The Divine Comedy – Solo Show – Salle Pleyel (Paris) – Jeudi 8 Juillet

 

Neil Hannon à Pleyel

L'extincteur #3

Si j’idolâtre les disques de Divine Comedy, je restais nettement plus circonspect par rapport aux concerts de mon Irlandais préféré. En effet, ce que j’aime dans les chansons de Neil Hannon, ce sont leurs arrangements léchés et parfois un peu surannés, un peu comme si Ennio Morricone donnait rendez-vous à John Barry pour faire de la pop music. Or en live, il est souvent impossible à Neil de reproduire la féérie de ses mélodies et on a souvent droit à une version sur l’os de ses chansons. Je me souviens notamment d’un concert à la Cigale, après l’album Regeneration où j’avais passé mon temps à bailler devant la fadeur (un comble !) de l’interprétation. Dès lors, lorsque l’on m’a dit que Neil Hannon passait à la Salle Pleyel, haut lieu de la musique classique à Paris, j’étais enthousiaste, m’attendant à voir le bonhomme accompagné par moult cuivres et cordes.

 

« Caramba, encore raté ! » comme dirait Ramon dans l’Oreille Cassée. En effet, Pleyel accueille Neil au piano ou à la guitare, mais tout seul, en Solo Show.
En première partie, la divine Alela Diane jouera avec son père une heure de country folk de rêve. L’acoustique de la salle sied à merveille à la voix d’Alela, j’ai les poils qui se dressent sur mes bras à plusieurs reprises. Bon, ce ne sera pas le cas de tout le monde, mes partenaires de concert roupillant sec pendant cette première partie (Honte à vous. Que le grand Wacondah vous poursuive jusque dans vos nuits)…

 

Neil Hannon de Divine Comedy

Neil Hannon de Divine Comedy

Puis Neil arrive, se met au piano et entame d’entrée Our Mutual Friends. Et tout de suite je comprends que ce concert va être grand.
Ok, il y aura des pains, des oublis de texte, mais Neil a décidé de faire le show en jouant un peu de tous ces albums (mention spéciale à Geronimo, sublime titre de Promenade, à At The Indie Disco tiré de son dernier LP et surtout Don’t Look Down, proprement ahurissant).
Un peu cabotin, Neil n’a pas son pareil pour se mettre le public dans sa poche. Drôle, facétieux, Neil est un crooner-dandy moderne de génie, surtout lorsqu’il livre une reprise tubesque au piano du Time to Pretend de MGMT.

 

Tout au long de cet excellent concert, je n’aurai de cesse de me dire que chaque chanson tient formidablement la route en version épurée, à la guitare ou au piano, preuve de l’immense talent mélodique du bonhomme.
Le public réservera un triomphe à The Divine Comedy (3 rappels – 3 Standing Ovations – les garçons se roulant par terre de bonheur, les filles hurlant le prénom de Neil de façon quasi orgasmique…).

 

Et aujourd’hui, en ce petit matin tranquille de juillet, je vous ordonne d’aller écouter son dernier album BANG goes to the Knighthood, car c’est d’ores et déjà un classique de l’année 2010.

 

 

---------------------
Le Yéti

 

 

Tags: , , , , ,

Laisser un commentaire

Comment Spam Protection by WP-SpamFree

blog comments powered by Disqus