The Divine Comedy – Bang goes the knighthood

Le retour de Neil Hannon

L'exctincteur #2

Un nouvel album de Neil Hannon, c’est un peu comme la visite surprise d’un ami de longue date : ça ne se refuse pas , mais vous vous demandez toujours si vous aurez des choses à vous dire et à partager. Parfois on se surprend à passer une bonne soirée sur la base de vieux souvenirs éculés, de private jokes remontant aux années du lycée.
Avec Bang goes the knighthood, ça ne rate pas : de l’onomatopée du nom de l’album à la pochette potache du disque, on est pas mécontent de retrouver Divine Comedy, même si l’on sait qu’on a vieilli et que rien ne sera vraiment comme avant. S’il revient nous voir avec une coupe de champagne à la main, qui oserait lui fermer à porte au nez ? Je parie que le Yéti, malgré ses manières bourrues, n’hésiterait pas à le serrer entre ses pattes velues. En ce qui me concerne, je regrette simplement qu’il n’ose pas nous refaire l’intro de Tonight We Fly comme sur Party Fears Two.

 

Alors voilà : le très léger Bang succède au non moins light Victory for the Comic Muse – que, soit dit en passant j’avais apprécié à sa sortie, et qui tient toujours la route aujourd’hui (pas seulement pour A Lady Of a Certain Age).

Neil Hannon - Bang Goes The Knighthood

Une pochette remarquable

Down in The street below ne perd pas de temps et contient à peu près tout ce que Neil Hannon peut réussir : 5 minutes entre les sommets de Promenade et les montagnes russes de A Short Album About Love. Vient ensuite The Complete Banker : l’auditeur fan de la première heure mais dissipé, laisse son esprit vagabonder et se détacher de cet album presque trop familier.

 

Détachement irrémédiable ? Non, car malgré ses apparences de Promenade sauce Light et son ironie un peu lassante, il n’y a pas vraiment de quoi faire la fine bouche. A moins que mon indulgence pour la facilité de At The Indie Disco ne soit trop sentimentale ?

Les Inrocks et Divine Comedy

Neil du temps jadis

 

Alors bien sûr, si à l’écoute de Can You Stand Upon One Leg, vous vous dites que :
1. C’est comme The Perfect LoveSong en moins bien (si vous n’êtes pas la Vigie, c’est tout à votre honneur de se souvenir de ce titre),
2. Prendre un bain avec un chien, c’est dégueu,
3. Ce type est décidément insupportable,

 

Cela signifie certainement que vous n’aimez pas non plus qu’un même artiste soit capable d’alterner la grâce, la légèreté, et une certaine forme de neurasthénie dans la même heure.
Et vous avez probablement bien raison : comment voulez-vous faire confiance à un type qui a enregistré Promenade et Casanova dans la même décennie avant de se coiffer comme Kurt Cobain en 2001 ? Comment prendre au sérieux ce Bang goes the knigthood ? Il vaut mieux se contenter, comme moi, d’accepter sa coupe de champagne, en espérant secrètement que sur le prochain album, il y aura un titre de l’acabit de Our Mutual Friend… même si un petit Charmed Life suffirait amplement à mon bonheur.

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Fantasio

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Un commentaire pour “The Divine Comedy – Bang goes the knighthood”

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