Le Sous-Marin Jaune et la Musique Folklorique

20 septembre 2010

 

Périscope #30

Périscope #30

« « YOUHOUHHHHHHHHHHHHHH !! Y’A QUELQU’UN ???  »
On reconnaît un Yéti à sa discrétion, c’est sa marque de fabrique. Le Yéti est donc revenu dans le Sous-Marin Jaune, après une semaine à roucouler avec sa douce à Malte, très jolie petite île méditerranéenne que les crétins balaient à tort d’un revers de la main (« Pffff, Malte ??? Rien à Fout’ là-bas !! C’est un tas de ruines ! »). Tant mieux les gars, restez à Agadir ou à St Tropez, on n’a pas besoin de vous à La Valette.
Le Yéti retrouve ses deux comparses dans la salle à manger du submersible et après les effusions d’usage (« Rhooo, le Yéti, tu es encore plus poilu qu’avant, non ? »), il part tout excité vers la chaine hi-fi et rugit : « Les gars : écoutez ce que je vous ai ramené de Malte : de la musique FOLKLORIQUE MALTAISE !! Y’a de la mandoline, c’est E-X-T-R-A !! ». Et le Yéti de faire hurler les enceintes avec une bonne soupe pour touriste de synthés cheaps, de chants stridents et de la dite mandoline désaccordée. Caramba, encore raté !
Mais prévisible en fait. La Musique Folklorique, c’est forcément insupportable à écouter, non ? Qui écoute réellement la musique des Derviches Tourneurs chez lui ? Faut il assassiner tous les joueurs de cithare et de marimba de part le monde ? Le Reggae est-il devenu une musique folklorique jamaïcaine ?

 

 

Le Yéti n'aime pas les Fest-Noz

Le Yéti n'aime pas les Fest-Noz

C’était sur une petite place à La Valette, un vieux moustachu grattait quelques notes sur une vieille mandoline, il faisait bon, le Yéti avait aimé cet instant fugace et avait voulu recréer la grâce de ce moment avec ce CD des meilleurs chants folkloriques maltais.
Mais le folklore ne survit pas à un déracinement. Dans le Sous-Marin Jaune, n’importe laquelle des musiques folkloriques sonnerait comme un truc kitsch, ou pire comme soi-disant de la world music tout juste bon à figurer dans une compilation Café Costes.
Le Yéti pense du coup qu’on ne peut apprécier des musiques ou chants traditionnels que sur place, dans le pays d’origine où ils sont joués. Ok, c’est très contraignant, un peu triste, mais sincèrement, il y a toujours eu un coté pathétique à vouloir recréer un immense Fest-Noz à Paris ou écouter coûte que coûte des chants basques dans un TER miteux qui vous emmène sur votre lieu de travail.

 

... ni les chants corses...

... ni les chants corses...

Quand il aperçoit les CD folkloriques du Yéti, Fantasio est très partagé. Sa première réaction est de prendre la main du Yéti et de partir dans une danse maltaise, de se laisser emporter par l’énergie primitive de son ami. Mais, tout bien réfléchi, il se dit qu’il aurait eu la même réaction affectueuse, quelle que soit la musique rapportée par le Poilu. Une triple compilation de musique Cajun ? C’est parti mon kiki ! Un greatest hits des polyphonies corses ? Si le Yéti n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Sans lui, Fantasio se souvient qu’il est méchant et qu’il déteste les étiquettes, les genres musicaux, les dossiers dans lesquels on classe la musique. Comment supporter une musique qui se cantonne à un rôle très précis dès le départ ? Non, nous n’utiliserons pas d’autres instruments que le genre musical que nous avons choisi. Non, nous ne sortirons jamais du cadre très strict que nous imposons. Programme prévisible et chiant en perspective.
A cet instant, Fantasio se tourna vers Ciccio : son ami allait-il lui répliquer que ce cadre est une contrainte très propice à la créativité ?

 

... Mais comme Ciccio et Fantasio, il aime Beirut.

... Mais comme Ciccio et Fantasio, il aime Beirut.

Ciccio se laissa le temps de la réflexion. Au départ il avait voulu remercier Fantasio de penser à sa place, réduisant la profonde et prolixe parole de Ciccio à une vague référence à la littérature expérimentale qui lui est si chère.
Mais si Ciccio a mis du temps à réagir, c’est qu’il a un rapport très compliqué à la musique folklorique. Par défaut, il est attiré par elle, et il n’aime rien moins que de faire comme le Yéti, à savoir revenir d’un voyage avec de la musique du cru. Cependant, il se rend compte que ce qu’il aime le plus, c’est le mélange.
Calexico prend les mariachi, la country, et modernise le tout et c’est fantastique. Beirut fait pareil avec la musique d’Europe de l’est, ou encore Janet Klein avec la musique occidentale des années folles.
Bref, « Touche pas à mon folklo », a envie de crier Ciccio, se posant en adepte du mélange.

 

 

Il ne faut pas… accueillir son nouveau-né sans écouter The Who

19 septembre 2010

pas de petit bébé garçon sans The Who

La Combinaison #26

Quel futur papa, au moment où l’échographe lui annonce « on dirait bien que c’est un petit garçon, regardez ! » (il dit de regarder, mais je suis persuadé qu’il sait pertinemment que nous ne comprenons pas la moindre foutue chose à cette superposition de chair monochrome et de lignes pointillées), n’a jamais eu envie de répondre, le torse bombé, la bouche grande ouverte, les mains écartées et les bras tendus vers le ciel : « It’s a boy, Mrs Walker, it’s a boy! » ?

 

Comment ça personne ?

 

Ben si, y’a moi déjà. Depuis l’échographie, ça me trottait dans la tête, et alors à la maternité, après la naissance, j’ai eu envie de le chanter toutes les trente secondes (mais je me retiens, de peur de m’attirer les foudres de ma chère Tilo).

 

Si cela ne vous est pas arrivé, c’est probablement parce que vous n’avez jamais entendu le médecin chanter à la mère de Tommy l’arrivée de son fils, dans le très célèbre et non moins fabuleux Opéra Rock du même nom :

 

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Si vous vous y connaissez un tant soit peu en maternité, vous savez qu’il est très compliqué de reconnaître le sexe d’un nouveau-né tout habillé. Chanter cette chanson aura donc le double avantage de faire briller votre joli brin de voix, tout en donnant une indication claire et précise de ce que votre petit garçon a entre les jambes.

 

 

Si vous passez le week-end à reprendre les visiteurs pour préciser que bien évidemment votre enfant est un garçon puisque vous l’avez nommé Tommy, finissant même par arracher vêtements, body et couche pour sortir son minuscule zizi et le foutre sous le nez de la dernière aide soignante, qui machinalement avait lâché un « Oh qu’elle est choute ! » en entrant dans la chambre, en gueulant comme un putois « ET CA C’EST PAS UNE BITE PEUT-ÊTRE ??!! », puis « LAISSEZ MOI JE VAIS LA FUMER LA PÉTASSE !! » tandis que les brancardiers vous attrapent pour vous calmer puis vous jeter dehors, vous interdisant de remettre les pieds à moins de cent mètres de la clinique, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

Pour Jonah.

 

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Ciccio

The Beach Boys et Nada Surf en vue !

15 septembre 2010

Pulp comparé à The Kinks

La Vigie #26

A l’occasion de la rentrée, la Vigie souhaite élargir encore un peu plus son champ d’exploration des semblables. Après les artistes sosies, les accords sosies, les thématiques de morceaux sosies, la Vigie vous propose aujourd’hui d’inaugurer la série des faux-sosies.

 

Les faux-sosies sont à la chanson ce que l’homonyme est à la grammaire, et le faux-ami à la traduction : une indication dans une mauvaise direction. Cette série consistera donc à prendre deux morceaux ayant exactement le même titre, mais sonnant complètement différemment, car joué par deux artistes différents.
La condition sine qua non de ce choix sera l’amour que la Vigie porte aux les titres évoqués (ça semblait évident mais ça va mieux en le criant).

 

Le titre choisi aujourd’hui est on ne peut plus de circonstances : Do It Again (que l’on pourrait traduire pour les anglophobes et Yétis de ce monde par « Recommence », ou « Refais-le » ou encore, pour ceux que la Coupe du Monde de football n’a pas dégoûté définitivement de Nicolas Anelka, par « On r’met ça », tout en se tapant fièrement le côté gauche de la poitrine avec la main droite).

 

Au départ, Do It Again, c’est un titre du groupe préféré de tous les temps du Yéti (dingue comme on ne fait que parler de lui pendant son absence cette semaine), The Beach Boys :

 

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On donne quelle note à cet album ?

On donne quelle note à cet album ?

Ce morceau est issu du l’album 20/20, un album post Smile, donc post pétage de plombs de Brian Wilson. Pourtant, et même si ce dernier ne figure pas sur la pochette de l’album, il aurait composé la mélodie (le prématurément dégarni Mike Love écrivant les paroles). Ce n’est pas un morceau anodin, et ce pour deux raisons au moins.
La première, c’est qu’il marquait un retour au travail après une longue période d’inactivité (sans Brian, un peu « parti », c’est tout de même plus dur d’écrire de la musique), et que ce retour a eu lieu chez Brian lui-même.
La seconde, c’est qu’il signalait un revival du « son » Beach Boys (par « son » Beach Boys, la Vigie entend bien évidemment le style qui les a fait connaître, basé sur une architecture ultra pop et des mélodies vocales fabuleuses).
C’est un morceau un peu bâtard, certes, mais terriblement bien fichu, et qui donne beaucoup de plaisir aux oreilles.

 

Mais Do It Again, c’est aussi une excellente chanson de leurs très sous estimés compatriotes de chez Nada Surf :

 

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Meilleur morceau de l’album The Weight Is A Gift (album compliqué car situé immédiatement après l’énorme Let Go, mais très bon album malgré tout), Do It Again est du pur Nada Surf (pas de retour vers la source chez eux : ils ne l’ont jamais vraiment quittée), avec batterie basico-efficace, guitare jamais trop lourdingue, mélodie vocale impeccable et (surtout) choeurs au diapason.

Pochette pourrie mais grand album

Pochette pourrie mais grand album

Le twist de la chanson, ce qui fait qu’elle explose en comparaison du reste de l’album, c’est le pont final, qui démarre au bout de 2m20. Au départ, rien de particulier : on est dans la même configuration du premier pont de 1m30 (« I spent all my energy… »).

 

Mais les choses s’accélèrent, nos sens sont mis à rude contribution dès 2m50 de morceau, moment où nous atteignons son apogée, avec une combinaison paroles pas si cons / mélodie vocale parfaite qui file des frissons à la Vigie rien qu’en l’évoquant, et qui boucle la boucle en évoquant le titre de l’album (ce qui est souvent le cas pour le meilleur morceau d’un album) :
Maybe this weight was a gift
Like I had to see what I could lift

 

Avec derrière les wouhouhouhou et la reprise du « I spent all my energy… », nous assistons purement et simplement à 40 secondes de bonheur parfait. La chanson se termine d’ailleurs là-dessus, il eut été stupide et vain d’essayer de mettre quoi que ce soit après.

 

Tout comme il semble assez stupide et vain d’essayer de trouver une fin à cet article, même si c’est précisément ce que la Vigie, dont le mot défi réveille tous les muscles qu’il lui reste, va tenter de faire devant vos yeux ébahis et admirateurs, en racontant qu’elle a trouvé dans sa discothèque deux autres titres qui auraient pu figurer dans cet article : Do It Again de la superbe Sarah Vaughan et le Royorbisonien If I Could Do It Again de Findlay Brown.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Ringo vs Paul : quel Beatle es-tu, mon Yéti ?

13 septembre 2010

Périscope #27

Périscope #27

« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »
Je ne sais pas de qui est cette citation… Enfin si, je sais, Google me l’a dit : Lamartine. J’en profite pour dire que j’ai du mal avec Instant Search, qui enlève le peu de magie qui reste sur Internet, à savoir l’attente fiévreuse précédant les résultats d’une recherche qu’on espère fructueuse – mais je m’éloigne du sujet, et je vais me faire gronder, donc je rentre dans le droit chemin.

 

Le plus beau des Beatles

Le plus beau des Beatles

Je ne sais pas de qui est cette citation, mais elle n’a jamais été aussi vraie que cette semaine, qui a vu le Yéti poilu quitter le sous-marin pour une semaine, profitant d’une escale à Malte.
Le Yéti, c’est un peu notre Ringo Starr à nous (ben oui, nous sommes dans le sous-marin jaune après tout – nudge nudge, wink wink, SAY NO MORE!) : il ne sert à rien, il a une tronche inimitable, des goûts (notamment musicaux) de chiottes, on ne sait pas ce qu’il fout là ni comment il y est arrivé (où est passé Pete ??!!), mais sans lui, sa bonne humeur, son humour incomparable, ses bonnes idées et son courage, le sous-marin ne serait pas le sous-marin. Et puis c’est tout.

 

C’est pourquoi Fantasio et moi avons décidé de lui dédier ce modeste Périscope, lui qui chaque semaine les organise en nous envoyant ses idées, récolte nos contributions et les met bout à bout, créant ici une jolie transition, plaçant là une image ridicule, corrigeant même parfois des fautes de frappe.

 

Je passe à présent la parole à Fantasio, qui va en profiter pour me donner son avis sur la similitude Ringo Starr évoquée plus haut. Yéti, reviens-nous vite (Get back to where you once belonged), tu nous manques ! (en plus j’ai peur de Fanta).

 

Le Yéti coule des jours heureux

Le Yéti et Linda

Le Yéti est parti, et ce qui devait arriver arriva : le Sous-marin Jaune est vide, presque glacial, comme si la présence des rires frénétiques du Yéti suffisait à faire monter la température du navire. Mais, au fond, il n’y a pas de raison de s’étonner : le Yéti est poilu, très poilu, et chacun sait que ce genre de combinaison pileuse permet de passer l’hiver au chaud. On remerciera donc le Yéti de ne pas nous avoir quitté en plein milieu de l’hiver.
En ce qui me concerne, si la comparaison avec Ringo me va bien, ce choix me parait assez ironique de la part du batteur du Sous-marin jaune, je parle de Ciccio bien évidemment. Ciccio et son physique de batteur/footballeur italo-anglais aux yeux fatigués sont évidemment physiquement mille fois plus proches de Ringo Starr que de n’importe quel autre Beatle.

 

Selon moi, le Yéti emprunte autant sinon davantage à Paul McCartney. Pour son côté jovial évidemment (pour ne pas dire ravi), pour ses bonnes joues d’enfant tout juste sorti des jupes de sa maman. Pour être honnête, le Yéti du moment me fait davantage penser au vieux Paul au début des années 70, quand il enregistrait des disques (dont l’excellent et simplement intitulé McCartney enregistré au fond de sa ferme). Comme Paul, le Yéti est parti avec sa Linda, et pour le Sous-marin Jaune c’est forcément un peu triste de voir un de ses membres disparaître, ne serait-ce que pour une semaine, happé par la vie de couple.
Yéti, please come back !

 

 

Jacques Brel, Noir Désir, The Verve et Viernes en vue !

8 septembre 2010

Jacques Brel comparé à Noir Désir et Viernes

La Vigie #25

Quelle ne fut pas la surprise de la Vigie lorsque l’un de ses amis, déjà mentionné plusieurs fois dans cette colonne, lui mit sous le nez la pochette d’un album qu’il avait envie de lui faire découvrir.

 

Le titre de l’album lui était inconnu, tout comme le nom du groupe, ou encore le style de musique joué. Par contre, la pochette a immédiatement rappelé des choses, beaucoup de souvenirs, à la Vigie. Les images se sont bousculées pêle-mêle dans son petit crâne, et elle s’est remémorée trois étapes précises de sa jeune vie, correspondant à trois retours sur le devant de la scène.

 

Le premier souvenir, chronologiquement parlant, c’est le retour en force/grâce d’un groupe que pourtant elle n’avait jamais particulièrement apprécié, qui plus est à une époque où toute son énergie auditive était portée sur le Royaume Uni et sa pop enchanteresse. En 1996, donc, un groupe de rock français (sic) dont le chanteur avait perdu sa voix à plusieurs reprises, sortait d’un silence de près de quatre ans pour aligner les pépites sur cet album :

 

Noir Désir touche les nuages avec 666 667 Club

Noir Désir touche les nuages avec 666 667 Club

 

Plus tard, quand la maturité a enfin pris le pas sur les goûts musicaux de la Vigie, elle s’est lancée à corps perdu dans la chanson française à textes, écoutant tout Brassens, d’une part, mais aussi tout Brel. Or, le meilleur album du grand Jacques, selon la Vigie, c’est son dernier. Jacques Brel n’avait rien sorti depuis cinq ans lorsqu’il a poussé son dernier cri sur le magnifique Les Marquises :

 

Les Marquises : dernier album, dernière demeure, une beauté absolue

Les Marquises : dernier album, dernière demeure, une beauté absolue

 

Et puis, beaucoup plus prêt de nous, il y a le retour très controversé de The Verve. Entre Forth et son prédecesseur, le succès commercial Urban Hymans, il s’est non seulement passé plus de dix ans, mais le groupe s’est séparé avec fracas. L’attente était peut-être trop grande quand le groupe de Manchester a finalement remis le couvert en 2008 

 

Forth... vraiment si mauvais que ça ?

Forth... vraiment si mauvais que ça ?

 

Motivée par ces trois souvenirs, la Vigie s’est donc lancée comme un seul homme dans l’écoute de cet album :

 

Dès qu'on enlève le bleu, c'est tout de suite moins apaisant

Dès qu'on enlève le bleu, c'est tout de suite moins apaisant

 

Comment dire… Ladite écoute ne s’est pas soldée par un succès. Tant pis, on retiendra la jolie pochette !

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio