Il ne faut pas…

30 janvier 2010

La Combinaison

La Combinaison #3

Il ne faut pas afficher dans le statut de votre messagerie instantanée ce que vous écoutez lorsque vous écoutez Oasis, vos amis pourraient mal l’interpréter. Entendons-nous bien : vous avez probablement une raison valable d’écouter Oasis, il y a même certains morceaux très écoutables (prenez Stay Young, par exemple, dont nous aurons l’occasion de reparler prochainement), et nous n’avons pas pour objectif de vous juger sur ce point (le simple fait que vous lisiez cet article au lieu de faire quelque chose de plus intéressant en dit déjà assez long sur vous).

 

 

Néanmoins, vous devriez faire attention. Vous avez une réputation à tenir, et le fait que vous utilisiez cette option de votre logiciel de messagerie instantanée (voire même le simple fait que vous utilisiez un logiciel de messagerie instantanée) prouve que ce que pensent les autres ne vous laisse pas indifférent.

 

 

Si vous souhaitez malgré tout indiquer à vos amis ce que vous écoutez, il vous reste deux possibilités. Soit vous écoutez un artiste tellement petit et inconnu que personne ne vous demandera qui c’est (et dans ce cas nous ne saurions trop vous conseiller de vous adresser directement au Yeti, qui connaît plus de groupes minuscules que Villepin ne connaît de combines pour se baigner sans se mouiller), soit, et ce sera notre conseil pour le week-end, vous tapez dans le lourd, le classieux, le sans âge, l’indémodable, bref l’intouchable :

 

 

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Si aucun de vos amis ne daigne vous parler du week end, que tout le monde vous évite dans le métro, et que vous vous sentez aussi misérable qu’un chien mouillé mort depuis huit jours, c’est que vous l’avez cherché.

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Ciccio

Midlake – The Courage of the Others

29 janvier 2010

Chronique de Midlake - The Courage of the Others

Touché coulé #1

Il parait que c’est très sain d’exprimer ses désaccords entre amis.
Je ne sais pas si la remarque vaut pour toutes les situations, mais cela peut être une bonne habitude. A bord du Sous-marin jaune, le Yéti s’est par exemple exprimé sans pincettes ni détour au sujet de l’effort solitaire de Julian Casablancas. Nul à chier, dit-il avec le style velu et la finesse de Wolverine qui le caractérisent parfois.

 

Cette opinion fera l’objet d’un duel au sabre entre lui et moi, mais ce n’est pas le thème de ce Touché coulé.
Avec Midlake, c’est une autre paire de manches. Non dépourvue d’aspérités, la musique The Courage of the Others ne fait pourtant pas de vagues. Difficile en effet de débattre à propos de titres aussi transparents et indolores.

 

Aujourd’hui, j’ai suffisamment écouté ce disque pour donner un peu plus que des impressions épidermiques, et vous refaire le coup de l’analogie avec Alan Parsons Project.
Je peux donc tirer des conclusions qui me paraissent bien délimiter ma subjectivité. D’abord, Les chansons sont à l’image de la pochette de l’album : des reflets. Je dirais même plus, des reflets qui se reflètent, chaque morceau se dédoublant, offrant une ressemblance troublante avec le précédent.

 

A l’arrivée, même si les variations ne manquent pas de subtilité, on finit par s’endormir paisiblement sous le regard bienveillant de Midlake. Passé les 3 premiers titres l’auditeur fantasien que je suis entre dans une sorte d’état inconscient, constitué de cycles lents, à base de sommeil profond, de moment de réveil lucide et de sommeil paradoxal.

 

Chronique de Midlake - The Courage of the Others

Midlake - The Courage of the Others

Ce ne sont pas les paroles aussi brumeuses que génériques de Acts of man qui risquent de me réveiller, assoupi par la bande son d’un remake neurasthénique de Witness.

 

En réfléchissant à des albums que j’ai beaucoup appréciés ces dernières années (Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon, Wincing The Night Away de The Shins, le précédent Midlake) j’ai remarqué que tous avaient leur moment de rupture, pas forcément au milieu d’une chanson, mais d’une piste à l’autre, donnant une cohésion à l’ensemble (vous en aurez peut-être déduit que suis plus attaché au concept de l’album qu’à la chanson qui tue).

 

Au fond, tout cela est loin d’être désagréable, mais on se dit que plutôt que d’y replonger la tête, on reprendrait bien un expresso serré avant de donner une seconde chance au nouveau Vampire Weekend.

 

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Fantasio

Dominique A, Laurent Lucas et Paul Le Guen en vue !

26 janvier 2010

La Vigie

La Vigie #3

Qu’on se le dise : nous sommes entourés par les sosies. Après tout, six milliards de personnes ne peuvent pas être totalement différentes (à part le Yéti, qui lui ne ressemble à personne, mais c’est un sujet qu’il vaut mieux éviter de creuser). « Mais ! », vous exprimez-vous de manière véhémente et limite agressive, énervé que vous êtes par votre incapacité à comprendre le sujet pourtant crucial, vous le sentez bien, qui se développe sous vos yeux, dans cette colonne même, « Mais, pourquoi ne les voit-on pas ??!! ».

 

La raison est fort simple : tout comme les personnages du Soldat Rose ne voient les jouets s’animer que s’ils ont su garder leurs yeux d’enfant, ou, pour prendre un autre exemple, de la même manière que les politiciens voient les dessous de table uniquement s’ils ont gardé le sens de la justice, vous ne verrez pas les sosies autour de vous si vous avez revendu toute votre imagination.

 

Par exemple, si je vous dis Dominique A, Paul Le Guen et Laurent Lucas. Là, comme ça, vous me dîtes rien, ou à la rigueur « Bof ». Et pourtant regardez les photos ci-dessous :

 

 

Dominique A

Dominique A, (presque) chauve

 

Laurent Lucas

Laurent Lucas, chevelu

 

Il y a tout de même un fameux air de ressemblance entre Dominique et Laurent, non ? Alors bien, sûr, la chevelure empêche les moins imaginatifs de comprendre. Mais si du coup je vous rajoute une chevelure à la Le Guen (qui lui aussi ressemble furieusement aux deux autres, d’ailleurs), vous me dîtes quoi ?

 

Paul Le Guen

Paul Le Guen, (presque) chauve

 

Et bien de deux choses l’une : soit vous me dîtes qu’ils se ressemblent, et vous avez toute ma considération (enfin au moins une partie), soit vous persistez dans la négation, et je suis désolé mais je ne peux plus rien faire pour vous.

 

Les commentaires sont les bienvenus, enfin seulement s’ils sont positifs (sinon je m’en fous je les publie pas).

 

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Ciccio

Identité musicale : vos papiers !

25 janvier 2010

Périscope #3

Périscope #3


Récemment, lors d’une escale à Brest, le Sous-Marin Jaune a vécu un drame: La France ne voulait plus de cet équipage bigarré sous prétexte que Ciccio avait des origines canadiennes (son coté barbu prisant le folk et le ukulélé). La police s’insurgeait contre les racines anglaises de Fantasio (rappelons que l’homme est nourri à l’XTC depuis sa tendre enfance). Enfin tout le monde sait que le Yéti vient du Tibet. C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase de Monsieur Besson. Un seul mot : EXPULSION !

 

De ce fait, en plein débat sur l’Identité Nationale, le Sous-Marin Jaune se demande si on doit aussi expulser les groupes qui décident d’accueillir un membre étranger ?

 

 

Le Canada

Le Canada, fausse patrie de Ciccio


Une fois n’est pas coutume, c’est Ciccio qui prend la parole. Mais c’est tout d’abord pour se plaindre, et pousser, en quelque sorte, un coup de gueule (salutaire, cela va sans dire) : il n’est PAS canadien. Certes, sa barbe est longue et irrégulière. Certes, il aime la musique folk, voire même country. Mais non, non, non, trois fois non : il n’est pas canadien. Mais, plutôt que d’entretenir une polémique (vaine, cela va sans dire), Ciccio souhaite profiter de la liberté, généreusement accordée dans ces colonnes par ses collaborateurs et néanmoins amis du Sous-Marin Jaune, pour parler du sujet qui nous intéresse cette semaine, tout en le combinant à celui qu’ hélas il n’avait pas eu le loisir d’aborder la semaine dernière, et ainsi consacrer son temps de parole hebdomadaire à la problématique suivante : doit on acheter des musiciens chinois et les mettre dans son groupe juste parce qu’ils sont toute l’année en soldes ?
Comment ça le temps de parole est écoulé ?

 

XTC - English Settlement

XTC - English Settlement


Plus sérieux, Fantasio raconte, lui, sa dernière mésaventure.
« Monsieur, vous êtes priés de décliner l’arbre généalogique de votre bibliothèque musicale ». Voici la question à laquelle Fantasio dut répondre lors d’un banal contrôle d’identité musicale infligé par un contrôleur des transports en commun. Les agents de la RATP au service d’un ministère ? Pris de cours, bredouillant quelques uns de ses albums fétiches d’XTC, Fantasio commit l’irréparable. English Settlement ? Monsieur Fantasio, nous vous interdisons formellement de retourner à vos activités à bord du Sous-marin jaune, à moins que vous ne trouviez un moyen de remplacer Andy Partridge et Colin Moulding par des musiciens de nationalité française. Fantasio, d’habitude plutôt enclin à rechercher une solution à tout problème, prit la fuite jusqu’à la Gare du Nord et sauta dans un Eurostar, échappant de justesse à ses poursuivants. Les idées encore confuses, il sortit son iPod et entendit AFD lui répéter «Ne sois pas trop exigeant».

 

Quant au Yéti, très affecté par son avis d’expulsion vers les neiges éternelles du Tibet, il a décidé de se venger. Il va dénoncer The Dø, les Herman Düne et autres qui accueillent des membres non-français en leur sein. Ahah ! Et puis Jean-Jacques Goldman aussi qui était allé chercher Michaël Jones dans les années 80 pour commettre plusieurs méfaits de sinistre mémoire. On allait voir ce qu’on allait voir : le Yéti ne partirait pas seul dans son charter.
Et puis tant qu’on y est, le Yéti voit plus loin et propose d’expulser Charlotte Gainsbourg qui fricote avec l’américain Beck, JP Nataf qui joue avec The Mabuses et Jean-Louis Murat qui drague Jennifer Charles d’Elysian Fields. Il va avoir de la gueule ce charter !
Qu’Eric Besson soit rassuré : bientôt, il n’y aurait plus personne en France pour jouer de la musique.

 

 

Il ne faut pas…

22 janvier 2010

La Combinaison

La Conbinaison #2

Il ne faut pas traverser la banlieue parisienne en voiture sans avoir dans son autoradio Maybe The People Would Be The Times Or Between Clark And Hilldale (vous pouvez reprendre votre souffle – oui, c’est bien le titre d’un morceau), de Love. La banlieue, on ne rigole pas avec ça. C’est tellement triste qu’il faut compenser avec un morceau fort en couleurs, en harmonies, en arrogance, en emphase.

 

Et puis, si la route se met à monter soudainement, vous pourriez même avoir l’impression d’être à San Francisco.

 

 

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Si vous finissez dans un fossé, un peuplier, ou tout simplement mort de tristesse, c’est que vous l’avez cherché.

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Ciccio