Gorillaz – Plastic Beach

 

Chronique de Gorillaz - Plastic Beach

Touché coulé #3

Pourquoi est-ce que j’aime Gorillaz ? (ou plutôt, pourquoi est-ce que j’aimais Gorillaz…) A priori, rien ne me pousse vers cette musique qui mélange des styles que soit je goûte peu (électronique), soit je ne peux carrément pas sacquer (le rap). Certes, il y a tout le concept autour (et pour aimer les concepts musicaux, J’AIME les concepts musicaux) : le groupe imaginaire, le graphisme superbe, les concerts cachés, etc. Mais même cela ne serait pas suffisant. Comme si j’étais du genre à me laisser avoir par des poseurs…

 

Non, ce qui fait que j’aime (non, que j’aimais, va falloir que je m’y fasse) Gorillaz, c’est bien évidemment Damon Albarn. Grand fan de Blur devant l’éternel, j’ai la faiblesse d’écouter et aimer tout ce qu’il fait à côté (l’album Mali Music, Gorillaz, donc, mais aussi ses apparitions vocales chez les autres, comme par exemple sur le dernier Massive Attack). Il doit y avoir un truc particulier sans sa voix…

 

Mais je digresse, je digresse… Si je suis ici, c’est pour exprimer ma déception à l’écoute, pourtant répétée, du dernier album des gorilles. Et comme je n’ai vu aucun clip, aucune image liée à cet album, on ne pourra pas dire que mon jugement est biaisée par l’image du groupe.

 

Gorillaz - Plastic Beach

Gorillaz - Plastic Beach


Là où le succès des albums précédents, voire même des tubes précédents (Clint Eastwood, Feel Good Inc), reposait selon moi sur un savant mélange, extrêmement bien dosé, des genres musicaux évoqués plus haut, sur Plastic Beach le rap semble s’être taillé la part du lion (snif). Un exemple des conséquences désastreuses de ce choix malheureux, c’est le fait que la voix de Damon ne se fasse pas entendre avant le quatrième morceau ! (Evidemment, la conséquence principale, c’est que l’on a l’impression d’écouter un album de rap) Et même ce morceau, Rhinestone Eyes, ne semble pas à la hauteur des albums précédents, tant il est mou du genou.

 

Et que dire du morceau suivant, Stylo ? Certes, la voix de Damon fait du bien, mais quid de cette affreuse basse synthétique qui brise le cerveau pendant tout le morceau ? Et c’est pas parce que Bobby Womack est guest vocalist que ça va rendre le morceau soudainement bon (surtout que, dans mon cas, vu que je suis pas fan dudit Bobby, ça n’arrange rien).

 

Et puis après ce court intermède écoutable, on repart pour du rap, mélangé avec un peu de R’n'B coupée à l’eau de boudin, ou avec de l’électro douteuse (Glitter Freeze).

 

Le mélange passe moins bien (voire pas du tout en ce qui me concerne) que sur les autres albums. Ou bien est-ce du à la difficulté de se renouveler lorsque l’on est enfermé dans un style très particulier et reconnaissable au premier coup d’oreille ? Ou alors tout simplement c’est parce que j’ai atteint mes limites avec ce groupe…

 

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Ciccio

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