Le Sous-Marin Jaune a deux balles de break dans le troisième jeu

31 mai 2010

 

Périscope #21

Cette semaine, il ne vous aura pas échappé qu’on ne va parler que d’une chose : de Tennis !!
En attendant le foutchebowl et autre Tour de France, on va nous seriner que Nadal est de retour, que Federer est immortel et que Yannick Noah reste le dernier français à avoir gagné le tournoi. Le règne de la petite balle jaune va reprendre.

 

Dans le cerveau malade du Yéti, une idée farfelue a germé. Il a remarqué que les critiques rock adoraient les poncifs sportifs et allusions au tennis ou football pour parler de certains albums. Combien de fois a-t-il lu des chroniques parlant de grands ponts mélodiques ou de services volées pour parler d’un refrain? Alors pour faire comme les copains, le Yéti demande à ses comparses de chroniquer un album avec moultes métaphores sportives, pleins d’images grotesques et, espérons-le, marrantes. Le lecteur dira ensuite qui a enfilé le plus de clichés et se verra remettre un grand prix Lionel Chamoulaud.

 

 

Pour le Yéti, il existe un groupe formidablement sportif, qu’il qualifiera de Santoro de la Pop Indé ou pour les plus anciens de Wilander de l’indie-pop (mais si Mats Wilander, le gars qui renvoyait tout dans les années 80, un crocodile de la terre battue, qui jouait tout le temps pareil) : ce sont les Sigur Rós.
Cela fait maintenant 15 ans qu’ils sortent le même album, sans réelles surprises, et quand le Yéti a appris que son leader Jónsi allait sortir un album solo, il s’est demandé si une nouvelle fois on allait avoir droit à un match de 5h tout en travail de fond de court, avec de gros lifts interminables.
Et bien oui, il faut bien le reconnaître, sur Go, on ne voit pas trop de différences avec un album classique de Sigur Rós : même chansons interminables où les musiciens déploient sur la longueur un bout de mélodie rachitique en tentant vaguement quelques accélérations. Sur Animal Arithmetic, on sent bien que Jónsi veut breaker en montant à la volée et en tentant d’emballer le set. C’est peine perdue, il s’enlise au filet, se fait lober par ses boites à rythme, est obligé de se replier vers sa ligne de fond de cour et du coup, sur Tornado, il se remet à lifter comme un gros sagouin.
Le problème avec ce genre d’album est le même que pour un match Ferrer-Del Potro : on s’endort rapidement. Vivement Wimbledon.

 

Hey Hey My My, les Richard Gasquet de la Pop Française.

Hey Hey My My, les Richard Gasquet de la Pop Française.

Cette année les chances des bleus à Roland Garros sont faibles. Fantasio n’est pas du genre à faire du misérabilisme sportif, mais c’est une fois de plus la vérité. Paul-Henri Mathieu le Mika neurasthénique des courts a encore perdu. Et ce n’est pas la lecture des commentaires des perdants Gaël Monfils, le joueur qui « prend du plaisir » quand il joue comme un pied, ou du futur perdant Tsonga (le joueur qui prend « un énorme plaisir » et qui prétend jouer pour aller jusqu’au bout, n’ayant pas peur de se faire laminer par un Federer ou un Nadal) qui y changera quelque chose. Cette posture de showman extraverti, très occupé à avoir l’air cool pour attirer les sponsors, c’est un peu l’opposé du style adopté par Hey Hey My My sur A Sudden Change of Mood. Ce disque là, il n’enchaîne pas les aces, il ne vous assomme pas avec un coup droit de brute. Son style est varié et l’air de rien, il maitrise tous les coups du tennis. Il revient trois ans après son premier album éponyme. Malheureusement, c’est un peu comme Richard Gasquet : du talent, une bonne vision du jeu, mais un physique de collégien insignifiant qui lui barre la route des plus grands exploits. Alors oui, on aimerait bien de temps en temps que Hey Hey My My muscle son jeu, prenne des stéroïdes. Et puis Fantasio repense à Belle & Julian et Easy. Finalement le tennis c’est comme la musique c’est mieux sans gonflette.

 

Housse de Racket, fan de Tennis.

Housse de Racket, fan de Tennis.

Quant à Ciccio, le tennis, il ne sait plus bien à quelle époque il a arrêté définitivement de regarder, mais il sait pourquoi : c’est devenu un sport de bourrins.
Par contre, quand on pense tennis et musique, difficile pour Ciccio de ne pas parler de Housse De Racket. En effet, ce groupe a fait exactement l’inverse de ce que propose le vieux Yéti : plutôt que d’utiliser des métaphores sportives pour parler de musique, ils ont intégré le sport dans le concept même de leur nom de groupe, pour démarrer, mais également dans le concept de leur album Forty Love, certes inégal.
Ciccio avait par contre eu la chance d’écouter leur excellent premier mini album, jamais sorti, dont quelques notes sont restées dans Forty Love, et qui était un véritable album concept, digne de Tommy : des personnages, une histoire, une homogénéité musicale et surtout, surtout, un morceau qui s’ouvre sur des commentaires de Jean-Paul Loth et Michel Drey !

 

A l’heure où paraissent ces lignes, Tsonga vient d’abandonner, comme l’avait prédit Fantasio. La routine habituelle quoi.

 

 

Il ne faut pas… regarder la finale du championnat de France de Rugby sans écouter Jean-Louis Murat

29 mai 2010

pas de rugby sans Jean-Louis Murat

La Combinaison #19

Ce soir le bouclier de Brémus (autrement plus beau et classe que le trophée en placo qu’a glané Marseille en Football) dormira soit à Perpignan, soit à Clermont-Ferrand. J’ai eu beau chercher et chercher dans ma discothèque, je n’ai trouvé aucune trace de musique venant des Pyrénées Orientales (le plus proche serait les Fabulous Troubadours, originaires de Toulouse). Par contre, du coté de Clermont, il y a un sommet de la musique française : Jean-Louis Murat.

 

Qu’on aime Jean-Louis (comme moi) ou qu’on le déteste (comme les lecteurs de magazine people), il est difficile de nier que cet artiste tient une place à part dans le paysage musical français. Tantôt poète chuchotant, tantôt rocker grossier, tantôt provocateur cathodique, il aime à être où on ne l’attend pas, c’est à dire à prendre le contre-pied systématique de la majorité, parfois à raison, parfois juste pour faire chier le plus de gens possible. Et, puisque j’ai parlé de presse people, je ne résiste pas au plaisir de revoir cette vidéo, certes très connue, mais très jouissive :

 

 

Pour moi, qui aime beaucoup le rugby mais qui, comme c’est d’ailleurs le cas au foot, n’a pas vraiment d’équipe de prédilection (j’aime le sport, pas les supporters), il est bien difficile de supporter une équipe plutôt qu’une autre. Aussi, grâce à mes affinités musicales, et de ses conséquences ovales, le match de ce soir s’annonce un peu plus intéressant.

 

Mais, et je viens de le dire, Murat a produit de la musique à la fois en grande quantité, et de style très divers. La question se pose donc : quoi écouter ? Faut-il privilégier du lourd et puissant pour accompagner les jaunes dans les mêlées ? Ou faut-il au contraire opter pour du doux et soyeux, pour adoucir ce monde violent et sanguinaire ? La réponse, comme souvent avec Jean-Louis, se trouve évidemment ailleurs, chez les femmes :

 

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

 

Si vous passez le week-end à vous demander pourquoi vous voyez pleins de mecs costauds habillés soit en jaune et bleu, soit en jaune et rouge, ronds comme des boules, leur demandant si c’est carnaval en faisant un clin d’œil à vos amis d’un air entendu, tandis que tous, rouges, jaunes, bleus, se jettent sur vous en criant « Tous dans le ruck !!! », et que vous finissez votre soirée aux urgences en engueulant l’interne parce qu’il n’a pas Ambulance de Blur, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune et Divine Comedy

24 mai 2010

 

Périscope #20

Cette semaine, le Sous-Marin Jaune s’interroge sur le cas Divine Comedy. Au moment où sort son nouvel album, où Neil Hannon fait plutôt profil bas après avoir été flamboyant et même arrogant (notamment à l’époque de Fin de Siècle), Le Yéti voudrait connaître les liens tissés entre le groupe et les matelots du Sous-Marin Jaune.
Quels souvenirs avons nous du groupe ? Sommes nous en droit d’attendre encore de belles choses du grand Neil ? Que penser de son concert à Paris salle Pleyel en juillet ? Divine Comedy rime-t ‘il avec Poireau Vinaigrette ?

 

 

Le Yéti ne sait toujours pas si Divine Comedy rime avec Poireau Vinaigrette (le Yéti est nul en poésie), mais il sait que le groupe a toujours rimé avec mélodies et orchestrations d’une beauté infinie (rime riche. Si, si). Le Yéti se souvient avoir aimé Promenade il y a longtemps et avoir usé cet album jusqu’à la corde tant les chansons de Neil virevoltaient, bouillonnaient, cavalaient. Car c’est ça, la marque de fabrique du grand Neil Hannon: des chansons orchestrées qui donnent le tournis, à chanter à tue-tête sur des routes de campagne, un sourire radieux scotché sur notre figure.
Mais attention, Divine Comedy, c’est aussi des torch songs à vous flanquer la chaire de poule, à faire chialer Mike Tyson, comme tout au long de Absent Friends, tranquille le meilleur album de Divine Comedy. Alors aujourd’hui, le Yéti n’hésite pas à beugler que Neil Hannon est intouchable, que son nouvel album, même s’il est à moitié réussi comme son prédécesseur, est sûrement un bon disque et qu’il est tout fier d’avoir une place pour Pleyel pour voir Neil Hannon chanter avec Alela Diane le 8 juillet, à Paris.

 

Le nouveau Divine Comedy: Bang goes the Knighthood

Le nouveau Divine Comedy: Bang goes the Knighthood

Demander à Fantasio s’il faut encore attendre quelque chose de l’auteur de Casanova et Liberation, c’est quand même assez culotté. Malgré sa nature relativement patiente et son pragmatisme qui n’en font pas le matelot le plus sanguin du Sous-Marin Jaune, Fantasio s’est demandé s’il n’allait pas foutre le Yéti par dessus bord. Et puis, très vite deux choses sont arrivées : il a ré-écouté Promenade (pas une ride, forcément) et s’est juré de remettre le couvert avec Regeneration et Absent Friends sans trop tarder.

 

Ensuite, il a noté dans son agenda la date de sortie du prochain album, et s’est tout de suite senti confiant dans les mois à venir. Un artiste qui se représente dans sa baignoire sur une pochette d’album, ça ne court pas les rues (on se souvient quand même forcément des Who et de Roger Daltrey sur la pochette de The Who Sell Out !). Définitivement, donc, l’existence de Divine Comedy malgré les années, est une source de joie à intensité variable (avec le recul, ce bon vieux National Express suffit à rendre Fin de Siècle tolérable). Est-il encore nécessaire de le rappeler ?

Cet homme est grand. Il s'appelle Neil Hannon.

Cet homme est grand. Il s'appelle Neil Hannon.

 

Quand Ciccio repense au fait que ce pourri de Yéti a consciemment attendu qu’il n’y ait plus de places à vendre Salle Pleyel pour parler du concert de The Divine Comedy, il écume de rage et a lui aussi envie de le foutre par dessus bord. Car Ciccio, comme ses deux comparses, vit lui aussi une histoire d’amour avec Neil, histoire commencée dès les premières notes de Europop, le très peu représentatif morceau de Libération, que Ciccio avait entendu sur une compil Inrocks, si ses souvenirs sont bons.

 

Autre souvenir marquant : Ciccio, après un concert à Londres en 1996, avait eu la chance de passer derrière la scène et de rester à la petite sauterie qui suivait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que de voir Neil faire le coq devant des londoniennes de 12 ans et demi en rut ne lui avait pas donné une image très positive de son idole.

 

Heureusement, il reste à Ciccio un dernier souvenir marquant à partager avec ses co-matelots. C’est ce concert en acoustique, seul avec une guitare, une violoniste et un violoncelliste, dans une minuscule salle parisienne (New Morning ?), juste après la sortie de Libération. Aussi, pour conclure, Ciccio souhaite, une fois n’est pas coutume, se joindre au concert de louanges et autre tressage de lauriers initié par ses co-matelots : quel homme, tout de même, ce Neil !

 

 

Il ne faut pas… travailler le lundi de Pentecôte sans écouter les escrocs

22 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #18

L’actualité, au mois de mai, ce sont les jours fériés. Si l’origine de certains, comme nous l’avons vu la semaine dernière, pose problème, le futur d’autres est encore plus épineux.

 

En effet, depuis cette période on ne peut plus sombre de notre histoire (je veux bien évidemment parler de la canicule de 2003, qui a couté la vie à tellement de nos séniors que des décisions pour le moins étranges ont suivi), on ne sait plus ce que l’on doit faire pendant le lundi de Pentecôte, et cette indécision risque bien de pourrir votre week end.

 

Vous avez des enfants ? L’école est fermée. Vous avez un employeur ? Le bureau est ouvert. Vous avez pris un jour de congé pour vous occuper de vos enfants et effectuer quelques démarches administratives ? Les administrations sont fermées.

 

Pourtant, quelle que soit la situation, ce serait une grave erreur que de perdre son sang froid. Non, il faut au contraire, rester calme, prendre du recul, analyser la situation avec impartialité et, s’il s’avère que l’on vous force à aller travailler, alors n’oubliez pas d’écouter ce morceau qui délivre un message d’une force intemporelle (malgré le côté daté du titre) :

 

 

 

Si vous passez le week-end à stresser en pensant à la réunion super stratégique méga importante à laquelle votre boss vous a forcé à assister, menaçant même de vous virer si vous ne vous pointiez pas au bureau lundi matin à 8h30 pétantes, alors que vous laisserez votre fils de 2 ans seul à la maison, livré à lui-même pour faire son repas, changer ses couches et répondre au téléphone, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Je n’aime pas… les écouteurs intra-auriculaires

20 mai 2010

Je n'aime pas ça les casques qui bouchent les oreilles

Torpille #8

Après 5 mois d’existence, il était temps qu’un des matelots du Sous-Marin Jaune empoigne un sujet d’importance, susceptible de déclencher un élan d’émotion capable de faire exploser la réputation de l’étrange trio. Je me jette à l’eau donc, pour me faire l’écho des souffrances de milliers (de centaines de millions, que dis-je ?) de consommateurs de musique en difficulté avec le choix d’un casque audio.

 

Attention aux oreilles avec ce casque

Attention aux oreilles

Ceux qui, comme quoi, ont eu l’occasion d’expérimenter les casques intra-auriculaires le savent bien :
- ces objets sans forme qui colmatent nos oreilles sont des oreillettes, pas des casques
- écouter son iPod ou son lecteur MP3 avec ce type d’écouteur est une expérience mystique, pour le meilleur comme pour le pire, traumatisante en ce qui me concerne puisqu’elle me donne le sentiment d’avoir la tête sous l’eau (endroit qui n’est pas forcément celui que je préfère au monde)
- retirer des intras de ses oreilles, même lorsque l’on a une hygiène ORL parfaite, ce n’est pas franchement agréable.

 

Un bon vieux casque

Un bon vieux casque des familles


Alors si je vous dis que les intras pouah c’est le mal, vous me dites : ben c’est quoi la solution alors , il faut prendre quoi comme casque ?
Note à moi-même : ne plus poser de questions idiotes. Tout bien réfléchi , vous connaissez très certainement la réponse à cette question : il faut un vrai casque qui se voit à 30 mètres dans un couloir de métro. Pas des intras, pas non plus les écouteurs blancs de qualité médiocre fournis avec la marque de lecteur Mp3 la plus répandue.

 

Je me souviens de mon premier casque : un modèle jaune à arceau fourni avec mon walkman de la même couleur. Le casque était probablement de qualité moyenne (sans parler de celle de ma compil NRJ circa 1984), mais ce fut tout de même un choc et le début de longues écoutes nocturnes.

Stevie Wonder - Songs in the Key of Life

Merveille de mon enfance

Mon deuxième souvenir de casque, c’est un énorme casque Hi-Fi blanc deux fois plus gros que ma tête, que j’avais déniché dans un meuble beige laqué du salon familial. A cette époque, mon père n’écoutait jamais de musique, mais il avait tous l’équipement pour : la platine, l’ampli, les enceintes, tous ces éléments que de moins en moins de gens achètent.

 

Il avait aussi évidemment des disques, et je me suis toujours demandé s’il avait jamais écouté son exemplaire de Imagine de John Lennon, son exemplaire de Ummagumma des Pink Floyd le double album de Stevie Wonder Songs in The Key of Life et ses nombreux 33 tours de blues et de jazz.

 

Toujours est-il que c’est avec ce casque d’extra-terrestre que j’ai réalisé l’importance d’un putain de bon casque, quitte à ressembler à un pilote d’hélicoptère.

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Fantasio

Simon Aldred et Victor Robert en vue !

19 mai 2010

imon Aldred et Victor Robert

La Vigie #18

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

Ca ne vous dit rien ce refrain déchirant, mélange de bonne foi naïve et d’espoir pour l’avenir du monde ? C’est l’oeuvre d’un groupe appelé Cherry Ghost, et plutôt une bonne chanson, en fait. Sur la base de ce simple morceau, la Vigie avait même acheté le premier album du groupe avec empressement (probablement un peu trop). Ecoutez le morceau en question et (peut-être que) vous comprendrez.

 

Le chanteur/auteur/leader de ce groupe s’appelle Simon Aldred, et on peut le voir sur la photo suivante prendre la pose entre vos deux matelots favoris, Le Yéti bedonnant et poilu sur la gauche, et un Fantasio tout enthousiaste sur la droite :

 

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

Simon Aldred entouré du Yéti et de Fantasio

 

Or, depuis qu’elle avait vu ce chanteur dans elle-ne-sait-plus-quelle-émission, la Vigie n’arrêtait pas de clamer à qui voulait bien l’entendre qu’elle avait déjà vu cette tête quelque part, mais sans arriver à mettre le doigt sur le nom de la tête en question.

 

Et puis un jour, elle allume la télé, tombe sur une émission de Canal + appelée L’effet Papillon, présentée par un certain Victor Robert, dont voici la photo sosie-esque du chanteur précédemment cité :

 

Victor Robert au moment de lancer une pique

Victor Robert au moment de lancer une pique

 

Saisissant, vous ne trouvez pas ?

 

Le plus drôle, dans l’histoire, c’est que les émissions que présente Victor (la dernière en date s’appelle Pop Com) ont pour objet de dénoncer, voire démonter, les supercheries ou méfaits, qu’ils soient le fait d’individus isolés ou des entreprises, et donc encourager le citoyen qui sommeille en nous à être plus vigilant, et à s’intéresser un peu plus au bien être de son prochain.

 

« Peeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeople… Help the peeeeeeeeeeeeeeeeeople… »

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune et La Possibilité d’une mélodie

17 mai 2010

 

Périscope #19

Cette semaine, le Yéti est tout pensif. En effet, la semaine dernière, Ciccio a discrètement posé une énorme bombe en se demandant combien de possibilités de mélodies il restait encore aujourd’hui.
Et depuis, le Yéti est hanté par cette question, pas une seconde de répit sans qu’il ne se demande si, pour paraphraser Mallarmé « La chaire est triste, hélas ! et j’ai écouté tous les disques ».
Car en y pensant, ca fout les jetons une interrogation pareille. A quoi cela sert d’écouter de nouveaux disques dans ce cas ? Faut il toujours préférer l’original à la copie ? La mélodie parfaite, le Saint Graal Pop, a-t-il été déjà composée ?
Ni une ni deux, le Yéti sonne le tocsin et demande à Ciccio et Fantasio de réagir à ce sujet.

 

 

Une fois n’est pas coutume, c’est en effet Ciccio qui a lancé le thème du périscope de la semaine. C’est également lui qui a écrit les trois derniers articles, et celui à venir. De là à dire que le Sous-Marin, c’est lui, il n’y a qu’un pas que Ciccio lui-même n’oserait franchir, mais que le lecteur courageux et fidèle a peut-être déjà franchi depuis longtemps, ce qui expliquerait notamment la désertion dudit lecteur ces dernières semaines.
Reprenons, donc. Il existe sept notes, que l’on peut agrémenter de cinq variations, ce qui donne un total de douze notes. Au piano, nous pouvons créer des accords d’au maximum dix notes (avec nos dix doigts – nous n’aborderons pas la guitare et ses six maigres cordes…), voire onze ou douze si on écrase plusieurs touches avec un seul doigt. Disons douze, pour être le moins limitatif possible. Nous pouvons ensuite se faire succéder ces accords de la manière que nous voulons, avec bien sûr la possibilité de répéter plusieurs fois un même accord.
Ciccio n’est certes pas un spécialiste en statistiques (il a déjà du mal à traduire une hausse ou une baisse en pourcentage…), mais quelque soit le mode de calcul, ce qu’il faut retenir, c’est que nous arrivons à un nombre fini. Or, qui dit nombre fini dit possibilité de l’atteindre. Le reste n’est qu’une question de temps.
Pour se remonter le moral, Ciccio va à présent écouter Madame Van Damme, de Lightspeed Champion. « Kill me, baby won’t you kill me »

 

Abbey Road: souvent copié, jamais égalé

Abbey Road: souvent copié, jamais égalé


Fantasio, lui a plissé les yeux quand le Yéti s’est mis dans tous ses états à propos du fait (scoop) que tout a déjà été enregistré dans le domaine de la musique. Interloqué, il a interpellé vivement son camarade :
- Donc tu préfères autant qu’on coule le Sous-Marin Jaune ?
- Non pas du tout Fanta… C’est juste un petit coup de blues ca va passer!
Fantasio alluma la Hi-Fi du sous-marin et sélectionna l’album Abbey Road des Beatles. A la fin de Something, il passa à l’album des Morning Benders. Pendant la durée des morceaux il surveillait le visage du Yéti, déformé par d’intenses réflexions existentielles.

 

La Techno doit TOUT à Kraftwerk

La Techno doit TOUT à Kraftwerk


Car pour le Yéti, en y réfléchissant de plus près, finalement c’est entendu, tout a déjà été composé. Ciccio a raison. La mélodie parfaite, le St Graal Pop ? Paul McCartney l’a dit, et il avait raison : c’est God Only Knows des Beach Boys. Le folk ? Bah les gars, c’est bon, vous achetez Nick Drake et vous avez l’essentiel et forcément ce qu’on fait de mieux.
Le psyché ? Amon Düül II et Can. La Techno ? Kraftwerk a déjà tout inventé. La Soul ? On ne fera jamais mieux que Marvin Gaye.
Alors pourquoi écouter encore de nouveaux disques aujourd’hui, se demande le Yéti. Tout simplement parce que parfois on tombe sur une relecture formidable, sans prétention, d’un vieux truc, arrivant même à esquisser de nouveaux horizons.
Écouter de la musique aujourd’hui, c’est comme jouer au loto : on sait pertinemment qu’on ne gagnera jamais, mais on tente le coup quand même histoire d’avoir quelques frissons l’espace d’un instant.

 

 

Il ne faut pas… écouter de la musique religieuse après le jeudi de l’Ascension

15 mai 2010

pas de musique religieuse le jeudi de l'Ascension

La Combinaison #17

Parmi son gigantesque flot d’abondantes inutilités, il est encore certaines choses apportées par la Religion que personne ne souhaite remettre en cause. Les jours fériés font assurément partie de cette catégorie, même si la plupart d’entre nous serait bien incapable d’en expliquer la signification, ou, pire encore, de les défendre (« ben, en fait… comment dire… il était mort quelques temps avant, puis il est revenu, c’est ce qu’on appelle la Résurrection. Si si, c’est vraiment arrivé… Bref, et après ben il est parti au ciel… Comment ? Oui, il est re-mort, si tu veux… Et c’est ce qu’on appelle L’Ascension »).

 

J’imagine d’ici la foultitude de questions à la fois innocentes et piégeantes que ma fille de six ans et demi poserait après une telle explication.

 

Au Sous-Marin, nous ne sommes pas des grands défenseurs de la Religion, même si nos prises de positions musicales pourraient être comparés à des dogmes dictés par un représentant de l’une des trois grandes sectes de notre temps. Nous avons la foi, donc, mais pas celle dont parlait le barbu illuminé. Nous ce serait plutôt celle d’un chevelu illuminé appelé Robert Smith.

 

Et, puisque Universal nous fait le plaisir de rééditer l’album Disintegration en coffret trois disques, avec album remastérisé, live intégral de l’album à Wembley, et enfin un disque de raretés comprenant probablement mon morceau préféré du groupe, en version live, je ne résiste pas au plaisir de partager une autre version live de ce même morceau, ici et maintenant, en attendant la sortie prochaine dudit coffret :

 

 

Certes, nous vous prévenons un peu tard, mais il vous reste encore tout le week-end pour rectifier le tir, jeter vos albums de rock évangéliste à la poubelle et vous ruer sur le mini site dédié à la réédition de Disintegration, en attendant sa sortie dans une grosse semaine…

 

Si vous passez le week-end à repousser les assauts de vos voisins bigots qui tapent à la porte en hurlant qu’ils ont entendu chez vous la voix de Jésus, et qu’ils ont des choses à vous communiquer sur son prochain retour, tandis que vous essayez de leur expliquer qu’en fait non, c’était pour rire, que vous n’êtes pas vraiment croyants, que vous vouliez juste voir à quoi ressemblait le rock chrétien, et que finalement vous êtes obligés d’appeler la police (un comble) pour les déloger de votre palier, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

 

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Ciccio

Je n’aime pas les pogos

13 mai 2010

Je n'aime pas les pogos

Torpille #8

Ce n’est un secret pour personne, et si c’était un secret pour vous, nous pourrions affirmer que cela ne le sera plus dès lors que vous prendrez la peine de lire la fin de cette phrase en entier, je n’aime pas la musique qui fait mal aux oreilles. Dès que les mélodies sont un peu dissonantes, dès que les guitares sont un peu trop saturées, dès que le chanteur ou la chanteuse crie plus qu’il ou elle ne chante, dès que le batteur « laisse le feeling dans les loges » (comme le dit si bien Richard Chappoteaux), bref dès que c’est trop fort, je n’arrive plus à écouter.

 

Attention, loin de moi l’intention de dire que les musiques que je rejette pour ces raisons sont forcément nulles à chier (on peut penser un truc très très très fort dans sa tête, et pour autant jamais le dire – c’est soit de la diplomatie, soit de la trouille). J’ai même de très bons amis qui écoutent de la musique « qui tend », ou de la musique industrielle, voire même de la musique hardcore… Bon, j’ai aussi des amis qui disent que je suis sectaire, snob, et me traitent d’Ayatollah. Comme quoi, faudrait que je fasse gaffe aux gens avec qui je me lie d’amitié. Mais revenons à nos moutons.

 

Oh ! Une guitare moche !

Oh ! Une guitare moche !

La musique qui fait du bruit, surtout celle dont le bruit sort de guitares moches, s’accompagne d’un style bien particulier et de comportements, notamment lors de concerts, que j’ai bien du mal à comprendre d’une part, et à supporter d’autre part.

 

Le fameux pogo, pour ceux qui ne connaissent pas (j’en doute, mais bon, on sait jamais…), consiste à, lors d’un concert plutôt énergique, à tourner sur soi même en se projetant le plus violemment possible vers d’autres gens qui eux aussi tournent sur eux mêmes, et qui eux aussi se projettent sur vous. Je reconnais que raconté comme ça, ça peut paraître un peu bête. Mais il faut le voir, le vivre, et là vous verrez, ce n’est pas bête du tout, c’est en fait totalement crétin. Non seulement les mecs sont contents de participer, mais le top du top pour eux c’est de se faire mal, un peu comme cette série appelée Jackass, dont la simple évocation suffit à me donner envie de casser ma télé sur la tronche de la personne qui m’en parle.

 

Pour vous donner une idée plus précise sur les objectifs du pogo, voici un exemple de ce que l’on peut entendre le lendemain d’un concert (notez la transformation du substantif en verbe conjugué au passé composé, un vrai bonheur) : « Putain hier on a pogoté comme des malades au concert de Phakochera, je me suis pris une bonne béquille, du coup là je boite. Mais le mec plus tard, enfin je crois que c’était lui, ben je lui ai mis un bon coup de tête, et il est parti avec le nez en sang. Trop bien, quoi… » :

 

Arrivé ici, le lecteur (car oui, nous n’en avons qu’un) doit normalement tonner, éructer, bref se lever pour me dire : « Mais pourquoi diable nous parles-tu de ça ? Il te suffit de pas y aller, dans ces concerts, et l’affaire sera entendue ?! »

 

Oh ! Une autre guitare moche !

Oh ! Une autre guitare moche !

Hélas, cher lecteur, la vie n’est pas aussi simple. Car dès mes premiers concerts, il y a de cela presque 20 ans (The Cure, snif snif, quelle émotion…), et surtout dans les années 90 (ma grande période Britpop : Oasis, Pulp, etc…), j’ai été obligé de subir les assauts des pogos, dès lors que je me trouvais dans la fameuse fosse.

 

Force est d’avouer que j’en vois de moins en moins, d’une part parce que pogoter sur Richard Hawley (mon prochain concert), c’est quand même pas évident, mais j’ai également l’impression que cette pratique est en train de se raréfier. Mon concert suivant, le dernier de Supergrass, me permettra de valider cette intuition.

 

Cher lecteur, si tu as pris ta place pour Supergrass (et si tu ne l’as pas fait c’est trop tard), de grâce, ne pogote pas. Viens plutôt au fond de la salle me payer une bière.

 

 

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Ciccio

Belle & Sebastian et David-Ivar Herman Düne en vue !

12 mai 2010

David-Ivar Herman Düne comparé à Belle & Sebastian

La Vigie #17

Il ne faut pas croire que la Vigie, lorsqu’elle « voit » des ressemblances ici et là, soit en train de les déplorer. Au contraire, elle s’en amuse, s’en régale, elle aime ces cousinages, ces rapprochements parfois limites, parfois tirés par les cheveux. Elle les prend pour ce qu’ils sont la plupart du temps : des hommages vibrants aux ancêtres. (D’ailleurs, les artistes qu’elle nomme font forcément partie de sa discothèque, sinon comment les repérerait-elle ?) Parfois même, il y a fort à parier que la ressemblance soit totalement fortuite. En effet, combien de possibilités de mélodies reste-t-il ?

 

Cette question, qui hante la Vigie depuis son plus jeune âge, mériterait (et donnera sûrement lieu) à un traitement spécifique dans ces colonnes. Mais pour l’heure, intéressons-nous à un nouveau rapprochement.

 

Une fois n’est pas coutume, ce sont deux artistes que la Vigie vénère qui sont à l’honneur. A sa gauche, la fine fleur de la pop écossaise, un groupe qui a atteint des sommets d’orfèvrerie mélodique posés sur des mini symphonies, le tout joué par un groupe à géométrie variable, mais toujours inspiré. Dans leur troisième album, The Boy With The Arab Strap, il y avait notamment ce très joli titre :

 

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Là, c’est la mélodie vocale du couplet qui nous intéresse, dès que la voix entre en scène et chante :

 

Ease your feet off in the sea
My darling it’s the place to be

 

Vous avez ça bien en tête ?

 

Passons maintenant à un autre chouchou de la Vigie : la grandissime David-Ivar, très connu pour son mirifique groupe Herman Düne. Une des particularités des membres de ce groupe, outre ce nom de famille exotique, c’est qu’ils participent en dehors du groupe à plein de projets plus ou moins éphémères, et enregistrent quelques albums solos ici et là. Pour David, son coup d’essai fut un coup de maître, puisque Ya-Ya est une vraie réussite, avec quelques pépites comme celle-ci :

 

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Ici, également dès le début, on retrouve cette mélodie vocale familière :

 

You’ve never known your priorities
Until the morning of the sixth day

 

Certes, la Vigie n’a pas l’oreille absolue, mais y’a bien un petit quelque chose là, non ? Comment ça non ? Ben si c’est comme ça, je me tire !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio