Stanley Brinks et Van Morrison en vue !

30 juin 2010

Stanley Brinks comparé à Van Morrison

La Vigie #21

Il arrive souvent qu’un de vos amis, par exemple la Vigie (car la Vigie, croyez-le ou non, EST votre amie, si si…), vous dise un truc du genre « Dis, tu connais tel morceau, de tel artiste ? », et que vous vous répondiez (notamment si vous vous appelez, au hasard, le Yéti) « Euh… non ». Dans ces cas-là, la Vigie prend le taureau par les cornes et, après avoir levé les yeux au ciel pour montrer son impatience, joue le morceau en question, et que le Yéti l’identifie aussitôt, en concluant par un truc du style « Ah oui !! En fait je connaissais le morceau mais je connaissais pas son nom.

 

Vous voyez ce que je veux dire ?

 

Et bien voilà, la chanson qui suit, avec son riff d’intro totalement imparable et inoubliable, fait partie de cette catégorie de morceaux :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Brown Eyed Girl, c’est le genre de chanson dont on ne se souvient plus quand on l’a entendue pour la première fois, tout simplement parce qu’on a l’impression de l’avoir toujours connue. Elle est tellement évidente, tellement parfaite, qu’elle est à ranger dans la catégories des « Classiques ».

 

Et comme c’est souvent le cas avec les classiques, elle a influencé bon nombre d’artistes, certains de manière évidente (le premier album De Ray Lamontagne est totalement Vanmorrisonien), ou totalement inattendue, comme nous allons à présent le voir.

 

Derrière Stanley Brinks se cache André Herman Düne, ex deuxième tiers de Herman Düne, qui fonctionne à présent avec deux moitiés, puisqu’un tiers s’est barré. Ses albums sont aussi bons qu’ils sont compliqués à obtenir, et quand on a la chance de tomber sur l’un d’entre eux, on le choie, on le cajole, on le circonvient, bref on le sur-écoute, et à la 45ème seconde de ce morceau (ou même à 1m28, c’est encore plus franc), on entend un riff qui nous dit quelque chose :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Je vous fais pas l’onomatopée qui va avec, mais le cœur y est je peux vous l’assurer.

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

---------------------
Ciccio

Les Coups de Coeur de l’été du Sous-Marin Jaune

28 juin 2010

 

Périscope #24

C’est officiel, c’est l’été. Le Yéti n’aime pas cette saison. Elle rime avec grosse chaleur, coups de soleil, mecs en marcel, short et tongs, Tour de France, et insupportables tubes de l’été. Du coup, le Yéti est à deux doigts de la déprime et il le sait, son seul moyen pour passer ces mois difficiles sera la consommation à haute dose de musique. Oui, mais quoi ? De la Sunshine Pop ? Du Folk gracile ? De la Power Pop énergique ? De l’Electro dansante ?
Indécis, le Yéti convoque Ciccio et Fantasio immédiatement pour connaître leurs coups de cœur du moment.

 

 

Calexico - The Black Light

Calexico - The Black Light

Fantasio se reconnait complètement dans le vocabulaire et les termes utilisés par le Yéti. Un bon gros coup de soleil, quelques coups de gueule à pousser, mais le coup de cœur de l’été n’est pas encore là – il faut dire que la saison ne fait que commencer. Si Fantasio a des souvenirs d’albums écoutés en boucle tout l’été, il n’est pas si fréquent qu’un album colle avec l’ambiance moite et chaude qu’il accompagne : ce fut le cas du Black Light de Calexico il y a maintenant une éternité. En 2010, Fantasio se surprend à réécouter le plan marketing électro de Uffie, mais ce n’est pas encore le tube de l’été, tout juste un coup de chaud, des rythmes (le Yéti parlerait sans doute plutôt de bon gros beats) chaloupés de saison. Conseil : si votre album de l’été n’est pas arrivé et que vous ne connaissez pas cet opus de Calexico, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

The Drums - The Drums

The Drums - The Drums

Le gros coup de cœur du moment pour le Yéti est le pétulant premier album des new-yorkais de The Drums. Vous connaissez tous l’amour immodéré du Yéti pour les Beach Boys ( à propos, réécoutez bien Holland, album sous-estimé des garçons de la plage, un must pour cet été). Et du coup, lorsque de jeunes freluquets s’amusent aujourd’hui à revisiter les thématiques de la Sunshine Pop (Soleil, Bagnoles & Filles), et à mettre des guitares surf sur des boîtes à rythme new-wave digne de New Order, le Yéti a les poils qui frétillent, l’œil humide et un large sourire scotché sur son visage.
Bien sur, Let’s go Surfing est un tube ENORME, digne de Peter, Bjorn & John, mais le reste est au diapason, notamment Me and The Moon avec sa guitare à la Siouxsie and the Banshees. Sur que Brian, Carl et Dennis auraient aimé cette pop sans grande prétention mais radieuse, qui fait la fête, avec des refrains en or massif.
C’est évident, le Yéti sait déjà qu’il prolongera son été indien avec The Drums.

 

Allo Darlin'

Allo Darlin'

Fidèle à des techniques d’investigation tellement pointues qu’elles feraient pâlir d’envie les mecs de la série Les Experts, Ciccio s’est immédiatement jeté sur son iPod pour répondre à la question du poilu du Sous-Marin. Grâce à ses listes de lecture savamment composées et améliorées au fil des ans, il est capable en l’espace de quelques secondes d’avoir une vue panoramique des derniers groupes écoutés et appréciés (une vue 360, comme disent les marketeux).
Stanley Brinks, Karen Elson, Hey Hey My My ou Club 8 figurent dans ces listes, mais c’est un autre groupe qui attire son œil. Il s’agit d’une découverte toute récente, d’un premier album co-écrit par deux anglais et deux australiens. Ils jouent de la musique simple, joyeuse, ensoleillée – c’est la définition même de la Twee pop, dont ce groupe est un solide représentant.
Cet été, donc, Ciccio vous encourage à être plus aventureux que le Yéti et moins nostalgique que Fantasio, et d’écouter Allo Darlin’ !

 

 

---------------------
Le Yéti

 

 

Il ne faut pas… aller pique-niquer sans écouter Nino Ferrer

26 juin 2010

pas de pique-nique sans Nino Ferrer

La Combinaison #23

Ouf, nous avons passé le 21 juin sans succomber à la musique mauvaise et bruyante qui dégoulinait le long des rues, et nous avons donc maintenant le droit de profiter de l’été, le vrai, le beau. Il vient avec sa chaleur, ses vacances, sa musique pas forcément bonne (voire même forcément mauvaise quand elle est labellisée « Tube de l’été »).

 

Et surtout, surtout, l’été arrive avec les pique-niques ! (les piques-niques ? les piques-nique ? les pique-nique ? Vous choisirez celui que vous préférez…).

 

Mais attention, un pique-nique ne s’improvise pas, malheureux ! Vous n’avez tout de même pas envie de finir comme ces gens désorganisés qui trainent leurs hamburgers sur les pelouses de votre ville, que diable ! Non, un pique-nique ça se prévoit, ça se prépare, même si au final il faut que ça ait l’air spontané, décontracté, bon enfant.

 

Comment réussir ce tour de force ? La réponse est simple, et tient en deux mots, Les Cornichons :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Tout y est, et en trois minutes seulement, s’il vous plait : la liste des ingrédients à ne pas oublier, l’humour, la qualité musicale, la voix. C’est l’efficacité même, au service du repas à emporter.

 

Si vous passez le week-end à vous engueuler avec votre charmant(e) moiti(é) parce que vous n’avez pas de cornichons pour mettre sur la tartine de rillettes (car tout le monde sait bien que c’est le cornichon qui fait les rillettes, et non pas l’inverse), tandis que des jeunes assis à côté de vous vous proposent en pouffant de rire de récupérer le pickle qu’ils ont enlevé de leur cheeseburger, et que de fil en aiguille tout se termine en bataille de nourriture géante, et que vous finissez chez vous, plus pathétique que jamais, par récupérer le pickle resté collé dans vos cheveux pour le mettre sur la tartine de rillettes que vous avez réussi à protéger pendant l’intense combat, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

---------------------
Ciccio

Foals – Total Live Forever

24 juin 2010

Foals, c'est bien ou pas

Babord - Tribord #3

Après le coup de grisou des Bleus à la Coupe du Monde, c’est le clash à bord du Sous-Marin Jaune : Le Yéti et Ciccio ne sont pas d’accord à propos de l’album des Foals. Fantasio, une fois n’est pas coutume se pose en arbitre de leur violente confrontation.



Ciccio :
C’est un lieu commun : il est impossible d’avoir une première écoute objective. Il y a de nombreuses raisons à cela, et ce même lorsqu’il s’agit d’un groupe tout neuf, dont personne n’a jamais entendu parler. A la limite, la seule exception possible à cette règle serait d’écouter un album sans pouvoir voir la pochette, le nom du groupe, le nom de l’album, le nombre et le titre des morceaux. Et puis si possible avoir les yeux fermés.


Pour le nouvel album de Foals, le biais principal pour moi est le fait que je n’ai pas aimé le premier album, Antidotes. Bien sûr, je ne l’ai pas trouvé aussi insupportable que l’odeur du Yéti après son jogging dominical, mais je n’ai jamais réussi à rentrer dedans.


Foals - Total Live Forever

Foals - Total Live Forever

Je suis donc immédiatement méfié de Total Life Forever, d’autant que les gens qui m’en ont parlé m’ont dit qu’il était très décevant par rapport à son prédécesseur. Moins bien qu’un truc que je n’ai pas aimé ? Ouh là, ça fait peur…

Mais toute personne qui a fait (et a compris les grandes règles) des mathématiques après la sixième sait que – et – font +, et que donc plutôt que d’avoir peur, j’aurais du trouver cela encourageant.


Bref, oubliant mathématiques, logique, objectivité et avis d’amis, je me suis lancé dans l’écoute d’une traite, sans m’arrêter, et je n’ai pas été déçu. En quelques semaines, au gré de mes listes de lectures, j’ai écouté certains morceaux, comme notamment le fantastique Blue Blood, tout en montée progressive et tension sous-jacente, près de 10 fois.

The Cure - Faith

The Cure - Faith

L’ensemble de l’album est très homogène, et évoque pour moi l’album Faith, de The Cure, qu’on aurait accéléré et remixé, pour qu’il donne moins envie de se tirer une balle (ceci n’est pas une critique, Faith est un de mes albums préférés). Donc on a des morceaux qui pourraient presque passer en club (Miami, Total Life forever), mais dont le fond de l’air reste bien cold. L’excellent Spanish Sahara est également un bon exemple de cette fraiche tension, avec son introduction très (trop ?) calme, planante, et sa conclusion à fond les manettes.


Récemment, après deux ou trois écoutes toujours plus enthousiastes de cet album, je me suis dit qu’en fait j’avais rien compris au premier, et que je me devais de lui donner une seconde chance. N’ayant hélas pas réussi à l’écouter jusqu’au bout, je me dis que finalement, mon écoute de Total Life Forever était aussi objective que possible.



Le Yéti :
J’ai voulu aimer ce disque. De toutes mes forces. Car je sens bien que cet album est important, un peu comme The Xx l’an dernier. Alors, j’ai écouté cet album sans relâche, au casque chez moi, au bureau, en marchant, en courant. Mais à chaque fois, je lâche prise. Inexorablement. Lassé, fatigué par ces percussions rêches et ces rythmes syncopés. K.O. dès le 2ème round.

The XX

The XX

La presse a souvent été tenté de présenter ce disque comme un OK Computer bis. Mais à mes yeux, il manque à cet album un ingrédient essentiel pour se hisser au niveau du faramineux opus de la bande à Thom Yorke : les mélodies.

J’ai en effet souvent l’impression d’entendre sur ce disque une longue suite de climats, d’atmosphères. Bien sur, c’est chouette tout cela, mais ça manque de corps, de chair pour tenir en haleine jusqu’au bout et pour fixer mon attention.

Et puis autre souci pour moi, ce disque suinte la claustrophobie, une moiteur étouffante qui le rend difficile à écouter. Pourtant j’ai aimé des disques lourds et oppressants (de Joy Division au Third de Portishead), mais il n’y a ici aucune fascination à entendre les étranges mélopées de Yannis Phillipakis : juste l’impression d’entendre la même chanson avec ces sempiternelles percussions africaines dont les groupes à la mode aujourd’hui usent et abusent. Une vague posture arty qui me laisse froid et indifférent, et cela malgré quelques fulgurances et quelques chansons bien foutues.

Dommage, j’ai vraiment voulu aimer ce disque…


David Bowie et Morrissey en vue !

23 juin 2010

Morrissey comparé à Bowie

La Vigie #20

Cette semaine, le titre de la Vigie ne devrait pas faire bondir le lecteur avisé. Déjà parce que le lecteur du Sous-Marin Jaune n’est pas du genre à bondir au moindre titre, mais surtout parce que la filiation entre les deux artistes passés à la loupe cette semaine est de notoriété publique, et l’admiration entre eux a priori mutuelle (ou pour le moins, il y a eu admiration à certains moments, et même apparition commune sur scène, mais c’est loin d’être le cas aujourd’hui – Morrissey, malgré tout le mal qu’il a pu dire de Bowie, reprend de temps en temps Drive-In Saturday sur scène).

 

Nous avons affaire à deux dinosaures de la musique, avec tout ce que cette image transporte de positif et de négatif. Et la Vigie n’a pas l’intention de vous injurier en vous les présentant dans cette introduction. Passons plutôt aux choses sérieuses, et à l’écoute. Connaissez-vous ce morceau ?

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Bien sûr que vous le connaissez (on peut rire, oui ?) et que (si vous avez un tant soi peu de goût) vous l’adorez. Pendant que vous y êtes, écoutez le jusqu’au bout, notamment à partir de 2m14, et les orchestrations qui démarrent : pom pom pom poooooom… POM POM POM POOOOOOM.

 

Intéressez-vous à présent au morceau suivant, composé par Mark Nevin et interprété par Morrisey :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Vous aussi, à partir de 2m58, vous entendez des pom pom pom pom très familiers, là ?

 

Et le plus drôle, dans cette affaire, c’est que le Duc blanc et fin a lui-même repris ce morceau de Morrissey, dans lequel il rendait hommage à Ziggy (vous suivez ?), mais en s’affranchissant de l’orchestration finale. Ca donne ça :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

---------------------
Ciccio