taré de foot devant l’éternel, j’ai préféré aller rendre hommage à ce groupe qui m’a enthousiasmé pendant quinze ans sans la moindre faute de goût, et avec pratiquement pas de baisse de régime (bon, à la sortie du concert, j’ai mis mon casque, enfourché mon vélo, et ai pédalé comme un inconscient dans Paris pour rejoindre ma télé et mon enregistrement, que j’ai pu regardé sans aucune indication de score de la part des gens dans la rue ou de mes proches).

 

Une superbe photo prise vendredi soir par Rod, de le-hiboo.com, que je ne connais pas mais que je remercie au passage

Une superbe photo prise vendredi soir par Rod, de le-hiboo.com, que je ne connais pas mais que je remercie au passage

Et oui, Supergrass aura duré quinze ans, même si depuis la sortie de Diamond Hoo Ha, leur dernier album, en 2008, il n’est pas passé grand chose. Pendant ce concert d’adieu, ils se sont amusés à découper le show en six parties distinctes.
Chaque partie était dédié à un album, en remontant le temps, et ils ont joué quatre morceaux de chaque album (avec une exception pour The Road To Rouen, pour lequel ils n’en ont joué que trois, dont le très long – et très bon – Tales Of Endurance (Parts 4, 5 & 6). L’ambiance montait d’un cran que fur et à mesure que nous revenions en arrière : la foule connaissant de mieux en mieux (et chantait de plus en plus) les paroles, et il y a fort à parier que les souvenirs véhiculés par les morceaux procuraient de nombreuses émotions au public, comme elles l’ont fait pour moi.

 

Inutile de préciser que juste avant et juste après le concert, j’ai fait tourner l’intégralité des six albums dans mon iPod, et pas seulement pour me préserver du résultat du match de foot (les albums tournent encore aujourd’hui, et demain ça devrait être la même chose).
Dans ce contexte difficile de choisir un morceau à vous faire écouter. Comme souvent dans ces cas-là, il faut appliquer une règle arbitraire, et c’est pourquoi j’ai choisi de vous faire écouter le tout premier morceau que j’ai entendu d’eux, en 1995, il y a quinze ans :

 

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Et je n’ai même pas peur de dire que le concert était bien mieux que le match (ceux qui n’ont vu que le match n’en douteront d’ailleurs pas…).

 

Si vous passez le week-end à vous lamenter parce que vous avez raté, n’ayons pas peur des mots, le concert de la décennie, provoquant l’incompréhension, voire la méfiance, chez vos amis fans de foot, qui eux sont surenthousiastes parce que la France n’a pas perdu contre une fantômatique équipe honteusement surnommée La Céleste, et que du coup vous sombrez dans la dépression, passant le reste de la compétition (je ne redis pas le nom exact parce que c’est bien trop long, encore plus long que cette parenthèse) à écouter Supergrass plutôt qu’à regarder les matchs, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… faire un régime en écoutant les Kinks

5 juin 2010

pas de régime sans les kinks

La Combinaison #20

La particularité d’un régime, outre le fait que ce soit chiant à mourir, c’est que c’est long, voire interminable (au sens premier du terme). Du coup, les chances de tomber sur des musiques inappropriées sont très élevées, et je ne parle même pas des jingles pubs insupportables nous incitant à ingurgiter des merdes en chocolat.

 

Non, je parle de la musique, la vraie, la bonne, celle dont on parle sur le bidule, celle qui, a priori ne donne pas dans la réclame bête et méchante. Pourtant, même chez un groupe fabuleux comme The Kinks, dont la force mélodique n’a d’égale que la qualité des paroles, toutes en observation sociale cynique et moqueuse, les incitations à se péter le bide ne manquent pas.

 

J’en veux pour preuve cette chanson, qui n’est ni plus ni moins une liste de choses à manger, dont la simple évocation me donnerait presque envie d’aller vivre en Angleterre :

 

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I’ll have some clam chowder, followed by beef steak on rye,
Pumpkin pie, whipped cream and coffee,
I wanna green salad on the side,
Don’t forget the french fries,
Pizza pie, garlic and anchovie.

 

Enlevez simplement le café, dont la simple odeur me répugne, et je signe pour ce repas tous les soirs pendant un an.

 

En plus, ce pourri de Ray Davies enfonce le clou, histoire de bien vous énerver pendant que vous luttez face à un morceau de Brillat Savarin :
I keep burning up calories as fast as I keep putting them down

 

C’est criminel de dire des choses comme ça, alors que vous êtes en train de vous battre pour éliminer la graisse autour de votre ventre, gramme par gramme, non ?

 

Si vous passez le week-end à refaire la grande bouffe de Marco Ferreri dans votre salon, ratissant absolument tout sur votre passage, des croquettes du chat au petits pots de votre enfant, en passant par le café en poudre tartiné sur une biscotte (pour caler le bide) et les gaufres à la viande hachée décongelée à la dernière minute, vous faisant vomir toutes les deux heures afin de pouvoir recommencer, et finir en apothéose en mangeant toute la liste de Maximum Consumption, dans l’odre et la forme indiqués par Ray, tandis que votre douce moitié se tire, prenant les enfants avec elle, et jurant qu’elle ne reviendra qu’après le passage d’une société de nettoyage industriel, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… regarder la finale du championnat de France de Rugby sans écouter Jean-Louis Murat

29 mai 2010

pas de rugby sans Jean-Louis Murat

La Combinaison #19

Ce soir le bouclier de Brémus (autrement plus beau et classe que le trophée en placo qu’a glané Marseille en Football) dormira soit à Perpignan, soit à Clermont-Ferrand. J’ai eu beau chercher et chercher dans ma discothèque, je n’ai trouvé aucune trace de musique venant des Pyrénées Orientales (le plus proche serait les Fabulous Troubadours, originaires de Toulouse). Par contre, du coté de Clermont, il y a un sommet de la musique française : Jean-Louis Murat.

 

Qu’on aime Jean-Louis (comme moi) ou qu’on le déteste (comme les lecteurs de magazine people), il est difficile de nier que cet artiste tient une place à part dans le paysage musical français. Tantôt poète chuchotant, tantôt rocker grossier, tantôt provocateur cathodique, il aime à être où on ne l’attend pas, c’est à dire à prendre le contre-pied systématique de la majorité, parfois à raison, parfois juste pour faire chier le plus de gens possible. Et, puisque j’ai parlé de presse people, je ne résiste pas au plaisir de revoir cette vidéo, certes très connue, mais très jouissive :

 

 

Pour moi, qui aime beaucoup le rugby mais qui, comme c’est d’ailleurs le cas au foot, n’a pas vraiment d’équipe de prédilection (j’aime le sport, pas les supporters), il est bien difficile de supporter une équipe plutôt qu’une autre. Aussi, grâce à mes affinités musicales, et de ses conséquences ovales, le match de ce soir s’annonce un peu plus intéressant.

 

Mais, et je viens de le dire, Murat a produit de la musique à la fois en grande quantité, et de style très divers. La question se pose donc : quoi écouter ? Faut-il privilégier du lourd et puissant pour accompagner les jaunes dans les mêlées ? Ou faut-il au contraire opter pour du doux et soyeux, pour adoucir ce monde violent et sanguinaire ? La réponse, comme souvent avec Jean-Louis, se trouve évidemment ailleurs, chez les femmes :

 

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Si vous passez le week-end à vous demander pourquoi vous voyez pleins de mecs costauds habillés soit en jaune et bleu, soit en jaune et rouge, ronds comme des boules, leur demandant si c’est carnaval en faisant un clin d’œil à vos amis d’un air entendu, tandis que tous, rouges, jaunes, bleus, se jettent sur vous en criant « Tous dans le ruck !!! », et que vous finissez votre soirée aux urgences en engueulant l’interne parce qu’il n’a pas Ambulance de Blur, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… travailler le lundi de Pentecôte sans écouter les escrocs

22 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #18

L’actualité, au mois de mai, ce sont les jours fériés. Si l’origine de certains, comme nous l’avons vu la semaine dernière, pose problème, le futur d’autres est encore plus épineux.

 

En effet, depuis cette période on ne peut plus sombre de notre histoire (je veux bien évidemment parler de la canicule de 2003, qui a couté la vie à tellement de nos séniors que des décisions pour le moins étranges ont suivi), on ne sait plus ce que l’on doit faire pendant le lundi de Pentecôte, et cette indécision risque bien de pourrir votre week end.

 

Vous avez des enfants ? L’école est fermée. Vous avez un employeur ? Le bureau est ouvert. Vous avez pris un jour de congé pour vous occuper de vos enfants et effectuer quelques démarches administratives ? Les administrations sont fermées.

 

Pourtant, quelle que soit la situation, ce serait une grave erreur que de perdre son sang froid. Non, il faut au contraire, rester calme, prendre du recul, analyser la situation avec impartialité et, s’il s’avère que l’on vous force à aller travailler, alors n’oubliez pas d’écouter ce morceau qui délivre un message d’une force intemporelle (malgré le côté daté du titre) :

 

 

 

Si vous passez le week-end à stresser en pensant à la réunion super stratégique méga importante à laquelle votre boss vous a forcé à assister, menaçant même de vous virer si vous ne vous pointiez pas au bureau lundi matin à 8h30 pétantes, alors que vous laisserez votre fils de 2 ans seul à la maison, livré à lui-même pour faire son repas, changer ses couches et répondre au téléphone, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Il ne faut pas… écouter de la musique religieuse après le jeudi de l’Ascension

15 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #17

Parmi son gigantesque flot d’abondantes inutilités, il est encore certaines choses apportées par la Religion que personne ne souhaite remettre en cause. Les jours fériés font assurément partie de cette catégorie, même si la plupart d’entre nous serait bien incapable d’en expliquer la signification, ou, pire encore, de les défendre (« ben, en fait… comment dire… il était mort quelques temps avant, puis il est revenu, c’est ce qu’on appelle la Résurrection. Si si, c’est vraiment arrivé… Bref, et après ben il est parti au ciel… Comment ? Oui, il est re-mort, si tu veux… Et c’est ce qu’on appelle L’Ascension »).

 

J’imagine d’ici la foultitude de questions à la fois innocentes et piégeantes que ma fille de six ans et demi poserait après une telle explication.

 

Au Sous-Marin, nous ne sommes pas des grands défenseurs de la Religion, même si nos prises de positions musicales pourraient être comparés à des dogmes dictés par un représentant de l’une des trois grandes sectes de notre temps. Nous avons la foi, donc, mais pas celle dont parlait le barbu illuminé. Nous ce serait plutôt celle d’un chevelu illuminé appelé Robert Smith.

 

Et, puisque Universal nous fait le plaisir de rééditer l’album Disintegration en coffret trois disques, avec album remastérisé, live intégral de l’album à Wembley, et enfin un disque de raretés comprenant probablement mon morceau préféré du groupe, en version live, je ne résiste pas au plaisir de partager une autre version live de ce même morceau, ici et maintenant, en attendant la sortie prochaine dudit coffret :

 

 

Certes, nous vous prévenons un peu tard, mais il vous reste encore tout le week-end pour rectifier le tir, jeter vos albums de rock évangéliste à la poubelle et vous ruer sur le mini site dédié à la réédition de Disintegration, en attendant sa sortie dans une grosse semaine…

 

Si vous passez le week-end à repousser les assauts de vos voisins bigots qui tapent à la porte en hurlant qu’ils ont entendu chez vous la voix de Jésus, et qu’ils ont des choses à vous communiquer sur son prochain retour, tandis que vous essayez de leur expliquer qu’en fait non, c’était pour rire, que vous n’êtes pas vraiment croyants, que vous vouliez juste voir à quoi ressemblait le rock chrétien, et que finalement vous êtes obligés d’appeler la police (un comble) pour les déloger de votre palier, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio