John Lennon et April March en vue !

28 avril 2010

April March comparé à John Lennon

La Vigie #15

Aujourd’hui, la Vigie va vous parler de basse. Vous savez cet instrument ingrat, que personne ne semble jamais remarquer. Pourtant, enlevez la basse et c’est souvent tout l’équilibre du morceau qui s’en va avec. Mais bon, nous sommes entre connaisseurs, aussi nous n’allons pas insister trop lourdement sur cette évidence : la basse, c’est la classe.

 

C’est d’ailleurs assez ironique que nous parlions de basse sur ce premier morceau, puisqu’il a été écrit par John Lennon, sur la toute fin de la vie des Beatles, quel les paroles abordent un sujet sulfureux (combien d’entre nous ont glosé sur le rôle qu’a joué Yoko sur la séparation du groupe ?), et qu’à la basse officie sur ce morceau un certain Paul Mc Cartney.

 

Ecoutez donc cette ballade de John (et Yoko), joué par son groupe de l’époque, et concentrez vous sur la ligne de basse des toutes premières secondes, avant même que John ne pose sa voix :

 

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Je vous avais prévenu, ça va très vite, c’est très court. Ne perdons pas de temps et concentrons nous très vite sur les premières secondes du morceau suivant :

 

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Certes, April March n’a pas écrit ce morceau, puisqu’on le doit à Serge Gainsbourg, interprété initialement par France Gall (vous pouvez d’ailleurs l’écouter, tout en regardant un bien intéressant vidéo clip, ici). Mais sur la version de 1964, la ressemblance est moins manifeste, même si l’inspiration est là.

 

C’est à ce moment précis que la Vigie, ne reculant devant rien, n’ayant peur de personne, mandatée qu’elle est par les trois éminents matelots du Sous-Marin Jaune pour débusquer la copie, bonne ou mauvaise, pose la question que personne ne pensait voir posée il y a encore dix minutes de cela, question qui remet en cause des décennies de croyances musicales, question qui lance un pavé frenchie dans la mare musicale anglo-saxonne, question qui, finalement, ébranle tout un peuple : John Lennon aurait-il tout pompé de Serge Gainsbourg ?

 

Qui aura le courage insensé de répondre ?

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune et la musique jetable

26 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune et la musique jetable

Périscope #16

Cette semaine, le Sous-Marin Jaune fait escale dans une grande ville. Le Yéti, toujours prompt à aller se jeter un godet dans le gosier pour assouvir sa soif, se précipite vers le métro. Et là, c’est le choc : le petit gars qui distribue un des journaux gratuits n’est pas là. Les NMPP font grève et bloquent leurs parutions.
Un peu désarçonné (le Yéti aime bien lire ce genre de feuilles de choux pour passer le temps dans le métro), il sort de sa besace un vieux livre de Jay McInerney qu’il avait commencé de lire et se replonge dedans. Puis se met à réfléchir : pourquoi avoir été désarçonné par ce manque d’informations gratuites. Serait-ce la même chose pour la musique, si Spotify, Deezer ou MySpace venaient à fermer ? Serait-il soudainement perdu ? En plus, ces journaux gratuits, le Yéti les jette dans la poubelle à la fin du trajet. Est-ce la même chose pour la musique : y’a-t-il une musique jetable ?
Ne tenant plus en place, le Yéti sort son gros téléphone portable Fisher Price et demande à Ciccio et Fantasio de le rejoindre fissa à la Taverne des Ours pour discuter le point.

 

Ces derniers temps, un fait a quelque peu déstabilisé le Yéti. Avec l’arrivée de Spotify et autre Deezer, et avec le format MP3 facile à partager, le Yéti s’est mis à ingurgiter une quantité monstrueuse de musiques gratuites et à en régurgiter tout autant. Le nouveau Massive Attack ? Une écoute sur Spotify et puis plus rien, zou à la poubelle. Le premier album de Delphic ? Une écoute rapide pour voir que finalement, c’est exactement ce quoi il s’attendait, et hop aux oubliettes.
Cette attitude, « J’écoute, je jette », a fait peur au Yéti et lui a profondément déplu. Lui qui avant écoutait le même album pendant un mois entier, il avait désormais l’impression de trahir les valeurs musicales qu’il défendait.
Il faut dire qu’à l’heure d’Internet et de l’ADSL, il est facile de perdre les pédales et de n’être qu’un entonnoir tout juste bon à écouter vaguement un fond sonore. Sans tomber dans le coté réactionnaire « C’était mieux avant », le Yéti regrette quand même les années 90 où les Inrocks donnaient chaque mois envie d’acheter 3 disques qu’on allait user jusqu’à la corde.
Et si aujourd’hui, le Yéti tente une diète de disques et de nouveautés en se focalisant que sur quelques disques qu’il adore (les nouveaux Archie Bronson Outfit, Josh Rouse et MGMT), il se dit que jamais il n’a été aussi prêt de rebasculer du coté obscur du gavage d’oie prôné par le consumérisme effréné de la société actuelle.

 

The Tallest Man on Earth va t'il finir à la poubelle ?

The Tallest Man on Earth va t'il finir à la poubelle ?

Attentif au cri du coeur poussé par le yéti, Fantasio posa une main qui se voulait rassurante sur l’épaule hirsute de son ami.
- Tu sais, mon Yéti, ça doit faire une dizaine d’année qu’on est entrés dans l’ère de la consommation frénétique de musique. Tu débarques ou quoi ?
Fantasio espérait que son geste d’amitié atténuerait sa réaction plutôt laconique.
Cela dit, ce que racontait le Yéti, Fantasio l’avait déjà vécu, c’est un sentiment qu’il sentait bien. Il se souvenait très bien des temps de Napster. Il y a 10 ans, il achetait facilement une demi-douzaine de disques par moi. Aujourd’hui, il consomme, comme tout le monde, et il doit reconnaître qu’il l’a bien cherché.
En revanche, Fantasio ne se reconnait pas tellement dans les propos du Yéti. Certes, il « jette » les MP3 de The Tallest Man On Earth qui ne lui plaisent pas, mais pour lui finalement ce geste est l’équivalent des écoutes qu’il pratiquait au casque à la Fnac, lorsqu’il avait encore le loisir de se promener devant les bacs.
- Le Yéti, là ou je te rejoins, c’est que nous sommes des entonnoirs à musique. Ce qui ne correspond pas à nos gouts de trentenaires bien façonnés, on le recrache quasi instantanément. Tu crois pas qu’il faut simplement essayer de donner un peu plus de temps aux disques que l’on découvre ?
A ces mots, le Yéti éclata en sanglots.

 

Un objet en voie de disparition: le Cd...

Un objet en voie de disparition: le Cd...

Ciccio, encore tout essoufflé par son sprint vers la taverne, fut surpris de voir le Yéti pleurer. S’il n’a jamais utilisé ni Deezer ni Spotify (il prétend ne jamais y trouver ce qu’il cherche !) ni aucun journal gratuit (il prétend que la presse est pourrie !), Ciccio se sent pourtant comme un matelot dans son sous-marin lorsqu’on lui parle de la multiplication des possibilités d’écoute gratuite, qu’il considère comme un pré-requis indispensable à l’achat de l’album en question. Car oui, Ciccio fait partie des derniers acharnés à acheter de la musique. Pas des mp3, hein ! Non, des compact discs.
Alors, évidemment, se pose le problème du temps. Comment faire pour donner autant de temps qu’avant à un album ? Va-t-on passer à côté d’albums plus difficiles d’accès, qui demandent au minimum trois écoutes avant de pouvoir les apprécier ?
Selon Ciccio, la réponse est NON ! Confiant dans son réseau, il pense que si l’album qu’il a raté mérite vraiment le détour, il y aura bien un magazine, un ami, un webzine, bref une voix pour s’élever et le rappeler à l’ordre.

 

 

Il ne faut pas… aller aux urgences sans une chanson réconfortante

24 avril 2010

Pas d'urgences sans musique réconfortante

La Combinaison #14

Les urgences, c’est la mort.

 

HA HA HA HA HA HA HA

 

Pardonnez-moi cette vilaine blague, mais quiconque est déjà allé aux urgences d’un grand hôpital, que ce soit pour lui même ou pour accompagner quelqu’un, sait qu’il est très difficile d’y garder son humour, sans parler de son sang froid. Là-bas, les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures, les heures des jours, les jours des semaines, les semaines des mois, les mois des trimestres, les trimestres des semestres, les semestres des années, les années des décades, les décades des siècles, les siècles des millénaires, et les millénaires seraient presque comparables à l’éternité.

 

Alors, quand vous êtes angoissé, que tout le système médical semble bien moins hospitalier que prévu, que vous avez l’impression que vous n’allez pas passer la nuit sans tuer quelqu’un (ceci dit, ça doit pas être évident de tuer quelqu’un aux urgences, car la victime serait immédiatement prise en charge et, hélas, probablement sauvée – quoique… pas sûr en fait), comment faire pour s’en sortir ?

 

Pas de panique, il existe une solution pour sortir indemne des urgences. Ce qu’il faut, c’est avoir sous la main une chanson qui à la fois évoque le milieu dans lequel vous vous trouvez, mais pour vous en faire sortir. Il faut une voix chaude (mais pas guimauve), des paroles simples (mais pas simplistes) qui vous rassurent (il n’y a aucune raison d’avoir peur…), et un talent mélodique indéniable. Un peu genre ça, vous voyez :

 

 

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Bref, si vous passez le week-end au poste face à un psy, surveillé par une brute, forcément épaisse, armée d’un botin, parce que vous étiez aux urgences et que vous y avez sauvagement tué, au choix, un médecin, une infirmière, un brancardier ou même un autre patient qui n’avait pourtant rien demandé à personne, tandis que la personne que vous accompagniez vous attend, en vain, à l’accueil de l’hôpital, en plein milieu de la nuit, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

J’aime bien le nouvel album de MGMT (finalement)

22 avril 2010

Finalement pour MGMT nouvelle version

Extincteur #1

Ben Goldwasser, l’une des têtes pensantes de MGMT, a dit la phrase suivante : « Nous ne sommes pas du tout concernés par la mode : ce que nous préférons, c’est découvrir de vieux groupes obscurs, sans être snobs pour autant ». Cette phrase bizarre et heurtée résume la situation de pas mal de groupes qui connaissent le succès.

 

En paraphrasant Monsieur MGMT, je dirais que le groupe a une conscience aiguë de son projet musical, ce qui lui permet de se marketer tout seul, en se positionnant « pas à la mode », et « pas snob ». Cette capacité à exister dans le « ni trop ni pas assez » est en adéquation complète avec les critères de notre temps, (ne lancez pas le Yéti sur le sujet, il partirait dans un délire anti-bobo dont il a le secret). Soyons bourgeois mais pas riche, sexy mais pas pute, soyons cool.

 

MGMT - Congratulations

Le retour de MGMT

MGMT s’évertue donc à être là au bon moment dans le bon temps, à paraître cool, excentrique sans être inquiétant, original mais pas bizarre, jeune mais pas complètement régressif, mûr sans avoir l’air adulte. N’ayez pas peur, il ne peut rien vous arriver de grave avec MGMT.

 

La preuve, on retrouve MGMT en musique de fond de dizaines de pubs, séries TV, et films.

 

Sauf que, tout bien réfléchi, et surtout tout bien écouté, puisque ce Congratulations repasse en boucle dans mon casque, cet album est très bon. Là où pour moi l’écoute du premier album était aussi pénible que le générique des Barbapapas, j’ai découvert un disque brillant, rempli de pépites : Song For Dean Tracy, Flash Delirium, Brian Eno, autant de titres qui fonctionnent à merveille, entre production diablement efficace, chant habité et paroles délirantes.

MGMT, l'art et la manière

MGMT x2

Sans atteindre le génie de Supergrass grande période (soyons sérieux quelques instants), le résultat, hautement psychédélique, tout en changement de rythme, est assez ahurissant et hautement addictif.

 

Pour un divertissement de masse, c’est une collection de chansons franchement plus enthousiasmante qu’un album des Flaming Lips.
Finalement, mon seul regret c’est de ne pas avoir réussi à faire débat au sein du Sous-marin jaune. Le Yéti (qui, bonne bête, aime tout le monde) adore, et Ciccio s’en tient à son adage habituel (qui ne dit mot est tiède). Et vous, qu’en pensez-vous ?
Fantasio est-il devenu superficiel ?
Faut-il brûler MGMT ?
Cet article est-il inutile ?

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Fantasio

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman en vue !

21 avril 2010

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman

La Vigie #14

Cette semaine, la Vigie va mettre tout le monde d’accord, et faire taire une bonne fois pour toutes ses détracteurs (si tant est qu’elle en ait… s’ils existent, ils ont probablement trop peur d’elle pour se manifester – car oui, la Vigie, c’est la méchanceté de Fantasio mêlée à l’ironie de Ciccio, le tout enrobé de la bestialité du Yéti ; en gros, ça fout le traczir).

 

Car cette semaine, pas besoin de longs discours, tant la ressemblance entre nos deux personnes est évidente, criante, affolante, voire même terrifiante. Aussi, sans plus attendre, voici une photo de Jimmy Lavalle, âme pensante du groupe électro-cool aérien et fabuleux que The Album Leaf (nous précisons que si vous ne connaissez pas encore The Album Leaf, vous pouvez acheter toute la discographie les yeux fermés – nous précisons également que si vous achetez ladite discographie, mais que vous vous rendez compte que vous ne l’aimez pas, nous ne saurions d’une part vous rembourser, et que par contre nous saurions d’autre part vous inviter à aller lire ailleurs, espèce de caillasse incapable de sentir la beauté et la finesse quand elles se présentent à vous) :

 

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

 

Jimmy est un homme de peu de mots, mais que dire de Jason Schwartzman ? Dans la plupart de ses rôles, et notamment sous la direction de l’excellent Wes Anderson, il ne parle pas non plus énormément. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que Jason fait de la musique. On l’a vu il y a quelques années au sein du combo pop californien Phantom Planet, et plus récemment en âme pensante (tiens, tiens…) de Coconut Records.

 

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

 

Si vous n’êtes pas d’accord avec la Vigie, c’est que vous êtes de mauvaise foi, et tout le monde en conviendra, mais nous vous laissons malgré tout la possibilité de le dire en commentaire. Attention, vous allez être reçu…

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio