The Cure et A Place To Bury Strangers en vue !

31 mars 2010

A Place To Bury Strangers comparé à The Cure

La Vigie #12

Au bureau, la Vigie avance à oreilles de loup.

 

En effet, son collègue, associé, et néanmoins ami, a des goûts musicaux très… spécifiques. Pour vous donner une idée, c’est lui l’auteur de cette citation, très connue dans les milieux autorisés (cherchez pas, vous n’en faîtes probablement pas partie…) : « J’aime la musique qui tend ». Tout est dit, n’est-ce pas ?

 

Vous comprendrez donc que la Vigie, tout en remerciant chaque jour le destin de ne pas l’avoir mise dans le même bureau que le Yéti (pour l’odeur) ou Fantasio (la Vigie n’est pas sado-maso), prend énormément de précautions lorsqu’elle sent que son collassocié est sur le point de passer de la musique.

 

En gros, la Vigie ne se plaint pas, car elle sait que, de temps en temps, elle se retrouve, musicalement parlant, avec son associami. C’est d’ailleurs ce qu’elle a pensé quand, l’autre jour, elle a entendu sortir de ses enceintes de bureau l’intro du morceau suivant :

 

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En effet, l’espace d’une minuscule demi seconde, elle a cru reconnaître l’intro d’un morceau de The Cure qu’elle adore (pour plus d’informations sur l’amour de The Cure pour la Vigie, allez donc voir cet ancien post), Primary :

 

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Et oui, que voulez-vous, c’est à l’influence d’un groupe, donc aux traces de son existence retrouvées chez les autres, que l’on mesure son importance.

 

Et ce n’est sûrement mon amollègue tendu qui dira le contraire !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune, ou à le mettre dans un commentaire.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune s’interroge sur le cas Phoenix

29 mars 2010

 

Le Sous-Marin Jaune s'interroge sur le cas Phoenix

Périscope #12

Après un album unanimement acclamé en 2009, on se disait que Phoenix venait en terrain conquis pour un concert unique, à L’Olympia, lundi dernier, aidé par les petits jeunes de Two Door Cinema Club.
Le groupe, méga star à l’étranger (aux Etats-Unis et au Japon notamment), a pourtant toutes les difficultés à s’imposer en France. Allait il enfin conquérir Paris et recueillir les fruits des critiques dithyrambiques de son excellent Wolfgang Amadeus Phoenix ? Le Yeti était sur place pour en juger. Quant à Ciccio et Fantasio, ils en profitent pour livrer leurs impressions sur ce groupe, finalement à part sur la scène française.

 

 

Dans le Sous-Marin Jaune, seul le Yéti avait donc été intéressé par le concert de Phoenix. Lui qui a vivement aimé leur dernier album de l’an dernier ne voulait absolument pas rater ce concert, annoncé comme le plus trendy de la semaine.
Après 1h30 de concert, le Yéti sort plutôt mitigé du set, un peu grognon, pas emballé, mais pas non plus déçu. Un concert trop lisse pour lui, bien carré, mais surtout totalement déséquilibré. En effet, le Yéti ne s’y fera pas, mais les titres de United, le premier album trop sage de Phoenix, adulé par certaines personnes, se révèlent en live impersonnels et fades. Limite soupe FM.
En revanche, les chansons de Alphabetical et de Wolfgang Amadeus Mozart se voient parés de mille feux avec des rebondissements en veux tu en voilà, notamment sur un Run Run Run d’anthologie. Mais entre temps, on aura eu droit aussi à des titres sans aucune saveur, se ressemblant trop et à un groupe très poli, sans cette petite folie qu’on aimerait leur voir.
Le problème de Phoenix en France, pense le Yéti, c’est son public de midinettes, qui n’est pas encore prêt à écouter Love Like A Sunset et ses expérimentations à la croisée du krautrock. Ce public veut les tubes et que les tubes, et du coup les gars de Phoenix se plient à leurs exigences. C’est dommage.
De là à hurler que Phoenix est un groupe surestimé, peut être pas, mais finalement se cherchant encore, oui c’est indéniable.

 

Phoenix

Phoenix

Le nom de Phoenix évoque beaucoup de souvenirs à Ciccio, des souvenirs très contrastés d’ailleurs. Le premier, c’est la pochette mystérieuse du premier album, United, qu’il avait acheté sans connaître le groupe, sur la base d’un single qui l’avait soufflé : Too Young. Il avait été notamment emerveillé par le morceau de bravoure qui cloturait l’album, Funky Squaredance : un courageux mélange de rock FM façon Queen et de country digne du Kansas. Ensuite il y a eu Alphabetical, album acheté encore plus vite, sans la moindre écoute, et qui n’a pas du passer plus de cinq fois sur sa platine. Les deux derniers albums ont eux aussi été acheté, et même (très) apprécié (Ciccio pense qu’il a écouté 1901 plus de cent fois déjà).
Ciccio n’a donc pas la ferveur d’un vrai fan, mais il continue de suivre et d’écouter ce groupe, qui vient d’une banlieue parisienne qu’il a bien connue étant jeune.

 

Phoenix-Wolfgang Amadeus Phoenix

Phoenix-Wolfgang Amadeus Phoenix

 

Depuis l’album It’s Never Been Like That, Fantasio a mis le groupe de Thomas Mars dans une catégorie très particulière, un peu à part. Mais de quelle catégorie s’agit-il exactement ? Celle des groupes dont la musique est « au-dessus du lot », catégorie éminemment personnelle, puisque chacun est libre de penser que Phoenix est un groupe surestimé ou surcoté. Mais cette semaine, c’est Fantasio qui parle en dernier à bord du Sous-Marin Jaune, et il est bien content de pouvoir clore le débat initié par le Yéti. Et puis d’abord, que peut-on réellement attendre des apparitions scéniques d’un groupe comme Phoenix, dont les exploits discographiques reposent en grande partie sur sa capacité à élaborer un « son » studio aussi excitant qu’artificiel ? Conseil de la semaine : (ré)écouter Wolfgang Amadeus sur un bon casque Hi-Fi.

 

Il ne faut pas… associer une chanson à une victoire

27 mars 2010

Pas de chanson pour une victoire

La Combinaison #10

 

La semaine dernière, nous avons assisté à deux victoires, très différentes, mais qui ont un point commun : une chanson leur était associée. Les journalistes ont passé à l’envie L’important C’est La Rose, de Gilbert Bécaud, en toile de fond de leurs reportages sur la « victoire » du Parti Socialiste. De leur côté, les rugbymen français, pour le neuvième Grand Chelem de l’histoire du rugby français, ont entonné, de manière peu originale, le riff de Seven Nation Army, des White Stripes.

 

On pourrait citer de nombreux autres exemples (les sportifs ne sont avares ni de clichés ni de choix musicaux douteux), le plus fameux étant certainement les footballeurs français vainqueurs de la Coupe du Monde en 1998. Ces derniers avaient choisi le tube de Gloria Gaynor, I Will Survive, qu’ils massacraient dans les vestiaires après chaque victoire.

 

Certes, d’aucuns pourraient objecter que l’unité d’un groupe, dans le cadre d’une compétition sportive aussi importante, ne peut être maintenue que grâce à ce genre d’artifice, et que d’une certaine manière Gloria Gaynor a participé à la victoire des bleus en 1998 (pour ce qui est de l’unité du groupe en politique, je crois que nous tomberons d’accord pour dire qu’elle n’existe pas, chacun se mettant d’abord au service de soi avant de penser – éventuellement – au groupe).

 

Néanmoins, ce genre d’association victoire/musique ne peut que faire du mal à la musique choisie, en la connotant tellement qu’elle perd son contexte original, voire, pire encore, son identité (« oh, mais c’est la chanson de l’équipe de France 98 ??!! »). Il ne faut donc pas céder à la tentation, et garder les chansons que l’on aime pour ce qu’elles sont.

 

Bref, si vous passez le week-end à marmonner sur l’air de L’important C’est La Rose une rose à la main, de Seven Nation Army un ballon ovale à la main, ou de I Will Survive un ballon rond à la main, tandis qu’autour de vous les gens vous demandent s’il s’agit bien de la musique de la dernière pub pour tel ou tel produit débilisant, attirant sur vous honte et quolibets, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Emmanuelle Seigner est-elle vraiment dingue ?

25 mars 2010

Cette semaine, Le Yéti projette d’écrabouiller l’aînée des Seigner, à la seule force de ses pattes velues. Fantasio se présente en défenseur des femmes maltraitées.

 

Le Yéti :

Le nouvel album de la soeur Seigner

Emmanuelle Seigner - Dingue

Enfer et damnation : la malédiction de l’actrice qui se rêve chanteuse a encore frappé. Après avoir subi les tentatives de Sandrine Kiberlain, Jeanne Balibar ou Agnès Jaoui, c’est au tour d’Emmanuelle Seigner de sortir un premier album.

 

Mais comme la demoiselle s’est bien entourée (Keren Ann et Doriand s’occupent des mélodies et des textes), j’étais plein d’espoir, surtout que le single, Dingue, était assez affriolant. Emmanuelle Seigner y montre assez d’espièglerie pour intriguer et nous tenir en haleine. On croirait presque un inédit de Nancy Sinatra. C’est dire.

 

Quelques titres plus tard pourtant, je sors mes griffes et hurle au scandale, totalement trompé par la marchandise. Soyons clair, le filet de voix d’Emmanuelle Seigner est plutôt agréable, pouvant rappeler April March sans l’accent. Mais on le sait, une jolie voix n’a jamais fait un bon album, et là, je me demande où est passé le talent de Keren Ann et de Doriand. En effet pour ceux qui suivent ces deux excellents chanteurs français, on a vraiment l’impression d’entendre des fonds de tiroir ou des mélodies déjà archi-entendues (Jamais d’autre que moi ou Emmanuelle). Mais le plus désolant reste à mon gout les textes particulièrement indigents. On navigue entre cucuteries (Alone à Barcelone et ses rimes pauvres), name dropping se voulant branché (P’tite Pédale) et textes bâclés (le duo avec Roman Polanski dont le texte m’a fait hurler de rire, mais à ses dépends).

 

Je n’ai jamais aimé Emmanuelle Seigner actrice (elle a bousillé Frantic et la dernière scène de La Neuvième Porte est un monument de Grotesque), mais j’appréciais l’image qu’elle renvoyait, icône un peu chic et légère. Avec cet album, je vois les limites de ses poses, de ses minauderies. Tout cela est finalement totalement insignifiant et un brin risible.

 

 

Fantasio :

Emmanuelle Seigner dans Frantic

Avant quand elle était actrice

Certains disques arrivent comme des piqûres de rappel. Je ne pensais pas avoir la mémoire si courte : la précédente tentative musicale d’Emmanuelle Seigner avec des amis chevelus (Ultra Orange et Emmanuelle) remonte seulement à 2007. Quelle conclusion tirer de cet oubli ? Aucune, en ce qui me concerne, mais je parie que cet album avec Emmanuelle Seigner toute seule (c’est ce que laisse suggérer la pochette, et le titre de l’album : moi, tout seule, en robe sexy.) laissera une trace plus importante

 

Et puis, à l’écoute de ce nouvel album, tout m’est revenu : mais oui, putain, Ultra Orange, c’était bien !
Passé ce premier constat et cet effet madeleine (même si ce nouvel album est loin d’être une photocopie du premier), j’aime ce disque clair, pas compliqué, ses qualités et ses défauts, un peu comme j’aimais l’album de Fred Jimenez. Ni chanson française à textes, ni variétoche, cet album se place plutôt comme petit instantané pop, chose improbable en France puisque faire de la pop ou du rock avec des vrais mots de la langue française est interdit depuis les années 60. Dingue, et Le Jour Parfait suffisent à garantir une addiction qui durera quelques semaines. Passé cette période d’enthousiasme, il faudra probablement ranger tout cela dans une boîte « plaisirs fugaces » (ou plaisirs coupables, si je prête attention aux cris de sauvages poussés par le Yéti à chaque apparition d’Emmanuelle Seigner dans le Sous-marin).

 

 

Randy Newman et Vincent Delerm en vue !

24 mars 2010

Randy Newman et Vincent Delerm

La Vigie #11

La Vigie aime les cheveux.

 

Elle aime en parler. Elle aime les comparer. Elle aime les caresser, ou qu’on lui caresse. Elle peut avoir des grandes discussions durant toute une soirée sur ce sujet inépuisable. Et surtout, surtout, La Vigie ne supporte pas le coiffeur, qui, quel qu’il soit, lui coupe toujours les cheveux de la même manière, et toujours trop court en plus. Bref, la Vigie hait les coiffeurs, et il semblerait que ces derniers le lui rendent bien.

 

Et puisque nous parlons tignasse, pourquoi ne pas se pencher sur des pochettes d’album qui en offrent de belles, de tignasses ? Tout commence en 1972, avec un album de Randy Newman. Celui-ci nous présente l’extrémité supérieure gauche de son crâne, avec une vue plongeante sur ses épais cheveux ondulés à peine coiffés.

 

Si vous êtes nés avant 1960, comme le Yéti par exemple, peut-être vous souvenez-vous de cette pochette. Si ce n’est pas le cas (et il y a fort à parier que l’écrasante majorité d’entre vous est concernée), voici un petit rappel illustré :

 

Randy Newman - Sail Away

Randy Newman - Sail Away

 

Une grosse trentaine d’années plus tard, inspiré ou pas par le père Randy, un petit Français, qui n’était pas encore né au moment de la sortie de Sail Away (donc qui est bien plus jeune que le Yéti), sort son quatrième album, nous offrant lui aussi une vue imprenable sur sa chevelure, certes moins bouclée, mais tout autant en pétard :

 

Vincent Delerm - Quinze Chansons

Vincent Delerm - Quinze Chansons

 

Et le premier qui dit que tout ceci est tiré par les cheveux, que la Vigie aime à les couper en quatre (les cheveux), il a intérêt à raser les murs la prochaine fois que je le croise.

 

A la semaine prochaine !

 

 

Cet article n’aurait pas pu voir le jour sans l’aide de JP du groupe Polarsun. Merci à lui !

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune.

 

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Ciccio