Ben Folds Five et la réelle fonction des étagères à CD

Périscope #71

Périscope #71

Résumé de l’épisode précédent :

Le Yéti a épuisé la patience des matelots. Il est désormais ligoté à un tuyau de radiateur.

 

- Fantasio !!! Fantasio !!!! Fantasio !!!
Les cris du Yéti se font de plus en plus perçants, exaspéré par le comportement de Fantasio.
- Fantasio pourquoi tu ne me réponds pas ? Tu disparais pendant 5 minutes, tu me retrouves dans cet état et tu ne me dis rien ? Tu ne peux pas me laisser comme ça.
Silence. Le Yéti reprend son souffle.

 

Un concert mythique de BF5

Un concert mythique

Au bout de quelques minutes, Fantasio se lève, s’approche du Yéti et le libère d’un geste de la main.
- Du calme, Yéti, tu étais juste attaché par un double nœud.
Surpris mais soulagé, le velu se glisse sur une des banquettes, à bonne distance de Ciccio son tortionnaire.
Fantasio ouvre la bouche : Vous vous souvenez du concert filmé de Ben Folds Five ?

 

Ciccio et le Yéti écarquillent les yeux, tandis que Fantasio se met à évoquer le groupe culte et le concert non moins exceptionnel et atypique :
« Ce matin, alors que je prenais mon café dans ma cabine, le cuisinier est venu m’apporter des tartines grillées. Visiblement de bonne humeur, il s’est mis à inspecter mes étagères de CD et de DVD. Son regard s’est arrêté sur un DVD du concert de Ben Folds Five : Sessions at West 54th.

 

Du bon solo

Toujours bon en solo

C’est pas vrai ! Je pensais être le seul à connaître ce DVD. Et je le retrouve là, dans ta cabine. Incroyable !
J’ai été doublement surpris : d’abord que le cuisinier partage mes références, même si son éclectisme et son mépris du bon goût sont bien connus à bord du Sous-Marin Jaune. Ensuite qu’il dépoussière ce classique que j’ai tendance à oublier.

 

Cet évènement anodin et surprenant m’a bouleversé : je me suis remis à écouter compulsivement les deux premiers albums de Ben Folds Five. Je me suis dit que le titre « Underground » est encore tout à fait d’actualité et approprié à notre vie sous-marine. C’est pourquoi j’ai disparu tout à l’heure : je me demandais si j’avais bien conservé l’édition limitée de Songs for Silverman, un des albums solo pas pourris de Ben Folds. »
Ciccio, qui n’a pas raté une miette du récit de Fantasio, se précipite sur l’édition au format livret, et la caresse amoureusement.

 

Tandis que le Yéti masse ses poignets pour atténuer les marques de ses liens, Fantasio continue d’expliquer à quel point cet évènement lui a redonné confiance en l’être humain (il ne le dit pas exactement comme cela mais c’est l’idée). Il termine son monologue en expliquant aux matelots qu’en définitive, les étagères à livres, CD et DVD , c’est finalement une vitrine à partager ses points communs.

 

En disant cela, il se dit que la passion pour la musique, ça ne rend pas plus intelligent, mais cela permet au moins de se faire des amis à bord du Sous-Marin, surtout quand le Yéti finit par vous taper sur le système.

 

Ciccio, qui a démarré au quart de tour à la mention de Ben Folds Five s’enfuit du salon pour revenir avec un synthétiseur Casio. Il branche l’appareil et démarre une interprétation toute personnelle de Kate, en mémoire d’un festival de Glastonbury remontant à la fin des années 90.

 

L’évocation de Ciccio séduit-elle les matelots ?
Le Yéti est-il rancunier ?

 

La suite au prochain épisode du périscope…

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Fantasio

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Un commentaire pour “Ben Folds Five et la réelle fonction des étagères à CD”

  1. The Muffin Man dit:

    Non je suis sûr que le Yéti n’a pas pour défaut d’être rancunier. Le seul défaut qu’il a c’est d’être poilu !
    Bon sinon tout ça pour dire que ce live de Ben Folds est fabuleux. J’adore cette version de « Smoke ». Tiens pour la peine je vais m’allumer une cigarette !

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