Il ne faut pas… lire un livre de la série 33 1/3 sans avoir l’album sous la main

27 février 2010

Pas de 33 1/3 sans l'album disséqué

La Combinaison #7

Il est vendredi après soir, vous prenez le train pour rejoindre de la famille ou bien des amis en week-end, loin de la ville dans laquelle vous habitez. Vous avez tout prévu pour votre voyage en train parce que vous adorez le train : à boire, à manger, à écouter, et à lire. Le train démarre, vous sortez un 33 1/3 que vous n’avez pas lu, et là… Comment ça vous ne savez pas ce qu’est un 33 1/3 ?

 

C’est une blague, n’est-ce pas ? Je me demande si c’est bien décent de continuer cet article…

 

Le 33 1/3 que je viens de finir : Pink Moon, de Nick Drake

Le 33 1/3 que je viens de finir : Pink Moon, de Nick Drake


Bon, OK, je continue, mais c’est bien parce que j’ai peur que sinon Fantasio, qui me terrifie, n’en vienne à me punir. Mais d’abord, il est critique que vous découvriez cette série de livres fabuleuse qu’est 33 1/3 (je m’excuse par avance auprès de ceux d’entre vous qui connaissent la série, ils peuvent passer directement au paragraphe suivant, sauf ceux à qui j’ai prêté des exemplaires de cette série, qui sont priés avant de lire la suite de venir me les rendre). Chaque livre de la série est consacré à un album, un seul, considéré (souvent à juste titre) comme mythique, et écrit par quelqu’un en rapport avec le monde de la musique (journaliste ou artiste, généralement). Ce sont de petits livres qui se lisent très vite, comme une petite sucrerie qui fond délicieusement dans la bouche. C’est bon, vous voyez ? Je reprends.

 

Le train démarre, vous sortez un 33 1/3 que vous n’avez pas lu, et là c’est le drame, cher à Vincent Marronnier : vous vous rendez compte que vous n’avez pas l’album sur vous. Si bien que lorsque l’auteur abordera la conception, l’enregistrement ou, pire encore, la minute cruciale d’un des morceaux de l’album, vous ne pourrez pas exactement comprendre de quoi il parle (le pire, c’est quand ils disent des trucs du genre : « à ce moment précis, on entend très bien bidule qui rate son refrain, et machin qui lui gueule dessus, mais on n’a jamais pu l’effacer complètement au mixage, et il s’agissait de la meilleur prise… »).

 

Si les autres voyageurs vous regardent de travers pendant tout le trajet parce que vous gémissez, que vos hôtes pour le week end n’osent plus vous parler de peur de vous voir pleurer ou, bien pire, vous jeter par la fenêtre, et que vous attrapez une pneumonie parce que vous avez passé la nuit du samedi à dimanche seul, sous la pluie, dehors, en essayant en vain de repasser dans votre tête le moment précis ou bidule rate son refrain tandis que machin lui gueule dessus, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Gigi – Maintenant

25 février 2010

Chronique croisée de Gigi Maintenant

Babord-Tribord #2

Cette semaine, Fantasio essaie de noyer Gigi, du coup Ciccio lui fait du bouche-à-bouche.

 

Les deux textes ont été écrits en parallèle, chaque auteur découvrant le texte de l’autre au moment de la publication.

 

 

Fantasio:

 

Si vous avez aimez l’âge d’or des productions de Phil Spector, les tubes des Ronettes des années 60, vous aimerez l’album de Gigi. Malheureusement ou heureusement, les choses ne sont évidemment pas si simples, sauf si vous êtes, au choix, une machine, un auditeur un peu amnésique avide des recommandations d’Amazon à ses clients, un lecteur indolent de la presse spécialisée.

 

Maintenant

Maintenant

Évidemment, le coup est un peu rude, et on pourra toujours dire que Gigi ne mérite pas ça, pas plus ses fans d’ailleurs. Et puis d’abord, c’est fort d’entendre ça de ma part, moi qui ai adulé les Pipettes ou Ladybug Transistor il y a quelques années.

 

Mais non : pas plus que les comparaisons (un nouveau groupe par jour ?) aux « harmonies vocales » des beach boys et des beatles ne sont justifiées, la comparaison ne tient pas debout. Il n’y a pas de Wall of Sound chez Gigi, juste quelques gimmicks répétés, une chorale du dimanche qui n’a rien de honteux, mais qui se révèle exaspérante dès le premier titre, et ennuyeuse dans son intégralité.

 

En tant que nostalgique d’une certaine époque et pas du tout anti-passéiste, les bras m’en sont tombés. Le titre prête évidemment à sourire : un album qui s’auto-tamponne 1965 sur chaque titre et qui intitule son album « maintenant », ça ne manque pas de panache !

 

Pour les chansons et le Wall of Sound, on repassera.

 

 

Ciccio :

 

Le dernier album arrivé par la poste sur mon bureau est Maintenant, de Gigi. Chose rare dans mes achats, je ne connais rien du groupe (artiste seul bien entouré ? collectif à taille variable ?). Je n’avais d’ailleurs plus entendu prononcer ce nom depuis le générique de cet insupportable dessin animé pour filles datant de cette époque où je trouvais que les filles, c’était nul (j’ai depuis beaucoup mûri, et je trouve à présent que les filles, c’est en fait pas trop nul).

 

Gigi, la vraie

Pourquoi donc cet achat que certains rabat-joies dont je tairais le nom (ça commence par un F, ça finit par un O, et au milieu ça ressemble à ‘antasi’) qualifieraient d’impulsif, voire de regrettable ? Et bien tout simplement parce que ce disque m’a emballé dès la première écoute, et c’est assez rare pour être souligné. Je suis en effet un adepte de l’immédiateté, c’est à dire que j’aime la musique tout de suite et beaucoup, ou alors pas du tout.

 

Bref, si vous me proposez de la pop bien énergique, en provenance directe des années 50, à l’époque où la frontière entre pop et soul était plutôt floue, une basse motownisée (No, My Heart Will Go On), des trompettes easy-listening (Some Second Best), des choeurs féminins bien sucrés (Alone At The Pier), et une production que Phil Spector ne renierait pas, et bien moi je fonce, tête baissée, sans réfléchir.

 

Et tant pis si les empêcheurs de chanter en rond viennent gâcher mon plaisir en me disant que cette musique n’est pas novatrice, qu’on oubliera Gigi avant même qu’ils (elles ?) tentent de sortir leur second album (qui se souvient aujourd’hui des Pipettes, groupe très proche au niveau du style, malgré leur premier album, que j’ai pour ma part écouté en boucle pendant plusieurs mois ?).

 

Moi, c’est aujourd’hui que j’ai envie de les écouter, et d’ailleurs c’est ce que je vais (re)faire tout de suite !

 

 

Ciccio & Fantasio

 

The Kinks et Blur en vue !

24 février 2010

The Kinks comparé à Blur

La Vigie #7

Il y aurait tant de choses à dire sur The Kinks, ce groupe que j’aime à citer comme mon préféré de tous les temps, que je ne sais par où commencer. Alors je vais juste partager une petite anecdote : c’est grâce à Blur que j’ai découvert The Kinks. Oui ! En 1994, au crépuscule de mon adolescence, je découvre, émerveillé l’album Parklife. Tous les critiques (et Damon Albarn lui même) décrivent la filiation directe entre Ray Davies et Damon Albarn, tant au niveau de la fibre pop que de l’écriture sociale douce amère.

 

C’est Muswell Hillbillies, pourtant pas l’album le plus représentatif de The Kinks, qui va immédiatement démarrer mon apprentissage. Et depuis cette année fatidique il ne se passe pas une semaine sans que j’écoute au moins un titre de ce groupe aussi fabuleux que sous estimé à la grande époque des années 60.

 

Mais vous n’êtes pas sur ce blog pour entendre la Vigie parler de sa vie (si vous êtes passionné par sa vie, voire totalement amoureuse – la Vigie est en effet un homme – de lui, pourquoi ne pas le contacter directement, voire, encore mieux, le crier à la face du monde ?), mais plutôt pour assister, avec une douzaine d’années de retard, à un hommage vibrant d’un excellent groupe des années 90 au meilleur groupe des années 60-70. Ca commence avec It Could Be You :

 

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Nul besoin d’user le lecteur audio, sauf si vous avez bon goût et que vous souhaitez entendre ce morceau jusqu’à son terme, car tout est dit dans l’introduction. Introduction qui existait en fait 25 ans plus tôt, dans Top Of The Pops :

 

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Plutôt que parler de siphonnage grossier, La Vigie souhaite souligner ici l’hommage rendu aux glorieux ainés locaux, à trav… Comment ça j’ai déjà utilisé cette tournure ? Quoi ??!! J’ai un parti pris qui voudrait que je parle d’hommage quand j’aime les groupes et de plagiat quand je ne les aime pas ??!!

 

Et quand bien même, j’ai envie de dire ?

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune se met au skeleton à Vancouver

22 février 2010

 

le Sous-Marin Jaune est au JO de Vancouver

Périscope #7

Chaque semaine, les vaillants matelots du Sous-Marin Jaune aiment disséquer l’actualité tout en y injectant un peu de musique. Cette contrainte rajoute un peu de piment à l’exercice.
Et cette semaine, le Yéti n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en beuglant « Boah, moi je veux qu’on parle des JO de Vancouver ! C’est le sujet dont on cause dans le poste actuellement ! ». Oui : le Yéti est le seul à encore appeler une télévision un poste. Pauvre de lui.

 

Les jeux olympiques, qu’ils soient d’hiver ou d’été, ennuient profondément Ciccio, lui qui pourtant peut rester des heures devant son poste (ça, c’est pour faire plaisir au Yéti) à regarder le football anglais (C’mon Liverpool!!!) ou le tournoi des VI nations (Allez la France !!!). La montagne, la neige, le ski et ses stations ne s’accompagnent dans son esprit que de musiques insupportables (Barry White, Salvatore Adamo, Simon et les Modanais, Pascal Danel…). En fait, la seule raison pour laquelle il n’a pas envie de se tirer une balle lorsque démarrent les JO d’hiver, c’est le sketch de Seinfeld à ce sujet (petite traduction : « La luge est le seul sport dans lequel on ne verrait aucune différence si le protagoniste principal ne souhaitait pas participer »). Bref, Ciccio se console pour le moment en espérant que l’équipe de France de rugby réalise le grand chelem cette année.

 

Et si XTC venait jouer aux JO de Vancouver ?

Et si XTC venait jouer aux JO de Vancouver ?

Justement, à la différence de Ciccio, si le Yéti tenait tant à parler des JO de Vancouver cette semaine, c’est parce qu’il a noté que c’est dans ces disciplines sportives hivernales qu’on parlait le plus de musique.
Les freeriders et autres surfers écoutent du hardcore et des groupes garage. Le patinage artistique aime les musiques surannées ou les standards de la musique classique (Le Boléro de Ravel ou le Carmina Burana de Carl Orff). Enfin, à la fin de chaque slalom, on entend une musique de fond curieuse composée d’une radio locale passant les tubes de U2 mixée avec des cloches de vache et les cornes de brume.
Cherchez bien : aux JO d’été, il n’y a rarement autant de musique.
Bien sur, ces musiques sont un peu stéréotypées, font partie du folklore des JO, mais cela fascine le Yéti et le met en joie, même si les musiques ne sont pas du meilleur goût.
Et le Yéti d’aller encore plus loin et de proposer Ash Ra Tempel pendant le biathlon (c’est zen), Sigur Ros pendant le saut à ski (c’est planant), Rage Against The Machine pendant les matchs de hockey (c’est violent) et XTC pendant le curling. Pourquoi XTC ? Parce que le curling lui a toujours fait l’impression d’être une réunion de gentlemen anglais autour d’une tasse de thé. XTC donc.

 

Sufjan Stevens

Sufjan Stevens à Vancouver ?

Les Jeux Olympiques… Pour Fantasio en revanche, difficile de trouver un thème plus éloigné de tout sujet musical que Vancouver 2010. Sufjan Stevens himself n’a même pas osé écrire un album concept sur les Jeux Olympiques. Fantasio, s’il s’intéresse de loin aux Jeux d’Hiver, ne serait-ce que pour obtenir un bon sujet de conversation au bureau (la coiffure de Shaun White, les bienfaits du curling, les chutes de skieuses françaises…), n’a pas vraiment la tête à la poudreuse : il quitte momentanément le Sous-marin jaune pour des contrées lointaines et plutôt ensoleillées. A son retour, si le Sous-marin n’a pas coulé sous les assauts de son équipage réduit au service minimum, il nous parlera peut-être du concert de la Pompe Moderne auquel il a assisté à l’Alhambra.

 

 

Il ne faut pas… regarder les JO d’hiver à la télé en écoutant Etoile des neiges

20 février 2010

Pas de JO en écoutant Etoile des neiges

La Combinaison #6

Il ne faut pas regarder les jeux olympiques d’hiver en écoutant Etoi… Non, pardon, rectification : il ne faut pas regarde les JO, point final (désolé pour cette faiblesse éphémère, le Sous-Marin Jaune se doit de rester fort et intransigeant).

 

Si vous passez votre week-end devant la télé à essayer de comprendre les règles du curling alors que dehors les premières douceurs du printemps réchauffent doucement l’asphalte glacé il y a encore une semaine, que les bourgeons font timidement leur apparition sur les branches se battant pour retrouver un peu de leur vert d’avant le froid, que les oiseaux chantent gaiement pour se donner du courage pour les quelques semaines à venir (ah, le courage des oiseaux…), que la vaisselle s’empile dans l’évier, que l’odeur de votre corps suant et non lavé depuis deux jours s’exhale dans le salon, et que finalement votre moitié décide de ne plus vous adresser la parole jusqu’à ce que vous soyez sorti de votre torpeur aussi blanche et épaisse que de la poudreuse, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Yeasayer – Odd Blood

18 février 2010

 

Chronique de Yeasayer - Odd Blood

Touché coulé #2

Il y a des albums qui donnent envie de danser dans la rue, d’autres de se lover sous la couette au chaud, d’autres enfin de tomber amoureux. Et puis il y a des albums qui vous collent une migraine infernale, à vous rendre fou. Le second album des Yeasayer est de ceux-là et je ne suis pas près d’en reprendre une louche. Non merci.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas Yeasayer, disons que ce groupe new-yorkais joue une musique rock plutôt expérimentale, inspirée par les rythmes et la musique africaine. Oui, encore un. A ce sujet, nous rappelons à notre aimable clientèle qu’il faut toujours préférer l’original aux copies de Fela Kuti. Car à bord du Sous-Marin Jaune, nous allons vraiment finir par nous fâcher tout rouge si un nouveau groupe à la The Very Best ramène sa fraise le mois prochain.

 

Ceci étant dit, je reviens à mon ragoût de mouton et au Yeasayer, et précise avant toute chose que j’avais plutôt bien aimé leur premier album, All Hour Cymbals. Ma déception fût donc immense en découvrant cet infâme pudding qu’est Odd Blood, leur second et dernier album en date.

 

Yeasayer - Odd Blood

Yeasayer - Odd Blood

Odd Blood est en effet tout sauf digeste. Cet album me donne des aigreurs d’estomac (The Children et sa voix trafiquée), des maux de têtes (l’éreintant Rome) et enfin des sueurs froides (l’impossible Strange Reunions)
En écoutant cet album rempli de blips, blops, blurps, j’ai d’abord eu l’impression d’entendre un groupe essayant de faire un ersatz du très bon Merriweather Post Pavilion d’Animal Collective. Malheureusement le groupe a oublié ses chansons en route (l’interminable I Remember), sonnant parfois plus comme du mauvais Timbaland (si, si, comme sur Love Me Girl ) quand ce n’est pas carrément comme de l’eurodance italienne des années 80 (l’épouvantable O.N.E).

 

Puis, en réécoutant l’album, j’ai compris que les Yeasayer avaient pour ambition d’inventer le funk du 21eme siècle. Tout simplement.
Malheureusement, l’effet est totalement raté : le dance floor s’est totalement vidé, laissant John Travolta lessivé, la tête farcie comme une dinde de Thanksgiving, le cœur au bord des lèvres. La faute à tout ce fatras électronique, ces bouts de mélodies concassées, sans queue ni tête, et à cette voix exaspérante manquant totalement de groove.
Il est temps pour moi de faire une cure de Primperan.

 

 

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Le Yéti

 

 

The Cardigans et Pete Yorn & Scarlett Johansson en vue !

17 février 2010

The Cardigans et Pete Yorn & Scarlett Johansson

La Vigie #6

« J’adore les mélodies de Nina ! » ou encore « Scarlett, quand même, elle a une sacrée voix » sont autant de phrases hypocrites sortant d’une bouche masculine pour ne pas dire les choses comme elles sont : Nina Persson et Scarlett Johanson sont deux femmes très attirantes. Loin de nous l’idée de dénigrer leurs talents vocaux, mais force est simplement de constater que l’attirance physique ne gâche rien (n’est-ce pas, Maurane ?)

 

Ces deux demoiselles n’ont pas que cela en commun, fort heureusement, sans quoi le Sous-Marin Jaune ne prendrait pas la peine d’écrire un article. Non, la Vigie a remarqué une étrange ressemblance entre la pochette de l’album First Band On The Moon des Cardigans d’un côté (groupe de Nina Persson, pour ceux qui suivent pas et qui devraient arrêter de lire ce blog s’ils ne comprennent rien à rien), et celle du dernier projet de Scarlett d’un autre côté, écrit et co-interprété par Pete Yorn, appelé Break Up.

 

Jugez plutôt :

 

Pete Yron & Scarlett Johansson - Break Up

Pete Yron & Scarlett Johansson - Break Up

 

The Cardigans - First Band On The Moon

The Cardigans - First Band On The Moon

 

Même lumière aveuglante à l’arrière, même chevelu penché sur son instrument, même grain un peu vieillot… Alors, bel hommage ou vilain plagiat ?

 

Par contre, ne nous demandez pas de choisir entre Nina et Scarlett…

 

A la semaine prochaine !

 

 

Si vous aussi vous voyez des sosies partout (artistes, pochettes, chansons…), n’hésitez pas à en faire part à la Vigie du Sous-Marin Jaune.

 

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Ciccio

Le Sous-Marin Jaune passe la St Valentin avec Richard Hawley

15 février 2010

 

Richard Hawley est grand, très grand

Périscope #6

Mercredi dernier, un fait notable et important s’est produit à Paris: le meilleur concert de l’année 2010 a eu lieu. Ok, l’année est loin d’être terminée, mais on sait déjà que ce concert marquera durablement les esprits. L’homme responsable de cet engouement s’appelle Richard Hawley et le Sous-Marin Jaune vous dit pourquoi cet artiste est IMMENSE.

 

Si l’ on demande à Fantasio ce qu’il pense de Richard Hawley, il vous répondra au moins deux choses. La première, c’est que rien ne ressemble autant à un album de Richard Hawley qu’un album de Richard Hawley. Même voix profonde, même nonchalance, même élégance, même si Lady’s Bridge et Coles Corner se distinguent aisément dans la mémoire de Fantasio. Il se souvient d’un concert en 2008, où il avait ressenti un mélange de sérénité, de chaleur… et d’ennui. Sur scène, le style du crooner britannique tombait parfois dans la monotonie. Il avait alors conclu qu’il préférait définitivement les disques aux concerts, de même qu’il préférait la littérature à la vraie vie.
La deuxième chose que Fantasio dirait à propos de Richard, c’est qu’en 2010, ne pas connaître Richard Hawley, ne pas avoir eu l’occasion l’apprécier ses chansons, c’est quand même un peu se moquer du monde.
Un observateur attentif lui répondrait cependant qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et découvrir Truelove’s Gutter ou un de ses prédécesseurs, ainsi qu’il n’est jamais trop tard pour écouter autre chose de Roy Orbison que Pretty Woman.

 

Richard Hawley

Richard Hawley

Justement, Le Yéti est le dernier à bord du submersible à avoir déclaré sa flamme pour Richard. Au début, il ne comprenait pas trop la fascination de Ciccio et Fantasio pour Richard Hawley. Et puis Truelove’s Gutter lui est tombé sur sa trombine velue, et il a compris.
Compris que la voix de cet homme était l’une des plus belles aujourd’hui, l’égale de Scott Walker ou de Lee Hazlewood. Compris que ce gars composait des chansons poignantes, à faire chialer n’importe quelle grosse brute épaisse et poilue (n’importe quel Yéti donc). Compris enfin que Richard était un gars bien, attachant, cultivé, rare dans le cirque de la musique rock (il suffit de lire son interview dans le n°5 du magazine Eldorado pour tomber raide dingue fou amoureux du gars. Si, si).
Aujourd’hui, le Yéti comble son retard à vitesse grand V et écoute la discographie de Monsieur Hawley en boucle. Et jalouse en secret Ciccio qui a pu assister, lui, au fameux concert de l’Alhambra.

 

Son dernier album: Truelove's Gutter

Son dernier album: Truelove's gutter

A ce propos, Ciccio a bien du mal à comprendre pourquoi le Yéti s’enthousiasme autant pour un concert auquel il n’était pas, et dont Ciccio lui-même ne lui a pas parlé. Il imagine le Yéti, le soir du concert, seul dans sa chambre, torse nu, les fenêtres ouvertes, le poil au vent glacial de février, écoutant le fantastique Truelove’s Gutter tout en se fouettant le dos à l’aide d’un martinet, et murmurant dans sa barbe « t’es pas allé au concert, hein ? Tiens, prends ça, c’est bien fait pour toi. Et puis tiens ! Ca c’est pour toutes les fois où tu me fais chier avec tes groupes inconnus… ». Pendant qu’au même moment, Ciccio, lui, se disait qu’enfin, Richard Hawley avait sublimé sa musique sur scène, montrant tout le chemin parcouru depuis le pourtant déjà fabuleux premier titre de son premier album, Something Is. Oui, le dernier album de Richard Hawley est son meilleur, et si vous êtes pas d’accord il envoie la mafia de Sheffield s’occuper de vous et de votre famille.

 

Il ne faut pas… écouter Salvatore Adamo quand il neige

13 février 2010

Pas de Salvatore Adamo quand il neige

La Combinaison #5

Il ne faut pas écouter Salvatore Adamo quand il neige, malheureux ! (Le lecteur averti rétorquera qu’il ne faut pas écouter Salvatore Adamo, point final. Ce à quoi je lui répondrai « Ouais, en fait, pas con, mais bon, c’est mon article et je dis ce que je veux », ou encore « Ho ! Hé ! Hein ? Bon. »)

 

Je sais : il neige, il caille, on s’emmerde, on reste au chaud chez soi, on épuise sa discothèque, on déprime et on se souvient de cette chanson, Tombe La Neige, qu’on écoutait étant petit, ou que nos parents écoutaient (joies de l’héritage musicale de la génération Maritie et Gilbert Carpentier – Notez au passage que c’est uniquement parce que je n’aime pas me moquer des prénoms que je ne relève pas celui de la femme dans le couple sus-mentionné).

 

On se dit que pourquoi pas, après tout, ne serait-ce que pour la nostalgie de la chose, discrètement, on pourrait éventuellement trouver sur le net… STOP !! Tout de même, il y a des limites à ne pas franchir, voyons !

 

Il y a pourtant des dizaines, voire des centaines d’alternatives. Faîtes fonctionner un peu votre imagination, regardez autour de vous et surtout, surtout, notez la bonne combinaison que vous conseille le Sous-Marin Jaune : quand il neige, que vous êtes installé près du radiateur devant la fenêtre, à regarder les flocons tomber par la fenêtre, il vous faut du chaud, du moëlleux, de l’intime, du feutré. Bref, il vous faut ceci :

 

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Si vous passez votre week-end à essayer de faire sortir une chanson insupportable de votre tête, pendant que vos amis les plus proches, ceux qui vous entourent depuis votre plus tendre enfance, sur qui vous comptez en cas de coup dur, ne cessent de se moquer de vos goûts musicaux, c’est que vous l’avez bien cherché.

 

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Ciccio

Je n’aime pas… la hype, le buzz et autres conneries qui brouillent mon jugement

11 février 2010

C'était mieux avant la hype

Torpille #3


Je n’aime pas… passer à côté de la hype. Est-ce que c’est grave docteur ?
Quiconque baigne dans la culture indé, et suit un peu ce que tout le monde appelle (terme au combien horripilant même utilisé par des journalistes a priori « sérieux ») le buzz ou la hype a eu peur, un jour, de rater un groupe ou un album important.
Quel est le dernier groupe dont tout le monde parle, qui sauvera le rock en 2010 même si personne ne sait encore si l’un de ses membres est capable de jouer d’un seul instrument ?
Mes premiers souvenirs de ce phénomène remontent à 2004. Il fallait écouter Bloc Party, il fallait absolument se jeter sur des singles comme Banquet, et attendre le premier album comme le messie.

 

De mémoire, c’est l’une des premières fois où j’ai eu le sentiment d’être piégé par une conspiration. Pourquoi tant de bruit pour si peu ? Pourquoi ce sentiment de culpabilité, qui me poussa à user Silent Alarm plus que de raison ?
Même phénomène, à la même époque avec le groupe Arcade Fire, et plus tard avec Arctic Monkeys. Je me suis souvent demandé si ce n’était tout simplement pas la transformation de la culture indé en culture de masse.

 

Aujourd’hui, j’ai quand même un peu plus de bouteille que dans les premiers temps de l’ère myspace. J’ai peut-être aussi simplement moins de temps libre, il peut désormais m’arriver de découvrir un groupe après tout le monde, et de l’apprécier pour ce qu’il est, sans avoir à me demander s’il est affreusement surestimé, comme The XX, découvert tardivement fin 2009.

 

D’aucuns répliqueront que le ressenti d’un buzz est subjectif, et qu’on est pas obligé de sillonner la blogosphère si on a pas envie de suivre la courbe de la hype hebdomadaire ou mensuelle.
Peut-être, mais il faut bien trouver quelque chose à se mettre dans les oreilles, même si en ce qui me concerne le dernier album de Sondre Lerche, complété par l’intégrale des Beatles, peuvent bien m’accompagner quelques semaines/mois/années.

 

Est-ce que c’est grave, donc, si vous avez peur de passer à côté de la hype ?
Selon votre degré d’addiction à Pitchfork ou aux auto-proclamés faiseurs de tendances (Pitchfork, c’est déjà tellement 2000′), cela peut être grave.
Si un ingrédient musical vieux comme le monde (les percussions africaines ? les harmonies vocales ? le folk avec une guitare en bois ?) vous parait soudain indispensable, tellement différent, faites attention à vous.
Précision : si vous avez moins de 25 ans, vous avez probablement des circonstances atténuantes.

 

Mais si vous avez mon âge, que vous avez connu le top 50 dans les années 80, et que vous avez peur de passer pour un vioque parce que les Fuck Buttons, ou le nouveau groupe hyper important de la semaine prochaine vous laissent indifférent, prenez deux minutes pour reprendre votre souffle.
Arrêtez tout, oubliez que nous sommes en 2010.
Laissez passer la hype et montez à bord du Sous-marin jaune.

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Fantasio