Simon Aldred et Victor Robert en vue !

19 mai 2010

imon Aldred et Victor Robert

La Vigie #18

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

Ca ne vous dit rien ce refrain déchirant, mélange de bonne foi naïve et d’espoir pour l’avenir du monde ? C’est l’oeuvre d’un groupe appelé Cherry Ghost, et plutôt une bonne chanson, en fait. Sur la base de ce simple morceau, la Vigie avait même acheté le premier album du groupe avec empressement (probablement un peu trop). Ecoutez le morceau en question et (peut-être que) vous comprendrez.

 

Le chanteur/auteur/leader de ce groupe s’appelle Simon Aldred, et on peut le voir sur la photo suivante prendre la pose entre vos deux matelots favoris, Le Yéti bedonnant et poilu sur la gauche, et un Fantasio tout enthousiaste sur la droite :

 

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

 

Or, depuis qu’elle avait vu ce chanteur dans elle-ne-sait-plus-quelle-émission, la Vigie n’arrêtait pas de clamer à qui voulait bien l’entendre qu’elle avait déjà vu cette tête quelque part, mais sans arriver à mettre le doigt sur le nom de la tête en question.

 

Et puis un jour, elle allume la télé, tombe sur une émission de Canal + appelée L’effet Papillon, présentée par un certain Victor Robert, dont voici la photo sosie-esque du chanteur précédemment cité :

 

Victor Robert au moment de lancer une pique

Victor Robert au moment de lancer une pique

 

Saisissant, vous ne trouvez pas ?

 

Le plus drôle, dans l’histoire, c’est que les émissions que présente Victor (la dernière en date s’appelle Pop Com) ont pour objet de dénoncer, voire démonter, les supercheries ou méfaits, qu’ils soient le fait d’individus isolés ou des entreprises, et donc encourager le citoyen qui sommeille en nous à être plus vigilant, et à s’intéresser un peu plus au bien être de son prochain.

 

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune et La Possibilité d’une mélodie

17 mai 2010

 

Périscope #19

Cette semaine, le Yéti est tout pensif. En effet, la semaine dernière, Ciccio a discrètement posé une énorme bombe en se demandant combien de possibilités de mélodies il restait encore aujourd’hui.
Et depuis, le Yéti est hanté par cette question, pas une seconde de répit sans qu’il ne se demande si, pour paraphraser Mallarmé « La chaire est triste, hélas ! et j’ai écouté tous les disques ».
Car en y pensant, ca fout les jetons une interrogation pareille. A quoi cela sert d’écouter de nouveaux disques dans ce cas ? Faut il toujours préférer l’original à la copie ? La mélodie parfaite, le Saint Graal Pop, a-t-il été déjà composée ?
Ni une ni deux, le Yéti sonne le tocsin et demande à Ciccio et Fantasio de réagir à ce sujet.

 

 

Une fois n’est pas coutume, c’est en effet Ciccio qui a lancé le thème du périscope de la semaine. C’est également lui qui a écrit les trois derniers articles, et celui à venir. De là à dire que le Sous-Marin, c’est lui, il n’y a qu’un pas que Ciccio lui-même n’oserait franchir, mais que le lecteur courageux et fidèle a peut-être déjà franchi depuis longtemps, ce qui expliquerait notamment la désertion dudit lecteur ces dernières semaines.
Reprenons, donc. Il existe sept notes, que l’on peut agrémenter de cinq variations, ce qui donne un total de douze notes. Au piano, nous pouvons créer des accords d’au maximum dix notes (avec nos dix doigts – nous n’aborderons pas la guitare et ses six maigres cordes…), voire onze ou douze si on écrase plusieurs touches avec un seul doigt. Disons douze, pour être le moins limitatif possible. Nous pouvons ensuite se faire succéder ces accords de la manière que nous voulons, avec bien sûr la possibilité de répéter plusieurs fois un même accord.
Ciccio n’est certes pas un spécialiste en statistiques (il a déjà du mal à traduire une hausse ou une baisse en pourcentage…), mais quelque soit le mode de calcul, ce qu’il faut retenir, c’est que nous arrivons à un nombre fini. Or, qui dit nombre fini dit possibilité de l’atteindre. Le reste n’est qu’une question de temps.
Pour se remonter le moral, Ciccio va à présent écouter Madame Van Damme, de Lightspeed Champion. « Kill me, baby won’t you kill me »

 

Abbey Road: souvent copié, jamais égalé

Abbey Road: souvent copié, jamais égalé


Fantasio, lui a plissé les yeux quand le Yéti s’est mis dans tous ses états à propos du fait (scoop) que tout a déjà été enregistré dans le domaine de la musique. Interloqué, il a interpellé vivement son camarade :
- Donc tu préfères autant qu’on coule le Sous-Marin Jaune ?
- Non pas du tout Fanta… C’est juste un petit coup de blues ca va passer!
Fantasio alluma la Hi-Fi du sous-marin et sélectionna l’album Abbey Road des Beatles. A la fin de Something, il passa à l’album des Morning Benders. Pendant la durée des morceaux il surveillait le visage du Yéti, déformé par d’intenses réflexions existentielles.

 

La Techno doit TOUT à Kraftwerk

La Techno doit TOUT à Kraftwerk


Car pour le Yéti, en y réfléchissant de plus près, finalement c’est entendu, tout a déjà été composé. Ciccio a raison. La mélodie parfaite, le St Graal Pop ? Paul McCartney l’a dit, et il avait raison : c’est God Only Knows des Beach Boys. Le folk ? Bah les gars, c’est bon, vous achetez Nick Drake et vous avez l’essentiel et forcément ce qu’on fait de mieux.
Le psyché ? Amon Düül II et Can. La Techno ? Kraftwerk a déjà tout inventé. La Soul ? On ne fera jamais mieux que Marvin Gaye.
Alors pourquoi écouter encore de nouveaux disques aujourd’hui, se demande le Yéti. Tout simplement parce que parfois on tombe sur une relecture formidable, sans prétention, d’un vieux truc, arrivant même à esquisser de nouveaux horizons.
Écouter de la musique aujourd’hui, c’est comme jouer au loto : on sait pertinemment qu’on ne gagnera jamais, mais on tente le coup quand même histoire d’avoir quelques frissons l’espace d’un instant.

 

 

Il ne faut pas… écouter de la musique religieuse après le jeudi de l’Ascension

15 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #17

Parmi son gigantesque flot d’abondantes inutilités, il est encore certaines choses apportées par la Religion que personne ne souhaite remettre en cause. Les jours fériés font assurément partie de cette catégorie, même si la plupart d’entre nous serait bien incapable d’en expliquer la signification, ou, pire encore, de les défendre (« ben, en fait… comment dire… il était mort quelques temps avant, puis il est revenu, c’est ce qu’on appelle la Résurrection. Si si, c’est vraiment arrivé… Bref, et après ben il est parti au ciel… Comment ? Oui, il est re-mort, si tu veux… Et c’est ce qu’on appelle L’Ascension »).

 

J’imagine d’ici la foultitude de questions à la fois innocentes et piégeantes que ma fille de six ans et demi poserait après une telle explication.

 

Au Sous-Marin, nous ne sommes pas des grands défenseurs de la Religion, même si nos prises de positions musicales pourraient être comparés à des dogmes dictés par un représentant de l’une des trois grandes sectes de notre temps. Nous avons la foi, donc, mais pas celle dont parlait le barbu illuminé. Nous ce serait plutôt celle d’un chevelu illuminé appelé Robert Smith.

 

Et, puisque Universal nous fait le plaisir de rééditer l’album Disintegration en coffret trois disques, avec album remastérisé, live intégral de l’album à Wembley, et enfin un disque de raretés comprenant probablement mon morceau préféré du groupe, en version live, je ne résiste pas au plaisir de partager une autre version live de ce même morceau, ici et maintenant, en attendant la sortie prochaine dudit coffret :

 

 

Certes, nous vous prévenons un peu tard, mais il vous reste encore tout le week-end pour rectifier le tir, jeter vos albums de rock évangéliste à la poubelle et vous ruer sur le mini site dédié à la réédition de Disintegration, en attendant sa sortie dans une grosse semaine…

 

Si vous passez le week-end à repousser les assauts de vos voisins bigots qui tapent à la porte en hurlant qu’ils ont entendu chez vous la voix de Jésus, et qu’ils ont des choses à vous communiquer sur son prochain retour, tandis que vous essayez de leur expliquer qu’en fait non, c’était pour rire, que vous n’êtes pas vraiment croyants, que vous vouliez juste voir à quoi ressemblait le rock chrétien, et que finalement vous êtes obligés d’appeler la police (un comble) pour les déloger de votre palier, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Je n’aime pas les pogos

13 mai 2010

Je n'aime pas les pogos

Torpille #8

Ce n’est un secret pour personne, et si c’était un secret pour vous, nous pourrions affirmer que cela ne le sera plus dès lors que vous prendrez la peine de lire la fin de cette phrase en entier, je n’aime pas la musique qui fait mal aux oreilles. Dès que les mélodies sont un peu dissonantes, dès que les guitares sont un peu trop saturées, dès que le chanteur ou la chanteuse crie plus qu’il ou elle ne chante, dès que le batteur « laisse le feeling dans les loges » (comme le dit si bien Richard Chappoteaux), bref dès que c’est trop fort, je n’arrive plus à écouter.

 

Attention, loin de moi l’intention de dire que les musiques que je rejette pour ces raisons sont forcément nulles à chier (on peut penser un truc très très très fort dans sa tête, et pour autant jamais le dire – c’est soit de la diplomatie, soit de la trouille). J’ai même de très bons amis qui écoutent de la musique « qui tend », ou de la musique industrielle, voire même de la musique hardcore… Bon, j’ai aussi des amis qui disent que je suis sectaire, snob, et me traitent d’Ayatollah. Comme quoi, faudrait que je fasse gaffe aux gens avec qui je me lie d’amitié. Mais revenons à nos moutons.

 

Oh ! Une guitare moche !

Oh ! Une guitare moche !

La musique qui fait du bruit, surtout celle dont le bruit sort de guitares moches, s’accompagne d’un style bien particulier et de comportements, notamment lors de concerts, que j’ai bien du mal à comprendre d’une part, et à supporter d’autre part.

 

Le fameux pogo, pour ceux qui ne connaissent pas (j’en doute, mais bon, on sait jamais…), consiste à, lors d’un concert plutôt énergique, à tourner sur soi même en se projetant le plus violemment possible vers d’autres gens qui eux aussi tournent sur eux mêmes, et qui eux aussi se projettent sur vous. Je reconnais que raconté comme ça, ça peut paraître un peu bête. Mais il faut le voir, le vivre, et là vous verrez, ce n’est pas bête du tout, c’est en fait totalement crétin. Non seulement les mecs sont contents de participer, mais le top du top pour eux c’est de se faire mal, un peu comme cette série appelée Jackass, dont la simple évocation suffit à me donner envie de casser ma télé sur la tronche de la personne qui m’en parle.

 

Pour vous donner une idée plus précise sur les objectifs du pogo, voici un exemple de ce que l’on peut entendre le lendemain d’un concert (notez la transformation du substantif en verbe conjugué au passé composé, un vrai bonheur) : « Putain hier on a pogoté comme des malades au concert de Phakochera, je me suis pris une bonne béquille, du coup là je boite. Mais le mec plus tard, enfin je crois que c’était lui, ben je lui ai mis un bon coup de tête, et il est parti avec le nez en sang. Trop bien, quoi… » :

 

Arrivé ici, le lecteur (car oui, nous n’en avons qu’un) doit normalement tonner, éructer, bref se lever pour me dire : « Mais pourquoi diable nous parles-tu de ça ? Il te suffit de pas y aller, dans ces concerts, et l’affaire sera entendue ?! »

 

Oh ! Une autre guitare moche !

Oh ! Une autre guitare moche !

Hélas, cher lecteur, la vie n’est pas aussi simple. Car dès mes premiers concerts, il y a de cela presque 20 ans (The Cure, snif snif, quelle émotion…), et surtout dans les années 90 (ma grande période Britpop : Oasis, Pulp, etc…), j’ai été obligé de subir les assauts des pogos, dès lors que je me trouvais dans la fameuse fosse.

 

Force est d’avouer que j’en vois de moins en moins, d’une part parce que pogoter sur Richard Hawley (mon prochain concert), c’est quand même pas évident, mais j’ai également l’impression que cette pratique est en train de se raréfier. Mon concert suivant, le dernier de Supergrass, me permettra de valider cette intuition.

 

Cher lecteur, si tu as pris ta place pour Supergrass (et si tu ne l’as pas fait c’est trop tard), de grâce, ne pogote pas. Viens plutôt au fond de la salle me payer une bière.

 

 

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Ciccio

Belle & Sebastian et David-Ivar Herman Düne en vue !

12 mai 2010

David-Ivar Herman Düne comparé à Belle & Sebastian

La Vigie #17

Il ne faut pas croire que la Vigie, lorsqu’elle « voit » des ressemblances ici et là, soit en train de les déplorer. Au contraire, elle s’en amuse, s’en régale, elle aime ces cousinages, ces rapprochements parfois limites, parfois tirés par les cheveux. Elle les prend pour ce qu’ils sont la plupart du temps : des hommages vibrants aux ancêtres. (D’ailleurs, les artistes qu’elle nomme font forcément partie de sa discothèque, sinon comment les repérerait-elle ?) Parfois même, il y a fort à parier que la ressemblance soit totalement fortuite. En effet, combien de possibilités de mélodies reste-t-il ?

 

Cette question, qui hante la Vigie depuis son plus jeune âge, mériterait (et donnera sûrement lieu) à un traitement spécifique dans ces colonnes. Mais pour l’heure, intéressons-nous à un nouveau rapprochement.

 

Une fois n’est pas coutume, ce sont deux artistes que la Vigie vénère qui sont à l’honneur. A sa gauche, la fine fleur de la pop écossaise, un groupe qui a atteint des sommets d’orfèvrerie mélodique posés sur des mini symphonies, le tout joué par un groupe à géométrie variable, mais toujours inspiré. Dans leur troisième album, The Boy With The Arab Strap, il y avait notamment ce très joli titre :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Là, c’est la mélodie vocale du couplet qui nous intéresse, dès que la voix entre en scène et chante :

 

Ease your feet off in the sea
My darling it’s the place to be

 

Vous avez ça bien en tête ?

 

Passons maintenant à un autre chouchou de la Vigie : la grandissime David-Ivar, très connu pour son mirifique groupe Herman Düne. Une des particularités des membres de ce groupe, outre ce nom de famille exotique, c’est qu’ils participent en dehors du groupe à plein de projets plus ou moins éphémères, et enregistrent quelques albums solos ici et là. Pour David, son coup d’essai fut un coup de maître, puisque Ya-Ya est une vraie réussite, avec quelques pépites comme celle-ci :

 

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Ici, également dès le début, on retrouve cette mélodie vocale familière :

 

You’ve never known your priorities
Until the morning of the sixth day

 

Certes, la Vigie n’a pas l’oreille absolue, mais y’a bien un petit quelque chose là, non ? Comment ça non ? Ben si c’est comme ça, je me tire !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio