The Cure et A Place To Bury Strangers en vue !

31 mars 2010

A Place To Bury Strangers comparé à The Cure

La Vigie #12

Au bureau, la Vigie avance à oreilles de loup.

 

En effet, son collègue, associé, et néanmoins ami, a des goûts musicaux très… spécifiques. Pour vous donner une idée, c’est lui l’auteur de cette citation, très connue dans les milieux autorisés (cherchez pas, vous n’en faîtes probablement pas partie…) : « J’aime la musique qui tend ». Tout est dit, n’est-ce pas ?

 

Vous comprendrez donc que la Vigie, tout en remerciant chaque jour le destin de ne pas l’avoir mise dans le même bureau que le Yéti (pour l’odeur) ou Fantasio (la Vigie n’est pas sado-maso), prend énormément de précautions lorsqu’elle sent que son collassocié est sur le point de passer de la musique.

 

En gros, la Vigie ne se plaint pas, car elle sait que, de temps en temps, elle se retrouve, musicalement parlant, avec son associami. C’est d’ailleurs ce qu’elle a pensé quand, l’autre jour, elle a entendu sortir de ses enceintes de bureau l’intro du morceau suivant :

 

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En effet, l’espace d’une minuscule demi seconde, elle a cru reconnaître l’intro d’un morceau de The Cure qu’elle adore (pour plus d’informations sur l’amour de The Cure pour la Vigie, allez donc voir cet ancien post), Primary :

 

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Et oui, que voulez-vous, c’est à l’influence d’un groupe, donc aux traces de son existence retrouvées chez les autres, que l’on mesure son importance.

 

Et ce n’est sûrement mon amollègue tendu qui dira le contraire !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune s’interroge sur le cas Phoenix

29 mars 2010

 

Le Sous-Marin Jaune s'interroge sur le cas Phoenix

Périscope #12

Après un album unanimement acclamé en 2009, on se disait que Phoenix venait en terrain conquis pour un concert unique, à L’Olympia, lundi dernier, aidé par les petits jeunes de Two Door Cinema Club.
Le groupe, méga star à l’étranger (aux Etats-Unis et au Japon notamment), a pourtant toutes les difficultés à s’imposer en France. Allait il enfin conquérir Paris et recueillir les fruits des critiques dithyrambiques de son excellent Wolfgang Amadeus Phoenix ? Le Yeti était sur place pour en juger. Quant à Ciccio et Fantasio, ils en profitent pour livrer leurs impressions sur ce groupe, finalement à part sur la scène française.

 

 

Dans le Sous-Marin Jaune, seul le Yéti avait donc été intéressé par le concert de Phoenix. Lui qui a vivement aimé leur dernier album de l’an dernier ne voulait absolument pas rater ce concert, annoncé comme le plus trendy de la semaine.
Après 1h30 de concert, le Yéti sort plutôt mitigé du set, un peu grognon, pas emballé, mais pas non plus déçu. Un concert trop lisse pour lui, bien carré, mais surtout totalement déséquilibré. En effet, le Yéti ne s’y fera pas, mais les titres de United, le premier album trop sage de Phoenix, adulé par certaines personnes, se révèlent en live impersonnels et fades. Limite soupe FM.
En revanche, les chansons de Alphabetical et de Wolfgang Amadeus Mozart se voient parés de mille feux avec des rebondissements en veux tu en voilà, notamment sur un Run Run Run d’anthologie. Mais entre temps, on aura eu droit aussi à des titres sans aucune saveur, se ressemblant trop et à un groupe très poli, sans cette petite folie qu’on aimerait leur voir.
Le problème de Phoenix en France, pense le Yéti, c’est son public de midinettes, qui n’est pas encore prêt à écouter Love Like A Sunset et ses expérimentations à la croisée du krautrock. Ce public veut les tubes et que les tubes, et du coup les gars de Phoenix se plient à leurs exigences. C’est dommage.
De là à hurler que Phoenix est un groupe surestimé, peut être pas, mais finalement se cherchant encore, oui c’est indéniable.

 

Phoenix

Phoenix

Le nom de Phoenix évoque beaucoup de souvenirs à Ciccio, des souvenirs très contrastés d’ailleurs. Le premier, c’est la pochette mystérieuse du premier album, United, qu’il avait acheté sans connaître le groupe, sur la base d’un single qui l’avait soufflé : Too Young. Il avait été notamment emerveillé par le morceau de bravoure qui cloturait l’album, Funky Squaredance : un courageux mélange de rock FM façon Queen et de country digne du Kansas. Ensuite il y a eu Alphabetical, album acheté encore plus vite, sans la moindre écoute, et qui n’a pas du passer plus de cinq fois sur sa platine. Les deux derniers albums ont eux aussi été acheté, et même (très) apprécié (Ciccio pense qu’il a écouté 1901 plus de cent fois déjà).
Ciccio n’a donc pas la ferveur d’un vrai fan, mais il continue de suivre et d’écouter ce groupe, qui vient d’une banlieue parisienne qu’il a bien connue étant jeune.

 

Phoenix-Wolfgang Amadeus Phoenix

Phoenix-Wolfgang Amadeus Phoenix

 

Depuis l’album It’s Never Been Like That, Fantasio a mis le groupe de Thomas Mars dans une catégorie très particulière, un peu à part. Mais de quelle catégorie s’agit-il exactement ? Celle des groupes dont la musique est « au-dessus du lot », catégorie éminemment personnelle, puisque chacun est libre de penser que Phoenix est un groupe surestimé ou surcoté. Mais cette semaine, c’est Fantasio qui parle en dernier à bord du Sous-Marin Jaune, et il est bien content de pouvoir clore le débat initié par le Yéti. Et puis d’abord, que peut-on réellement attendre des apparitions scéniques d’un groupe comme Phoenix, dont les exploits discographiques reposent en grande partie sur sa capacité à élaborer un « son » studio aussi excitant qu’artificiel ? Conseil de la semaine : (ré)écouter Wolfgang Amadeus sur un bon casque Hi-Fi.

 

Il ne faut pas… associer une chanson à une victoire

27 mars 2010

Pas de chanson pour une victoire

La Combinaison #10

 

La semaine dernière, nous avons assisté à deux victoires, très différentes, mais qui ont un point commun : une chanson leur était associée. Les journalistes ont passé à l’envie L’important C’est La Rose, de Gilbert Bécaud, en toile de fond de leurs reportages sur la « victoire » du Parti Socialiste. De leur côté, les rugbymen français, pour le neuvième Grand Chelem de l’histoire du rugby français, ont entonné, de manière peu originale, le riff de Seven Nation Army, des White Stripes.

 

On pourrait citer de nombreux autres exemples (les sportifs ne sont avares ni de clichés ni de choix musicaux douteux), le plus fameux étant certainement les footballeurs français vainqueurs de la Coupe du Monde en 1998. Ces derniers avaient choisi le tube de Gloria Gaynor, I Will Survive, qu’ils massacraient dans les vestiaires après chaque victoire.

 

Certes, d’aucuns pourraient objecter que l’unité d’un groupe, dans le cadre d’une compétition sportive aussi importante, ne peut être maintenue que grâce à ce genre d’artifice, et que d’une certaine manière Gloria Gaynor a participé à la victoire des bleus en 1998 (pour ce qui est de l’unité du groupe en politique, je crois que nous tomberons d’accord pour dire qu’elle n’existe pas, chacun se mettant d’abord au service de soi avant de penser – éventuellement – au groupe).

 

Néanmoins, ce genre d’association victoire/musique ne peut que faire du mal à la musique choisie, en la connotant tellement qu’elle perd son contexte original, voire, pire encore, son identité (« oh, mais c’est la chanson de l’équipe de France 98 ??!! »). Il ne faut donc pas céder à la tentation, et garder les chansons que l’on aime pour ce qu’elles sont.

 

Bref, si vous passez le week-end à marmonner sur l’air de L’important C’est La Rose une rose à la main, de Seven Nation Army un ballon ovale à la main, ou de I Will Survive un ballon rond à la main, tandis qu’autour de vous les gens vous demandent s’il s’agit bien de la musique de la dernière pub pour tel ou tel produit débilisant, attirant sur vous honte et quolibets, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Emmanuelle Seigner est-elle vraiment dingue ?

25 mars 2010

Cette semaine, Le Yéti projette d’écrabouiller l’aînée des Seigner, à la seule force de ses pattes velues. Fantasio se présente en défenseur des femmes maltraitées.

 

Le Yéti :

Le nouvel album de la soeur Seigner

Emmanuelle Seigner - Dingue

Enfer et damnation : la malédiction de l’actrice qui se rêve chanteuse a encore frappé. Après avoir subi les tentatives de Sandrine Kiberlain, Jeanne Balibar ou Agnès Jaoui, c’est au tour d’Emmanuelle Seigner de sortir un premier album.

 

Mais comme la demoiselle s’est bien entourée (Keren Ann et Doriand s’occupent des mélodies et des textes), j’étais plein d’espoir, surtout que le single, Dingue, était assez affriolant. Emmanuelle Seigner y montre assez d’espièglerie pour intriguer et nous tenir en haleine. On croirait presque un inédit de Nancy Sinatra. C’est dire.

 

Quelques titres plus tard pourtant, je sors mes griffes et hurle au scandale, totalement trompé par la marchandise. Soyons clair, le filet de voix d’Emmanuelle Seigner est plutôt agréable, pouvant rappeler April March sans l’accent. Mais on le sait, une jolie voix n’a jamais fait un bon album, et là, je me demande où est passé le talent de Keren Ann et de Doriand. En effet pour ceux qui suivent ces deux excellents chanteurs français, on a vraiment l’impression d’entendre des fonds de tiroir ou des mélodies déjà archi-entendues (Jamais d’autre que moi ou Emmanuelle). Mais le plus désolant reste à mon gout les textes particulièrement indigents. On navigue entre cucuteries (Alone à Barcelone et ses rimes pauvres), name dropping se voulant branché (P’tite Pédale) et textes bâclés (le duo avec Roman Polanski dont le texte m’a fait hurler de rire, mais à ses dépends).

 

Je n’ai jamais aimé Emmanuelle Seigner actrice (elle a bousillé Frantic et la dernière scène de La Neuvième Porte est un monument de Grotesque), mais j’appréciais l’image qu’elle renvoyait, icône un peu chic et légère. Avec cet album, je vois les limites de ses poses, de ses minauderies. Tout cela est finalement totalement insignifiant et un brin risible.

 

 

Fantasio :

Emmanuelle Seigner dans Frantic

Avant quand elle était actrice

Certains disques arrivent comme des piqûres de rappel. Je ne pensais pas avoir la mémoire si courte : la précédente tentative musicale d’Emmanuelle Seigner avec des amis chevelus (Ultra Orange et Emmanuelle) remonte seulement à 2007. Quelle conclusion tirer de cet oubli ? Aucune, en ce qui me concerne, mais je parie que cet album avec Emmanuelle Seigner toute seule (c’est ce que laisse suggérer la pochette, et le titre de l’album : moi, tout seule, en robe sexy.) laissera une trace plus importante

 

Et puis, à l’écoute de ce nouvel album, tout m’est revenu : mais oui, putain, Ultra Orange, c’était bien !
Passé ce premier constat et cet effet madeleine (même si ce nouvel album est loin d’être une photocopie du premier), j’aime ce disque clair, pas compliqué, ses qualités et ses défauts, un peu comme j’aimais l’album de Fred Jimenez. Ni chanson française à textes, ni variétoche, cet album se place plutôt comme petit instantané pop, chose improbable en France puisque faire de la pop ou du rock avec des vrais mots de la langue française est interdit depuis les années 60. Dingue, et Le Jour Parfait suffisent à garantir une addiction qui durera quelques semaines. Passé cette période d’enthousiasme, il faudra probablement ranger tout cela dans une boîte « plaisirs fugaces » (ou plaisirs coupables, si je prête attention aux cris de sauvages poussés par le Yéti à chaque apparition d’Emmanuelle Seigner dans le Sous-marin).

 

 

Randy Newman et Vincent Delerm en vue !

24 mars 2010

Randy Newman et Vincent Delerm

La Vigie #11

La Vigie aime les cheveux.

 

Elle aime en parler. Elle aime les comparer. Elle aime les caresser, ou qu’on lui caresse. Elle peut avoir des grandes discussions durant toute une soirée sur ce sujet inépuisable. Et surtout, surtout, La Vigie ne supporte pas le coiffeur, qui, quel qu’il soit, lui coupe toujours les cheveux de la même manière, et toujours trop court en plus. Bref, la Vigie hait les coiffeurs, et il semblerait que ces derniers le lui rendent bien.

 

Et puisque nous parlons tignasse, pourquoi ne pas se pencher sur des pochettes d’album qui en offrent de belles, de tignasses ? Tout commence en 1972, avec un album de Randy Newman. Celui-ci nous présente l’extrémité supérieure gauche de son crâne, avec une vue plongeante sur ses épais cheveux ondulés à peine coiffés.

 

Si vous êtes nés avant 1960, comme le Yéti par exemple, peut-être vous souvenez-vous de cette pochette. Si ce n’est pas le cas (et il y a fort à parier que l’écrasante majorité d’entre vous est concernée), voici un petit rappel illustré :

 

Randy Newman - Sail Away

Randy Newman - Sail Away

 

Une grosse trentaine d’années plus tard, inspiré ou pas par le père Randy, un petit Français, qui n’était pas encore né au moment de la sortie de Sail Away (donc qui est bien plus jeune que le Yéti), sort son quatrième album, nous offrant lui aussi une vue imprenable sur sa chevelure, certes moins bouclée, mais tout autant en pétard :

 

Vincent Delerm - Quinze Chansons

Vincent Delerm - Quinze Chansons

 

Et le premier qui dit que tout ceci est tiré par les cheveux, que la Vigie aime à les couper en quatre (les cheveux), il a intérêt à raser les murs la prochaine fois que je le croise.

 

A la semaine prochaine !

 

 

Cet article n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide de JP du groupe Polarsun. Merci à lui !

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune pogote avec Madness

22 mars 2010

 

Mark Linkous (1962 - 2010)

Périscope #11

Cette semaine, Ciccio est devenu fou. On est lundi matin, Fantasio et le Yéti prennent un café, tranquillement, dans la petite cuisine du Sous-Marin Jaune. Peu loquaces, les deux ours savourent ce moment de quiétude. Soudain la porte s’ouvre avec fracas et laisse apparaître un clone de John Belushi : costume et chapeau noire, chemise blanche et doc martens aux pieds, Ciccio se la joue Blues Brothers. Après les railleries d’usage, Ciccio éructe : « Meuh non, z’êtes nazes, c’est le retour du ska ! Madness est en tournée, y’a même un nouvel album !! SKA POWER !! ».

 

Interdits, Fantasio et le Yéti s’interrogent. Peut on encore décemment écouter du ska aujourd’hui ? Le ska n’est il pas une musique typiquement insulaire (écoutés seulement en Jamaïque et en Angleterre) ? Ciccio a-t-il perdu la raison ?

 

 

Ska, ska… le terme n’évoque pas grand chose à Fantasio, c’est même probablement un mot qu’il n’a jamais prononcé. Pour lui (mais quel est l’âge de Fantasio ?), le ska, c’est Madness, mais c’est surtout la musique qui passait dans la chambre de son grand frère à un moment indéterminé dans les années 80. Ne vous méprenez pas : le frangin de Fanta (une véritable force de la nature, à propos) ne connaissait pas grand chose au ska, mais écoutait One Step Beyond en boucle à l’époque où tout le monde faisait de même. Pour Fantasio, c’est donc un peu compliqué de faire étalage de toute sa connaissance de ce « style musical » – un peu comme si l’on demandait à Ciccio de commenter la réédition de l’intégrale d’Elton John, fait notable et digne d’intérêt.

 

The Two Tone Story, une bonne introduction au ska anglais.

The Two Tone Story, une bonne introduction au ska anglais.

Tout le contraire du Yéti finalement. En fait, pour être franc, le Yéti a souri en écoutant Ciccio. Car le ska, ça lui rappelle son adolescence. Il y a un bail donc. Il écoutait les Specials surtout, Madness bien sûr, et un peu The Beat. Mais bon il n’a jamais su s’il aimait réellement cette musique. Toujours la même rythmique, toujours les mêmes structures (et là, hop les cuivres vont se mettre à jouer… bingo !). N’empêche qu’à une époque, les Specials, c’était le meilleur groupe du monde. Rudy, Nite Club, Gangsters, quelles chansons ! Sur le dancefloor, impossible de résister, les grosses pattes velues du Yéti s’agitaient toute seules.
Aujourd’hui, le Yéti réécoute tout cela et trouve que les Specials, c’est toujours aussi bon. Madness a pris un petit coup de vieux, mais le versant pop du groupe est toujours aussi excellent (notamment sur The Rise and Fall). N’empêche, il se demande bien pourquoi il irait écouter leur nouvel album… ou les voir en concert. Tout cela sent un peu le formol ou la reformation intéressée. Aujourd’hui, il y a mille choses bien plus excitantes à écouter, comme le nouveau Archie Bronson Outfit ou le dernier Besnard Lakes. C’est décidé, il laissera Ciccio aller seul à son concert de ska.

 

Buster Shuffle - Our Night Out

Buster Shuffle - Our Night Out

En entendant ces derniers mots, Ciccio s’agite. Car attention, avant que la discussion ne parte dans des directions dans lesquelles personne à la rédaction du Sous-Marin Jaune ne souhaite vraiment aller, Ciccio souhaite mettre les choses au point.
Oui, il aime le ska. Non, il n’aime pas TOUT le ska. Tel le reggae, musique qu’il n’a jamais pu supporter, probablement pourri qu’il a été par les écoutes répétées de quelques morceaux de Bob Marley (toujours les mêmes : les plus mauvais, les plus lourdingues, et donc les plus appréciés…), le ska a tendance à se répéter et à s’enfermer, oubliant de se renouveler.
Pourtant, Ciccio a récemment été soufflé par un album ska qui l’a totalement remué : Our Night Out, de Buster Shuffle.
Encore sonné aujourd’hui, il préfère ne pas vous en dire plus, et vous redirige vers http://www.bustershuffle.co.uk pour quelques minutes de plaisir endiablé. Si le Yéti ne bouge pas ses fesses poilues sur ces morceaux, alors Ciccio ne s’appelle plus Ciccio !

 

 

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Le Yéti

 

 

Il ne faut pas… regarder le crunch en écoutant The Jam

21 mars 2010

Pas de The Jam pendant France-Angleterre

La Combinaison #9

Tout d’abord, un message clair et précis : LA FRANCE A FAIT LE GRAND CHELEM !!!

 

Voilà, pour vous qui n’entravez que dalle au rugby, et qui par conséquent n’aviez pas compris ce que le mot crunch signifie, et qui en plus êtes trop fainéants pour faire une recherche sur un moteur de recherche, vous le savez à présent : ce week-end est marqué par un événement dans l’Ovalie. L’équipe de France, non seulement a remporté son neuvième Grand Chelem (six ans après le dernier), mais en plus elle l’a fait contre l’Angleterre, l’équipe de Rugby qu’on aime le plus détester.

 

L’Angleterre du Rugby, c’est avant tout un joli maillot blanc, flanqué d’une magnifique rose sur le cœur : The English Rose.

 

Or, si vous êtes un amateur éclairé de musique (et c’est forcément le cas puisque vous lisez ce blog), lorsque vous entendez parler de rose anglaise, vous pensez fatalement à The Jam, et au fantastique album All Mod Cons. Et c’est là que vous êtes sur le point de faire une boulette. Car si vous écoutez English Rose avant la fin du match, il y a de fortes chances que vous vous laissiez séduire par cette ballade brute de décoffrage, chantée par un jeunot plein de culot (Paul Weller, déjà au sommet de son art), et que du coup vous vous mettiez à soutenir la mauvaise équipe !

 

Vous ne me croyez pas ? Ecoutez plutôt :

 

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Bref, si vous passez le week-end à pleurer la défaite des rosbeefs, générant haine, moqueries et autres quolibets partout où vous passez, tandis que lesdits rosbeefs, pleins comme des huîtres, ronds comme des boules, bourrés comme des coings (bref, des anglais, en somme) vous rejettent parce que selon eux vous ne savez pas boire (savoir boire = boire beaucoup et vite, et si possible vomir avec classe dans le caniveau), c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Gorillaz – Plastic Beach

18 mars 2010

 

Chronique de Gorillaz - Plastic Beach

Touché coulé #3

Pourquoi est-ce que j’aime Gorillaz ? (ou plutôt, pourquoi est-ce que j’aimais Gorillaz…) A priori, rien ne me pousse vers cette musique qui mélange des styles que soit je goûte peu (électronique), soit je ne peux carrément pas sacquer (le rap). Certes, il y a tout le concept autour (et pour aimer les concepts musicaux, J’AIME les concepts musicaux) : le groupe imaginaire, le graphisme superbe, les concerts cachés, etc. Mais même cela ne serait pas suffisant. Comme si j’étais du genre à me laisser avoir par des poseurs…

 

Non, ce qui fait que j’aime (non, que j’aimais, va falloir que je m’y fasse) Gorillaz, c’est bien évidemment Damon Albarn. Grand fan de Blur devant l’éternel, j’ai la faiblesse d’écouter et aimer tout ce qu’il fait à côté (l’album Mali Music, Gorillaz, donc, mais aussi ses apparitions vocales chez les autres, comme par exemple sur le dernier Massive Attack). Il doit y avoir un truc particulier sans sa voix…

 

Mais je digresse, je digresse… Si je suis ici, c’est pour exprimer ma déception à l’écoute, pourtant répétée, du dernier album des gorilles. Et comme je n’ai vu aucun clip, aucune image liée à cet album, on ne pourra pas dire que mon jugement est biaisée par l’image du groupe.

 

Gorillaz - Plastic Beach

Gorillaz - Plastic Beach


Là où le succès des albums précédents, voire même des tubes précédents (Clint Eastwood, Feel Good Inc), reposait selon moi sur un savant mélange, extrêmement bien dosé, des genres musicaux évoqués plus haut, sur Plastic Beach le rap semble s’être taillé la part du lion (snif). Un exemple des conséquences désastreuses de ce choix malheureux, c’est le fait que la voix de Damon ne se fasse pas entendre avant le quatrième morceau ! (Evidemment, la conséquence principale, c’est que l’on a l’impression d’écouter un album de rap) Et même ce morceau, Rhinestone Eyes, ne semble pas à la hauteur des albums précédents, tant il est mou du genou.

 

Et que dire du morceau suivant, Stylo ? Certes, la voix de Damon fait du bien, mais quid de cette affreuse basse synthétique qui brise le cerveau pendant tout le morceau ? Et c’est pas parce que Bobby Womack est guest vocalist que ça va rendre le morceau soudainement bon (surtout que, dans mon cas, vu que je suis pas fan dudit Bobby, ça n’arrange rien).

 

Et puis après ce court intermède écoutable, on repart pour du rap, mélangé avec un peu de R’n'B coupée à l’eau de boudin, ou avec de l’électro douteuse (Glitter Freeze).

 

Le mélange passe moins bien (voire pas du tout en ce qui me concerne) que sur les autres albums. Ou bien est-ce du à la difficulté de se renouveler lorsque l’on est enfermé dans un style très particulier et reconnaissable au premier coup d’oreille ? Ou alors tout simplement c’est parce que j’ai atteint mes limites avec ce groupe…

 

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Ciccio

The Magnetic Fields et I’m From Barcelona en vue !

17 mars 2010

The Magnetic Fields et I'm From Barcelon

La Vigie #10

Ah, les albums concepts… Depuis le tout premier qui lui a été donné d’écouter, le fabuleux Tommy de The Who, la Vigie s’est passionnée pour ce type d’album, qui mélange homogénéité de la musique (car, comme dans un opéra, certains thèmes musicaux peuvent revenir) et des paroles (puisque soit on raconte une histoire, donc les chansons s’écoutent comme les chapitres d’un livre, soit elles ont une thématique commune, sans être forcément liées par un histoire commune – pour bien saisir la différence, comparez par exemple le sus nommé Tommy à Illinoise, de Sufjan Stevens).

 

Parmi les bijoux d’albums concepts que la Vigie vénère, outre Tommy, donc, on peut citer Arthur (je vous épargne la longueur du titre exact de cet album, même si, à la réflexion, écrire le titre aurait été moins long que d’écrire cette parenthèse qui explique plus ou moins bien pourquoi j’ai choisi de ne pas écrire le titre, ce qui, convenons-en, est un peu ridicule), des grandioses The Kinks. Mais la Vigie ne vit pas dans le passé, et plus récemment elle a aussi grandement aimé The Hazards Of Love, des Decemberists.

 

Mais venons-en au fait. Vous connaissez probablement un certain Stephen Merritt, cerveau du groupe The Magnetic Fields. Si c’est le cas (et si ce n’est pas le cas, à la limite on s’en fout), vous devez donc connaître un de leurs meilleurs albums :

 

69 Love Songs

69 Love Songs

 

Il y a donc des groupes qui sont en quelque sorte des habitués de la conceptualisation de leurs réalisations, et il y en a que l’on n’attend pas dans ce domaine. Et le meilleur exemple est le groupe qui a sorti l’un des meilleurs albums de 2007, I’m From Barcelona. Et bien figurez-vous que ce groupe, qui dénombre 27 membres, a décidé de sortir un album sur lequel chaque membre aurait écrit une chanson ! Voilà un concept intéressant, non ?

 

27 Songs From Barcelona

27 Songs From Barcelona

 

Ah oui, j’ai dit que les pochettes se ressemblaient étrangement ou pas ?

 

A la semaine prochaine !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune.

 

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Ciccio

Mark Linkous (1962 – 2010)

15 mars 2010

 

Mark Linkous (1962 - 2010)

Périscope #10

Samedi 6 mars, on apprenait le suicide de Mark Linkous, l’homme qui composait derrière Sparklehorse de si délicates et émouvantes folk songs.
A bord du Sous-Marin Jaune, la nouvelle n’a laissé aucun des matelots indifférents et chacun souhaitait faire part de ses impressions sur sa musique, de sa relation avec Mark, et du trou béant qu’il va laisser. Tout du moins pour Fantasio et le Yéti.

 

En effet, la mort de Mark Linkous a laissé Ciccio relativement indifférent. Voici en verbatim sa réaction à l’annonce de la mort du leader de Sparklehorse : « Mark qui ??!! Linkous ? Ah oui, le mec de Pavement. Désolé, je suis pas super fan de… Ah non merde, lui c’est Malkmus… Donc Linkous c’est le type de Sparkletruc, là… Ah, il est mort, ah ben merde, c’est con ça, il paraît que c’était un groupe culte. Mais désolé, je suis pas super fan… »
En effet, même si Ciccio possède deux albums du groupe (It’s A Wonderful Life et Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain), force est d’avouer que Sparklehorse n’est jamais entré dans son panthéon musical plutôt orienté musique simple et directe, peu torturée. Cela ne l’empêche pas de respecter la douleur de ses co-matelots, mais si cette petite note dissonante peut faire chier Fantasio et le Yéti, ce sera toujours ça de pris.

 

Mark Linkous de Sparklehorse

Mark Linkous de Sparklehorse

A la différence de Ciccio, le Yéti, lui, a été profondément marqué par cette douloureuse nouvelle. Le Yéti a découvert Mark Linkous à travers le troisième album de Sparklehorse, It’s a Wonderful Life. Et il n’est pas près d’oublier cette voix, qui lui chuchotait à l’oreille Gold Day. Un groupe à écouter la nuit tombée, doucement, voilà l’impression que lui faisait la musique de Sparklehorse. Et encore aujourd’hui. Une musique cotonneuse où il faisait bon se lover, se blottir.
Sur Dreamt For Light Years In The Belly Of A Mountain paru en 2006, Mark avait une nouvelle fois composé des petits miracles de chansons, formidablement attachantes. Et puis le Yéti n’oubliera jamais que grâce à Mark, la belle Nina Person des Cardigans s’était émancipée de ses garçons à travers l’excellent premier album de A Camp. Et rien que pour cela, le Yéti est triste. Très triste.
En fait il ne s’était pas senti aussi triste depuis la mort de Grant Mc Lennan des Go-betweens. La même impression de perdre un ami, quelqu’un avec qui on a partagé des instants fragiles et importants. Putain de début d’année.

 

Sparklehorse - It's A Wonderful Life

Sparklehorse - It's A Wonderful Life

De même, si l’on demande à Fantasio d’évoquer Mark Linkous et Sparklehorse, il voyagera volontiers dans le temps jusqu’en 1995 (!) et le diaboliquement intitulé Vivadixiesubmarinetransmissionplot. Il se souviendrait aussi de Good Morning Spider et de It’s A Wonderful Life, il en dirait certainement le plus grand bien. D’un autre côté, il n’aurait pas forcément envie de se re-plonger immédiatement dans cette discographie irréprochable. Pourquoi ne pas redécouvrir ces merveilles maintenant ? Tout simplement parce qu’elle lui semblerait désormais encore plus douloureuses. Forcément, le simple souvenir de la voix de Mark Linkous sur n’importe lequel de ses titres imposerait la conclusion suivante, aussi facile qu’accablante : la fin de sa vie est à l’image de tout le mal de vivre qui semblait peser sur ses épaules. Dans 2 ou 3 semaines, Fantasio ressortira les albums de Sparklehorse de son chapeau, et réécoutera probablement Heart of Darkness en boucle, comme si 2010 était 1996.