John Lennon et April March en vue !

28 avril 2010

April March comparé à John Lennon

La Vigie #15

Aujourd’hui, la Vigie va vous parler de basse. Vous savez cet instrument ingrat, que personne ne semble jamais remarquer. Pourtant, enlevez la basse et c’est souvent tout l’équilibre du morceau qui s’en va avec. Mais bon, nous sommes entre connaisseurs, aussi nous n’allons pas insister trop lourdement sur cette évidence : la basse, c’est la classe.

 

C’est d’ailleurs assez ironique que nous parlions de basse sur ce premier morceau, puisqu’il a été écrit par John Lennon, sur la toute fin de la vie des Beatles, quel les paroles abordent un sujet sulfureux (combien d’entre nous ont glosé sur le rôle qu’a joué Yoko sur la séparation du groupe ?), et qu’à la basse officie sur ce morceau un certain Paul Mc Cartney.

 

Ecoutez donc cette ballade de John (et Yoko), joué par son groupe de l’époque, et concentrez vous sur la ligne de basse des toutes premières secondes, avant même que John ne pose sa voix :

 

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Je vous avais prévenu, ça va très vite, c’est très court. Ne perdons pas de temps et concentrons nous très vite sur les premières secondes du morceau suivant :

 

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Certes, April March n’a pas écrit ce morceau, puisqu’on le doit à Serge Gainsbourg, interprété initialement par France Gall (vous pouvez d’ailleurs l’écouter, tout en regardant un bien intéressant vidéo clip, ici). Mais sur la version de 1964, la ressemblance est moins manifeste, même si l’inspiration est là.

 

C’est à ce moment précis que la Vigie, ne reculant devant rien, n’ayant peur de personne, mandatée qu’elle est par les trois éminents matelots du Sous-Marin Jaune pour débusquer la copie, bonne ou mauvaise, pose la question que personne ne pensait voir posée il y a encore dix minutes de cela, question qui remet en cause des décennies de croyances musicales, question qui lance un pavé frenchie dans la mare musicale anglo-saxonne, question qui, finalement, ébranle tout un peuple : John Lennon aurait-il tout pompé de Serge Gainsbourg ?

 

Qui aura le courage insensé de répondre ?

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune et la musique jetable

26 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune et la musique jetable

Périscope #16

Cette semaine, le Sous-Marin Jaune fait escale dans une grande ville. Le Yéti, toujours prompt à aller se jeter un godet dans le gosier pour assouvir sa soif, se précipite vers le métro. Et là, c’est le choc : le petit gars qui distribue un des journaux gratuits n’est pas là. Les NMPP font grève et bloquent leurs parutions.
Un peu désarçonné (le Yéti aime bien lire ce genre de feuilles de choux pour passer le temps dans le métro), il sort de sa besace un vieux livre de Jay McInerney qu’il avait commencé de lire et se replonge dedans. Puis se met à réfléchir : pourquoi avoir été désarçonné par ce manque d’informations gratuites. Serait-ce la même chose pour la musique, si Spotify, Deezer ou MySpace venaient à fermer ? Serait-il soudainement perdu ? En plus, ces journaux gratuits, le Yéti les jette dans la poubelle à la fin du trajet. Est-ce la même chose pour la musique : y’a-t-il une musique jetable ?
Ne tenant plus en place, le Yéti sort son gros téléphone portable Fisher Price et demande à Ciccio et Fantasio de le rejoindre fissa à la Taverne des Ours pour discuter le point.

 

Ces derniers temps, un fait a quelque peu déstabilisé le Yéti. Avec l’arrivée de Spotify et autre Deezer, et avec le format MP3 facile à partager, le Yéti s’est mis à ingurgiter une quantité monstrueuse de musiques gratuites et à en régurgiter tout autant. Le nouveau Massive Attack ? Une écoute sur Spotify et puis plus rien, zou à la poubelle. Le premier album de Delphic ? Une écoute rapide pour voir que finalement, c’est exactement ce quoi il s’attendait, et hop aux oubliettes.
Cette attitude, « J’écoute, je jette », a fait peur au Yéti et lui a profondément déplu. Lui qui avant écoutait le même album pendant un mois entier, il avait désormais l’impression de trahir les valeurs musicales qu’il défendait.
Il faut dire qu’à l’heure d’Internet et de l’ADSL, il est facile de perdre les pédales et de n’être qu’un entonnoir tout juste bon à écouter vaguement un fond sonore. Sans tomber dans le coté réactionnaire « C’était mieux avant », le Yéti regrette quand même les années 90 où les Inrocks donnaient chaque mois envie d’acheter 3 disques qu’on allait user jusqu’à la corde.
Et si aujourd’hui, le Yéti tente une diète de disques et de nouveautés en se focalisant que sur quelques disques qu’il adore (les nouveaux Archie Bronson Outfit, Josh Rouse et MGMT), il se dit que jamais il n’a été aussi prêt de rebasculer du coté obscur du gavage d’oie prôné par le consumérisme effréné de la société actuelle.

 

The Tallest Man on Earth va t'il finir à la poubelle ?

The Tallest Man on Earth va t'il finir à la poubelle ?

Attentif au cri du coeur poussé par le yéti, Fantasio posa une main qui se voulait rassurante sur l’épaule hirsute de son ami.
- Tu sais, mon Yéti, ça doit faire une dizaine d’année qu’on est entrés dans l’ère de la consommation frénétique de musique. Tu débarques ou quoi ?
Fantasio espérait que son geste d’amitié atténuerait sa réaction plutôt laconique.
Cela dit, ce que racontait le Yéti, Fantasio l’avait déjà vécu, c’est un sentiment qu’il sentait bien. Il se souvenait très bien des temps de Napster. Il y a 10 ans, il achetait facilement une demi-douzaine de disques par moi. Aujourd’hui, il consomme, comme tout le monde, et il doit reconnaître qu’il l’a bien cherché.
En revanche, Fantasio ne se reconnait pas tellement dans les propos du Yéti. Certes, il « jette » les MP3 de The Tallest Man On Earth qui ne lui plaisent pas, mais pour lui finalement ce geste est l’équivalent des écoutes qu’il pratiquait au casque à la Fnac, lorsqu’il avait encore le loisir de se promener devant les bacs.
- Le Yéti, là ou je te rejoins, c’est que nous sommes des entonnoirs à musique. Ce qui ne correspond pas à nos gouts de trentenaires bien façonnés, on le recrache quasi instantanément. Tu crois pas qu’il faut simplement essayer de donner un peu plus de temps aux disques que l’on découvre ?
A ces mots, le Yéti éclata en sanglots.

 

Un objet en voie de disparition: le Cd...

Un objet en voie de disparition: le Cd...

Ciccio, encore tout essoufflé par son sprint vers la taverne, fut surpris de voir le Yéti pleurer. S’il n’a jamais utilisé ni Deezer ni Spotify (il prétend ne jamais y trouver ce qu’il cherche !) ni aucun journal gratuit (il prétend que la presse est pourrie !), Ciccio se sent pourtant comme un matelot dans son sous-marin lorsqu’on lui parle de la multiplication des possibilités d’écoute gratuite, qu’il considère comme un pré-requis indispensable à l’achat de l’album en question. Car oui, Ciccio fait partie des derniers acharnés à acheter de la musique. Pas des mp3, hein ! Non, des compact discs.
Alors, évidemment, se pose le problème du temps. Comment faire pour donner autant de temps qu’avant à un album ? Va-t-on passer à côté d’albums plus difficiles d’accès, qui demandent au minimum trois écoutes avant de pouvoir les apprécier ?
Selon Ciccio, la réponse est NON ! Confiant dans son réseau, il pense que si l’album qu’il a raté mérite vraiment le détour, il y aura bien un magazine, un ami, un webzine, bref une voix pour s’élever et le rappeler à l’ordre.

 

 

Il ne faut pas… aller aux urgences sans une chanson réconfortante

24 avril 2010

Pas d'urgences sans musique réconfortante

La Combinaison #14

Les urgences, c’est la mort.

 

HA HA HA HA HA HA HA

 

Pardonnez-moi cette vilaine blague, mais quiconque est déjà allé aux urgences d’un grand hôpital, que ce soit pour lui même ou pour accompagner quelqu’un, sait qu’il est très difficile d’y garder son humour, sans parler de son sang froid. Là-bas, les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures, les heures des jours, les jours des semaines, les semaines des mois, les mois des trimestres, les trimestres des semestres, les semestres des années, les années des décades, les décades des siècles, les siècles des millénaires, et les millénaires seraient presque comparables à l’éternité.

 

Alors, quand vous êtes angoissé, que tout le système médical semble bien moins hospitalier que prévu, que vous avez l’impression que vous n’allez pas passer la nuit sans tuer quelqu’un (ceci dit, ça doit pas être évident de tuer quelqu’un aux urgences, car la victime serait immédiatement prise en charge et, hélas, probablement sauvée – quoique… pas sûr en fait), comment faire pour s’en sortir ?

 

Pas de panique, il existe une solution pour sortir indemne des urgences. Ce qu’il faut, c’est avoir sous la main une chanson qui à la fois évoque le milieu dans lequel vous vous trouvez, mais pour vous en faire sortir. Il faut une voix chaude (mais pas guimauve), des paroles simples (mais pas simplistes) qui vous rassurent (il n’y a aucune raison d’avoir peur…), et un talent mélodique indéniable. Un peu genre ça, vous voyez :

 

 

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Bref, si vous passez le week-end au poste face à un psy, surveillé par une brute, forcément épaisse, armée d’un botin, parce que vous étiez aux urgences et que vous y avez sauvagement tué, au choix, un médecin, une infirmière, un brancardier ou même un autre patient qui n’avait pourtant rien demandé à personne, tandis que la personne que vous accompagniez vous attend, en vain, à l’accueil de l’hôpital, en plein milieu de la nuit, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

J’aime bien le nouvel album de MGMT (finalement)

22 avril 2010

Finalement pour MGMT nouvelle version

Extincteur #1

Ben Goldwasser, l’une des têtes pensantes de MGMT, a dit la phrase suivante : « Nous ne sommes pas du tout concernés par la mode : ce que nous préférons, c’est découvrir de vieux groupes obscurs, sans être snobs pour autant ». Cette phrase bizarre et heurtée résume la situation de pas mal de groupes qui connaissent le succès.

 

En paraphrasant Monsieur MGMT, je dirais que le groupe a une conscience aiguë de son projet musical, ce qui lui permet de se marketer tout seul, en se positionnant « pas à la mode », et « pas snob ». Cette capacité à exister dans le « ni trop ni pas assez » est en adéquation complète avec les critères de notre temps, (ne lancez pas le Yéti sur le sujet, il partirait dans un délire anti-bobo dont il a le secret). Soyons bourgeois mais pas riche, sexy mais pas pute, soyons cool.

 

MGMT - Congratulations

Le retour de MGMT

MGMT s’évertue donc à être là au bon moment dans le bon temps, à paraître cool, excentrique sans être inquiétant, original mais pas bizarre, jeune mais pas complètement régressif, mûr sans avoir l’air adulte. N’ayez pas peur, il ne peut rien vous arriver de grave avec MGMT.

 

La preuve, on retrouve MGMT en musique de fond de dizaines de pubs, séries TV, et films.

 

Sauf que, tout bien réfléchi, et surtout tout bien écouté, puisque ce Congratulations repasse en boucle dans mon casque, cet album est très bon. Là où pour moi l’écoute du premier album était aussi pénible que le générique des Barbapapas, j’ai découvert un disque brillant, rempli de pépites : Song For Dean Tracy, Flash Delirium, Brian Eno, autant de titres qui fonctionnent à merveille, entre production diablement efficace, chant habité et paroles délirantes.

MGMT, l'art et la manière

MGMT x2

Sans atteindre le génie de Supergrass grande période (soyons sérieux quelques instants), le résultat, hautement psychédélique, tout en changement de rythme, est assez ahurissant et hautement addictif.

 

Pour un divertissement de masse, c’est une collection de chansons franchement plus enthousiasmante qu’un album des Flaming Lips.
Finalement, mon seul regret c’est de ne pas avoir réussi à faire débat au sein du Sous-marin jaune. Le Yéti (qui, bonne bête, aime tout le monde) adore, et Ciccio s’en tient à son adage habituel (qui ne dit mot est tiède). Et vous, qu’en pensez-vous ?
Fantasio est-il devenu superficiel ?
Faut-il brûler MGMT ?
Cet article est-il inutile ?

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Fantasio

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman en vue !

21 avril 2010

Jimmy Lavalle Et Jason Schwartzman

La Vigie #14

Cette semaine, la Vigie va mettre tout le monde d’accord, et faire taire une bonne fois pour toutes ses détracteurs (si tant est qu’elle en ait… s’ils existent, ils ont probablement trop peur d’elle pour se manifester – car oui, la Vigie, c’est la méchanceté de Fantasio mêlée à l’ironie de Ciccio, le tout enrobé de la bestialité du Yéti ; en gros, ça fout le traczir).

 

Car cette semaine, pas besoin de longs discours, tant la ressemblance entre nos deux personnes est évidente, criante, affolante, voire même terrifiante. Aussi, sans plus attendre, voici une photo de Jimmy Lavalle, âme pensante du groupe électro-cool aérien et fabuleux que The Album Leaf (nous précisons que si vous ne connaissez pas encore The Album Leaf, vous pouvez acheter toute la discographie les yeux fermés – nous précisons également que si vous achetez ladite discographie, mais que vous vous rendez compte que vous ne l’aimez pas, nous ne saurions d’une part vous rembourser, et que par contre nous saurions d’autre part vous inviter à aller lire ailleurs, espèce de caillasse incapable de sentir la beauté et la finesse quand elles se présentent à vous) :

 

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

Jimmy Lavalle, en train de réfléchir au prochain mot qu'il va prononcer

 

Jimmy est un homme de peu de mots, mais que dire de Jason Schwartzman ? Dans la plupart de ses rôles, et notamment sous la direction de l’excellent Wes Anderson, il ne parle pas non plus énormément. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que Jason fait de la musique. On l’a vu il y a quelques années au sein du combo pop californien Phantom Planet, et plus récemment en âme pensante (tiens, tiens…) de Coconut Records.

 

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

Jason Schwartzman a trouvé le prochain mot qu'il allait dire et en est très satisfait

 

Si vous n’êtes pas d’accord avec la Vigie, c’est que vous êtes de mauvaise foi, et tout le monde en conviendra, mais nous vous laissons malgré tout la possibilité de le dire en commentaire. Attention, vous allez être reçu…

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Main Jaune Hope They Die before They Get Old

19 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune se cherche un manager

Périscope #15

Cette semaine, le Yéti est inquiet. Alors que le Sous-Marin Jaune faisait escale aux iles Cayman, il a accepté ce nouveau travail dans une banque bizarre, où il contrôle des produits auxquels il ne comprend rien tout en faisant croire qu’il a tout pigé. Mais surtout, le Yéti est obligé de travailler. Beaucoup. Et il n’est pas habitué, alors il ronchonne.
En plein débat sur les retraites, il se demande si ce débat touche aussi nos amis musiciens. Quand on voit Leonard Cohen ou Mulatu Astatké, l’inoxydable musicien éthiopien, il se dit que non, jamais un musicien ne prendra sa retraite, et heureusement. Pourtant, plein de petits jeunots déjà vieux feraient mieux de la prendre, leur retraite. Tiens, c’est une question pour ses camarades, ça : les gars, qui vous voudriez voir prendre sa retraite, dans les musiciens aujourd’hui ?

 

 

C’est un phénomène qui a souvent fasciné le Yéti : les groupes très jeunes qui jouent une musique ultra datée, périmée depuis des lustres. Des jeunes déjà vieux. La première fois qu’il a eu cette impression, c’est en écoutant dans les années 90 un groupe anglais, The Music, dont le premier album était une ignoble ragougnasse rock pompée sur les années 70. The Darkness lui avait fait le même effet, plus tard, avec ce faux revival heavy metal à la Black Sabbath.
Aujourd’hui, force est de constater qu’entre les petits groupes pop sans imagination qui cherchent à ressembler à leurs ainés californiens (au hasard la dernière sensation galloise du moment, The School) et ceux qui en France, tentent de refaire du Noir Désir (Luke), le Yéti a de quoi envoyer plein de groupes à la retraite ou même en hospice.
Car le Yéti ne pardonne plus aux copistes, à tous ces faiseurs sans imagination qui tentent aujourd’hui de vous refourguer le même disque qu’une pépite sortie en 1967. C’est pour cela que le Yéti pardonnera tout aux Broken Bells, le nouveau projet de Danger Mouse avec le leader des Shins. Si le disque est loin de tenir ses promesses, les gars auront tenté à travers cette pop quelques jolies choses. Idem pour Caribou, dont le nouvel album est souvent fatigant, mais ne sent pas le formol.

 

 

George Harrison est éternel

George Harrison est éternel


A propos de formol, le grand George l’a dit il y a bien longtemps : «le temps ne fait rien à l’affaire».
«Quand on est bon, on est bon», souhaiterait ajouter Ciccio, avec humilité, et tout le respect qu’il doit à son glorieux ainé. Si l’on commence à juger des carrières sur des critères aussi peu pertinents que l’âge trop avancé du capitaine, alors pourquoi ne pas également instaurer un âge minimum (Jordy était-il trop jeune ?), une association de couleurs interdites (tout le monde en jaune et noir, sinon la musique est forcément à chier !) ou encore une coupe de cheveux réglementaires (cheveux longs, idées courtes…). Bref, cela n’a aucun sens, et ce n’est pas étonnant de voir que même notre Président de la République bien aimé partage l’avis de Ciccio, ce Président qui semble dire que le talent n’a pas d’âge, et qu’il ne faut donc pas le brider avec des règles idiotes de départ à la retraite.

 

 

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Neil Young doit il prendre sa retraite ?

Quant à Fantasio, cette semaine il a eu la main lourde : d’une torpille, il s’est imaginé parvenir à pousser l’éternel Bono vers la retraite. D’aucuns ont ri doucement lorsqu’ils ont vu le missile faire Pschiiit à quelques mètres du crétin d’Irlande.

 

Interrogé par le Yéti, notre Fantasio se fait laconique :
- C’est vrai qu’il y a des gens qui sont malheureusement beaucoup trop loin de la retraite, comme Lady Gaga et David Guetta. A ceux là, je donne un carton rouge : tout le monde peut grandir et/ou changer. Sinon, je suis pour que le départ en retraite soit obligatoire à partir de 50 ans pour certaines personnes. »
A partir de 50 ans ? Quelles personnes ?
- Je n’ai pas encore fini d’écrire la liste, elle s’allonge chaque jour. On y retrouve Sting, Peter Gabriel, Mark Knopfler mais aussi Bob Dylan, Madonna.
Bob Dylan ? Fantasio serait-il tombé sur la tête ?
- Non, je ne blague pas… je ne me suis pas encore décidé en ce qui concerne Neil Young, je me tâte.
Plus qu’un coup de gueule facile contre les têtes de gondole, Fantasio serait-il tout simplement anti-vieux ?

 

 

Il ne faut pas… regarder le derby mancunien sans écouter de la musique de Manchester

17 avril 2010

Pas de Manchester sans musique

La Combinaison #13

Aujourd’hui, c’est derby mancunien. si vous ne savez pas ce que signifient les mots « derby » et « mancunien », ne nous voilons pas la face, il y a de fortes chances que cet article vous emmerde. Je suis pas chien, je vous le dis dès le début, comme ça vous pouvez quitter le site dès à présent…

 

SAUF !

 

Sauf si vous êtes une personne curieuse, plutôt de bon goût, et que vous faîtes confiance à votre Sous-Marin préféré. Dans ce cas, restez, vous allez apprendre plein de choses passionnantes, et en plus écouter un excellent morceau de musique.

 

Commençons par le derby. Ce mot vient du vocabulaire hippique britannique, et désigne une compétition entre rivaux locaux, typiquement (notamment au football) deux clubs d’une même ville (ou au pire géographiquement très proches). Mancunien est un adjectif français (si, si) qui désigne quelque chose ou quelqu’un qui vient de Manchester. Voilà, vous venez d’apprendre deux choses fondamentales, n’ayons pas peur des mots. Et vous avez compris que je m’apprête à regarder le match opposant Manchester City à Manchester United, un sommet du championnat de foot anglais, lui même au sommet du foot européen (je n’ai toujours pas peur des mots).

 

Allez, Thierry, fais nous plaisir...

Allez, Thierry, fais nous plaisir...

Or, s’il y a bien une chose insupportable lorsque de l’on regarde du foot à la télé (hormis les supporters et les joueurs, bien sûr), ce sont les commentaires (Thierry Roland fait partie, tout comme Johnny Hallyday, des gens dont j’attends avec impatience la mort). Et, qui dit Manchester dit forcément musique, tant cette ville a vu naître, depuis le milieu des années 70 et la venue des Sex Pistols au Lesser Free Trade Hall (et hop, vous venez encore d’apprendre un truc – dingue, non ?), un nombre de groupes hallucinant, du punk de la fin des années 70 (Buzzcocks) à l’indie rock des années 2000 (Elbow, Doves), en passant par la cold wave (Joy Division, New Order), la pop (The Smiths), ou encore la dance Madchester (Happy Mondays, Stone Roses).

 

Vous l’avez compris, cette scène musicale est tellement riche et abondante que vous avez l’embarras du choix pour remplacer la voix nasillarde et imbécile du premier commentateur venu. Pour ma part, j’ai décidé de commencer par le morceau d’un mes groupes préférés de Manchester. Ce morceau est tonique, lyrique, enlevé… Bref, c’est un peu comme une chevauchée de Ryan Giggs sur le côté gauche de l’attaque :

 

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Si l’intensité du match se maintient, alors enchaînez sur du Madchester ou des Buzzcocks. Si le match devient chiant, plutôt Joy Division ! Mais surtout, surtout, éteignez le son de votre télé.

 

Bref, si vous passez le week-end à réprimer des envies de jetage de télé par la fenêtre, agacés que vous êtes par la succession d’inepties et de remarques, que même un aveugle, conscient, lui au moins, de ses limites, n’oserait faire, tandis que la nuit vous rêvez que Thierry Roland vient vous visiter pour vous jurer que jamais il ne rendra les armes, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Je n’aime pas Bono (sa vie, ses oeuvres, ses projets sur Facebook)

15 avril 2010

Bono nous emmerde

Torpille #6

Pas plus tard qu’hier, le chanteur irlandais, leader éternel de U2, né Paul David Hewson, investissait une partie de ses économies pour acquérir 1% de Facebook. Ce fait d’économie et d’actualité sans importance nous rappelle que le personnage existe encore en 2010. On pourrait penser qu’il est doté du don d’ubiquité, tant sa présence médiatique est constante et permanente, depuis… depuis quand exactement ?

 

Vous me direz, c’est facile de se moquer du leader de U2, ne serait-ce parce que son surnom, dans la langue française, permet d’hilarantes blagues entre amis (Monsieur et Madame Bono ont un fils qu’ils appellent Jean).

Bono, casse-toi pauvre con

Casse-toi Bono

Son look, fait de cuir, de poils, de cheveux gominés et surtout d’innombrables paires de lunettes, devrait faire rire, au moins autant que le bonnet noir de son acolyte The Edge. Mais dans le Sous-marin jaune, la tolérance est de mise (le Yéti, sa trogne et ses polos peuvent en témoigner), et nous avons l’habitude de ne pas nous attaquer au physique.

 

Pourtant, de génération en génération, le public est toujours là, prêt à se trémousser aux premières notes de Sunday Bloody Sunday. Il faut quand même se souvenir qu’avant de produire de la musique au kilomètre, le groupe se permettait de surprendre, ou en tout cas de décontenancer une partie de son public (l’album Zooropa, bel exemple d’album étrange et moche). Un groupe qui a donc connu plusieurs vies, qui a toujours joué sur les mêmes ingrédients, conservant la même formule, d’album en album, faisant parfois vaguement frémir la critique sans que l’on sache exactement pourquoi (How to dismantle an atomic bomb). Passons sur les engagements divers et variés de Bono, je ne les juge pas, je constate simplement qu’ils sont une façon géniale d’exister et d’occuper l’espace. Que reste-t’il de U2 aujourd’hui ? Quelques titres manifestement immortels (c’est beaucoup, et cela devrait suffire à Bono). Un dernier album parfaitement intitulé No line on the horizon.

 

The Edge, guitariste du groupe U2

The Edge, range tes guitares

Tout est dit dans le titre : U2 n’a pas besoin de savoir ni de se demander où il va. A force d’exister, d’imprimer les médias, année après année sans jamais tomber (loin de là) dans la désuétude, Bono et U2 sont toujours là, à monopoliser les scènes, les radios, les discussions sur le web.
Le problème est donc le suivant : U2 = Bono = une marque omniprésente, complètement fondue dans la logique de la culture de masse… nous sommes donc très loin de la conception de la musique en vigueur à bord du Sous-marin jaune.

 

Conseil d’amis : ne soyez pas indulgent avec ces vieilles badernes de U2. Si vous êtes sentimental, faites-vous une playlist de leurs greatest hits, et fermez les yeux dès que le visage de Bono apparait sur une pochette de disque, dans une émission de télévision (attention, coupez le son) ou dans un article de presse. Bono n’existe pas, ce n’est qu’un concept, une image reproductible à l’infini.

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Fantasio

The Rolling Stones et The Charlatans en vue !

14 avril 2010

The Charlatans comparé à The Rolling Stones

La Vigie #13

Les gens qui connaissent la Vigie auront du mal à le croire, mais il fut un temps où cette dernière était une adepte des boîtes de nuit. Attention, pas n’importe lesquelles ! N’allez pas croire non plus qu’un pensionnaire du Sous-Marin Jaune soit capable de se fourvoyer en remuant ses fesses sur de la musique impure (bon, c’est vrai, le Yéti, qui a des goûts de chiottes et l’a probablement déjà fait, ne nous voilons pas la face…).

 

Le choix desdites boîtes se faisait bien évidemment sur la musique et, à Paris, rares étaient celles qui avaient les faveurs de votre matelot préféré. A vrai dire, dans la ville lumière, il n’y en avait qu’une : le Shéhérazade, ambiancée par l’insupportable DJ Grebo. Mais revenons à nos moutons…

 

A cette époque (déjà lointaine), la Vigie était accro à la britpop, et les clubs de Londres, qu’elle écumait au milieu des années 90, passaient tous ce morceau qui, aujourd’hui encore, lui donne envie de prendre par la main son poilu de Yéti et de l’emmener sur la piste de danse :

 

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Tendez donc l’oreille à partir de la 38ème seconde. Le morceau part dans une autre direction musicale, lorsque Tim Burgess chante ceci :

 

I’m coming home!
You look good when you heart is on fiiiiiiiiiireeeeeeeee

 

Et maintenant comparez cette mélodie vocale à celle chantée par Mick Jagger sur les premières phrases de Torn & Frayed :

 

Hey let him follow you down,
Way underground wind and he’s bound

 

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Nous aurions pu aussi nous amuser à comparer les bouches de Tim et Mick, qui elles aussi ont pas mal de choses en commun, mais bon, la Vigie n’est pas là pour faire des comparaisons de faciès subjectives, pour ne pas dire limites ou encore carrément infondées !

 

A moins que si, en fait…

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune se cherche un manager

12 avril 2010

 

Le Sous-Marin Jaune se cherche un manager

Périscope #14

La semaine dernière, le gotha branchouille de la musique pleurait des larmes de crocodiles : Malcolm Mc Laren, l’homme qui avait créé les premiers boys bands punk avec les New York Dolls et les Sex Pistols, avait passé l’arme à gauche.
Un type bizarre, le Malcolm. Un dandy anglais qui nous a fait prendre Sid Vicious pour un génie de la musique. Chapeau Malcom, vous avez été un roi de la communication et du marketing en fait.

 

Et le Yéti de se demander si en musique, tous les producteurs ont été aussi cyniques que Malcolm. Si par essence, un manager n’est juste bon qu’à piquer l’oseille du groupe et à lui faire faire les pires conneries pour être sûr de vendre du skeud…
Damned et triple fuck, le Yéti est troublé. Il bondit hors de sa caverne (oui, la cabine du Yéti dans le Sous-Marin Jaune ressemble à une grotte) et choppe Ciccio qui prenait sa douche tranquillement et Fantasio qui sirotait un Pimm’s sur le pont pour leur poser la question.

 

 

« Quoi ? Tu dis quoi ? Yéti ? Le rôle du…? MANAGER ? Merde, tu vois pas que je suis sous la douche ?! Mais enlève les poils de tes yeux et ouvre les, bordel. Oui, je suis sous la douche, et je vous emmerde, toi et ton manager à la con – tiens, tu veux pas me passer le savon, là, sur le lavabo ? Non, pas celui-là, à gauche là, non, att… celui… à gauche A GAUCHE MERDE ! Bon laisse tomber, je vais me débrouiller. C’est bon, laisse moi. Oui, je vais réfléchir à ta question. BARRE TOI à la fin. Allez, j’ai presque fini… »
Voilà en substance ce qu’a pu entendre le Yéti après avoir posé sa question à Ciccio. Ou plutôt ce qu’il aurait entendu si les poils épais et drus qui sont les siens ne lui bouchaient pas les oreilles, qu’il a pourtant grandes.

 

 

Malcolm McLaren, faiseur de groupes et de hypes

Malcolm McLaren, faiseur de groupes et de hypes


Ca lui fait une belle jambe au Yéti, la réponse de Ciccio. Parce que lui, le Yéti, il n’aime pas les managers. En fait il a le très douloureux souvenir de l’abominable Docteur Landy qui avait fait de Brian Wilson (le Dieu du Yéti, rappelons le), un chiffon, un ectoplasme dans les années 80-90. Eugene Landy, initialement psychologue, s’était improvisé manager d’un Brian à la dérive et avait cherché à le remettre dans les pattes de Mike Love, le canard des Beach Boys, pour relancer la cash machine des Garçons de la Plage. Et comme cela ne suffisait pas à Landy, il avait aussi produit plusieurs horribles albums solo de Brian. Ici, on avait donc affaire à un manager rapace qui profite de l’aura d’un artiste pour se remplir les poches facilement. Un gars qui n’apporte rien à la musique, juste un parasite.
Et quand récemment, le Yéti a appris que la manager du grand Leonard Cohen l’avait ruiné et piqué jusqu’à son dernier sesterce, votre boule de poil préférée s’est dit que tous les managers révélaient finalement les pires instincts de l’être humain : avidité et absence de scrupule.

 

 

Brian Epstein, derrière les Fab Four.

Brian Epstein, derrière les Fab Four.

Heureusement pour le Yéti, Fantasio est lui plus loquace. Pour lui, le manager est une figure un peu bizarre. Certes, il y a des personnalités des plus emblématiques, comme Brian Epstein. Fantasio se souvient très bien des interviews des Beatles, encadrés par le petit Epstein amoureux de John Lennon (enfin, il parait): les membres du groupes ressemblaient à des enfants. Après sa disparition, le manager des Beatles est devenu… Paul McCartney. Le mec forcément antipathique parce qu’il prend des décisions aussi artistiques que commerciales « pour le bien du groupe », qui fait aussi parfois le sale boulot (négocier les contrats, parler à la presse, vider les comptes en banque…).
Un manager donc, ça n’a pas forcément grand chose à voir avec la musique (même si McCartney a composé et enregistré quelques dizaines de titres écoutables). Mais imaginez un monde sans Internet et sans MP3. Dans ce monde-là, il faut bien un manager dépressif pour « faire » un groupe comme les Beatles.

 

Le Sous-marin jaune, lui, malgré les tentatives de putsch occasionnelles des uns et des autres, n’a pas souhaité faire appel à un manager pour gérer ses intérêts. Il continue donc de naviguer à vue, jusqu’à nouvel ordre.