Le Sous-Marin Jaune fait remonter les idoles à la surface

12 juillet 2010

Périscope #26

Le Sous-Marin Jaune et ses idoles

Cette semaine, branle-bas de combat à bord du Sous-Marin Jaune : Fantasio, débarque en salle des machines, tel un Yéti en rogne. Ses amis l’observent, effarés, débiter un discours fleuve, où reviennent les termes « responsabilité », « prise de pouvoir » et « ambition ». Sa diatribe s’achève sur la phrase suivante : « Cette semaine, c’est moi le patron, et vous allez faire ce que je vous dis ».
Ciccio, incrédule mais pragmatique, « Fantasio, tu veux quoi ? »
« D’abord, qu’on mette le cap vers le large et qu’on prenne tous des vacances. Quand on sera partis, on ouvrira des bières et vous me raconterez à quel chanteur/artiste vous vouliez ressembler quand vous étiez petits. »

 

Après avoir accompli ce qu’il lui incombait en salle des machines, le Yéti regagne la cuisine pour ouvrir cette fameuse bière promise par Fantasio. Ah, décidément, il a bien peu de moral, ce Yéti… On lui promet une bière et il accepte sans sourciller le coup d’état de son ami Fantasio ! Tssss…

 

En cuisine, il retrouve Ciccio qui a déjà mangé la moitié des Tucs au fromage et Fantasio qui ouvre cette fameuse bière. Le Yéti se détend et se livre.

Tête de Ian Brown

Ceci est un Yéti

« Quand j’étais ado, moi je voulais ressembler à Ian Brown des Stones Roses ou Clint Boon des Inspiral Carpets ! »

 

Parce que, pour le Yéti, ces types étaient la quintessence même du mec cool, très classe avec leurs fringues psychés et leurs coupes de cheveux des années 60 (genre coupe au bol). Le Yéti était jaloux de leur grande gueule, de leur talent (n’oublions pas que les Inspiral Carpets furent un formidable groupe à singles).

 

Et puis il faut comprendre que pour toute une génération de blancs-becs indie, le Summer of Love de Manchester de 1989 fut une véritable révolution, le premier courant musical qu’ils pouvaient s’approprier. Ces branleurs mancuniens osaient tout, donnaient des interviews démentes sans queue ni tête (n’est ce pas Shaun Ryder et Bez des Happy Mondays ?), avaient le meilleur slogan du monde (Cool as Fuck) et composaient des foutus hymnes à beugler dans sa chambre parisienne. La TRÈS grande classe.
Le Yéti n’a jamais retrouvé cette effervescence depuis, cette excitation… Sentant les larmes lui monter aux yeux, le Yéti s’enquille fissa la moitié de sa bière pour se redonner une contenance.

 

Ciccio, cadet du Yéti d’une petite trentaine d’années, a raté Madchester. Certes, les albums dont parle son vieux collègue ne lui sont pas étrangers, et, qui plus est, il les vénère lui aussi, mais il les a connus après, et la coupe au bol de Clint Boon ne le faisait pas rêver quand il était au lycée.

 

Robert Smith est vivant

Ceci n'est pas Ciccio

Non, Ciccio, au moment d’avoir 18 ans, rêvait de ressembler à Robert Smith ! D’aucuns objecteront que les années 90 ne sont pas à proprement parler la période la plus qualitative pour la troupe à Bebert, mais c’est l’époque où il s’éveillait à la musique, et The Cure était son groupe préféré, et donc il mettait des Doc Marten’s coquées marron, se foutait du spray dégueulasse dans les cheveux et adoptait un air contrit en toute occasion.
Le même air contrit dont il se para tandis que le Yéti ravalait ses larmes et avalait sa bière.

 

Blur - The Great Escape

Au lycée avec Fantasio

Fantasio, comme le savent bien ses camarades, n’est pas du genre à passer des heures à deviser sur sa jeunesse, encore moins à dévoiler son intimité. Il préfère écouter ses amis évoquer les années 80-90 (rayer la mention inutile) et étancher leur soif avec des litres de bières. Après le récit du Yéti et la plongée dans la genèse de Ciccio, Fantasio évoque pourtant les années Blur (celles de Parklife et The great escape), l’époque où il s’imaginait dans la peau de Damon Albarn accompagné de ses acolytes à lunettes. Si ces mecs ni beaux ni moches avec des patronymes ordinaires pouvaient y arriver, il y avait des raisons d’espérer.

 

Sur ces paroles, le Yéti se leva et tituba jusqu’aux toilettes. Emprise de l’alcool ou moment de grâce impromptu (ou les deux), Ciccio et Fantasio eurent le même sentiment de voir la silhouette du Yéti habitée par le corps torturé de Ian Brown.

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Fantasio

Il ne faut pas… faire les soldes sans écouter les Clash

10 juillet 2010

pas de soldes sans musique

La Combinaison #24

Deuxième démarque !!

 

Cette expression, incompréhensible hors contexte, signifie au milieu des mois de janvier et de juillet que les soldes battent leur plein. Lors de la deuxième démarque, il ne reste déjà plus beaucoup de choses à se mettre sous la dent, mais les prix sont (sensés être) tellement attractifs que l’on va errer dans les magasins, à la recherche de la perle rare.
Cela va prendre du temps, et il est bien évidemment hors de question de supporter l’insupportable, à savoir la musique des magasins de vêtements.

 

Quelle que soit la marque, peu importe le type de casque, il vous FAUT un lecteur mp3. Je viens d’en acheter un pour mon père (65 ans, joyeux anniversaire !) et je peux vous dire que les prix sont devenus très abordables. La grande majorité des téléphones font également lecteur mp3, donc si vous n’en avez pas c’est vraiment que vous mettez de la mauvaise volonté…

 

Voilà, vous êtes prêts à partir, vous avez votre carte bleue, un caddie pour ramener les fringues, et votre lecteur. Mais qu’allez-vous écouter ?
Loin de moi l’idée de vous imposer une playlist interminable, mais si vous ne deviez écouter qu’un morceau, ou si vous ne savez pas par lequel commencer, celui-ci s’impose de lui-même :

 

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Il est suffisamment péchu pour vous donner l’énergie nécessaire pour aller au bout de ce combat, et en même temps le contenu est suffisamment cynique pour vous permettre de regarder tout le monde de haut, notamment le petit con ou la petite salope qui aura pris le dernier haut en taille M qui vous tendait les bras.

 

Si vous passez le week-end à vous prendre la tête avec tous les caissiers et les caissières des magasins, parce qu’ayant oublié votre musique, vous leur faites des suggestions musicales qu’ils ne comprennent pas, et que vous finissez par vous énerver et foutre par terre tous leurs putains de portants de fringues de merde même pas belles qui puent, tandis que le videur vous attrape et vous tire par les cheveux en dehors du magasin, pendant que vous gueulez que vous allez porter plainte et que vous connaissez du monde, des gens encore plus haut placés qu’ Éric Woerth, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Je n’aime pas… les tubes de l’été

8 juillet 2010

Je n'aime pas les tubes de l'été

Torpille #9

Je n’aime pas les tubes de l’été. Tous les tubes de l’été en général et sans restriction, à travers le monde entier ? Là je m’avance un peu, car je n’ai aucune idée des ravages de ce phénomène, sur le continent asiatique par exemple. En 2010, on peut quand même supposer que, la mondialisation aidant, la terre entière aime le même film que le Yéti (Sex and the City 2), lit le même livre que le Yéti (le dernier Harlan Coben) et écoutait la même chanson en boucle (Poker Face de Lady Gaga) que le Yeti (notre financier hirsute a toujours un an de retard sur l’actualité musicale) sous les tropiques cet été.

 

Un petit coup d’œil aux tops du moment donne une idée des forces en présence cet été : Katie Perry (joli sosie de Zooey Deschanel, mais disque hideux loin de She & Him) cartonne aux Etats-Unis et au Royaume-uni. Shakira est aux sommets des tops allemands et autrichiens. Quelques mouvements de bassins pour, comme Ciccio et tous les germanophiles, oublier la désillusion de la Mannschaft en Afrique du Sud. Lady Gaga remet ça en France avec Téléphone.

Katie Perry est belle habillée

Katie Perry Deschanel

Côté album, c’est Eminem qui arrive en tête des meilleures ventes un
peu partout, mais pas en Europe ou la niaiserie de Katie Melua fait le
consensus.

 

Entre l’ex héros du hip-hop devenu adulte (?) et la
chanteuse transparente au nez retroussé, choisissez votre camp.
Mais où sont donc passés nos tubes de l’été météores, les Would I Lie
to You
de Charles & Eddy, More than Words des indispensables Extreme
et That’s just the way it is baby des Rembrandts ?
Partis avec nos souvenirs et les meilleures boums de fin d’année
scolaire organisées par le Yéti. Décrochés du mur de nos chambres d’adolescents, les posters des groupes éphémères.

 

Extreme - More Than Words

Extreme - More Than Words

Que dire du cru 2010 ? Il est encore un peu tôt pour faire le bilan et
savoir si Jessy Matador (beau nom de scène, c’est déjà ça) marquera la
petite histoires des tubes pourris de l’été.
Les ventes de disques étant ce qu’elles sont, on peut toutefois se demander si le concept même de tube de l’été n’est pas en danger de mort.
A moins que le dispositif Hadopi ne booste les chiffres de cet été et
sauve la création estivale. Il serait bien dommage de voir disparaître tout un pan de la culture française et international. Ou que le Yéti, sauveur international de la musique sous toutes ses formes, n’ait une idée de génie pour sauver le monde.

 

Avant de quitter ce blog pour partir en vacances, ou tout simplement
parce que vous avez autre chose à faire, donnez-nous le titre qui pour
vous est associé à jamais à l’expression tube de l’été.
Le cœur du yéti balance entre la Lambada et Soca Danse. Et vous ?

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Fantasio

Nick Cave et Jacques Brel en vue !

7 juillet 2010

Nick Cave comparé à Jacques Brel

La Vigie #22

La vigie a un ami qui dit souvent qu’en été, il n’y a rien de tel qu’une bonne blanche (la vigie tient à préciser que nous parlons de bière). En effet, même si c’est probablement une vue de l’esprit, ce type de bière tend à être plus apprécié (et plus consommé ? il faudrait voir les statistiques…) pendant les périodes où il fait chaud.

 

Or, s’il y a bien une substance qui se marie parfaitement bien avec la musique, c’est la boisson.

 

Combien de musiciens ont pris la pose avec des bouteilles ou des verres dans les mains ? Combien d’artistes avouent sans honte que certaines de leurs compositions n’ont vu le jour uniquement grâce à l’alcool ingurgité ? Combien de groupes survivent pendant les longues et harassantes tournées grâce à un régime fait principalement de fast food et de bière ?

Comment ça, il picolait, Gainsbourg ??!!

Comment ça, il picolait, Gainsbourg ??!!

Certes, la Vigie pourrait remplacer les mots bouteille/alcool/bière par, au hasard, joint/drogue/coke, et la démonstration fonctionnerait aussi (vous pouvez essayer de remplacer les mots, c’est magique). Mais la conclusion s’impose : alcool + musique = amour.

 

Si les boissons qui font mal au crâne sont omniprésentes, il n’est pas surprenant que certains artistes poussent le bouchon (HA HA HA HA) jusqu’à consacrer des chansons entières à la boisson.

 

Nous voici donc réunis aujourd’hui pour évoquer deux chansons qui, non seulement font la part belle au breuvage qui fait rire, mais qui en plus le font de manière très similaire, limite troublante.

 

En 1961, Jacques Brel chante l’Ivrogne. Trente ans plus tard, Nick Cave enregistre avec ses Bad Seeds une quasi adaptation appelée Brother My Cup Is empty.

 

Nous recommandons fortement l’écoute de ces morceaux pendant la suite de la lecture :

 

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Commençons par le commencement : les deux morceaux démarrent avec un refrain. Si chez Brel l’entrée est plus lente, elle n’est pas moins directe. Jacques et Nick s’adressent directement à nous et nous demandent de remplir un verre, qu’on devine ne pas être le premier (et encore moins le dernier). Dès la première phrase, le ton est donné :

 

Ami, remplis mon verre / Brother, my cup is empty
Encore un et je vas / And I haven’t got a penny
Encore un et je vais / For to buy no more whiskey
Non, je ne pleure pas / I have to go home
Je chante et je suis gai / Brother, my cup is empty
Mais j’ai mal d’être moi / And I haven’t got a penny
Ami, remplis mon verre / For to buy no more whiskey
Ami, remplis mon verre / I have to go home

 

Ce refrain reviendra plusieurs fois dans chaque morceau, toujours pour stopper la narration, pour reprendre son souffle. Le buveur accélère dans les couplets, pris dans son flot de paroles, puis, la gorge sèche, redemande à boire régulièrement, pour pouvoir continuer son histoire.

 

Et que trouve-t-on dans son histoire ? Des femmes, évidemment… Dans les deux cas, une femme est partie, et on dirait que ça leur a moyennement plu. Jacques, même en 1961, a du mal à rester soft :

 

Buvons à la putain
Qui m’a tordu le cœur

 

Dis Bier ist Gut! (traduction approximative : vous êtes très jolie, mademoiselle)

Dis Bier ist Gut! (traduction approximative : vous êtes très jolie, mademoiselle)

Nick, quant à lui, propose immédiatement des images légèrement plus violentes :

 

I cannot blame it all on her
To blame her all would be a lie
For many a night I lay awake
I wished that I could watch her die
To see her accusing finger spurt
To see flies swarm her hateful eye
To watch her groaning in the dirt
To see her clicking tongue crack dry

 

Sont-elles parties parce qu’ils sont devenus alcoolos ? Ou bien est-ce le raisonnement inverse ? Nous ne le savons pas, mais toujours est-il qu’à un certain moment ils n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui :

 

I’ve been sliding down on rainbows
I’ve been swinging from the stars
Now this wretch in beggar’s clothing
Bangs his cup across the bars

 

Aujourd’hui, les temps sont durs, et plus question de séduire qui que ce soit, donc autant boire :

 

Buvons nuit après nuit
Puisque je serai trop laid
Pour la moindre Sylvie
Pour le moindre regret

 

Difficile de savoir si Nick Cave connaissait cette chanson de Jacques Brel quand il a écrit la sienne. Il y a même fort à parier qu’il ne la connaissait pas, ce qui rend la similitude bien plus intéressante, et cet article, certes long encore plus passionnant.

 

N’est-ce pas ?

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune rend visite à Liliane B.

5 juillet 2010

 

Périscope #25

Comme vous le savez tous désormais, le Yéti travaille dans une étrange banque privée avec plein de clients très très riches. La morale, le Yéti s’en contrefout, il n’en a jamais eu du fin fond de sa grotte tibétaine.

 

Hier, une vieille dame, Liliane B. (Le Yéti ne tient pas à dévoiler l’identité de sa cliente préférée), lui a laissé un télégramme alarmant : « Mon cher Monsieur Yéti, j’ai plein de souci, tout le monde m’en veut, pouvez-vous venir au plus vite ? ». Ni une ni deux, le Yéti prend les commandes du Sous-Marin Jaune, profitant de la sieste du Ciccio qui ronfle tellement fort qu’il couvre le bruit des machines, et de l’absence de Fantasio qui ne sort plus de sa cabine depuis qu’il a acheté Red Dead Redemption.

 

France Culture, la radio préférée de Fantasio

France Culture, la radio préférée de Fantasio

Rapidement, grâce à sa fantastique science des canaux, le Yéti conduit le Sous-Marin Jaune chez Liliane qui accueille toute la troupe avec effusion : « Mes Amis, je savais que je pouvais compter sur vous. J’ai de graves problèmes financiers : mon amant me pique tous mes sous et ma conseillère privée, Florence, a planqué mon argent un peu partout en Suisse, je ne sais même plus où ! Du coup j’ai décidé d’aider un artiste, un groupe non signé ou qui n’a jamais eu de succès et de lui consacrer toute ma fortune pour qu’il conquiert le monde ! Mais vous devez me conseiller. Qui choisir ?? ».

 

 

Alors que le Sous-Marin Jaune débarque chez Liliane, Fantasio éprouve une sensation de gêne qu’il n’ose même pas évoquer en présence de ses deux amis : mais qu’est-ce que je fous là ? se dit-il secrètement. Lorsque le langage du Yéti se pare d’un champ lexical financier, Fantasio se sent au bord du malaise vagal. Fantasio pense aux paroles de France Culture d’Arnaud Fleurent-Didier entendues une nouvelle fois samedi soir à la salle Pleyel: « on ne m’a pas dit comment faire avec les filles, comment faire avec l’argent ».
« Liliane, ton pognon, tu peux te le garder! » s’entendit-il répondre devant Ciccio et le Yéti, ébahis. « La musique peut exister en marge de l’économie ! ». Alors que le Yéti commençait l’inventaire de la fortune de Liliane, Fantasio s’enferma dans sa cabine pour terminer sa partie de Red Dead Redemption en réécoutant l’inusable Veckatimest de Grizzly Bear.

 

Un des disques de chevet du Yéti: Celui de Martin Newell

Un des disques de chevet du Yéti: Celui de Martin Newell

Étourdi par la sortie de Fantasio, le Yéti reprend rapidement ses esprits et murmure à Liliane : « Vous devez absolument excuser notre ami, Liliane. Fantasio est en train de subir un contrôle fiscal féroce, il n’est pas dans son assiette. » Liliane sourit d’un air entendu.
Profitant de ce petit moment complice, le Yéti en profite pour enchaîner :
« Liliane, votre argent peut servir une cause noble : révéler ENFIN au monde entier l’immense talent de Martin Newell, sans doute le meilleur compositeur anglais actuel, ami d’Andy Partridge, auteur du fabuleux The Greatest Living Englishman en 1993 !
Imaginez le meilleur des Kinks ou d’XTC dans un album ! Damon Albarn lui doit tout !! »
Liliane se souvient de Ray Davies, elle avait aimé ce garçon dans les années 60.
« Il faut louer un studio, un orchestre pour que Martin puisse enregistrer un nouvel album. Et puis ensuite, on réserve l’Olympia, on invite en première partie The Divine Comedy, ce serait formidable. »
Liliane regarde le Yéti, réfléchit 2 secondes et se tourne vers son majordome et crie « Albert, une tournée de Pim’s pour ces deux messieurs ! »

 

Qui a oublié sa déclaration d'impôts ?

Qui a oublié sa déclaration d'impôts ?

Ciccio, en bon médiateur qu’il est, souhaite calmer tout son monde. Si Fantasio n’est pas dans son assiette (fiscale), qu’il aille vomir sur le pont et qu’on n’en parle plus. Après tout, c’est son droit (fiscal), personne ne peut l’empêcher de penser ce qu’il pense, et si la recette (fiscale) proposée par le Yéti ne lui revient pas, on ne va pas le forcer.
Quant au Yéti, justement, Ciccio se demande s’il ne pousse pas à la fraude (fiscale), et ne voudrait pas qu’il fasse auprès de Liliane une sorte de prescription (fiscale) avec un de ses groupes inconnus à la noix. Ciccio n’étant pas du genre à opter pour l’évasion (fiscale), il préfère faire jouer sa puissance (fiscale) pour ramener le Yéti à la raison, et militer pour l’intégration (fiscale) de Fantasio, qui était lui aussi sur le point de commettre l’exode (fiscal).
Ayant réuni tout son monde, il procède donc à une déclaration (fiscale) visant à ramener le calme dans le sous-marin, qu’il conclut par la chaleureuse invitation suivante : « Et pour fêter notre réconciliation, allons boire impôt ! ».